Ermite dans la forêt

« Dans ma jeunesse, j’avais l’esprit du Tao
Finalement, je me suis retiré du monde.
Dans le chaos des montagnes, [au milieu] des grands arbres,
De la mousse verte, des parfums et de la lumière. » (Zhang, Daqian 張大千)

Les vers qui accompagnent cette peinture évoquent une relation personnelle et directe à la nature. Ils sont pourtant empruntés au poète et critique Sikong Tu 司空圖 (837-908) qui vécut à l’époque des Tang.

Marie-Thérèse Bobot, Musée Cernuschi : collection des peintures et calligraphies chinoises contemporaines.

Saint Gerold

Noble personnage de Rhétie, au cœur des Alpes, Gerold abandonne ses terres aux moines de l’abbaye d’Einsiedeln et se retire dans une forêt de Wallgau pour y vivre en ermite vers 970. « Il alla se reposer auprès d’un vieux chêne, qui servit de retraite au Saint ».

Il a deux fils Cunon et Udalric qui finissent par le retrouver, et deviennent ses premiers disciples. Alors l’empereur Otton 1er fait construire un petit monastère à l’emplacement de l’ermitage. Mort en 978 Gerold poursuit son apostolat en faveur des pèlerins qui viennent le prier sur sa tombe, dans l’église du monastère. Le culte de saint Gerold est important à Einsiedeln, Saint-Gall et Coire en Suisse.
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La vie de Saint Gerold solitaire, Vie des saints, tirée des auteurs ecclésiastiques anciens et modernes, divisée en 4 tomes, augmentée de plusieurs vies qui n’ont point encore paru en nôtre langue, par S.I. de Blémur, Jacqueline Bouette de Blémur, 1689, p. 148.

Saint Gerold, 16e numéro de la série Trophaeum vitae solitariae, Martin de Vos, conservé au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la ville de Paris.