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Archive for the ‘Châtaigniers vénérables’ Category

Le Roi Châtaignier de La Chapelle-Bertrand (Deux-Sèvres)

17 décembre 2011 23 commentaires

Encore une découverte hallucinante de Yanick en Deux-Sèvres…

« Maintenant que les trois Rois de Saurais se sont révélés [1], et que l’énigme de leur nom a été déchiffrée par Sisley, chacun se demande si Charles, César et David seront accompagnés par Alexandre et former ce beau carré de Rois tant attendu. »

« Et bien oui évidemment, sinon j’aurai choisi le nom des Rois mages. Si j’ai choisi de le présenter séparément, c’est que bien qu’il ne soit pas très loin des trois premiers (200 mètres), il ne se trouve pas sur la même commune. Il y a aussi le fait que je l’ai découvert moi-même en compagnie de Yann. »

« C’est vrai qu’en voyant les premiers, je me suis dit que comme bien souvent (comme les champignons), quand il y a du gros dans un coin, il y en a souvent d’autres pas bien loin. »

« Comme j’avais un peu de temps devant moi, j’ai enjambé des clôtures barbelés, histoire de jeter un coup d’œil dans les environs. Il ne m’a pas fallu longtemps pour apercevoir en bord de prairie une grosse masse sombre un peu plus importante que les autres. »

« Et là, (restons dans notre jeu de cartes) bonne pioche ! Notre Alexandre, courtaud mais trapu, le ventre creux et tout éclaté se dressait tout fier et bien en vie devant nous. Je me suis dis, mais c’est pas possible dans quel pays sommes-nous tombés ? Car le gaillard à vu d’œil ne paraissait guère moins gros que ses comparses. Je déroulais alors le double décamètre qui pour le coup commençait à se mettre à fumer. Si, si, je vous jure ! J’en croyais pas mes yeux, une circonférence au plus creux (environ 20cm de haut) de 9,60m ! »

« Bon je me suis dit pour porter un nom de Roi c’est un minimum ! Me reste plus qu’a trouver les Dames et les Valets. Pour le carré d’as, faut peut-être pas trop rêver. »

Le trio des Rois de Saurais m’avait laissé sans voix lorsque je les avais découvert en photos, cet alignement de vieux châtaigniers est vraiment fantastique. Et là, tu nous déniches un autre colosse à moins de 200 mètres… Merci pour ce nouveau reportage Yanick !

Quelle joie d’ouvrir quotidiennement le courrier et d’y trouver de tels trésors !

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Châtaignier de Kerascouët, Saint-Jean-Brevelay (Morbihan)

7 octobre 2011 6 commentaires

Continuons la découverte du Morbihan en compagnie de Yannick [1][2]…

« Ce châtaignier est l’arbre des bonnes surprises, la première, fut celle de sa « découverte » (en 2001 me semble-t-il). En effet, je revenais de voir l’if de la chapelle Saint Nicolas situé à deux pas de Kerascouët, quand mon regard a été attiré par une masse dissimulée au pignon d’une maison. J’ai été très surpris de découvrir cet arbre aux dimensions plus que respectables et qui n’était pas encore répertorié… »

« Je me suis décidé, il y a quelques jours à aller lui rendre visite, mais sans grand espoir de faire des photos convenables, car j’avais souvenir que son tronc était couvert de rejets, et d’autre part je craignais pour sa santé. »

« Et là nouvelle bonne surprise, ce châtaignier fait preuve d’une insolente vitalité, ce qui contraste beaucoup avec ses congénères bretons qui, malheureusement, dépérissent à vue d’œil à cause des maladies (encre et chancre) et du manque d’eau. Lui s’est embelli, son houppier s’est développé, ce qui limite le nombre de rejets à sa base, mettant ainsi son tronc en valeur, tronc qui est constitué d’un amalgame d’axes plus ou moins vieux, et qui a une circonférence d’environ dix mètres (à 1m). »

« La hauteur est de 13 mètres, et son diamètre de 16 m. J’espère qu’il va continuer à prospérer, et que le voisinage de la maison ne lui portera pas préjudice. »

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Le châtaignier de l’Eraudière, Nantes (Loire-Atlantique)

24 septembre 2011 23 commentaires

Non loin du centre de la ville de Nantes existe un très vieux châtaignier, un arbre paysan rattrapé par l’urbanisation dans les dernières décennies. Mais bien qu’il soit installé dans une zone densément peuplée, impossible de trouver un reporter. Et au printemps le hasard des visites sur le blog m’a fait entrer en contact avec une guide interprète de cette cité, enthousiaste elle a accepté avec un vif plaisir d’aller rendre une visite à ce patriarche.

Jadis situé dans le jardin du château du même nom, ce spécimen est remarquable par bien des aspects. Considéré comme le doyen du département, la tradition populaire le dit millénaire en annonçant une plantation en l’an 756… Mais le service des espaces verts et de l’environnement de la Ville de Nantes évalue son âge aux alentours de 800 ans [1].

Son énorme tronc en spirale atteint plus de dix mètres de circonférence pour dix mètres de hauteur et seize d’envergure. C’est donc un arbre massif, plus large que haut, qui nourrissait autrefois les fermiers du château et continue de produire des fruits.

Pour assurer à ce noble vieillard urbanisé malgré lui une existence plus tranquille, il est entouré d’un périmètre clos par des barrières, afin d’éviter les piétinements excessifs.

Pour le service des espaces verts, ce châtaignier exceptionnel, après avoir subi des soins importants au moment de sa découverte par les botanistes, demande aujourd’hui peu d’entretien : une surveillance par rapport aux aléas du temps, aux champignons. Aucun apport d’engrais ni d’eau ni de désherbant.

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Les Trois Rois Châtaigniers de Saurais (Deux-Sèvres)

21 juin 2011 45 commentaires

Il y a peu, j’ai transmis le mail de Yanick à Joseph car il souhaitait envoyer un deux-sévrien en reportage auprès de châtaigniers au diamètre impressionnant dans la région de Parthenay.

Mais j’étais bien loin d’imaginer de tels phénomènes…

« Jeudi dernier en ouvrant ma boite mail, je trouvais un message de Joseph Chauveau. Bien que le nom me paraisse tout de suite familier, je ne me suis pas souvenu immédiatement de qui il s’agissait. En ouvrant le message, je vis tout de suite qu’il y avait un rapport avec les arbres, car il était accompagné d’une photo plutôt parlante [1]. »

Bonjour,

Je suis l’auteur-éditeur du livre « Arbres & Lieux de Poitou, Charentes et Vendée » [2][3] et occasionnellement visiteur du site Krapo arboricole.

Je voulais te signaler un site deux-sévrien où subsistent quelques châtaigniers. J’ai signalé leur présence à Prom’Haies et j’ai aussi écrit à la commune de la Chapelle-Bertrand et au bureau d’étude qui s’occupe de la mise en place de la « Carte Communale » pour que ces arbres soient protégés par ce document.

En pièce jointe une photo prise l’an dernier, ne pas oublier de prendre sa chaine d’arpenteur pour mesurer les circonférences au contour incertain.

Cordialement. Joseph Chauveau – http://leblogdejoseph.blogspot.com/

« Là , Joseph ne m’était plus inconnu, puisque je connaissait bien son livre et son site et qu’il nous avait déjà gratifié d’un bel article sur le Krapo arboricole [4]. Ne nous étant jamais rencontrés et n’ayant jamais eu aucun contact, je répondais immédiatement à Joseph pour le remercier de cette information, et dès le soir-même, prenais la direction de La Chapelle-Bertrand, tant cette photo me laissait présager le meilleur. »

« Je n’eu aucun mal à trouver, les indications étaient bien détaillées. En fait les arbres se trouvent sur la commune de Saurais, rue des châtaigniers, juste en limite de La Chapelle-Bertrand. Me retrouvant face à ces trois Rois anciens, je compris tout de suite que mon double décamètre allait chauffer. Je ne vous fais pas plus patienter, voici les mensurations du plus petit au plus gros, qui sont respectivement pour vous y retrouver : du plus grand au moins haut. Les circonférences sont prises à une hauteur de 1,30m. »

«  11,32m (Charles) – 9,26m (César) et pour le dernier 7,55m (David). »

Le Roi Charles…


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Vénérable châtaignier champêtre, Dompierre-sur-Besbre (Allier)

13 juin 2011 10 commentaires

Et hop, on repart pour de nouvelles aventures arboricoles en Allier avec Gilles [1][2][3][4].

« Celui-là, ça fait plus de sept ans que je l’ai repéré. Cela remonte à l’époque où j’habitais dans l’Ain. Pour m’y rendre, j’empruntais la N79, route hyper fréquentée par des tonnes de camions et dangereuse. J’ai très vite remarqué cette masse importante qui siégeait au beau milieu d’un champ de culture intensive. À l’époque, je ne courrais pas encore les arbres remarquables et il m’avait semblé que c’était le plus gros châtaignier que j’avais jamais vu. Je n’ai d’ailleurs depuis trouvé qu’un seul arbre de son espèce qui fût plus imposant [5]. »

« Malheureusement pour moi, l’accès à cet arbre est loin d’être direct malgré son implantation qui le rend très visible depuis la nationale et ce dans les deux sens. J’ai donc dû attendre pour enfin trouver un créneau temporel et m’y rendre. »

« C’est chose faite ! De loin, on n’aperçoit qu’un buisson d’une grosse quinzaine de mètres d’envergure pour à peu près douze mètres de hauteur, à comparer avec les semi-remorques [6]. Et mis à part un ou deux cerisiers, l’intégralité du bosquet est constitué du châtaignier en lui-même et de ses nombreux rejets qui l’encerclent intégralement. »

« Le plus important d’entre eux mesure 1m60 de circonférence à 1m30 du sol. »

« L’arbre en lui-même est bien caché au milieu de sa forêt de rejetons et il se dirige lentement mais surement vers son crépuscule. Pour autant, son tronc en partie desséché a gardé toute sa force. En effet, une fois que l’on a pénétré sous le feuillage périphérique, on comprend que l’on est en présence d’un colosse hors d’âge. »

« Sa circonférence minimale, je l’ai trouvée à environ 1m50 du sol, c’est-à-dire à environ 1m au-dessus de l’empattement de sa souche et elle est de 8m90 ! »

« Je parle de la souche, car ce renflement qui entoure tout l’arbre et duquel jaillissent tant de rejets vigoureux possède un diamètre de plus de 6m ! Ainsi, pour mesurer l’arbre, faut-il en quelque sorte monter dessus ! »

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