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Chêne de Pressembois, Venon (Isère)

Après nous avoir présenté deux tilleuls remarquables [1][2], François nous emmène aujourd’hui découvrir un chêne isolé, digne ambassadeur de l’Isère.

“Cet arbre est connu sous le nom de chêne de Pressembois, du nom de la ferme à côté de laquelle il se trouve, ou encore arbre de Venon du nom de la commune. Exactement, le chêne est sur le sommet d’une butte à une altitude de 617 m, complètement dégagé de tout autre arbre, ce qui fait qu’il trône là, majestueusement.” (clic les photos)

“Cette situation, comme à chaque fois qu’elle se produit pour un arbre, fait qu’on n’a pas le sentiment d’un grand arbre si on le voit de loin. Mais quand on s’approche, la taille grandit à chaque pas un peu plus, pour finalement être majeure quand on touche l’écorce !”

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“Circonférence de 4.60 m à ce que je désignerais comme la « taille » de l’arbre, c’est-à-dire à l’endroit où le tronc est le plus étroit juste avant que les branches maîtresses ne se séparent de lui (un peu en dessous de là où je pose ma main sur le tronc). Comme le sol est en pente autour du chêne, cette circonférence se trouve à 0.80 m du sol côté amont et à 1.50 m du sol côté aval. Le tronc se partage en 3 branches maîtresses très solides.

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La plus grosse fait 3.30 m là où elle quitte le tronc (branche de droite sur la photo 4); la deuxième fait 3.00 m (branche de gauche sur la photo 4); et la troisième fait 2.50 m (celle sur laquelle je me suis assis pour faire la photo). J’ai trouvé cela tout à fait respectable !”

“Je ne sais pas dire quel peut-être son âge… L’arbre est en excellente santé. L’été de nombreux visiteurs (trop ??) viennent manger sous son ombrage et profiter du très beau panorama sur la vallée de Grenoble. Le fermier m’expliquait que certains d’entre eux ont même le culot de lui reprocher que ses vaches, qui paissent autour du chêne, fassent des bouses à l’endroit où ils voulaient s’assoir, les empêchant ainsi de faire leur sieste !”

Localisation chêne de Venon - clic pour agrandir

Dire qu’il y a peu aucun arbre de l’Isère ne se dévoilait sur le blog, et grâce à toi François nous découvrons tout ce patrimoine, merci. Un chêne déjà maintes fois vu en photos, sur le net ou dans les magazines, mais cette fois-ci c’est complet avec de nombreuses mesures. Un arbre somptueux avec une position de choix sur cette montagne, j’ai bien rigolé avec l’évocation des promeneurs dérangés par les bouses de vaches… Ah les urbains !
___

Le chêne de Venon – d’autres photos de Jérôme Hutin à voir ici.

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Catégories:Chênes isolés
  1. 29 mai 2010 à 10:08 | #1

    Bienvenu au club des Krapo-reporters François,

    Que de merveilles tu nous fais découvrir.
    L’ Isère a l’air d’être une petite mine d’or pour un chasseur d’arbre.
    Tes reportages sont vraiment un exemple pour tout ceux qui souhaitent nous rejoindre: photos nombreuses, mesures précises et détaillées, plus une carte de géolocalisation. Que demander de plus ?
    En tout cas merci, et ne t’arrête pas en si bon chemin !!!

  2. François Lannes
    29 mai 2010 à 18:39 | #2

    Bonjour Yali,
    ou plutôt devrais-je dire Yann-des-2-Sèvres (si je ne me trompe pas) ??

    Et bien merci beaucoup de ton accueil comme Krapo-reporter. C’est très agréable. Et ces compliments vont me faire rougir…
    Je suis donc tenu, maintenant, de continuer ainsi.
    Il faut toutefois préciser que, pour la carte, c’est Krapo qui est le maître d’œuvre, et il a (comme souvent je m’en rends compte) optimisé et perfectionné les informations transmises.

    Pour en revenir aux "reportages", c’est sûr que c’est mieux avec plusieurs photos. Cela montre bien l’arbre dans tout son volume. Mais je ne crois pas être le seul à faire de la sorte sur le blog, et nombreuses sont les descriptions bien fournies en images.

    Sur le cas particulier de ces photos du chêne de Pressembois, il y a une anecdote. J’étais seul.
    Donc pour faire une photo sur laquelle je puisse figurer (histoire de donner la proportion du tronc) ce n’était pas gagné d’avance. Toutefois j’avais pensé à prendre le petit trépied qui permet de poser l’appareil au sol pour faire la photo à l’aide du retardateur. Mais cadrer l’arbre avec l’appareil posé au sol ne donne pas le meilleur angle. J’ai voulu que l’appareil soit en l’air, à hauteur d’homme.
    Étant donné que les 3 pieds de ce support sont constitués de rotules mobiles permettant d’enrouler ces pieds autour de quelque chose, j’ai tenté de les enrouler autour d’une branche basse…
    C’est comme cela que j’ai procédé à quelques autoportraits, et ce, bien sûr, grâce à la collaboration bienveillante de l’arbre de Venon.
    Et voilà le résultat ! Pour une première, c’est pas mal, quand même ! !

    En pratique, j’ai constaté un problème malgré tout.
    La stabilité de ladite branche supporté
    Je veux dire la stabilité du bout de la branche, ce bout qui est complétement à l’extrémité de la ramure, assez proche du sol pour être saisi (et fixer les fameuses rotules du trépied), mais bien loin des parties rigides du tronc. Et bien cette stabilité-là n’est pas des meilleures. Et il suffit d’un léger coup de vent pour faire insidieusement pivoter la branche, donc l’appareil, faisant ainsi subrepticement sortir le personnage de l’axe de prise de vue….
    Et voilà !

    Heureusement qu’avec les appareils numériques, on ne compte plus les fois où l’on appuie sur le déclencheur !

  3. 29 mai 2010 à 21:00 | #3

    Super l’anecdote pour le portrait! J’ai à peu près la même histoire pour le frêne de l’ile Coton (https://krapooarboricole.wordpress.com/2009/09/20/frene-tetard-ile-coton-drain-maine-et-loire/).
    Pour me prendre en photo au creux de l’arbre, j’avais dû nouer le cordon de mon appareil sur un rameau et caler l’appareil contre ce même rameau.
    La même galère quoi !

  4. 29 mai 2010 à 21:50 | #4

    Et oui c’est le problème du mini-trépied, moi j’ai opté dès le départ pour le trépied télescopique avec crémaillère à manivelle. D’une manière générale j’évite les photos d’arbre à main levé. Je préfère le trépied, de plus j’ai la chance d’avoir un déclenchement par télécommande, et quand je suis seul j’utilise alors le retardateur. Ça me laisse plus de flexibilité sur le temps d’exposition.

  5. 30 mai 2010 à 11:35 | #5

    Salut les amis,

    Ça c’est chouette : vous vous êtes présentés et vous avez fait connaissance.
    Merci pour les anecdotes de photographe, ma maman m’a offert son pied d’appareil l’an dernier, mais comme il est un peu lourd et encombrant… il ne vient jamais dans le sac en balade… (sinon il prend la place du pic-nic et du jaja ;-) ) il m’en faudrait un plus petit…

  6. 31 mai 2010 à 13:47 | #6

    bonjour
    en bref pour dire que souvent trop souvent les sites intéressant sont fermés car les gens sont trop sales, après on vient se plaindre que l’on ne peut plus faire une halte au bord d’une rivière d’un champs ou en lisère de forêt, bonne semaine pleine de découvertes, bise

  7. 31 mai 2010 à 13:59 | #7

    Salut Booguie, content de te relire ici !

    et oui trop souvent les sites sont dégradés par les promeneurs, mais il en existe aussi de nombreux qui sont préservés. Et puis il faut montrer le bon exemple : le WE dernier avec des amis dans les bois, nous avons nettoyé une clairière en enlevant un ancien rond de feu (environ 600 litres de cendres !), la terre a été retournée et nous avons replanté… sans compter les morceaux de ferraille, du verre, des capsules de bières…

    Quand j’étais jeune avec les scouts nous nettoyions les plages…

  8. 23 octobre 2010 à 20:03 | #8

    Ouaiiis ! Le chêne de Venon ! Souvenirs, souvenirs. Il a bien dix fois mon âge, lui ! Gamine (c’est-à-dire, y’a pas si longtemps, pour ce chêne), je me souviens des cabanes et des pique-nique à ses côtés.
    Dans mon souvenir, je n’y ai jamais vu personne. Et les bouses de vache ne nous dérangeaient pas, il en faut peu pour amuser des mouflets.
    Mais de la ville, quand on le voit ce chêne, il me paraît immense, parce que je n’y suis pas retournée depuis bien longtemps, et j’ai encore dans ma mémoire l’image d’un arbre gi-gan-tesque…

  9. 5 février 2012 à 00:41 | #9

    changement de lien concernant ma photo du chêne de Venon :
    http://arborethic.com/arborethic_boutique/fr/les-panoramiques/73-le-chene-de-venon-isere-france.html
    merci
    Jerome

  10. 12 août 2013 à 06:36 | #10

    en parfaite santé le chêne de >Venon? surement pas, il est dévoré par les insectes, les champignons… ses feuilles sont rabougries et abimées … non,il est en danger, comment se fait il qu’il ne soit pas mieux protégé?

    • 12 août 2013 à 10:13 | #11

      Bonjour, Krapo ne répons toujours pas, que deviens tu?
      Pour le chêne de Venon, ce serait cool que le propriétaire qui y tient, et la mairie fasse quelque chose….ce serait bien que toute personne qui vient voir ce chêne le respecte d’abord et créé une cagnotte pour peut être financer quelques menus travaux sans nuire à la santé de l’arbre. En tous les cas ce chêne est respectable ! vénérable !
      Jérôme Hutin

  1. 10 juin 2010 à 16:59 | #1
  2. 23 juin 2010 à 11:41 | #2
  3. 12 mai 2011 à 14:27 | #3

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