À propos des solstices

13 décembre 2017 1 commentaire

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Les Solstices d’été et d’hiver marquent l’axe vertical du monde, les deux extrêmes de la course du soleil. Par analogie, l’axe vertical devient alors « l’arbre du monde » reliant le haut et le bas, porteur de vie, de durée et de sagesse.

Et l’on sait aussi que symétriquement, les racines de l’arbre imagent les origines de l’homme, son passé et son devenir.

Il suffit alors d’associer ces symbolismes à la « roue du temps » pour relier l’homme au Cosmos.

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Catégories :Illustrations

Histoires d’arbres

5 décembre 2017 7 commentaires

Symboles de sagesse, de longévité, d’hardiesse ou de sérénité, les arbres tiennent une place centrale dans la culture des hommes. A travers tous les continents, ils sont à la fois des repères dans le temps, des témoins de la vie collective, des sources de spiritualité ou simplement des rencontres esthétiques.

Une série de dix documentaires à (re)voir sur Arte jusqu’au début du mois de janvier 2018 [lien].

  • Histoires d’arbres : les vénérables
  • Histoires  d’arbres : les immortels

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Pas de fin heureuse pour la déforestation illégale …

29 novembre 2017 1 commentaire

Réalisé pour une grande ONG qui s’était refusée à le diffuser, un film sensibilisant à la déforestation illégale refait soudainement surface sur les réseaux.

« La déforestation n’aura pas de fin heureuse » : tel était le message de la campagne réalisée par Louis Thomas il y a de ça  un an et demi, époque où l’adaptation en film du Livre de la Jungle était  en préparation, époque surtout où de nombreuses forêts indonesiennes se faisaient ravager au profit de l’extraction de l’huile de palme.

Craignant que Disney ne la poursuive pour atteinte aux droits d’auteurs (le film transpose les personnages du dessin animé à nos modes de vie hyper-mondialisés et néfastes pour la planète), l’ONG qui avait initialement commandé le film s’était finalement rétractée.

Surfant sur la COP23 qui débutait le 6 novembre 2017 dernier, le réalisateur a malgré tout décidé de poster la vidéo sur sa page Facebook, non sans une pointe d’amertume :

“Le client qui a passé commande de ce projet refuse de le montrer (…) il s’agit d’une ONG très connue qui, sous prétexte de dire que “c’est une bonne cause et cela vous fera une grande visibilité”, a fait travailler à très bas salaire toute une équipe durant 1 mois environ, weekends compris et parfois nuits comprises… Utiliser des personnages du Livre de la Jungle était leur idée, mais ils refusent de diffuser le film par peur d’une mauvaise réaction de Disney. Je ne vois pas pourquoi Disney réagirait mal à une cause si importante, la qualité du travail des animateurs et le “scénario” rendants au contraire hommage au film original.”

Catégories :Déforestation

Préjudice écologique : les arbres doivent-ils pouvoir plaider ?

21 novembre 2017 5 commentaires

« Préjudice écologique : les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? » Bastamag – Catherine Larrere – 20 Novembre 2017.

En France, le préjudice écologique est reconnu. La Charte mondiale de la nature affirme que « toute forme de vie est unique et mérite d’être respectée ». La Nouvelle-Zélande a reconnu la personnalité juridique d’un fleuve protégé par les Maoris. La Bolivie a adopté une « Loi sur les droits de la Terre-Mère »… Dans ces conditions, « Les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? ».

C’est ce que se demandait déjà un juriste états-unien, Christopher Stone, en 1972, dans un texte qui a contribué de façon décisive à la prise de conscience de la valeur de la nature face aux prédations économiques. Ce texte vient d’être publié pour la première fois en français par les éditions du Passager clandestin. Basta ! vous propose un extrait de la préface de la philosophe Catherine Larrère de cette première édition française.

Le 15 mars 2017, le parlement néo-zélandais a accordé le statut de personne juridique au fleuve Whanganui, qui se trouve sur le territoire d’une communauté maori, désignée comme son représentant légal. Dans la foulée, le 20 mars 2017, la haute cour de l’État himalayen de l’Uttarakhand, en Inde, a décrété que le Gange et la Yamuna, où les hindous pratiquent des ablutions, seraient désormais considérés comme des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » et les droits correspondants.

Ces décisions ont montré l’actualité de « Les Arbres doivent-ils pouvoir plaider », cet article d’un professeur de droit de l’Université de Californie du Sud, Christopher Stone, qui, dès 1972, avait proposé de faire de la nature un sujet de droit, en donnant à des entités naturelles – en l’occurrence des arbres – la possibilité de plaider en justice par l’intermédiaire de représentants. L’article, s’il a paru scandaleux à certains, a cependant eu un retentissement durable.

En 1971, l’affaire fondatrice de Walt Disney contre les séquoias

À la fin des années 1960, la société Walt Disney projeta d’installer une station de sports d’hiver dans une vallée de Californie du Sud, nommée Mineral King et célèbre pour ses séquoias. Le Sierra Club, association de protection de la nature fondée à la fin du XIXème siècle par l’écrivain John Muir s’opposa au projet et engagea une action en justice. En septembre 1970, la cour d’appel de Californie rejeta la demande du Sierra Club au motif qu’il n’avait pas d’intérêt à agir : il ne pouvait pas arguer d’un préjudice personnel. L’affaire devait venir en délibéré devant la Cour suprême des États-Unis à la fin 1971.

C’est là qu’intervient l’idée de Stone : sans doute les membres du Sierra Club ne sont-ils pas personnellement atteints par le projet de Walt Disney. Mais les arbres, eux, sont menacés de disparaître. Si leur cause pouvait être personnellement plaidée par un représentant désigné, ils pourraient avoir gain de cause, et le projet serait rejeté. L’article, montrant que cette idée était cohérente et pouvait être mise en oeuvre, fut rapidement écrit et accepté par la Southern California Law Review à temps pour que les juges de la Cour suprême puissent en avoir connaissance avant même sa publication en 1972.

L’appel du Sierra Club fut finalement rejeté (par quatre voix et deux abstentions), mais une minorité de trois juges fut d’avis contraire et, parmi ceux-ci, le juge Douglas, défenseur connu de la protection de la nature, se rallia aux arguments de Stone qu’il cita dans son opinion dissidente. L’affaire, disait-il, au lieu d’être désignée comme Sierra Club v. Morton (Morton était le secrétaire d’État à l’Intérieur de l’époque), devrait être rebaptisée « Mineral King v. Morton », ce qui reviendrait à conférer aux objets environnementaux un droit d’agir en justice pour leur propre compte. Pourquoi, continuait-il, ne pas ouvrir les tribunaux états-uniens aux « rivières, aux lacs, aux estuaires, aux plages, aux crêtes montagneuses, aux bosquets d’arbres, aux marais et même à l’air » ?

S’ils perdirent cette fois là, ceux qui s’opposaient au projet l’emportèrent finalement : découragée par les retards entraînés par les poursuites judiciaires, la société Walt Disney abandonna son projet et, en 1978, le Congrès intégra la Mineral King Valley dans le Sequoia National Park. Lire la suite…

Catégories :Droits de l'arbre

Les restes d’une forêt vieille de 260 millions d’années retrouvés en Antarctique

20 novembre 2017 6 commentaires

L’Antarctique ne fut pas toujours une vaste étendue glacée.

Il y a environ 260 millions d’années, le continent abritait une mosaïque de forêts luxuriantes. Des chercheurs étudient aujourd’hui les restes fossilisés de ces végétaux pour mieux comprendre le passé de notre planète.

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Il y a 260 millions d’années, à la fin de la période permienne et juste avant l’émergence des premiers dinosaures, l’Antarctique était plus chaud qu’aujourd’hui. Les continents du monde, tels que nous les connaissons, étaient regroupés en deux masses terrestres géantes — l’une au nord et l’autre au sud. L’Antarctique faisait partie du Gondwana, le supercontinent couvrant l’hémisphère sud qui comprenait également l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Inde, l’Australie et la péninsule arabique. Cette période correspond également à l’une des extinctions les plus massives que le monde ait connu, menant à la disparition de 95 % des espèces marines et anéantissant 70 % des espèces vivant sur les continents. De nombreux chercheurs pensent qu’un effet de serre, probablement dû aux éruptions volcaniques survenues à cette même période en Sibérie, aura effectivement mené à cette extinction. Une équipe de l’Université du Wisconsin-Milwaukee espère aujourd’hui en apprendre davantage sur ces conditions passées grâce aux indices encore disponibles sous la glace.

Et des indices, les chercheurs en ont récemment trouvé. Explorant une région reculée de l’Antarctique, ces derniers ont en effet découvert les traces fossilisées d’une forêt vieille de 260 millions d’années (les fragments fossiles de 13 arbres, plus exactement), « un aperçu de la vie avant l’extinction, qui peut nous aider à comprendre ce qui a causé l’événement », note le géologue Erik Gulbranson,coauteur de cette nouvelle étude. Ces forêts fossiles étaient différentes des forêts d’aujourd’hui. Au cours de la période permienne, les forêts n’étaient pas très diversifiées et ne comprenaient qu’un faible nombre de types de plantes, chacune avec des fonctions spécifiques qui affectaient la façon dont la forêt entière réagissait aux changements environnementaux. Ceci contraste avec les forêts modernes de haute latitude qui affichent une plus grande diversité végétale. « Ce groupe de plantes doit donc avoir été capable de survivre et de prospérer dans une variété d’environnements », explique Gulbranson. Or, même ces forêts robustes n’ont pas survécu aux fortes concentrations de dioxyde de carbone qui menèrent le monde à l’extinction.

Pour l’heure, les chercheurs ignorent encore comment et pourquoi ces forêts n’ont pas survécu à ces changements environnementaux, celles-ci étant a priori armées pour. Ils comptent retourner sur le site à la fin du mois de novembre et prévoient d’y rester jusqu’en janvier 2018. Ils tenteront alors de déterminer exactement comment ces plantes préhistoriques ont régi à ces changements environnementaux soudains. « Le dossier géologique nous montre le début, le milieu et la fin des changements climatiques », note Gulbranson. « Avec une étude plus approfondie, nous pouvons mieux comprendre comment les gaz à effet de serre et le changement climatique affectent la vie sur Terre ». Lire la suite…

Catégories :Divers