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Archive for the ‘Y’a de l’espoir !’ Category

Les arbres du Kilimandjaro

8 décembre 2011 2 commentaires

Un web documentaire proposé par les journalistes David Castello-Lopes et Luc Ihaddadène.

(Un doc publié sur le site internet Le Monde.fr en juillet 2010. À l’origine le format était interactif – j’ai dû le modifier et le transformer en un petit film pour le diffuser sur le blog.)

Ce reportage réunit photos, vidéos et témoignages autour de l’évolution de l’agriculture sur les pentes du Kilimandjaro. Vous suivrez Sebastian Chuwa, botaniste en Tanzanie. Pour lutter contre sécheresse et déforestation, il a décidé de promouvoir la plantation d’arbres et a choisi une espèce : le mpingo, un arbre dont le bois sert notamment à fabriquer des instruments de musique. En vingt ans, il a replanté deux millions d’arbres.

Installés dans l’une des régions les plus fertiles d’Afrique, les Chaggas, peuple de Sebastian Chuwa, sont réputés pour leurs techniques agricoles originales et efficaces. Mais leur prospérité est menacée.

En 1990, de retour dans sa région natale, Sebastian Chuwa découvre une population appauvrie. Durement touchés par la crise du café, les Chaggas se sont tournés vers le commerce du bois, aggravant les sécheresses liées au changement climatique.

Convaincu que les arbres sont la clé de voute de l’économie de la région, Sebastian Chuwa a lancé un grand programme de reforestation avec l’aide de centaines de volontaires.

Selemani Kinyunyu, de trente ans le cadet de Sebastian Chuwa, incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs africain qui parie sur le commerce de carbone pour lutter contre la déforestation. Sa start-up prévoit de planter trois millions d’arbres par an pour vendre des crédits carbone aux touristes.

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Amazonas : un exemple de lutte contre la déforestation

15 novembre 2011 1 commentaire

La déforestation est la conversion de zones boisées en champ d’agriculture. Plus du cinquième de la forêt amazonienne a déjà été détruit, et celle qui reste est menacée. En l’espace de seulement dix ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et 587 000 km² (la France a une superficie totale de 547 030 km2) avec la majeure partie de forêt perdue servant à produire de la nourriture pour le bétail. Mais il reste une lueur d’espoir.

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« Amazonas : un exemple de lutte contre la déforestation » © Un article d’Alice Bomboy publié sur le site Sciences Actualités, mars 2010.

Rémunérer les pays pour qu’ils protègent leurs écosystèmes forestiers. Ce processus, envisagé lors de la Conférence internationale de Copenhague en décembre dernier, est déjà appliqué par l’État d’Amazonas, au nord-ouest du Brésil, pour tenter d’enrayer la déforestation. Reportage.

  • L’Amazonas, grand comme 2,2 fois la France

Le plus important État brésilien couvre plus d’un tiers de l’Amazonie brésilienne. Sur ces terres, perdues à l’extrême nord-ouest du Brésil, la forêt a perdu 604 km2 en 2008, soit 2% de sa surface. Un taux qui relève pourtant… de l’exploit : dans l’État voisin du Mato Grosso, 3 258 km2 de forêts disparaissaient la même année et, dans le Pará, 5 606 km2. Soit l’équivalent de près de 680 000 terrains de football… Le secret de l’Amazonas ? Une politique forestière originale avec un État qui a presque doublé la surface de ses aires protégées en sept ans : elles couvrent aujourd’hui plus de la moitié de son territoire.

Le point fort de l’Amazonas, c’est qu’il expérimente des initiatives locales, à petite échelle, directement inspirées du processus REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation). Celui-ci, discuté pendant la Conférence internationale sur le climat, en décembre 2009 à Copenhague, prévoit de rémunérer les pays comme le Brésil pour qu’ils protègent leurs forêts au lieu de les exploiter. Le but : conserver le stock immense de carbone « séquestré » dans la forêt amazonienne et, par là-même, lutter contre le réchauffement climatique. Les forêts constituent en effet des réservoirs naturels de carbone. Par le processus de photosynthèse, les arbres absorbent le C02 contenu dans l’atmosphère et le conservent sous forme de carbone : on parle de « puits de carbone », qui participent à réduire la quantité de CO2 atmosphérique.

  • Une bourse pour protéger la forêt

Direction Manaus, capitale de l’Amazonas, où se concentrent pratiquement toutes les activités économiques et industrielles de l’État. Ici, les usines et les immeubles façonnent la ligne d’horizon et côtoient toujours d’un peu plus près la forêt. Bientôt, un immense pont traversant le Río Negro va même relier ce centre névralgique à la rive opposée, que l’on mettait jusqu’alors deux heures à rejoindre en bateau. De l’autre côté, vivent les membres de la communauté Saracá.

À cause du danger que représente cette future liaison avec la ville, qui pourrait amener toujours plus de coupeurs de bois sur cette terre préservée, ce petit village peuplé par des « Caboclos » (mixité entre les « Blancs » et les « Indiens ») fait désormais partie de l’une des 41 aires protégées de l’État.

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L’Homme qui arrêta le désert

30 septembre 2011 16 commentaires

Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) – Production 1080 Film and Television Ltd.

Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l’agriculture semble impossible. Il décide de stopper l’avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l’eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre…

Au Burkina, il existe une technique traditionnelle de fertilisation des sols, qui s’appelle le zaï. Cette technique consiste à semer dans des trous creusés mètre après mètre, lors de la saison des pluies. Yacouba s’est appuyé sur cette technique, et l’a perfectionnée.

  • D’abord, il a creusé ces trous avant la saison des pluies. Cette initiative lui a immédiatement valu l’animosité de ses voisins. Ce timing inhabituel allait à l’encontre des traditions et les traditions. Pour se rassurer, on le traita de fou.
  • Ensuite, il s’est dit qu’ajouter du compost dans les trous en question serait une bonne idée. Pour faciliter l’aération de l’ensemble, il y a « invité » des termites.
  • Enfin, suite à une expérience menée par l’ONG Oxfam, il a mis en place des systèmes de mini-digues afin d’éviter l’écoulement trop rapide des eaux de pluie

De surcroît, Yacouba avait compris l’importance de la présence de forêts pour protéger les cultures vivrières. Là encore, son point de vue était nouveau : une forêt, dans la vision traditionnelle, ne pouvait servir que de réserve de combustible ou de matériau de construction. Ce « zaï amélioré », il l’appliqua donc non seulement à ses cultures, mais également à la création, d’année en année, d’un ensemble forestier, là où il n’y avait que le désert. Ça a marché. Les rendements des cultures des terres de Yacouba se sont avérés bien meilleurs que celles de ses voisins, grâce notamment à la présence de sa forêt.

Les spécialistes de l’agronomie ou de la botanique, comme le professeur Chris Reij de la Vrij University d’Amsterdam, qui suivent le travail de Yacouba depuis des années, sont formels : ils en sont comme deux ronds de flan. « Yacouba, à lui tout seul, a eu davantage d’impact sur la conservation que tous les chercheurs nationaux et internationaux réunis. Dans cette région, des dizaines de milliers d’hectares qui étaient devenus improductifs sont redevenus fertiles grâce aux techniques de Yacouba », affirme Chis Reij.

Yacouba ne s’est pas contenté de reconstituer une forêt et d’améliorer les rendements agricoles: il s’est efforcé, ces dernières années, de transmettre son savoir. Tant et si bien que le « zaï amélioré » de Yacouba s’est diffusé dans tout le Yatenga et au delà, pour les cultures vivrières comme le mil ou le sorgho.

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80 hectares libres pour l’éternité

13 juillet 2011 19 commentaires

(80 ha libres pour l’éternité © Naturalité, Lettre n° 9, éditée par Forêts Sauvages, un article de Gilbert Cochet et Daniel Vallauri)

Au départ, une vallée sauvage

Les gorges de l’Allier sont un des derniers témoins sauvages du Massif central : des versants couverts de forêts seulement centenaires mais spontanées, sans route, sans ligne électrique, avec des cours d’eaux libres.

C’est dans ce contexte très favorable à la restauration de la naturalité que, grâce à l’œuvre visionnaire et obstinée de Gilbert et Philippe Cochet (Forêts Sauvages) et au cofinancement de la Fondation Mava, une propriété de 80 ha d’un seul tenant a été acquise fin 2010 par la Fondation WWF. L’objectif : les rendre à la naturalité. Au moins 80 ha de bois qui ne finiront pas en plaquettes sous le prétexte de « produire plus » !

Au cœur d’un haut-lieu, une forêt spontanée

Les chênes sessiles occupent les versants les plus chauds avec le pin sylvestre, notamment en milieu rupestre. Hêtres et sapins se partagent les ubacs frais tandis que tilleuls et érables se retrouvent dans les ravins et saules, aulnes et peupliers forment une ripisylve linéaire au bord de l’Allier. Le bois mort commence à prendre une place importante au fi l du vieillissement. Des landes et rochers complètent la diversité des milieux.

L’intérêt écologique est déjà très fort : zones de brame du cerf, de reproduction du faucon pèlerin et de l’aigle botté, berges de l’Allier propices à la fraie du saumon. Incluse dans Natura 2000, le vieillissement de la forêt favorisera la rosalie des Alpes et le lucane cerf-volant, ambassadeurs d’une diversité entomologique mise en exergue par les premières études. Le chevreuil et le sanglier sont bien présents et, à proximité, les données récentes sur le loup montrent que l’espèce pourrait, à terme, occuper les lieux. Sur le cours de l’Allier, truite, ombre et saumon se reproduisent ; la loutre présente une belle densité.

Protégée pour l’éternité

Grâce à l’acquisition foncière par la Fondation WWF la plus forte protection sera garantie, et avec elle une continuité sur le long terme, synonyme d’une évolution forestière que l’on sait de plus en plus riche en terme de biodiversité au fil du temps. D’autres acquisitions permettraient également d’accroître la continuité écologique. Avec cette double continuité, le projet de Forêts Sauvages, du WWF et de ses partenaires pourrait retrouver un niveau de fonctionnalité rare.

En 2011, les terrains acquis feront l’objet d’un plan de gestion fondé sur un strict principe de non-intervention. Des études et suivis seront mis en place pour tendre vers un recensement aussi exhaustif que possible de la biodiversité, au fil des ans et des scientifiques mobilisés. Cette forêt permettra d’appréhender toute la complexité de fonctionnement d’un écosystème soumis au seul impact de « l’Homme qui passe mais ne reste pas ». A n’en pas douter, des surprises nous attendent dans cette future forêt sauvage !

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Blog du collectif SOS Forêts

11 juin 2011 13 commentaires

En mars dernier, j’avais relayé un appel d’un collectif qui s’était formé en Lorraine dont les buts étaient de dénoncer la politique forestière ultra-productiviste en vigueur depuis le discours d’Urmatt, et d’instaurer une gestion écologique et sociale de la Forêt [1].

Installé au fin fond du Lot je ne pouvais être physiquement présent en Lorraine pour les soutenir dans leur combat et débattre avec eux, néanmoins j’ai décidé de leur offrir mes compétences pour mettre en ligne un blog afin qu’ils soient visibles sur internet et que tout le monde puisse accéder facilement à de nombreux documents.

Le blog « Collectif SOS Forêts » est créé et vous pourrez y trouver :

Le rapport Gaymard qui a mis le feu aux poudres ;
Une revue de presse écrite & radio ;
Les courriers envoyés aux institutions ;
– Les 16 propositions du collectif ;
– Un excellent dossier réalisé par les associations « Forêts, l’espoir vert » ;
– Sans oublier la pétition nationale : SOS Forêts ;

Le collectif SOS Forêts possède également une page Facebook, à voir ici.

N’hésitez pas à leur rendre visite, et à consulter toutes ces infos, aux arbres citoyens !

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