The Tree of Colonial Oppression

« Honouring Indigenous Women: Hearts of Nations » (Volume 1) est un livret publié par le Mouvement de solidarité des peuples autochtones d’Ottawa. Cela fait partie de leurs efforts continus pour soutenir les femmes autochtones de Turtle Island (terme utilisé par de nombreux Amérindiens et membres des Premières nations et par des militants des droits autochtones pour désigner l’Amérique du Nord) et leur lutte pour la libération.

« Nous, le Mouvement de solidarité des peuples autochtones d’Ottawa, reconnaissons notre histoire commune de colonisation avec tous les peuples autochtones et les diverses formes de violence contre eux, en particulier contre les femmes autochtones. Nous reconnaissons en outre l’énorme force des femmes autochtones dans la reconquête de leurs rôles et responsabilités distincts dans nos sociétés, et les rôles cruciaux qu’elles jouent dans la survie et l’évolution de notre espèce. »

Oppression Tree

« Cette publication comprend cinq sections : Lutte, Résistance, Pouvoir, Libération et Soyez solidaire. Dans chaque section, nous nous efforçons d’utiliser différentes formes d’expressions créatives, principalement des femmes autochtones, pour attirer l’attention sur leurs réalités vécues. Nous reconnaissons la diversité des cultures autochtones et la multitude de femmes autochtones douées qui ont exprimé publiquement leurs expériences à travers diverses formes d’art. Le travail présenté ici n’est qu’un simple aperçu et ne peut pas représenter pleinement les voix de toutes les femmes autochtones. »

« À travers cette publication, nous visons à augmenter la voix des femmes autochtones dans l’un des nombreux efforts pour briser le silence entourant la violence systémique perpétuée par le colonialisme. Il s’agit d’un acte de solidarité, destiné à encourager d’autres actes de solidarité tout en jetant des ponts entre diverses communautés et en fournissant une éducation à la culture dominante et aux nouveaux arrivants sur le génocide des nations autochtones. » Lire la suite

Gerlac de Houthem

Gerlac était un soldat, officier de l’empereur germanique, licencieux et plus ou moins brigand. Il était marié, et, à la mort de sa femme, il devint un chrétien particulièrement pieux, allant en pèlerinage à Rome d’abord, où il fit une confession générale de ses péchés au Pape Eugène III puis à Jérusalem où ce dernier l’envoya afin d’y soigner les malades, ce qu’il fit pendant sept ans.

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À son retour en Hollande, il fit don aux pauvres de tout ce qu’il possédait, et s’isola dans un chêne creux en guise d’ermitage, près de Houthem. Là, il se nourrissait de pain mêlé à de la cendre, et allait tous les jours en pèlerinage à Maastricht, à la basilique Saint-Servais.

Des moines voisins souhaitaient le voir intégrer leur monastère, d’autant plus qu’ils étaient persuadés que Gerlac était très riche, et cachait son trésor justement dans le creux de l’arbre où il vivait. L’évêque du lieu ordonna donc que le chêne soit abattu. Quand il s’aperçut qu’il n’y avait pas de trésor caché, il ordonna que l’arbre soit débité en planches et qu’il soit construit avec un nouvel ermitage pour Gerlac.
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Texte et illustrations : Wikipédia, l’encyclopédie libre que chacun peut améliorer.

The Tree of Death

Cette lithographie, publiée par Nathaniel Currier de l’emblématique imprimerie Currier & Ives, classe les principaux péchés en trois branches principales.

« The Tree of Death. The Sinner » (« L’arbre de la mort. Le pêcheur. »), publiée en 1845 par Nathaniel Currier. Lithographie coloriée à la main, offerte au musée par Clements C. Fry en 1955.

Conservée au Brittish Museum de Londres. CC BY-NC-SA 4.0

L’arbre dans le processus alchimique

Le manuscrit de Ripley est un parchemin extraordinaire de 6 mètres de long, qui décrit comment fabriquer la mythique pierre philosophale. Ce manuscrit renferme de nombreux symboles mystiques. La signification précise des icônes alchimiques n’est pas tout à fait connue, et il ne fait aucun doute que certaines de ces imageries sont délibérément mystérieuses.

Une arche surmontée de flammes jaillit des branches d’un arbre à feuilles d’or. Sous les branches se distinguent un soleil avec des plumes dans sa bouche et une lune avec des plumes à côté. Ils flanquent une silhouette de lézard à tête humaine qui pend des branches de l’arbre et tend la main à un garçon assis dans une auréole au sommet d’une vigne qui serpente autour du tronc d’arbre. La vigne est tenue par un homme et une femme nus, qui se tiennent à côté de l’arbre dans un bassin à tourelle à six côtés, chaque tourelle portant un alchimiste tenant un flacon en verre.

Georges Ripley, rouleau manuscrit alchimique, Angleterre, 1624.

Aujourd’hui, 23 rouleaux manuscrits attribués à Georges Ripley sont connus au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les illustrations de ces manuscrits sont similaires, avec des variations pour quelques exemplaires. Celui-ci est l’unique exemplaire privé connu, vendu par Christie’s pour 584,750 £ [1][2].

L’arbre inversé en Islam

Des illustrations inédites de l’arbre Thoubaa [1], représenté ici en arbre inversé.

Manuscrit turc T 464, folio 102r, 1798 – conservé à la Chester Beatty Library.


Manuscrit turc T 463, folio 98, 1798, conservé Chester Beatty Library.

Un grand merci aux équipes de la Chester Beatty Library pour leur enthousiasme et leur aide plus que précieuse.

Crédit Images: Chester Beatty. CC BY-NC 4.0

Le petit arbre cultuel de Manching

Deuxième découverte archéologique liée aux celtes et aux arbres présentée sur le blog [1]. Rassembler la documentation n’a pas été simple, et c’est grâce l’équipe de la bibliothèque universitaire de Toulouse que je peux (enfin) présenter cet arbre unique.
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Il m’est agréable de faire connaître l’extraordinaire découverte qui a été faite à Manching le 30 octobre 1984, au terme de six mois de fouille. […]

L’équipe du musée put alors démonter le bloc. Et ce sont les éléments suivants qui furent dégagés :

  • Un petit arbre comprenant un tronc et une branche rectilignes, l’un et l’autre couverts de feuilles, de bourgeons et de fruits fixés sur des tiges
  • Un ardillon de fer à tête bosselée dans laquelle est engagée une large rondelle plate bordée de quatre rivets à tête plate et disposés en carré ; plusieurs autres rivets.
  • Deux anneaux de bronze
  • Une attache en forme de pontet avec ses deux rivets de fixation, en bronze et à tête plate
  • Une grande et fine plaque de bois, très abîmée, recouverte d’une tôle d’or montrant les restes d’une ornementation au repoussé, vastes compositions circulaires entremêlées et comprenant elles-mêmes de nombreux cercles marqués d’une bosse centrale.

Le petit arbre reposait sur cette garniture d’or, exactement sous l’axe longitudinal de celle-ci ; tandis que les éléments de fer et de bronze se trouvaient groupes dans la partie supérieure de cette plaque. Si l’on met de côté ces dernières pièces qui se trouvaient associées (ardillon, rivets et attaches) et qui ont un rôle probablement fonctionnels, ce sont cette tôle d’or et le petit arbre qui apparaissent comme les éléments principaux de cette trouvaille.

Si la lecture de l’ornementation sur la tôle d’or nous a causé des difficultés dont certaines n’ont pu être tout à fait surmontées, notamment en ce qui concerne les grandes compositions à motifs circulaires déjà évoquées, cependant nos efforts ont permis une restitution que l’on peut maintenant décrire.

Il s’agit donc d’un petit arbre destiné aux activités cultuelles avec des feuilles, des fruits et des bourgeons disposés sur un tronc et un rameau. La hauteur conservée de cet arbre est de 70 cm et le diamètre du tronc comme du rameau de 15 mm. L’essence de  bois avec lequel ont été confectionné le tronc et le rameau n’a pu encore être déterminé. Ces deux éléments sont recouverts d’une feuille d’or. Celle-ci paraît être entièrement ornée de cercles à point médian. Lire la suite