Tony Ruth – Equity Series

Une série de dessins de Tony Ruth, créés à l’origine pour le rapport Design in Tech 2019 et présentée à nouveau dans le rapport CX 2020.

Tony Ruth - GivingTree_1

1. L’inégalité signifie un accès inégal aux opportunités, comme être né du mauvais côté de l’arbre.

Tony Ruth - GivingTree_2

2. L’égalité, c’est essayer de concilier l’équité en donnant une solution égale aux deux.

Tony Ruth - GivingTree_3

3. L’équité signifie savoir qu’il existe une solution adaptée à chaque individu.

Tony Ruth - GivingTree_4

4. La justice signifie travailler pour corriger le système lui-même – par exemple : lutter contre le racisme systémique.

Des dessins inspirés par le travail de Shel Silverstein pour l’arbre généreux.

En decouvrir plus sur le travail de Tony Ruth, visitez Business Town Tumblr.

À propos des solstices

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Les Solstices d’été et d’hiver marquent l’axe vertical du monde, les deux extrêmes de la course du soleil.

Par analogie, l’axe vertical devient alors « l’arbre du monde » reliant le haut et le bas, porteur de vie, de durée et de sagesse.

Et l’on sait aussi que symétriquement, les racines de l’arbre imagent les origines de l’homme, son passé et son devenir.

Il suffit alors d’associer ces symbolismes à la « roue du temps » pour relier l’homme au Cosmos.

Derakht – The Tree

Court métrage d’animation réalisé en 2014 par Sare Shafipour, Moin Samadi, Rasul Shiri, Mehdi Shiri – produit par le studio d’animation iranien Raiavin.

Une femme et un arbre sont profondément enracinés dans un territoire.

« Whish the world without war for children of tomorrow »

Sare Shafipour est née en 1981 à Kerman (Iran). Diplômée de l’Université de Téhéran en 2004, elle a produit sa première animation « Above the gray clouds » en 2010 en tant que projet final à l’Université Tarbiat Modares.

The Tree of Colonial Oppression

« Honouring Indigenous Women: Hearts of Nations » (Volume 1) est un livret publié par le Mouvement de solidarité des peuples autochtones d’Ottawa. Cela fait partie de leurs efforts continus pour soutenir les femmes autochtones de Turtle Island (terme utilisé par de nombreux Amérindiens et membres des Premières nations et par des militants des droits autochtones pour désigner l’Amérique du Nord) et leur lutte pour la libération.

« Nous, le Mouvement de solidarité des peuples autochtones d’Ottawa, reconnaissons notre histoire commune de colonisation avec tous les peuples autochtones et les diverses formes de violence contre eux, en particulier contre les femmes autochtones. Nous reconnaissons en outre l’énorme force des femmes autochtones dans la reconquête de leurs rôles et responsabilités distincts dans nos sociétés, et les rôles cruciaux qu’elles jouent dans la survie et l’évolution de notre espèce. »

Oppression Tree

« Cette publication comprend cinq sections : Lutte, Résistance, Pouvoir, Libération et Soyez solidaire. Dans chaque section, nous nous efforçons d’utiliser différentes formes d’expressions créatives, principalement des femmes autochtones, pour attirer l’attention sur leurs réalités vécues. Nous reconnaissons la diversité des cultures autochtones et la multitude de femmes autochtones douées qui ont exprimé publiquement leurs expériences à travers diverses formes d’art. Le travail présenté ici n’est qu’un simple aperçu et ne peut pas représenter pleinement les voix de toutes les femmes autochtones. »

« À travers cette publication, nous visons à augmenter la voix des femmes autochtones dans l’un des nombreux efforts pour briser le silence entourant la violence systémique perpétuée par le colonialisme. Il s’agit d’un acte de solidarité, destiné à encourager d’autres actes de solidarité tout en jetant des ponts entre diverses communautés et en fournissant une éducation à la culture dominante et aux nouveaux arrivants sur le génocide des nations autochtones. » Lire la suite

Aborigènes, des hommes nés du tronc de chênes durs

Les Aborigènes n’étaient pas un peuple réel, mais une désignation des ancêtres des Latins, les peuples premiers de l’Italie pré-romaine.

« Énée, rejeté de sa patrie par la même catastrophe, mais destiné par le sort à fonder de bien plus grandes choses, arriva d’abord en Macédoine, passa de là en Sicile, d’où, cherchant toujours une patrie, il vint aborder avec sa flotte au rivage de Laurente, appelé aussi du nom de Troie.
À peine sur cette plage, les Troyens, auxquels une si longue navigation sur ces mers, où ils erraient depuis tant d’années, n’avait laissé que des armes et des vaisseaux, se répandent dans les campagnes pour chercher du butin, lorsque le roi Latinus et les Aborigènes, qui occupaient alors le pays, accourent en armes de la ville et les alentours, pour repousser l’agression de ces étrangers.
Suivant les uns, ce ne fut qu’après une défaite que Latinus fit la paix et s’allia avec Énée. Suivant d’autres, les armées étaient en présence, et on allait donner le signal, lorsque Latinus s’avança entouré de l’élite des siens, et invita le chef de ces étrangers à une entrevue. Il lui demanda quelle était leur nation, d’où ils venaient, quel malheur les avait exilés de leur pays, et quel projet les amenait sur les rivages Laurentins. Lorsqu’il eut appris qu’ils étaient Troyens, que leur chef était Énée, fils d’Anchise et de Vénus, et que, fuyant leur patrie et leurs maisons en cendres, ils cherchaient un asile et un emplacement pour y bâtir une ville, pénétré d’admiration à l’aspect de ce peuple glorieux et de celui qui le conduisait, les voyant d’ailleurs disposés à la guerre comme à la paix, il tendit la main à Énée, pour gage de leur future amitié.
Le traité se fit alors entre les chefs, et les armées se rapprochèrent; Énée devint l’hôte de Latinus, et, dans son palais, à l’autel de ses dieux pénates, Latinus, pour resserrer par des nœuds domestiques l’union des deux peuples, lui donna sa fille en mariage. Cette alliance affermit les Troyens dans l’espérance de voir enfin un établissement durable fixer leur destinée errante. Ils bâtissent une ville. Énée la nomme Lavinium, du nom de sa nouvelle épouse. »

Tite-Live, Histoire romaine, livre I, 1,

Une fois accomplies les cérémonies religieuses, tous reviennent vers la ville. Le roi marchait, chargé d’ans, entrant avec pour compagnons Énée et près de lui son fils ; et la diversité de ses propos rendait la route légère.

Énée admire et porte tout autour de lui des regards charmés ; les lieux le séduisent ; de bon cœur, il s’enquiert de chaque chose et écoute ce que disent les vestiges laissés par les hommes d’autrefois.

Alors le roi Évandre, fondateur de la citadelle de Rome, dit :

« En ces bois habitaient les Faunes et les Nymphes indigènes, ainsi qu’une race d’hommes nés du tronc de chênes durs, êtres sans coutumes ni culture, qui ne savaient ni atteler des bœufs, ni amasser des réserves, ni épargner les biens acquis ; mais ils vivaient des fruits des branches et d’une chasse pénible. »

Virgile – Énéide, livre VIII, Histoire du Latium avant Évandre.
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Gerlac de Houthem

Gerlac était un soldat, officier de l’empereur germanique, licencieux et plus ou moins brigand. Il était marié, et, à la mort de sa femme, il devint un chrétien particulièrement pieux, allant en pèlerinage à Rome d’abord, où il fit une confession générale de ses péchés au Pape Eugène III puis à Jérusalem où ce dernier l’envoya afin d’y soigner les malades, ce qu’il fit pendant sept ans.

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À son retour en Hollande, il fit don aux pauvres de tout ce qu’il possédait, et s’isola dans un chêne creux en guise d’ermitage, près de Houthem. Là, il se nourrissait de pain mêlé à de la cendre, et allait tous les jours en pèlerinage à Maastricht, à la basilique Saint-Servais.

Des moines voisins souhaitaient le voir intégrer leur monastère, d’autant plus qu’ils étaient persuadés que Gerlac était très riche, et cachait son trésor justement dans le creux de l’arbre où il vivait. L’évêque du lieu ordonna donc que le chêne soit abattu. Quand il s’aperçut qu’il n’y avait pas de trésor caché, il ordonna que l’arbre soit débité en planches et qu’il soit construit avec un nouvel ermitage pour Gerlac.
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