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Archive for the ‘Docs militants’ Category

Les champs de la mort

24 juin 2011 7 commentaires

« Killing fields – Les champs de la mort » documentaire de 12 minutes (2009).

Une production de REDES – Les Amis de la Terre Uruguay et Food and Water Watch, Les Amis de la Terre Europe et les partenaires du programme « Feeding and Fuelling Europe ».

Les fermes industrielles en Europe sont intimement liées aux forêts d’Amérique du Sud par un lien secret, une chaîne de destructions qui va des immenses plantations de soja à nos élevages européens de bovins, de cochons et de poulets, anéantissant la vie sauvage et aggravant la crise climatique. Le soja cultivé couvre désormais 11 millions d’hectares en Amérique du Sud – une surface équivalente à la totalité des terres arables allemandes – et la demande augmente rapidement..

Pour faire place aux plantations, des milliers de personnes sont déplacées de force de leurs terres et se retrouvent dans l’incapacité à produire leur propre nourriture. Les peuples indigènes sont déplacés et les forêts sont rasées.

La plus grande partie du soja est modifiée génétiquement et accroît massivement l’usage de pesticides – résultant dans l’empoisonnement des communautés rurales, des sources d’eau et de l’environnement.

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Ce film sans concession dévoile les conséquences de la culture du soja sur les fermes industrielles en Europe. Mais il donne aussi aux citoyens qui, sans le savoir, sont pris dans cette chaîne de destructions, l’espoir et l’envie de briser cette chaîne.
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Pour en savoir plus, faite un tour sur le site internet du film, c’est par ici.
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Note : Ce documentaire a été produit dans le cadre du projet « Feeding and Fuelling Europe » (Augmenter la prise de conscience des impacts qu’ont les aliments pour animaux et les agrocarburants destinés à l’Europe) avec le soutien financier notamment de la Commission européenne. Le contenu de ce documentaire est de l’entière responsabilité des producteurs et ne reflette pas la position de la Commission européenne.

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Notre poison quotidien

6 mars 2011 18 commentaires

Une enquête de Marie-Monique Robin (113 minutes)
Coproduction d’Arte France et INA – France 2010.

Après «Le monde selon Monsanto» [1], la journaliste Marie-Monique Robin présente un film sur les produits chimiques présents dans nos aliments…

Elle n’hésite pas à utiliser le mot «poison» pour désigner les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui traînent dans nos assiettes. Le nouveau reportage de Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice en 2008 du documentaire Le monde selon Monsanto, sera diffusé sur Arte le 15 mars. Pour Notre poison quotidien, elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies neuro-dégénératives,…) ? La réglementation protège-t-elle efficacement les consommateurs ?

Des effets collatéraux au nom du progrès

De la Mutualité sociale agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. Et les a mis face à leurs contradictions: les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques, les listes de produits cancérigènes du Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

« La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie », dénonce Marie-Monique Robin. Et lorsque les autorités, Efsa ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, « doses journalières admissibles » ou « limites maximales de résidus », la complexité de la tâche les transforme en « acrobates des limites »: « Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès », analyse Marie-Monique Robin.

Un effet cocktail encore mal connu

Si « la dose fait le poison », il semble qu’aujourd’hui nous ne sachions même plus quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs « font de leur mieux », comme l’avoue une experte de la FAO (organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations unies) mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés. L’« effet cocktail » des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

Alors que l’OMS a qualifié d’« épidémie » l’augmentation du nombre de cancers dans les pays développés depuis une trentaine d’années, Marie-Monique Robin veut démontrer qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation n’y sont pas liés. En prenant notamment pour preuve les agriculteurs, victimes « à la source » des produits phytosanitaires, qui sont de plus en plus nombreux à affirmer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides.

(Audrey Chauvet – 20 minutes.fr)
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Le blog de Marie-Monique Robin à découvrir ici.

Le livre enquête publié aux éditions La découverte sera lancé au salon du livre le 20 et 21 mars 2011, quelques extraits à lire sur le site de l’Express par ici.

Vous pouvez réserver et commander le livre dès à présent par ici.

Le DVD sortira le 23 mars 2011 (15€) commandez-le dès maintenant par ici.

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Gasland

17 février 2011 41 commentaires

Gasland, un documentaire réalisé par Josh Fox en 2010.

Un film qui montre avec force une réalité dont on a peine à croire qu’elle n’est pas fiction tant elle glace le sang. Lorsqu’il devient possible avec un briquet de mettre le feu à son eau du robinet chargée de méthane, les limites du rationnel sont bel et bien franchies.

Cette réalité se joue de l’autre côté de l’Atlantique et a pour toile de fond l’exploitation du gaz de schiste . Un gaz prisonnier de la roche en sous-sol que les compagnies extraient à grands coups d’eau, de sable et de produits chimiques. Les impacts de cette activité sur les communautés locales et leur environnement s’avèrent dévastateurs : contamination des nappes phréatiques , conséquences sur la santé , destruction des cadres de vie , etc. Nous sommes loin de l’eldorado dans ces états américains où des foyers, souvent modestes et isolés, en subissent les effets. Donner ainsi une voix aux victimes du gaz de schiste n’est pas le moindre des bénéfices du film.

Alors qu’il est question en France d’introduire cette « technologie », un tel documentaire fait œuvre d’utilité publique. Par un retour d’expérience que l’on ne souhaiterait jamais connaître, Gasland témoigne du prix élevé à payer pour une hypothétique indépendance énergétique visée par l’exploitation de ce gaz, outre l’existence des alternatives renouvelables.

Ce documentaire a valu à Josh Fox d’être classé comme « terroriste »  et d’être ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (ministère de l’Intérieur américain) [1].
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Pétition en ligne – Gaz de schiste : non merci !
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Revue de presse sur le gaz de schiste :

(je me suis permis de diffuser le doc car déjà en ligne chez Veoh, TagTélé, RuTube, … etc)

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Les insurgés de la terre

12 février 2011 11 commentaires

Un film documentaire réalisé par Philippe Borel en 2010.
Produit par Woods TV / Dissidents et diffusé par Arte.

(La version diffusée était de 53 minutes, j’ai retrouvé la version longue de 66 minutes)

Pour protéger la planète, certains militants écologistes vont très loin dans leur engagement.
Mais leurs actions radicales servent de prétexte pour criminaliser la désobéissance civile.

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.

Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

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Solutions locales pour un désordre global

19 octobre 2010 7 commentaires

Enfin retrouvé sur le net ce documentaire réalisé en 2010 par Coline Serreau (1h53). A voir absolument !

Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.

Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.

Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons. Oui, des solutions locales et des alternatives concrètes pour un meilleur partage des avoirs et des savoirs existent.

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » ( Coline Serreau)

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Un site internet est dédié au film, pour apprendre plus et agir… c’est par .

La qualité n’est pas terrible sur le net, procurez-vous le DVD (20€), par ici.

Cinéaste à succès, Coline Serreau s’engage depuis toujours pour un monde plus juste et plus humain. La réalisatrice a démarré sa carrière en 1976 par un documentaire féministe et ponctue depuis sa filmographie de productions militantes. Loin d’un effet de mode, l’environnement, l’écologie et la décroissance constituent les fondements de sa personnalité et de son discours. En 1996, Coline Serreau nous invitait déjà à une réflexion écologique et sociale avec « La Belle Verte » pour dénoncer les méfaits d’une société de consommation délirante. La réalisatrice a entamé depuis une profonde réflexion sur la façon même d’exercer son travail. « Solutions locales pour un désordre global » film documentaire écologiste et engagé, est l’un des aboutissements artistiques et intellectuels de son parcours de cinéaste.

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