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Archive for the ‘Plantes, arbres & forêts’ Category

Histoires d’arbres

5 décembre 2017 7 commentaires

Symboles de sagesse, de longévité, d’hardiesse ou de sérénité, les arbres tiennent une place centrale dans la culture des hommes. A travers tous les continents, ils sont à la fois des repères dans le temps, des témoins de la vie collective, des sources de spiritualité ou simplement des rencontres esthétiques.

Arte - Histoires arbres

Une série de dix documentaires diffusés sur Arte jusqu’au début du mois de janvier 2018, à revoir sur le blog :

  • Histoires d’arbres : les vénérables

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Le Dessous des Cartes – Histoire des Forêts

15 février 2014 3 commentaires

Logo, Le dessous des cartesLe Dessous des Cartes s’aventure une nouvelle fois en forêt.

Réalisateur : Jean-Christophe Victor
Producteur : ARTE France 2012.
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Malgré ses quatre milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

  • Histoire des Forêts : La France 1/2
  • Histoire des Forêts : L’Europe et le monde 2/2

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D’autres émissions sont disponibles sur le blog :

Le Dessous des Cartes – L’état des forêts mondiales en 2010
Le Dessous des Cartes – Déforestation : le cas de la forêt amazonienne

CO2 mon amour – Les arbres

12 janvier 2012 6 commentaires

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CO2 mon amour – Les arbres. (54 minutes)

Émission diffusée le 7 janvier 2012 sur France Inter.

Par Denis Cheissoux, avec comme invités :

  • Jean-Marie Pelt – Pharmacien agrégé, botaniste-écologiste et fondateur de l’Institut européen d’écologie à Metz.
  • Francis Hallé – Professeur de botanique à l’Université de Montpellier, il s’est spécialisé dans l’étude des arbres et des forêts tropicales humides.
  • Jacques Bonnaffé – Comédien, acteur et metteur en scène français.
  • Christian Signol – Écrivain du Quercy.

C’était la forêt des pluies

23 novembre 2011 8 commentaires

Les arbres règnent encore sur les dernières forêts primaires tropicales.

Wild-Touch lance la réalisation d’un grand film de cinéma et d’un projet cross média ambitieux, où le botaniste Francis Hallé et le réalisateur Luc Jacquet nous racontent l’histoire de ces derniers grands oasis forestiers de la planète.

Quand le botaniste Francis Hallé rencontre Luc Jacquet, cela fait plus de 20 ans qu’il essaie de monter son projet de film sur les forêts primaires tropicales. Personne pour tenter l’aventure. Alors il lui raconte. « Quand j’ai commencé mon métier de botaniste, on pensait que les forêts étaient une ressource inépuisable. Puis, petit à petit, on les a vues diminuer. Aujourd’hui, je peux dire que dans 10 ans les forêts tropicales primaires auront disparu ». Touché, Luc Jacquet accompagne Francis Hallé en Guyane pour « sentir » ces forêts. Frappé par le monde qu’il découvre, il rentre avec une promesse : « On a très envie de faire un grand film sur les forêts tropicales primaires, pour raconter à tous en quoi ces forêts sont capitales pour notre propre survie et qu’est-ce qu’elles veulent dire aujourd’hui dans toute la dimension de biodiversité qu’elles recèlent ». Un film pour nous faire découvrir cet univers. Parce qu’au fond, qu’est-ce que c’est qu’une forêt tropicale primaire ? « Rien à voir avec l’ère primaire, explique Francis Hallé, une forêt primaire est une forêt qui n’a jamais été abîmée par l’homme, qui n’a jamais été défrichée»

Synopsis du film

Ce film documentaire se place du point de vue des arbres, les « immobiles », ces êtres qui nous proposent par ce film un autre regard sur le monde, un changement d’univers. Ils nous font découvrir une autre manière d’être vivant, à travers des stratégies largement aussi complexes que celles qui régissent nos propres existences d’êtres « mobiles ».

Il raconte les mille ans de la renaissance d’une forêt primaire tropicale, partant d’un chantier forestier brutalement arrêté, jusqu’au retour à l’état initial, l’état parfait où la nature est rendue à son état le plus sauvage, théâtre d’un réseau extraordinaire d’êtres vivants interdépendants les uns des autres.

Ce film est raconté par une voix-off, incarnée à l’image par une jeune femme enceinte que l’on retrouve aux grandes charnières de cette histoire. Sa voix intérieure raconte à son enfant à naître cette épopée de mille ans qui se déroule sous ses yeux. Son récit prend sa source dans cette proposition utopique : et si l’on arrêtait d’abattre la forêt, que ce passerait –il ?

Raconter l’histoire de cette renaissance, c’est en raconter la succession des actions extraordinaires et la contribution de millions d’espèces qui tissent peu à peu des liens qui conduisent cette forêt à l’équilibre.

Cette jeune femme est aussi détachée du réel que le sont les anges « des ailes du désir ». Elle voit sans la contrainte réaliste des yeux humains : perception des mouvements très lents, immortalité , capacité de voir à très petite ou très grande échelle, voler ou pénétrer sous terre…

Son point de vue est à la fois érudit et sensible. Elle sait ce qui se passe, nous le raconte, fixe les enjeux. Elle transmet également son point de vue sensible, son amour pour la forêt perçu par tous ses sens : elle nous dit son amour pour certains moments de la saison, de la journée, le goût de certains fruits, le charme de certains chants d’oiseaux ou de singes.

Le temps du récit est marqué par la vie, de la germination à la mort d’un arbre remarquable de la forêt africaine, le Moabi, l’un des plus beaux arbres du monde. Autour de tous les âges de ce Moabi, l’actrice et des éléments de décors nous donnent l’impression de voir s’écouler mille ans.


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« Les forêts primaires, jamais abîmées, sont des réserves de vie »  © Éliane Patriarca / Libération 25 janvier 2011, interview de Francis Hallé.

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Aux origines de la pomme ou le jardin d’Éden retrouvé

5 novembre 2011 27 commentaires

Un film documentaire réalisé par Catherine Peix (43 mn).
Produit par Kri-Kror Films / Seppia (2010).

Soutiens : CNC, Région Alsace, CUS, Media Developpement.
Diffuseurs : ARTE, France 3 Alsace, MDR, RTBF, RAI, YLE Teema.

Une enquête scientifique internationale à la recherche des origines de la pomme.

Comment un antique pommier sauvage kazakh pourrait nous sauver des pesticides. Mais d’où vient la pomme du jardin d’Éden ? Réalisé par Catherine Peix, « Aux origines de la pomme » nous emmène dans les montagnes du Tian Shan, au Kazakhstan où les premiers pommiers seraient nés, il y a 165 millions d’années. On trouve dans ces forêts épaisses d’arbres qui peuvent atteindre plus de trente mètres de haut et vivre plus de trois cents ans, des pommiers sauvages : les Malus sieversii. Leurs pommes sont non seulement comestibles et savoureuses, aux couleurs et aux goûts variés, mais elles ont su développer des résistances exceptionnelles aux maladies et, en particulier, au fléau numéro un du pommier : la tavelure. Quel est donc le secret de la résistance de Malus sieversii ?

https://vimeo.com/112089524

Avec le film de Catherine Peix, on découvre que la pomme des origines possède un ensemble de gènes de résistance qui s’est perdu au cours du long processus de domestication des pommes, lors de leur voyage depuis l’Asie jusqu’à l’Europe. Cette enquête scientifique et historique relate le parcours d’un savant kazakh, Aymak Djangaliev, qui se consacra toute sa vie à l’étude et à la protection de Malus sieversii. Mais il souligne aussi les enjeux contemporains essentiels de la découverte de cette pomme. À l’instar de la pomme Ariane conçue par l’INRA à Angers, Malus sieversii n’offre t-elle pas la possibilité d’une nouvelle arboriculture qui, par hybridation naturelle avec des espèces sauvages résistantes, pourrait créer des pommes domestiquées « bio », cultivées sans pesticide ?

Extrait du documentaire et interview avec Catherine Peix trouvé sur TerreTv.


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« Une cinéaste aux origines de la pomme » © fldweb / Anne-Solveig Malmasson 11 mai 2010.

Scientifique, réalisatrice, militante de la nature, Catherine Peix a traqué l’origine du fruit défendu : la pomme. C’est aux confins du Kazakhstan, dans la forêt du Tian Shan et autour d’Almaty (qui signifie pomme en kazakh) qu’elle a filmé cet « Éden » retrouvé.

Sauvegarder, préserver la pomme “originelle”, plus précisément les forêts de pommiers historiques du Tian Shan à l’Est du Kazakhstan, tels sont les maîtres mots du travail de Catherine Peix, fascinée par les origines de quelque nature qu’elles soient. « J’aime savoir pourquoi une chose existe. J’ai voulu par ce reportage sensibiliser le public sur quelque chose auquel il ne pense jamais : pourquoi y a-t-il des plantes cultivées ? A cela je répondrais, il y a des plantes cultivées parce qu’il y a eu des plantes sauvages ! Aujourd’hui, on ne se pose plus la question des plantes sauvages… Or, si le cultivé dégénère, où trouvera-t-on les ressources permettant de continuer à cultiver ? Prendre conscience de ce patrimoine arboricole, c’est en quelque sorte m’intéresser au problème entier de la diversité agricole et alimentaire. » Mais la biodiversité comme elle l’entend n’a rien à voir avec le discours actuel. « La sortie de mon film “Aux origines de la pomme” n’est pas liée à l’année de la biodiversité ! J’ai commencé à le tourner en 2005 ! On devrait plutôt décréter un siècle de la biodiversité et non pas juste une année. Cela n’a pas de sens. Le futur de l’arboriculture, sera dans l’analyse des origines des plantes… Si on regarde bien comment c’était à l’origine, on comprend mieux le futur. Le futur est toujours dans les origines. »

Pour comprendre le travail de Catherine Peix, il faut la voir comme une militante de la nature. « Je suis une vraie résistante », se qualifie-t-elle en martelant qu’elle n’a rien de commun avec l’homme du moment Yann Arthus Bertrand. « J’ai dormi à même le sol, traversé ces forêts à cheval, rechargé mes batteries de caméra par des groupes électrogènes parce qu’il n’y avait pas d’électricité, c’est le seul moyen pour découvrir ce patrimoine extraordinaire. » C’est dans ce sens que le film est plutôt singulier parce qu’il balaie à la fois de l’histoire, de la génétique, du “road movie”, de l’histoire des hommes et puis de la génétique contemporaine puisque s’intéresser aux gènes de la résistance c’est avoir accès à des notions de marqueur moléculaire, des histoires de datation aussi.

Des forêts contenant plus de cinq millions de variétés de pommes différentes

Son documentaire retrace aussi bien le contexte géographique, les enjeux politiques et scientifiques en se fondant sur la vie de ceux qui se sont battus pour préserver l’histoire même des origines de la pomme du Tian Shan. Se retrouve ainsi remémoré le négationnisme scientifique stalinien, qui a envoyé au goulag nombre de scientifiques et particulièrement de généticiens tels que Nicolaï Vavilov, le premier à être convaincu d’avoir trouvé dans les pommiers du Kazakhstan l’origine même de la pomme. « Après avoir eu vent de l’existence de ces forêts vieilles de plusieurs milliers d’années, il m’a fallu retrouver Aymak Djangaliev. Ce chercheur kazakh, disciple de Vavilov, a voué sa vie aux origines de la pomme, à Malus Sieversii, cette forêt de plus de cinq millions de variétés de pommes différentes. C’est un homme brillant totalement incorruptible qui s’est mis en marge parce qu’il a voulu sauvegarder quelque chose qui était interdit. » Pour ce faire, elle s’est rapprochée de François Laurens, ingénieur de recherche à l’Inra d’Angers qui l’a d’ailleurs fortement conseillée pour le film. En remontant l’histoire, elle constate que deux chercheurs américains ont déjà eu vent des travaux d’Aymak Djangaliev et rapporté des scions aux États-Unis de ses forêts exceptionnelles nichées à plus de 2 000 m d’altitude. L’un généticien, l’autre agronome ont ainsi conforté le chercheur kazakh dans ses travaux en apportant la preuve que ces pommes des montagnes alentour d’Almaty présentaient pour certaines des résistances à plusieurs maladies dont le feu bactérien et la tavelure pour ne citer qu’elles. Et pourtant comme elle aime le rappeler : « Il n’y a jamais eu de feu bactérien au Kazakhstan. Et ces pommiers ont des gênes de résistance au feu bactérien. C’est incroyable. »

Une forêt ancestrale unique au monde donnant de gros fruits comestibles

Plus encore que les gênes de résistance, Catherine Peix s’émerveille de la diversité des essences présentes dans ces forêts. Certaines pommes ont des saveurs de rose, de fraise, de banane, d’autres ont la chair totalement rouge. « C’est l’unique endroit dans le monde où il existe des forêts comme celles-là donnant de gros fruits. Elles débordent un peu en Chine et un tout petit peu au Tadjikistan mais c’est dans la région du Tian Shan, dans ces montagnes, qu’on les trouve. Après, il existe des vergers sauvages ailleurs. A l’image de Malus Floribunda originaire du Japon, Malus Siberica de Sibérie, Malus Orientalis du Caucase, Malus Fusca de Turquie et Malus Silvestri d’Europe de l’Ouest. Mais leurs fruits sont gros comme des cerises. » Avec ce patrimoine, Catherine Peix se plaît à soulever : « Si on était malin, on proposerait aux arboriculteurs du monde entier d’acheter des “élites” des forêts du Tian Shan. Les résultats seraient immédiats, il ne serait plus nécessaire d’attendre près de trente ans pour obtenir une nouvelle variété. »

À la recherche de mécènes pour sauvegarder ce patrimoine kazakh

C’est donc pour sauvegarder et protéger ce trésor de biodiversité qu’elle recherche des mécènes, afin d’encadrer un possible “pillage” de patrimoine génétique. Déjà, Aymak Djangaliev a réussi à ce que certaines variétés de pommes sélectionnées par ses soins soient protégées par une patente d’Etat. Mais comment protéger l’ensemble ? Catherine Peix rappelle que certaines régions forestières kazakhes ont été transformées en réserves d’État, ou appartiennent à des instituts de recherche nationaux. Mais elle s’inquiète car il ne reste plus qu’un cinquième de la surface des forêts sauvages de pommiers existantes en 1929. « Aujourd’hui, mon équipe est toute petite. Je suis actuellement à la recherche de soutiens pour pouvoir en tout premier lieu éduquer les Kazakhs leur faire comprendre qu’ils sont à la tête d’un trésor qu’il faut préserver. Car plus ce patrimoine sera connu, plus on pourra le sauver. Reconnaître que ce patrimoine vient du Kazakhstan, plus cela donne la chance à ce pays de prendre soin de son patrimoine. » Elle se remémore d’ailleurs qu’à chaque voyage dans la région d’Almaty où elle a interrogé les Kazakhs à propos de ces pommiers historiques de plus de 30 m de haut, ils réagissaient tous en indiquant qu’ils en possédaient forcément quelques-uns dans leurs datchas, mais sans avoir conscience de cet héritage extraordinaire. « C’est une véritable éducation qu’il est nécessaire d’entreprendre auprès du pays tout entier et même dans les grands pays producteurs de pommes à travers le monde. C’est en ce sens que nous avons aussi pris des photos et que nous souhaitons éditer un livre à ce sujet car cette histoire est presque rocambolesque. Il est nécessaire de faire circuler cette information capitale. Avec tout ce matériel, il serait ainsi possible d’entamer un véritable travail éducatif. Mais pour cela nous avons besoin de soutiens qu’ils soient politiques ou financiers. » Elle se plaît même à rêver d’un mécénat colossal d’Apple. « Il prendrait alors le rôle de gardien de patrimoine sauvage et si Apple se met dans le coup, on fait un énorme chantier au Kazakhstan, on fait de la reforestation en utilisant des populations différentes. On fait de la formation auprès des Kazakhs… »

Pour l’heure, son film a fait l’objet d’une projection en avant-première à l’Unesco le 3 mai dernier en présence de l’ambassadeur du Kazakhstan en France, Nourlan Danenov, et de l’ambassadeur du Kazakhstan auprès de l’Unesco, Olzhas Suleimenov, la projection devant se poursuivre par un débat autour de la biodiversité. Il sera ensuite diffusé le 10 mai sur la chaîne Arte avant d’être reprogrammé, dès le mois de septembre, sur plusieurs chaînes régionales de France 3. Parallèlement à ce travail sur les forêts de pommiers du Tian Shan, Catherine Peix a jeté son dévolu sur d’autres origines de plantes importantes pour l’alimentation humaine. « Ce film sur la pomme est plutôt singulier parce qu’il balaie nombre de sujets différents. Car, nous n’avons jamais traité le problème des origines de ce que l’on mange. Or, l’alimentation industrielle a conduit à de multiples exclusions. A l’inverse de la culture agricole qui réduit la biodiversité le fait de produire par exemple le même blé partout dans le monde nous rend vulnérables. »
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Le dossier de presse du documentaire est téléchargeable par ici.