Chêne vert du Bois des Chambaudes (Charente-Maritime)

À l’automne, j’avais contacté un blogueur de l’île de Ré afin de retrouver la trace d’un chêne vert remarquable [1] présent dans l’ouvrage sur les arbres remarquables de Charente-Maritime. Enthousiaste, Richard avait accepté avec un vif plaisir de devenir reporter arboricole pour l’occasion. Aujourd’hui, il revient vers nous avec une découverte surprenante : une yeuse non encore répertoriée, située à moins d’un kilomètre à l’Ouest de la première.

Une yeuse qui s’épanouit sereinement au bord d’un petit sentier du Bois des Chambaudes.

« La circonférence du tronc est de 5,25 mètres avant la division. »

« Hauteur comprise entre 12 et 15 m – Diamètre port du feuillage : > à 20 m. »

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Le chêne vert de Bellegarde (Gard)

Aujourd’hui, accompagnons Francis dans le Gard, sur la commune de Bellegarde, petit village languedocien agréable entre Nîmes et Arles où il a passé une année. Il s’agit d’un chêne vert auquel il tient beaucoup, un arbre qui ne l’a pas laissé indifférent.

« Cet arbre je l’ai rencontré au hasard d’un chemin, en contre-bas de l’exploitation agricole dans laquelle je travaillais. Au départ j’étais venu rechercher un arbre majestueux que j’avais repéré sur une photographie vieille d’une trentaine d’années que ma colocataire m’avait montré. Il s’agissait d’un chêne vert où les gamins allaient s’amuser sur ses énormes charpentières, et au vu de sa dimension à cette époque (circonférence estimé entre 3m50 et 4m), je me suis dit qu’aujourd’hui, il méritait bien une petite visite de ma part. Seulement, aujourd’hui cet arbre n’est plus ! »

« Effectivement, arrivé sur les lieux je constatais la présence d’un énorme fût à terre rongé par le temps. Un voisin m’expliquait que ce dernier était tombé il y a quelques années de cela, mais rien n’était totalement perdu car il m’indiquait la présence d’autres chênes vert remarquables qui habitaient le petit bois. Je repartais un peu attristé de ma sinistre découverte, car ce chêne était vraisemblablement très imposant. »

« Le voisin ne m’avait pas menti, ce petit bois traversé par un sentier pédestre avait vraiment une atmosphère particulière, un endroit où l’on se sent bien, en harmonie avec les lieux. Après avoir parcouru une cinquantaine de mètres, un arbre resplendissant par sa ramure se présentait face à moi. Je n’étais pas au bout de mes peines, moi qui pensais avoir fait le plus dur, j’allais devoir affronter une armée de fragons, ronces et autres salsepareilles… »

« Après m’être frayé un chemin jusqu’à ses pieds, mon décamètre m’indiquait 3m35 de circonférence à 1m30 alors que sa hauteur avoisinait les 10-12m. Certes, ce chêne vert n’atteint pas l’âge ni les dimensions exceptionnelles du chêne de Poulx, à quelques kilomètres de là, mais celui-ci est néanmoins un très beau spécimen, son envergure m’a fascinée, ses charpentières s’étalent de tout son long et prend une place rayonnante dans le bois. »

Merci pour ce nouveau reportage provençal Francis ! Un chêne vert que tu avais évoqué lors de ta découverte du micocoulier de Bellegarde [1], s’il ne peut rivaliser avec le doyen de Poulx [2] il n’en demeure pas moins un digne représentant de l’espèce, j’aime beaucoup sa situation dans ce petit bois et j’imagine sans peine ta joie lorsqu’il t’est enfin apparu !

Le vieux chêne vert de Rivedoux (Charente-Maritime)

Parfois les jours où je m’ennuie, je m’empare d’un livre sur les arbres remarquables d’un département, puis je fouille sur le net à la recherche d’un correspondant local qui pourrait nous faire parvenir des photos & mesures récentes d’un arbre décrit.

Et ces jours-ci, je me suis perdu dans l’ouvrage sur les arbres remarquables de la Charente-Maritime [1], un livre qui décrit l’inventaire réalisé entre 1995-1998. Autant dire que les données sont un peu vieilles, surtout que plusieurs grosses tempêtes sont passées violemment sur ce département, alors qu’en est-il des quelques vénérables présentés ?

Une miniature présente un vieux chêne vert en bord de route à Rivedoux, en arpentant la toile je découvre un blog tenu sur l’île de Ré à Rivedoux même, contacté – l’auteur a accepté avec le plus vif plaisir de photographier et de mesurer cet arbre qu’il connait bien.

« Je vois bien cet arbre dont vous voulez parler. J’habite à deux pas. Pour la petite histoire, par mon action alors que j’étais président de Rivedoux-Environnement, j’ai contraint la commune à classer l’ensemble de ce bois de chênes verts en espace boisé classé au titre du code de l’urbanisme. Ceci a eu pour effet de s’opposer à son lotissement. »

Circonférences : tronc principal : 5,40 m / fût de gauche : 3,45 m / fût de droite : 2,40 m.

« De mémoire d’anciens, il a toujours été là, leurs grands-pères grimpaient déjà dedans. »

Merci d’avoir accepté de devenir reporter arboricole Richard. Il s’agit d’un très beau chêne vert et apparemment en bon état sanitaire ; avec son tronc se divisant en deux fûts, il me rappelle un peu le chêne de Poulx [2], bien plus jeune que son aîné provençal, et pourtant cet arbre séculaire est sans nul doute le doyen de l’île de Ré, souhaitons lui longue vie !

C’est quand même incroyable que le hasard m’ait conduit jusqu’à toi, qui a tant œuvré par le passé à la protection de ce chêne vert, merci pour ton dévouement et ta pugnacité.

Visitez donc son blog et partez à la découverte de l’île de Ré, c’est par ici.
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Un bois de chênes verts qui a peut-être inspiré Pierre Loti ? Lire la suite

Le chêne vert de François 1er, Cherves-Richemont (Charente)

Après nous avoir présenté l’if de Neuvicq-le-Château [1] et le cèdre de Ballans [2], Fabien me l’avait assuré : dès qu’il croiserait un arbre remarquable sur sa route, il penserait au blog.

C’est au cœur du Conservatoire du Vignoble Charentais à Cherves-Richemont que se tient un chêne vert somptueux, c’est d’ailleurs autour de lui que s’est construite cette aire de préservation des vieux cépages charentais, avec de riches collections ampélographiques.

Un chêne qui aurait été planté sous le règne de François 1er, un âge supposé de 4 siècles pour cette yeuse qui a perdu des branches secondaires lors de la tempête de décembre 99.

Une circonférence de 5 mètres à 1,30m pour une hauteur de 17 mètres.

Merci pour la découverte de ce fabuleux chêne vert charentais Fabien. Un très bel arbre qui, malgré les outrages subits lors de la tempête, se montre encore comme un noble doyen, avec un tronc puissant et une superbe allure.

Fabien écrit un blog consacré à ce coin de Charente, faites donc un tour, c’est par ici.

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Quelques arbres du Jardin des Plantes de Coutances (Manche)

Sébastien s’est rendu la semaine dernière au Jardin des Plantes de Coutances,

il s’agit d’un parc bien aménagé, agréable et très intéressant pour tout chercheur d’arbres. Impossible de tout présenter, voici quelques spécimens qui se sont distingués à ses yeux.

  • Le parc abrite deux chênes verts :

« Le plus gros chêne vert du Parc avec une circonférence de 4,23m à 1,30m. »

« L’autre est plus petit mais de dimension respectable : circonférence de 3,65m à 1,30 m. » Lire la suite

Séquoias géants de Thouarcé (Maine-et-Loire)

(Un article de Gilougarou, l’arpenteur des bois)

Le village de Thouarcé nous avait déjà livré deux chênes imposants lors de mon premier article pour krapo [1], mais il n’est pas nécessaire d’aller se perdre en haut du coteau pour trouver de gros arbres. En plein cœur du village et en bordure du Layon, siègent deux séquoias dont les dimensions supplantent largement nos quercus.

Le premier, et le plus remarquable, se dresse fièrement au milieu de la place principale du village juste devant le centre social de Neufbourg. Ses dimensions sont impressionnantes pour un séquoia français. Sa circonférence à 1m30 atteint 6m90. Sa hauteur frise les 30 mètres et elle pourrait encore être supérieure vu que sa tête est bifide [2] ce qui indique un étêtage il y a une bonne vingtaine d’année. (clic les photos)

J’ai cherché à me renseigner sur son histoire et les services municipaux mon orienté vers un ancien du village qui m’a indiqué : “que les raisons de sa plantations se sont malheureusement perdues, mais que son âge serait compris entre 150 et 180 ans”. Les séquoias ont été introduits pour la première fois en France dans les années 1850, ce qui nous indiquerait un âge de 160 ans au maximum pour cet arbre en admettant qu’il fasse partie des tous premiers à avoir été semé. Lire la suite

Vénérable chêne vert de Poulx (Gard)

Le hasard n’existe pas ! A la fin de l’été rencontre avec Yves Maccagno qui est en charge de l’inventaire des arbres remarquables pour le département du Gard ; dans le même temps Francis s’expatrie de sa Moselle pour du boulot dans le Gard ; et enfin Robert qui nous avait fait découvrir l’allée des géants [1] m’envoie des photos d’un vieux chêne vert dans le Sud de la France…

A proximité du village de Poulx, sur le Camp de Garrigues, se trouve un des plus vieux chênes vert de France. Installé sur une propriété devenue un terrain militaire depuis la 2è guerre mondiale, cet arbre est dit “millénaire” dans le pays, mais aujourd’hui malade et amputée du tiers de sa frondaison, cette yeuse semble arriver à la fin du voyage. (clic les photos)

“Effectivement en très mauvais état, mais toute sa structure est encore conservé et témoigne de l’ampleur de sa ramure passée ! C’est soit deux chênes qui ce sont unis l’un l’autre, soit une cépée de plusieurs troncs organisées en deux bouquets principaux composés de trois cépées chacun. Le premier fait 3m57 à 70cm de hauteur et le second 5m90 à 50cm.”

Les années auront eu raison de ce chêne, mais les hommes auront aussi participé à son déclin… Il a souffert du piétinement résultant de la fréquentation du site par des pique-niqueurs du dimanche (les racines n’apprécient pas le tassement de la terre). Par la suite, une ancienne municipalité dans les années 80, laissait évacuer tous les 4 ans les effluents d’un bassin de lagunage sur cet arbre. beaucoup d’appels furent lancés à l’époque, mais en vain. Il est maintenant ceint d’une clôture légère d’une vingtaine de mètres de diamètre.

Localisation chêne de Poulx (clic pour agrandir) Merci pour la découverte de ce vénérable chêne vert Robert et Yves, et merci à toi Francis pour les mesures de circonférence. Ça me plaît qu’une chaîne se soit formée pour réunir toutes les infos sur cet arbre. Je n’en reviens toujours pas, les années 80 auront vraiment été terribles pour nos arbres. Cette yeuse est séculaire, un véritable monument historique… Alors comment a-t-on pu laisser faire ? Ci-dessous l’évolution depuis 1937 :

Ci-dessous un article paru dans le Midi Libre, novembre 2009 : Lire la suite