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Archive for the ‘Horizons lointains’ Category

Le platane d’orient de Skhtorashen (République du Haut-Karabagh)

1 novembre 2011 5 commentaires

Սխտորաշենի չինարի (Լեռնային Ղարաբաղ)

Suivons une nouvelle fois Yanick hors d’Europe pour découvrir un platane d’exception.

« Depuis longtemps, j’avais connaissance de cet arbre exceptionnel mais je me gardai de le révéler au grand jour avant d’avoir collecté assez d’informations à son sujet. Je me disais que la surprise qu’il créerait valait bien de patienter un peu. »

« Le problème était de trouver ces informations. Donc, j’avais un peu laissé tomber l’affaire, jusqu’à ce que j’acquiers (je pensai ne jamais la trouver) une carte timbre premier jour représentant ce platane. J’avais alors un bon support de départ pour un article et me décidai donc à reprendre mes recherches. »

« Je suis pratiquement sûr qu’aucun d’entre nous n’a déjà entendu parler de cette République du Haut Karabagh. Autoproclamée et non reconnue par les autorités internationales, c’est une enclave à majorité Arménienne au cœur de l’Azerbaïdjan. Le timbre a été édité en 2008 pour célébrer les 15 ans de cette proclamation. »

« Quand je parle d’un arbre exceptionnel, je n’exagère rien, jugez en plutôt par ses dimensions. Une circonférence de 27m, une hauteur de 54m une surface intérieure de 44m² pouvant accueillir 100 personnes, une surface de couverture de 1400m², et un âge estimé à 2000 ans. De quoi donner le tournis. »

« Même si la circonférence annoncée, si j’ai bien compris, est celle au sol ; on est là face à un géant qui bat tout les records [1]. Je n’ai pas pu obtenir d’autres dimensions, mais au vu de la configuration du tronc, à 1,30m, il me semble au minimum égaler les 20m de celui d’Hidirbay [2]. Une source nommée « Tnjri » coule près de l’arbre et pour la population locale ce lieu est sacré [3]. Comment pourrait-il en être autrement devant un tel miracle de la nature ! »

« Après Fervaques, j’irai bien faire un petit tour dans les montagnes du Haut-Karabagh. »

« Une vingtaine de kilomètre au sud de Skhotorashen, à Kyak il y a un autre platane plus petit [4]. Et qui sait ce que cache encore cette république méconnue. »
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Catégories :Horizons lointains, Platanes

Le vieux hêtre de Sainte-Angèle-de-Monnoir (Québec)

30 mai 2011 15 commentaires

Quotidiennement des dizaines de lecteurs québécois viennent se perdre sur le blog, cela fait longtemps que je voulais leur faire un clin d’œil en présentant un vieil arbre de chez eux. Pas facile d’y dénicher un reporter, mais au fil du temps des rencontre ont eu lieu grâce à internet, et des amis d’outre-Atlantique m’ont fait entrevoir leur magnifique patrimoine arboré.

« Ce hêtre à grande feuilles a reçu le titre de champion du Québec des Hêtres en 1994. »

« Comme tu le sais les hêtres sont des arbres de la forêt… donc ce spécimen est sûrement un vestige de la forêt et a donc vu le jour avant la fondation de ce village, Sainte-Angèle-de-Monnoir qui se situe à quelques 40 min au sud de Montréal. »

« Il dépasse sûrement les 300 ans et sa circonférence était de 415 cm en 1994. »

« La tempête de verglas de 1998 [1] lui a fait perdre quelques plumes comme chez tant d’autres arbres ! Il est creux en plusieurs endroits,  ses années de vie sont donc comptées. »

« C’est de loin le hêtre le plus fabuleux que j’ai eu la chance de voir à ce jour au Québec. À Laval au nord de Montréal il y a un boisé reconnu pour sa hêtraie avec des spécimens de plus de 200 ans. Il s’agit du boisé Papineau qui fut épargné du défrichage. En effet le sol y est sablonneux et non propice à l’agriculture… le hêtre américain aime ce genre de sol… il s’agit là d’un dépôt de sable remontant à la mer de Champlain il y a plusieurs milliers d’années. Sainte-Angèle-de-Monnoir se situe en plein cœur de la vallée du Fleuve Saint-Laurent, laquelle fut aussi sous cette mer ! »

Merci d’avoir accepté de nous faire découvrir ce hêtre vétéran Charles ! C’est un vieil arbre fatigué, on voit qu’il a lourdement subit les outrages du temps au fil des siècles, un ancien forestier devenu solitaire avec l’avancée de la « civilisation », néanmoins il porte en lui la mémoire de l’ancienne forêt disparue, et veille sur les âmes des morts de ce village.

Charles tient un blog où il expose aquarelles et dessins « d’un pèlerin pour qui les arbres sont des balises d’éternité ! », faites donc un tour c’est par ici.

Charles collabore à une page Facebook sur les arbres remarquables du Québec, à voir ici.
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Catégories :Hêtres, Horizons lointains

Les Platanes d’orient en Turquie 1/2- Türkiye’de çınar ağaçları

6 décembre 2010 52 commentaires

(Première partie d’un article concocté par Yanick, fruit de nombreuses heures de recherches)

Lorsqu’en octobre dernier Christophe avait évoqué « L’arbre de Moïse à Hidirbey » dans un commentaire [1], j’avais immédiatement répondu en joignant un tas de liens vers des photos de cet arbre. Depuis maintenant plusieurs années je collecte et repère des arbres un partout dans le monde et là, les mots  platane et Turquie m’ont rappelé tous ce que j’avais pu trouver à ce sujet. Si il y a un pays où le platane d’orient est roi, c’est bien la Turquie !

En y réfléchissant un peu plus tard, je me suis dis que je n’avais pas forcément utilisé la bonne méthode pour faire partager tout ça et qu’il serait beaucoup plus sympathique de réunir un peu plus d’informations et d’images (en récupérant des autorisations de copyright) pour en faire un véritable reportage. Je pensais aussi que cela rendrait le blog plus attractif.

Forcément cela demandait un peu plus d’efforts, de travail de recherches et de traductions (quelle galère pour traduire le Turc). Enfin en voilà aujourd’hui en partie le résultat.

Le platane d’Inkaya, province de Bursa.

Ce n’est pas le plus gros, ni le plus vieux, mais c’est pour moi le plus beau.

Situé au cœur du village on devine que ce platane de 600 ans, 35m de haut et une circonférence de 9,20m fait partie intégrante de la vie des habitant d’Inkaya.

Merci a Kahveci pour les photos. Faites un tour son blog qui, avec toutes ses recettes, je n’en doute pas va ravir les gourmands et gourmets, c’est par ici.

Il n’a pas été facile de se faire prêter des photos de celui-ci mais j’ai trouvé une vidéo qui rattrape bien le coup et où l’on devine toute la noblesse de cet arbre exceptionnel.

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Catégories :Horizons lointains, Platanes

Petit détour par l’Afrique de l’Ouest

18 mai 2010 13 commentaires

Au cours de l’année, j’ai rencontré plusieurs personnes qui ont soit habité en Afrique, ou alors qui s’y sont rendus en voyage. Et à les lire, ou à les écouter raconter ce continent, on sent bien qu’ils ont été profondément marqués par cette aventure. Ah ce que j’aimerai à mon tour me rendre en Afrique Noire, mais pour l’instant mes pas se sont arrêtés en Mauritanie, devant les sables du désert…

Du coup, je leur ai emprunté quelques clichés d’arbres rencontrés en Afrique de l’Ouest.

Suivons Jérônimo [1] à la rencontre d’arbres historiques en Guinée et au Sénégal.

“Pour le très vieux manguier de Kouroussa : la photo n’est pas de très bonne, la raison tient dans le fait que les gens n’aiment pas voir des blancs prendre des photos. En général je m’abstiens, je n’aime pas les palabres, mais pour ce balèze j’ai fait un effort… en sollicitant mon épouse native du pays pour appuyer sur le bouton. Kouroussa était un point fort de l’empire bâtit par Samory Touré, le rusé et sanguinaire chef malinké. A ses trousses, le colonel Archinard le poursuivit jusqu’en Guinée forestière où il fut capturé  en 1898 par celui-ci et le commandant de Lartigue.”

“Il est raconté que ce grand chef rebelle réunissait ses sofas (lieutenants) et rendait justice sous l’ombrage de ces grands arbres de Kouroussa.”

“On rencontre de bien plus grands fromagers que celui de Saraya. “

“En revanche, cet arbre à dû voir passer sur ses racines René Caillié. Il fit étape, comme il le relate dans son livre, dans ce petit village en 1828 lors de son incroyable aventure qui à pied lui fit relier la ville de Boké en Guinée au Maroc (prend un atlas pour visualiser son parcours et tu seras essoufflé, même dans ton fauteuil !).” Lire la suite…

Jōmon Sugi 縄文杉, Yaku-shima (Japon)

12 mai 2010 14 commentaires

Comme nous l’avons déjà vu, la tradition japonaise est emplie de révérence pour la nature [1], et parmi toutes les essences d’arbres insulaires le Cryptomeria japonica [2] apparait comme un emblème du pays (la plupart des temples ont été construits avec son bois). Si beaucoup ont disparu sous la cognée, quelques forêts subsistent, protégées comme un trésor national, abritant de fabuleux écosystèmes.

L’ile de Yakushima abrite un de ces sanctuaires sylvestres, une forêt primaire classée patrimoine mondial par l’UNESCO, et en son sein se trouvent quelques Sugi vénérables, nombre d’entre eux ont dépassé le millénaire… Si vous connaissez l’animation japonaise, cette forêt a inspiré Hayao Miyazaki pour créer l’univers de “Princesse Mononoke“.

C’est en parcourant le livre de Jérôme Hutin [3] que j’ai découvert Jōmon Sugi pour la première fois, un vénérable âgé de 3000 ans, le doyen de cette forêt sacrée. Cela fait longtemps que je suis sur sa trace, mais malheureusement je n’ai pas de connaissances au Sud du Japon, je me suis donc mis en quête de photos… Et je dois avouer qu’il n’est pas facile de s’y retrouver dans l’internet nippon ! Finalement, j’ai rencontré Kei qui tient une auberge de jeunesse sur l’ile, et elle a volontiers accepté de me prêter ses clichés.

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« Le Cryptomeria japonica, qui pousse entre six cents et mille huit cents mètres d’altitude, a une grande importance pour les gens de l’île où il est appelé Sugi autrement dit Cèdre. Quand ces arbres dépassent les mille ans, ils deviennent Ko-sugi, tandis que les Yaku-sugi auraient, eux, plus de trois mille ans, comme Dayo-sugi le roi des Cèdres. »

« Le plus célèbre cependant, celui qui attire les foules, reste, bien sûr, le Jōmon-sugi qui aurait entre trois mille et sept mille deux cents ans, ce qui me laisse assez perplexe. En étudiant, sur certaines souches ou troncs morts, les courbes annuelles de croissance, j’ai estimé que ces arbres grandissaient de un millimètre par an, ce qui indique que leur croissance est lente. Si l’on se réfère à cette estimation et si l’on considère que le Jōmon-sugi a un rayon approximatif de deux mille sept cents millimètres, il est facile de se rendre compte qu’on est loin des sept mille ans. De plus, on sait qu’il y a environ six mille ans une grande éruption volcanique aurait décimé la nature en un rien de temps. Est-il pensable que notre arbre vénérable et vénéré puisse être un survivant de ce cataclysme ? »

« Si de la mousse se voit sur le côté du tronc, si le sol est abîmé par le compactage, des actions sont engagées pour sauver cet arbre vénérable, le maître incontesté de la forêt pluviale de Yaku-shima. On prétend que l’on peut voir un visage sur son tronc, eh bien, je l’ai vu : les deux yeux, le nez, la bouche. »

« Aussi, je l’appelle le Mori sansei, le Maître de la forêt. » – Jérôme Hutin [3]

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25 mètres de hauteur ; 16,20 mètres de circonférence ; un âge d’environ 3000 ans. Lire la suite…

Catégories :Horizons lointains, Sugi