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Archive for the ‘Pins parasol’ Category

Le pin parasol de La Londe-les-Maures (Var)

13 septembre 2010 12 commentaires

Suivons François pour une escapade dans le Sud-Est de la France.

« Ici dans le Var, et en particulier autour de La Londe-les-Maures, ce qui signifie bien loin de mon Isère quotidienne, ce ne sont qu’oliviers, eucalyptus, chênes vert ou liège, pins d’Alep ou pignon, qui remplissent la campagne… De toute cette farandole d’essences, non pas inconnues en tant que silhouettes, il n’en est aucune à propos de laquelle je pourrais dire quelles sont les caractéristiques qui permettent de qualifier un arbre de remarquable ! Et dans cette situation-là, mes fragiles bases de savoir sur les arbres vénérables, récemment acquises en arpentant le blog de Krapo, semblent avoir toutes disparu. Me voilà revenu, comme au début mai, au tout premier degré de l’apprentissage arboricole… »

Pendant quelques heures, le constat eu un goût bien amer. Et j’ai pris ce constat de pure et simple logique en pleine face : « Changez de région, et toute votre culture de la végétation est à reprendre à zéro… ! »

« Et puis, au bout d’un jour ou deux, regardant bien ces végétaux du massif des Maures, en fait familiers grâce aux souvenirs de l’enfance, les scrutant en toute occasion et parfois intensément, avec cet œil quand même déjà spécialisé vers le « Remarquable », un plaisir puissant est apparu, un plaisir qui a grandi régulièrement, qui est arrivé à gommer la mauvaise surprise initiale pour la remplacer par un autre sentiment : celui de la joie de trouver, là-devant, grand ouvert, tout un champ d’investigations nouvelles à faire, vers lesquelles finalement des repères se mettaient en place, par petits bouts, repères finissant par donner un peu d’assurance, et puis ensuite de la sérénité… »

« Pour imager la chose, j’ai envie de vous montrer un superbe pin pignon (pin parasol). »

« Tout le monde a dans ses mémoires, l’image de cet arbre-là, avec son port bien caractéristique où le tronc est droit et pur, tronc au bout duquel le bouquet des branches explose en toutes directions, chacune portant vers le ciel ce foisonnement des aiguilles vertes et drues qui procure cette ombre si dense dans laquelle on peut se reposer du cagnard méridional… Oui, sous cet arbre, on s’y met à l’abri comme (et en bien mieux !) sous un parasol. »

« L’arbre d’aujourd’hui se trouve sur le côté nord du village de la Londe-les-Maures, après les dernières maisons et juste avant la rocade de contournement qui est de construction plus récente. C’est d’ailleurs depuis cette rocade que j’ai repéré le pin, car on le voit alors d’un peu en hauteur ce qui rend l’aperçu immédiatement frappant. »

« Cet arbre est déjà ancien mais je n’ai trouvé personne pouvant m’en donner l’indication précise. Il se trouve à côté d’un ancien puits de La Londe, puits maintenant désaffecté et bouché (visible derrière les 3 voitures garées). Au pied du tronc, un talus de terre a été confectionné par les responsables des espaces verts, de façon à constituer un réservoir d’eau, ce qui a été nécessaire lors du précédant épisode de sécheresse. Ce talus empêche par la même occasion de garer les véhicules au pied du pin et préserve du coup les racines de surface. »

« Sur la photo avec le personnage, vous pouvez voir que les mensurations du tronc sont plus qu’honnêtes : circonférence de 4.60 m (à 1.50 m du sol). Pour ce qui concerne la hauteur, je ne suis pas assuré de la bonne qualité de ma mesure. Quant à l’envergure de son houppier, je me souviens de l’avoir mesurée au sol (autour des 20 mètres) mais j’ai oublié de l’écrire sur le petit carnet… »

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Pin parasol remarquable de Millé, Saint-Rémy-la-Varenne (Maine-et-Loire)

5 mai 2010 10 commentaires

Bien que Gilles se soit un peu absenté du blog, ses explorations continuent…

“Le Maine-et-Loire, de part son climat assez doux, est propice à la croissance d’espèce que l’on trouve normalement plus au sud de la France. L’une d’entre elles est le pin parasol dont nous avons déjà vu deux exemples fameux à Montreuil-Juigné  [1] et à Rablay-sur-Layon  [2]. Ces deux spécimens étaient déjà hors norme alors vous comprendrez mon incrédulité lorsque je l’ai aperçu, s’étalant au beau milieu d’un pré en bordure d’une vigne : ce n’est plus un pin parasol mais un pin Tonnelle !” (clic les photos)

Pin parasol remarquable de Millé 1

“On le trouve au sommet du coteau qui domine la propriété de Millé dont le parc mériterait bien une petite visite sur la commune de Saint-Rémy-la-Varenne d’où l’on peut traverser la Loire par l’un de ces rares ponts qui l’enjambent (ce qui en fait un lieu de passage important). Que dire de ses branches qui s’étalent sur un diamètre d’environ 25 mètres ! Quelques unes se sont déjà rompues et l’on imagine fort bien la silhouette qui était la sienne lorsqu’elles tenaient encore vu qu’elles gisent à ses côtés. S’il ne se distingue pas par sa hauteur de 15 ou 16 mètres, il brille surtout par sa circonférence qui ne fait pas moins de 4m15.”

pinparasoldemill2.jpg

“Encore une limite repoussée ! Et je n’ose pas m’aventurer à affirmer qu’il s’agit du plus gros de son espèce en Anjou car je vais de surprises en surprises. Pour son âge, j’estime que 150 ans pourraient constituer une bonne estimation bien que je ne sois pas un grand spécialiste de la question.”

“En tout cas, pour mieux apprécier la rareté de cette rencontre, il suffit de dire que c’est le premier pin de plus de 4m que je rencontre en Maine-et-Loire, alors que j’en suis déjà à 70 chênes sur le même territoire (et l’exploration est loin d’être exhaustive!).”

Localisation Pin parasol de Millé - clic pour agrandir Merci pour la découverte de ce pin parasol Gilles, une circonférence qui le place parmi les plus gros de France (en 1956, F. Lesourd a signalé un pin parasol de 4 m 60 à Sainte-Maxime dans le Var) ; mais c’est surtout son allure ‘ramassée’ qui interpelle : il semble être plus large que haut ! Comme tu le soulignes, il devait vraiment être formidable avec toutes ses branches au complet.

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Pin parasol de Rablay-sur-Layon (Maine-et-Loire)

28 février 2010 7 commentaires

Retournons explorer le Maine-et-Loire avec Gilles.

“Au cœur du petit village de Rablay-sur-Layon, on trouve ce beau pin parasol qui ne brille pas par sa hauteur mais par sa circonférence à 1m30 de 3m70. En bord de route, il présente un ensemble harmonieux et une bien belle envergure d’une petite quinzaine de mètres. C’est le plus gros pin parasol que je connaisse au niveau du tronc même s’il n’est pas aussi impressionnant que celui du parc de la Guyonnière [1].” (clic les photos)

“Au niveau sanitaire, il est en bonne santé même s’il semble avoir perdu une grosse branche basse du côté opposé à la route. Peut-être s’agissait-il d’un spécimen à tronc double ce qui expliquerait sa circonférence si imposante.”

“Au passage, chaque année, le village de Rablay-sur-Layon s’anime grâce à un festival de théâtre, musique et chanson tout à fait sympathique, voir par ici.”

Merci pour cette découverte Gilles, le ciel bleu était au rendez-vous pour la découverte de ce pin qui d’ordinaire se retrouve plus fréquemment dans le Sud. Mais la naturelle élégance de son port l’a fait apprécier pour l’ornement, et on le retrouve au-delà de son aire de répartition naturelle. Depuis une dizaine d’année, j’observe un peuplement pionnier sur la colline devant chez moi, peu-à-peu les pins s’élèvent et transforment ce bois de chênes pubescents, les odeurs et la lumière y ont changé.

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Le Parc de la Guyonnière, Montreuil-Juigné (Maine-et-Loire)

27 janvier 2010 8 commentaires

(Un article de Gilougarou, l’arpenteur des bois)

En début d’année dernière, grâce au livre des arbres remarquables en Maine-et-Loire [1], Krapo m’avait mis sur la piste d’un magnifique tilleul dont les branches basses, en s’enracinant, avaient créé comme une petite forêt autour de l’arbre principal. On pouvait le trouver dans le parc de la Guyonnière à Montreuil-Juigné. (clic les photos)

Mais, première surprise, le tilleul a disparu et il ne reste de lui que le bosquet dû au marcottage. Après m’être renseigné, il apparaît qu’il était parasité par un champignon lignivore et qu’un beau jour, sans même l’aide d’une tempête, il s’est effondré. Son heure était venue, on peut simplement se rassurer en se disant qu’il n’est pas tout à fait mort…

Ce n’était cependant pas le seul représentant de son espèce. Juste derrière le panneau d’entrée, j’ai découvert un autre tilleul qui compense sa discrétion par sa circonférence imposante de 5m90 à 1m30. Un vieillard courbé par les ans et dont les tailles répétées devraient le prémunir de toute chute.

C’est juste après que l’on tombe nez-à-tronc avec les deux stars affichées de ce parc.

Tout d’abord, voici le plus gros. Un chêne que l’on pourrait mettre dans la classe des napoléons [2][3], magnifié par sa forme en lyre que lui donnent ses trois grosses charpentières. Il mesure une vingtaine de mètres de haut pour une envergure maximale légèrement supérieure et son fût pose sans complexes ses 6m de circonférence à 1m30 à côté de l’aire de jeux pour enfants. Lire la suite…

Alignement de pins parasols, Ajaccio (Corse)

20 janvier 2009 3 commentaires

Pour le 100è article dans la catégorie “arbres coup-de-cœur”, Sisley nous fait parvenir un reportage de Corse, sur des pins parasols durement éprouvés par le vent.

“Petite trêve avec les feuillus pour exposer ici une petite troupe de résineux qui se situent sur la route ‘Campo dell’ oro’ menant à l’aéroport d’Ajaccio. Ils peuplent les deux bords de la chaussée sur quelques centaines de mètres. Grâce à la proximité de la mer ils sont souvent confrontés au vent et ont acquis une silhouette ramassée quasi couchée pour certains. Il y a plusieurs gabarits, la taille avoisine les 5-7 m de haut, et la circonférence moyenne se situe entre 1,70 et 2,20 m, ainsi que 2,85 m pour les plus gros.”

“Sur le parking de l’aéroport pousse un autre splendide parasol, celui-ci dépasse les dimensions précédemment citées pour l’alignement, et possède un tour de tronc de 3,05 m à 1 mètre avec une hauteur de 11 m.”

“Il a moins à se faire du souffle côtier et dans tout son apparat montre une forme typique de l’espèce. Ces pins doivent avoir des âges compris dans les alentours de 75 à 110 ans. “

Merci pour le reportage Sisley, j’aime bien l’alignement de pins ; mais surtout enchanté  par le spectacle offert par ceux couchés par le vent, avec des troncs qui flirtent avec la gravité… Pas la peine de demander d’où proviennent les vents dominants à cet endroit !

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