Le suprême présent

« Longtemps, les dons que recèle la terre demeurèrent ignorés, et les arbres et les forêts passaient pour le suprême présent qu’elle eût fait à l’homme. C’est l’arbre qui lui fournit ses premiers aliments, c’est son feuillage qui rendit la caverne plus moelleuse, c’est de son écorce qu’il se vêtit. »

Pline l’Ancien, Histoire naturelle, Livre XII,1.

Carmina Burana - BSB Clm 4660 - folio 64v

Carmina Burana, manuscrit BSB Clm 4660, folio 64v (la forêt). Conservé à la MDZ (Münchener DigitalisierungsZentrum).
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La selva infinie

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« Les senteurs de la jungle l’enivraient. Dans le jeu des rayons du soleil qui filtraient à travers le feuillage de la canopée, des papillons Morpho, d’un bleu métallique iridescent, virevoltaient sans un bruit avec d’autres Heliconidae et Papilio. Le claquement de bec des toucans, le chant des hoazins et le battement d’ailes des colibris créaient un tumulte de sons. Le tronc sur lequel il s’appuyait n’était qu’un enchevêtrement de différentes plantes, et il compta jusqu’à huit sortes de feuilles sur ce qui, au premier coup d’œil, ressemblait à un seul arbre. »

Gert Nygårdshaug, La trilogie de Mino, tome 2 : Le crépuscule de Niobé, p. 121.
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Un morpho bleu, Parc National Madidi, Bolivie. © Joel Sartore, 2021.

L’équilibre du monde

« Quand l’homme rompt l’équilibre du monde,
la forêt fait d’énormes sacrifices pour rétablir cet équilibre. »

Hayao Miyazaki, Nausicaä de la vallée du vent, tome 6, p-19.
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L’illustration est issue du magnifique long métrage d’animation éponyme, réalisé par Hayao Miyazaki, sorti en salle au Japon en 1984. L’énorme succès du film a permis la création du studio Ghibli en 1985.

Parole de Pygmée

« Tout est dans la nature et toute la nature est en moi. On est ensemble ! »

Ce magnifique objet a été réalisé avec de l’écorce d’arbre, plus précisément la substance fibreuse contenue sous la couche superficielle la plus dure du tronc (liber). Ces fibres d’écorce sont battues jusqu’à les rendre fines et souples. Si ce sont les femmes Pygmées des forêts de l’Ituriqui déterminent l’arbre dont sera prise l’écorce, ce sont les hommes qui vont la battre et la préparer à l’aide de maillets. Le produit fini est appelé murumba, pongo ou lengbe. (Cameroun, Yaoundé 1970-1980)