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Archive for the ‘Sapins Douglas’ Category

Pin et Douglas de Bannstein, Eguelshardt (Moselle)

26 novembre 2010 14 commentaires

Et si on retournait explorer la Moselle avec l’ami Sisley ?

« Après ces ifs antiques, retour à la réalité et prospections plus classiques dans les massifs nord-vosgiens et ce n’est pas pour autant que les découvertes ont été petites, mais je vous laisse regarder par vous même. Après m’être renseigné, j’entrepris une virée dans le pays de Hanau et je dois dire que malgré la petite idée que j’avais des spécimens, la surprise fut totale ! Pour être tout à fait précis, les découvertes se firent à quelques mois d’intervalles, car un arbre ne fut pas trouvé tout de suite et je dus revenir au mois d’avril. »

« Place à la poursuite des résineux de Bannstein. »

• « Par une chaude après-midi estivale, mon frère et moi avions évolué dans une forêt est-mosellane, composée de feuillus (hêtres, chênes,érables) et de résineux (pins sylvestres, épicéas, sapins, Douglas) et après une grosse demi-heure de marche nous débouchions sur un croisement, si la carte avait vu juste, l’endroit indiqué se trouvait devant nous. »

« Je guettai donc les environs à la recherche dudit résineux, et là à 20 m se tenait un sapin de gros calibre, je fus tout d’abord étonné par cette trouvaille, aucun sapin de la sorte n’avait été mentionné dans le secteur, puis avec les semaines qui suivirent je m’interrogeai à nouveau sur son cas et la vérité me sauta aux yeux, il s’agissait en fait d’un sapin de Douglas de belles dimensions, en effet, 4,24 m de tour à 1,55 m du sol pour une taille supérieure à 28 m et un âge ayant dépassé le siècle d’existence. Ce n’est certes pas un grand exemplaire, car on est souvent habitué à le voir franchir les 40 m, mais sa position en arbre quasi-isolé à fait qu’il n’a pas eut besoin d’aller plus haut. »

• « Puis vint le tour du second spécimen cherché, un pin remarquable, qui au milieu d’une forêt de pins ne paraissait pas aisé à dénicher, mais grâce aux coordonnées Lambert je pus définir une zone de recherche beaucoup plus réduite. Zigzaguant entre les troncs, je fis de belles rencontres au fur et à mesure de l’avancée, mais le clou du spectacle ne tarda pas à entrer en scène, ayant rejoint le chemin je n’y fis d’abord pas attention, mais ce fut comme une révélation lorsque ce géant solitaire se laissa mieux entrevoir ! »

« Après avoir observé les pins de Hanau [1], j’étais déjà agréablement surpris par ces arbres d’exception, mais ce que j’avais face à moi défiait presque l’entendement, un arbre tout droit sorti des hautes futaies de Colbert tant son port altier et sa silhouette époustouflent le visiteur à son approche. »

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Catégories :Pins, Sapins Douglas

Excursion à Haspelschiedt (Moselle)

20 septembre 2009 9 commentaires

Repartons explorer le terroir de Sisley, cette fois il va s’agir d’une série mixte, située dans la Moselle-est au commencement des Vosges du Nord.

« La carte IGN est dépliée sur la table et le tracé est prêt, il nous reste plus qu’ à rejoindre le petit village d’Haspelschiedt derrière la commune de Bitche. Une vaste territoire parsemé de résineux et feuillus, qui poussent les pieds dans le grès des Vosges. Je poursuis ma route et emprunte une impasse me conduisant dans des petites vallées pour aboutir dans une ambiance champêtre, plus que quelques secondes et nous serons au croisement voulu. »

« Une dernière vérification sur l’emplacement exact, et je me lance à travers des bouleaux, puis vient une clairière, plus justement la clairière, car ici se dresse un chêne dont le gabarit laisse penser qu’il est bel est bien le digne représentant des lieux. » (clic les photos)

« Un tour de tronc de 4,18 m, une hauteur d’au moins 23 m et un âge qui selon le contexte peut être supérieur à 200 ans. En bref des dimensions plutôt élevées pour un chêne d’ici, car le sol n’est pas le plus nourrissant qu’on puisse trouver. Son état est satisfaisant malgré une cime abimée et une ancienne branche cassée en base. »

« Après avoir suffisamment observé le spécimen, je vous propose de continuer dans la partie du versant qui suit non loin d’ici. Je ne peux résister à la tentation d’aller explorer les environs. La descente est quand même assez raide, mais rien de bien décourageant, car le jeu en vaut la chandelle, en effet après quelques minutes des épicéas se laissent apercevoir et parmi eux un individu bien en volume. Dans le secteur il n’y a guère d’épicéas approchant le mètre de diamètre et pour une fois, j’ai l’occasion d’en rencontrer. Celui-ci a pour circonférence 2,80 m et 27 m de haut, pour ce qui est de l’ancienneté il doit s’approcher de la centaine d’années passée. »

« Comme dit si justement le proverbe, ‘jamais deux sans trois’, je continue de plus bel en rejoignant un chemin forestier en contrebas. Je contemple les alentours, un agréable calme règne, aucun sons parasites, comme bruit on peut juste entendre le vent s’amuser avec les branches et une source paisiblement couler à proximité, l’ambiance de l’hiver est au rendez-vous, quelques instants plus tard, je distingue des formes sombres très élancées, qui contrastent très nettement avec le tableau clair des hêtres dénudés. Un bref constat me permet de ne plus douter de l’essence en question, il s’agit d’un beau sapin de Douglas qui se tient fièrement au bord du chemin, légèrement en surplomb. » Lire la suite…

Douglaseraie des Farges (Corrèze)

3 juillet 2009 11 commentaires

Conduit par mon guide, nous repartons en direction de Meymac, car à trois kilomètres à l’ouest se trouve la Douglaseraie “Des Farges” (10 hectares) dont les plus vieux représentants ramenés d’Oregon, furent plantés en 1895.

Grande première pour moi, car je n’ai jamais pénétré de peuplements aussi haut, juste vu les photos de Philippe et Sisley sur les Douglas de Ribeauvillé [1], vous pouvez alors imaginer sans peine combien j’attendais cette rencontre. L’endroit est idyllique avec un petit ruisseau en contrebas de la route serpentant sinueusement, il m’explique que ce coin à l’écart est le rendez-vous des amoureux du coin.. (clic les photos)

Moins hauts que ceux de Ribeauvillé, ils sont néanmoins respectables : le plus haut a été mesuré à 56 mètres, 3,80 mètres de circonférence et un volume dépassant les 15 m³… !

L’impression de grandeur est incroyable, ils filent droit vers le ciel, et il est bien difficile de distinguer clairement le sommet des sapins en raison de leurs cimes touffues. Chaque automne des forestiers de chez Vilmorin viennent récolter les cônes pour les plantations à venir. Incroyable le développement de ces arbres, grâce à Julien, j’ai pu observer les différences de croissance entre les Douglas et les épicéas sur des jeunes peuplements de 30 ans, et il semble que le terroir corrèzien leur réussit à merveille.

Catégories :Sapins Douglas

Épicéa et Douglas, Sturzelbronn (Moselle)

29 juin 2009 12 commentaires

Repartons avec Sisley découvrir le pays de Bitche et ses trésors arboricoles.

“Alors, tout d’abord, Sturzelbronn est un petit village dans les Vosges du nord coté Moselle et proche de l’Allemagne, et sur le sentier près de son étang, on pénètre dans une pinède typique pour monter sur une colline où se trouve un petit peuplement de sapin de Douglas. Mais avant cela, j’ai vraiment eu la chance d’apercevoir à une cinquantaine de mètres du chemin, un épicéa assez singulier.” (clic pour agrandir)

“Je m’y rend pour constater que l’individu en personne est tout simplement spectaculaire, un tour de  4,74 à 0,70 m ; 3,77 à 1,50 m ; 3,27 à 2,2 m. Il atteint allègrement les 30 m et pour un arbre de ce genre, avoisine 140 à 180 ans. Sa particularité se situe dans la forme de son tronc, qui est très prononcée, une base conique et forte en contreforts racinaires.”

“C’est d’ailleurs cette particularité qui à fait que je puisse le distinguer de loin. D’allure générale, il ne se diffère pas trop des épicéas communs, mais dans les dimensions il sort très nettement de l’ordinaire, et même si il résulte d’une ancienne plantation ou d’un semis y étant rapproché, il mérite de figurer par là.”

“Je continue en reprenant le sentier menant au sommet le plus proche et une fois arrivé sur le plat du terrain, je commence à observer les premiers Douglas. Je trotte quelques pieds et me voici dans un petit groupe d’arbres approchant la centaine où l’ayant dépassé. Et parmi eux, un m’intrigue beaucoup.”

“Il s’agit en fait d’un Douglas ayant deux départs en base ou d’un rassemblement de troncs. A 1,30 m il affiche 3,60 m de circonférence et franchit le cap des 25 m. Comme l’espèce est très vigoureuse, ce sujet n’a sans doute pas plus de 100 ans. Mais c’est le caractère général qui interpelle dans ce cas.”

Merci pour ces découvertes Sisley, dis-moi cet inventaire s’étoffe de jours en jours, et les essences répertoriées commencent à être bien variées, beau boulot, bravo ! En tout cas, joli spécimen ce vieil épicéa, j’aime beaucoup la base et les contreforts racinaires (consulté mes fiches, et il s’agit bien d’un digne représentant de l’espèce) ; quand au Douglas, même s’il est peu âgé, il offre  néanmoins un sacré spectacle avec ses deux troncs filant droit au ciel.

Catégories :Epicéas, Sapins Douglas

Sapins de Douglas, forêt de Ribeauvillé (Haut-Rhin)

14 mai 2009 29 commentaires

Continuons la découverte du Haut-Rhin avec Philippe [1] ; ce coup-ci partons dans la forêt domaniale de Ribeauvillé qui renferme un petit trésor : un groupe de 7 sapins Douglas immenses, les arbres les plus élevés du Haut-Rhin – toutes espèces confondues – et certainement parmi les plus hauts de France. (clic pour agrandir)

Ces Douglas impressionnent par leur hauteur de 60 mètres, une circonférence de 3,35 mètres pour ces arbres âgés seulement de 120 ans. Ce sont des sujets classés d’intérêt national dans l’inventaire national de l’ONF.

Merci Philippe, un vrai plaisir de pouvoir enfin admirer ces arbres légendaires, dont on vante la hauteur dans les livres… 60 mètres de haut, c’est vertigineux et tellement beau…

Pour s’y rendre : de Ribeauvillé  (16 km au nord de Colmar) emprunter la D416 en direction d’Aubure, au dessus du parking de l’ancienne scierie Haas, à 200 m en amont de la route. (faudra marcher un peu…)

Mise à jour 27/05/2009 : Sisley s’est rendu au pied de ces géants…

“J’ai enfin eu l’occasion d’aller les admirer de plus près. Un peu plus que 13 en fait, si on compte 2 ou 3 un peu moins volumineux. Le plus gros à bien 3,40 m de tour, mais pour les hauteurs, c’est assez galère, on remarque bien qu’ils dépassent de loin la majorité déjà vu, mais comme c’est sur une pente avec maintenant des érables en feuilles, la sensation n’est pas pareille. Quoi qu’il en soit, j’ai quelques clichés qui parlent d’eux même et ça permet d’avoir quelques points de vue différents.” (clic les photos)


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Un phénomène exceptionnel se produit sur les souches de Sapin Douglas (pseudotsuga menzieii), Francis Hallé décrit les “souches enveloppées” [2] c’est fantastique : Lire la suite…

Catégories :Sapins Douglas