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Archive for the ‘Revue de presse’ Category

Ce chef indien qui combat la déforestation au prix de sa vie

30 mars 2015 2 commentaires

« Ce chef indien qui combat la déforestation de l’Amazonie au prix de sa vie » @ Audrey Garric – Ecologie Blog Le Monde, 20 mars 2015.

En territoire Surui 1 - Thomas Pizer - Aquaverde

Comme le colibri qui, selon la légende amérindienne, cherchait à éteindre seul le feu d’un immense incendie de forêt en portant quelques gouttes d’eau dans son bec, face aux autres animaux impuissants et sceptiques, le chef indien Almir Narayamoga Suruí a choisi de « faire sa part ». Ce leader emblématique des Suruí, peuple de 1 400 âmes vivant dans un territoire très reculé de l’Etat brésilien du Rondônia, se bat inlassablement contre la déforestation qui ravage l’Amazonie, sa « Terre-Mère ».

Afin de « sauver la planète », tel que l’indique le titre de l’essai-manifeste qu’il vient de publier avec l’aide de l’écrivaine voyageuse Corine Sombrun ? Sans doute pas (il le reconnaît lui-même). Mais pour éviter la destruction d’une partie de la forêt et retrouver un équilibre naturel, oui. Un combat qui lui a valu de voir sa tête mise à prix à trois reprises, l’obligeant à se déplacer sous escorte policière.

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Dans ce récit captivant, rédigé comme une lettre ouverte à ses cinq enfants dans le cas où il serait assassiné, le chef, reconnaissable à son traditionnel cocar (coiffe) de plumes d’aigles, alterne entre son parcours personnel, l’histoire et les traditions de son peuple, et les initiatives concrètes pour générer des bénéfices de la forêt sans la détruire.

Pression de l’élevage et de l’agriculture intensifs

Car depuis un demi-siècle, près d’un cinquième de la forêt amazonienne, le poumon vert de la planète, a disparu, sous la pression de l’élevage et de l’agriculture intensifs ainsi que de la production de bois, entraînant 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’Etat de Rondônia, dans le nord-ouest du Brésil, est l’un des plus durement touchés, accusant une perte de 40 % de sa forêt primaire.

AMAZONIE,BRESIL DEFORESTATION...SUR LA TRANSAMAZONIENNE..... © MAGALI GIRARDIN

Un défrichement qui a forcé les Paiter Suruí les hommes vrais, nous »), dont le territoire s’étend sur 250 000 km², à sortir de leur isolement en 1969. Ce premier contact avec les Blancs – les iaraei, exploitants forestiers, prospecteurs ou colons – entraîne d’abord affrontements et épidémies, qui font passer la population autochtone de 5 000 à 240 individus. Puis, vient le temps des échanges, plus ou moins forcés. Leurs coutumes et rites ancestraux, menés par des chamanes qui dialoguent avec les esprits de la forêt, du ciel et de la rivière, s’en voient altérés. Et laissent place à un nouveau mode de vie, plus moderne, où la chasse, la pêche, la cueillette ou l’artisanat traditionnels ne suffisent plus.

Des GPS pour traquer les abattages clandestins

Face aux siens qui commencent à vendre leurs terres, Almir Narayamoga Suruí, nommé chef de clan (des Gameb) à 17 ans, puis de son peuple tout entier à 26, cherche un « modèle où la protection de l’environnement serait aussi liée au profit ». Il tente tout d’abord de renouer avec les traditions, en réapprenant aux Suruí à se dessiner des peintures rituelles sur le corps, en instaurant des cours de portugais et de tupi-mondé, la langue locale, ou encore en mettant en place un programme sanitaire pour faire reculer la mortalité.

Puis, alliant culture ancestrale et méthodes high-tech, le jeune chef, le seul parmi les siens à avoir obtenu un diplôme universitaire (en biologie), met sur pied un plan sur cinquante ans pour une gestion durable des ressources de la forêt : il instaure un moratoire sur l’exploitation forestière, plante 100 000 arbres et traque les abattages clandestins grâce à des GPS fournis par Google. « Je suis autant à l’aise avec un arc qu’un iPhone, un compte Twitter ou une page Facebook », affirme-t-il.

Mécanisme de compensation carbone Lire la suite…

Catégories :Revue de presse

Dossier : Les pièges verts de la biomasse

18 décembre 2014 2 commentaires

La baleine 178Un dossier sur la biomasse réalisé par Reporterre en partenariat avec Les Amis de la Terre. Il est publié dans Le Courrier de la baleine n°178.

  • Bon est le bois, mais à juste échelle – Hervé Kempf
  • Aspiré par des centrales géantes, le bois n’est plus écologique – Barnabé Binctin
  • La forêt n’est pas inépuisable – Sylvain Angerand
  • La méthanisation, une bonne solution menacée par le gigantisme
  • Jardiner la forêt plutôt que l’exploiter, pour arriver au bois bio

J’ai choisi de diffuser les trois premiers articles, la suite du numéro est disponible sur leur site internet et/ou en téléchargement en fin d’article.

Bon est le bois, mais à juste échelle

Ah, qu’il est difficile d’être écologiste ! A peine avancez-vous une solution pour répondre à la crise écologique que le capitalisme s’en empare, et la détourne au service de son système, aggravant encore le problème. La biomasse, qui désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique pouvant devenir source d’énergie par combustion, après méthanisation ou transformation chimique en est un bon exemple. Aujourd’hui l’une des principales énergies renouvelables, pourra-t-elle le rester longtemps si la pression qu’elle fait peser sur le bois-énergie se maintient ? Depuis longtemps, face à l’impasse énergétique, et parce que le vent et le soleil ne peuvent suffire à répondre à celle-ci, les écologistes rappellent l’importance du bois : il a été la source d’énergie essentielle de l’histoire de l’humanité, il pourrait le redevenir après la longue parenthèse des fossiles.

Mais à peine le message commençait-il à être entendu qu’il était transformé en un savant dispositif qui, à coup d’aides publiques, conduit à l’industrialisation des forêts, et à la mise en place d’immenses centrales de production d’électricité. Bilan en gaz à effet de serre : nul. Bilan en dividendes pour les grandes entreprises : excellent.

Quant à prendre en compte la forêt comme écosystème, jouant un rôle dans l’équilibre de la biosphère, quant à sentir la magie qu’exprime en silence cette compagne de toujours de l’humanité, il ne faut pas y penser. Elle est mise en coupe réglée, transformée en mètres cubes, en tonnes de CO2, en kilowatt, en euros.
Le même constat peut être fait pour la méthanisation, bonne idée transformée en monstre destructeur de l’agriculture paysanne, et pourrait être poursuivi pour toutes les énergies renouvelables.

Peut-on résister à cette folie ? Oui, bien sûr. Le point de départ est de se rappeler que la question écologique ne peut pas avoir une réponse seulement technique : elle appelle une analyse systémique, prenant en compte l’humain, la biosphère, l’ensemble des relations entre vivants dont l’économie n’est qu’un filtre réducteur. Et ce qui ressort du dossier réalisé en commun par les Amis de la Terre et Reporterre, c’est que nous pouvons nous chauffer de bon bois et de bonne biomasse, à condition d’être dans une logique de petite échelle et de relocalisation.

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Aspiré par des centrales géantes, le bois n’est plus écologique

Le développement de la filière bois-énergie sonnera-t-il la fin du bois comme énergie écologique ? Méga-unités de production, valorisation en électricité seule, agrocarburants, concentration industrielle et accaparement de terres, Reporterre présente les risques qui pèsent sur la filière.

La foret de demain  © Tommy - Les amis de la terre

De 14 % aujourd’hui à 32 % en 2030 : la loi de Transition énergétique veut donner aux énergies renouvelables une part importante dans le mix énergétique français. La première d’entre elles est le bois, qui a fourni en 2012 dix millions de tonnes équivalent pétrole sur les 22,4 de production primaire d’énergie renouvelable en France – soit le double de l’hydraulique, qui devance elle-même de loin le vent et le soleil.

L’enjeu du bois-énergie est donc majeur. Et depuis 2005, la Commission de régulation de l’énergie a mené quatre appels d’offre de projets de centrale de cogénération, valorisant simultanément le bois en chaleur et en électricité. En 2011, le dernier appel d’offre, dit « CRE 4 », a retenu quinze projets pour un total de 420 mégawatts (MW), marquant un changement d’échelle de la filière bois énergie, désormais orientée vers de plus grandes unités de production. Surtout, il ouvre la porte à des centrales uniquement électriques.

Prévue pour entrer en opération en 2015, la centrale de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, symbolise cette croissance industrielle. Ancienne centrale thermique à charbon, elle est reconvertie en plus grosse centrale biomasse de France, avec une puissance de 150 MW d’électricité, sans cogénération. Ce développement massif de la filière bois-énergie remet pourtant en cause les fondements-mêmes qui la justifiaient : le bois peut-il encore être considéré comme une énergie écologique ?

« Une forêt n’est pas un puits de pétrole »

Le postulat de départ est que, non seulement la ressource est renouvelable, mais qu’elle est abondante. Le dernier inventaire forestier réalisé par l’Institut géographique national estime ainsi que 30 % du territoire métropolitain est recouvert de forêt. Et la ressource croît : « La production biologique des forêts a augmenté depuis qu’on l’évalue », reconnaît Richard Fay, du collectif SOS Forêt.

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La lutte contre la déforestation éclipsée au sommet de Durban

16 décembre 2011 4 commentaires

Les représentants de 190 pays se sont entendus à Durban, en vue d’un accord global en 2015 sur la réduction des gaz à effet de serre, ainsi que sur la poursuite, au-delà de 2012, du protocole de Kyoto, traité emblématique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L’entente vise aussi la mise en place d’un Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique.
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Où en est-on..?

Revue de presse choisie.
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« COP 17 enregistre un accord à minima, y’aurait il un manque d’ambition politique ? » © Jean-Charles Batenbaum, Actualité News Environnement 14 décembre 2011.

Après deux semaines de négociation dont une session nocturne, COP17, la 17ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et la réunion des parties du protocole de Kyoto se sont achevées ce dimanche 11 décembre 2011 au matin, à Durban.

Pour les participants, cette conférence s’achève sur une note assez positive, avec un succès garantissant l’avenir du protocole de Kyoto. Bien que ceci n’est pas au gout de tout le monde.

COP17 a débouché sur des résultats quantifiables : une deuxième phase d’engagement au protocole de Kyoto est quasi-décidée, et un nouvel accord complet doit voir le jour d’ici 2015. C’est bien, mais c’est hélas trop peu face au défi climatique.

COP 17 enregistre un accord à minima, y’aurait il un manque d’ambition politique ?

Les parties se sont accordées sur un jeu de quatre textes qui consolident le système multilatéral et ouvrent la voie à un accord global réunissant l’ensemble des États, à savoir :

· Une décision de la conférence prévoit qu’une deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto s’ouvrira le 1er janvier 2013 pour une durée de 5 ans.
· La Plateforme de Durban adoptée en lien avec cette décision lance un processus pour développer un protocole, un autre instrument juridique ou un texte agréé doté de force juridique dans le cadre de la Convention applicable à toutes ses parties. Elle crée à cette fin un groupe de travail ad hoc dont les travaux engagés avant la mi-2012 devront s’achever au plus tard en 2015, pour prendre effet à compter de 2020. Ce processus ambitieux aura pour but de renforcer les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter efficacement l’augmentation de la température moyenne de notre planète. Il s’inspirera, entre autres, du prochain rapport du GIEC et des résultats de la revue de 2013-2015.
· L’accord atteint à Durban permet également la mise en œuvre des décisions prises à Cancun.
· En particulier, la conférence a donné le coup d’envoi de la mise en place du fonds vert pour le climat. Celui-ci contribuera d’ici 2020 à la mobilisation des 100 milliards de dollars par an promis par les pays développés pour aider les pays en développement dans leur action contre le changement climatique et ses effets.

La 17ème COP s’est conclu par un accord relativement peu ambitieux qui crée un Fond Vert pour le climat faiblement doté financièrement. D’autre part, les représentants des États ont reporté à plus tard toutes les décisions principales portant sur le Protocole de Kyoto ; pour finir un engagement ambigu a été pris afin de trouver en 2015 un accord juridiquement contraignant afin de limiter le réchauffement de la planète, peut on lire dans un communiqué de presse.

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Les gardiens verts de la planète

15 décembre 2011 14 commentaires

(With Deaths of Forests, a Loss of Key Climate Protectors © Justin Gillis, The New York Times 1er octobre 2011, la version traduite a été publiée par Le Figaro le 07 octobre 2011)

Sous l’effet du réchauffement, la mort des forêts semble s’accélérer.

Les arbres qui tapissent de nombreux versants des montagne de l’Ouest du Montana se parent de ce rouge orangé lumineux que prennent les forêts de feuillus au début de l’automne. Mais c’est une aberration.
Les feuilles de ces persistants devraient rester vertes – s’ils n’étaient pas victimes des coléoptères qui, autrefois, étaient décimés par les grands froids de l’hiver. Selon les scientifiques, c’est le réchauffement climatique qui empêche cette régulation naturelle.

Outre ces invasion d’insectes, les forêts du monde entier connaissent des sécheresses, des incendies, et autres menaces qui pourraient bien, eux aussi, être liés au changement climatique. Les experts tentent de comprendre la situation, pour mieux anticiper les risques d’aggravation. L’habitabilité future de notre planète, disent-ils, pourrait dépendre de leurs conclusions.
Les données précises que l’on vient d’obtenir montrent que les forêts ont ralenti le réchauffement mondial en absorbant plus d’un quart du dioxyde de carbone renvoyé dans l’air par l’homme. Les arbres sont donc de très bons puits de carbone pour les rejets de la flotte automobile mondiale.
Sans ce système d’élimination, le niveau de CO2 dans l’atmosphère augmenterait à un rythme nettement plus soutenu. Ce gaz emmagasine la chaleur du soleil et les émissions anthropiques provoquent le réchauffement de la planète. Mais certains scientifiques redoutent qu’avec l’accélération du phénomène, les arbres eux-mêmes ne pâtissent profondément des différents effets du changement climatique.
« Alors même que nous reconnaissons l’inestimable valeur potentielle des arbres et des forêts pour nous aider à gérer les excès de CO2 que nous produisons, nos futaies commencent à mourir », déplore Thomas Swetnam, dendrochronologue à l’université d’Arizona.
Si un nombre assez important d’arbres venaient à disparaitre, non seulement les forêts seraient incapables d’absorber le dioxyde de carbone, mais elles pourraient également flamber ou pourrir à un rythme tel qu’elles recracheraient des tonnes de ce gaz. Contribuant ainsi à accélérer le réchauffement climatique et à libérer encore un peu plus de CO2, stocké dans des lieux comme l’Arctique, où il fut un temps, il faisait très froid.

Des forêts en sursis sur une planète en surchauffe.

Les scientifiques ne se prononcent pas sur la probabilité de voir cette réaction en chaîne se produire. Selon Christopher Field, écologiste à la Carnegie Institution for Science, « le monde deviendrait très différent de celui que nous connaissons ».
Le point de non-retour n’a visiblement pas encore été franchi – et il ne le sera peut-être jamais. Malgré les aléas de ces dernières années, les forêts continuent d’absorber d’énormes quantités de CO2, certaines régions comme l’Est des États-Unis jouant un rôle essentiel pour piéger le gaz à l’échelle planétaire.
« Je pense que nous sommes dans une situation où les forces vitales et les forces mortifères sont plus prononcées et c’est le cas depuis un certain temps déjà», décrypte Olivier Phillips, éminent chercheur de l’université de Leeds, en Angleterre, et spécialiste des forêts tropicales. Les secondes sont plus voyantes mais pour l’instant, ce sont les premières qui l’emportent.
Les scientifiques admettent que leurs tentatives de modélisation pour prédire l’avenir des forêts sont encore très grossières. Certains de ces travaux affirment que le changement climatique pourrait entrainer la disparition d’étendues entières, comme l’Amazonie, quand d’autres montrent qu’elles résistent et continueront à servir de puits de carbone tout au long du XXIè siècle.
De nombreux scientifiques considèrent que la préservation de la santé de nos forêts exigera un ralentissement des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des pays se sont engagés dans ce sens dans un traité international signé en 1192, mais 20 ans de négociations n’auront débouché que sur de maigres progrès.
Les experts plaident, à court terme, pour des mesures plus modestes de protection des forêts. L’un des projets appelle les pays riches à donner de l’argent aux pays tropicaux pour arrêter la destruction de leurs immenses forêts, sacrifiées pour l’agriculture et l’abattage.
Mais la crise est passée par là et ce plan semble difficilement réalisable. Et alors que les solutions envisageables patinent, les signes annonciateurs de difficultés s’accumulent.
Bon nombre de scientifiques espéraient que le plus gros des dégâts ne se manifesteraient pas avant le mitan du siècle, pour qu’on ait le temps de savoir maitriser les émissions de gaz à effet de serre. Certains se disent choqués par ce qu’ils observent depuis quelques années.
« La superficie de zones actuellement en feu en Sibérie est tout simplement ahurissante, souligne le Dr Swetnam. Les énormes incendies qui ravagent le Sud-Ouest américain sont d’une gravité exceptionnelle, quand on se place sur une échelle de plusieurs milliers d’années. Si nous continuons à ce rythme jusqu’à la fin du siècle, la moitié, au bas mot, des arbres de la région va disparaitre. »

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L’argent ne se mange pas…

26 novembre 2011 10 commentaires

L’argent ne se mange pas © Janez Potočnik (Commissaire européen en charge de l’environnement), Revue du Programme des Nations Unies pour l’environnement – 09/2010.

« Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée et le dernier poisson péché, alors l’homme s’apercevra que l’argent ne se mange pas. »

La biodiversité est à la base de notre alimentation et nous protège contre les inondations, les tempêtes et les autres phénomènes naturels. La nature nous offre de l’eau potable, de l’air pur et des médicaments; et notre patrimoine naturel porte en lui un héritage inestimable de valeurs esthétiques, spirituelles et culturelles.

La recherche commence à montrer l’ampleur des pertes économiques cumulées résultant de l’appauvrissement de la biodiversité et de la dégradation des services écosystémiques. Chaque année, la perte de biodiversité coûte des milliards à l’économie mondiale, détruisant l’économie ainsi que les perspectives commerciales et les possibilités de lutte contre la pauvreté. Selon l’Étude internationale sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité, d’ici à 2050, ces pertes pourraient représenter l’équivalent de 7 % de la consommation annuelle mondiale.

Pourtant, le rapport de l’Étude destiné aux entreprises, publié le 13 juillet 2010, montre en quoi la biodiversité constitue une opportunité commerciale importante pour un marché valant entre 1 500 et 4 600 milliards d’euros d’ici à 2050. Il établit que la disparition des forêts fait perdre plus d’argent à l’économie mondiale que la crise financière actuelle. Le coût annuel des pertes de forêts se chiffre entre 2 400 et 6 000 milliards d’euros, estimation obtenue en additionnant la valeur des services que les forêts nous offrent, tels que l’approvisionnement en eau potable et l’absorption du dioxyde de carbone.

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