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Comment estimer l’âge d’un arbre ?

« Quand un arbre atteint une hauteur maximum et une expansion maximum, il stoppe sa croissance et, après un certain temps, commence à décroître lorsqu’il arrive à l’état sénile. Ni la hauteur, ni l’expansion ne peuvent servir à l’estimation de l’âge, excepté pour les jeunes arbres. Mais la circonférence du tronc de chaque arbre augmente relativement chaque année. L’âge d’un arbre est donc fonction de sa seule circonférence. Elle est mesurée à 1,50 m à partir du plus haut point de la base de l’arbre. »

« On pourrait croire que de nombreux calculs et graphiques sont nécessaire pour exprimer les changements de circonférence en fonction de l’âge, de l’espèce et de la vigueur d’un individu à un autre. Ceci est vrai. Cependant, les espèces d’arbres les plus variées se conforment très largement à la plus simple des règles possibles. La croissance moyenne de la circonférence, à 1,50 m de haut, de la plupart des arbres munis d’une couronne complète, est de 2,5 cm par an. Un arbre de 2,44 m de circonférence est habituellement âgé de 100 ans. S’il pousse dans un bois il aura 200 ans. S’il est dans une avenue ou légèrement entouré il aura 150 ans. Ceci est vérifié sur des centaines de spécimens de chaque espèce de grands arbres, conifères ou feuillus. »

« Une telle règle a besoin d’être affinée. Durant la première période de croissance, l’augmentation annuelle de la circonférence dépasse 2,5 cm. Succède ensuite une période où la croissance est à peu près de 2,5 cm et enfin une longue période de croissance plus faible. Durant toute sa vie, un arbre a donc un accroissement de circonférence voisin de 2,5 cm. Évidemment, il existe des exceptions, comme les arbres très jeunes ou très vieux ou encore les espèces qui, normalement, poussent plus vite ou plus lentement que la règle générale. »

« De jeunes chênes dans de bonnes conditions s’accroissent de 4 à 5 cm par an durant leur 60 à 80 premières années. A partir de ce moment et jusqu’à ce qu’ils atteignent entre 6 et 6,60 m de circonférence, ils maintiennent une croissance standard de 2,5 cm. »

« L’if a un mode de croissance unique. Beaucoup poussent à la vitesse standard de 2,5 cm par an durant cent les premières années, mais leur croissance est rapidement réduite de moitié pour tomber ensuite, sur une période de 500 ans, jusqu’à 2,5 cm tous les 5 à 15 ans. La couronne est alors pleine de vigueur et en augmentation constante. Il est donc particulièrement difficile d’estimer l’âge d’un grand if d’une manière précise.
« Pour aider à une estimation grossière : 2,5 m = 100 à 150 ans // 4,8 m = 300 à 400 ans
6 m = 500 à 600 ans // 9 m = 850 à 1000 ans »

« Croissance normale de 5 à 7,5 cm par an (parfois même 15 cm par an) chez le sequoia géant, le redwood de Californie, le sapin blanc du Colorado, le cèdre du Liban, le cyprès de Californie, le sapin de Sitka, le sapin de Douglas, le tsuga de Californie, le Populus nigra “italica” et autre hybrides : les ptérocaryers, les hêtres australs, les chênes rouges, de Hongrie, chevelus et à feuilles de Châtaigniers, le tulipier, le platane à feuilles d’érable et la plupart des eucalyptus. »
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Alan Mitchell « Tous les arbres de nos forêts » page 23.

Un très bon guide de dendrologie, avec toutes les espèces d’arbres d’Europe représentées, il y a plusieurs planches en couleurs et de nombreux dessins en N&B. Un très bon outil pour étudier les arbres.

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« La croissance en épaisseur des arbres est utile pour les datations multiséculaires. On peut savoir ainsi de combien de centimètres la circonférence d’un tronc va croître par an. Si un chêne gagne de 2,5 à 3 centimètres par an, un individu de 3 mètres de circonférence aura environ 100 ans. La méthode serait d’une logique admirable si elle ne présentait quelque erreur évidente : un chêne de 1000 ans n’a pas 30 mètres de circonférence ! »

« Les difficultés d’estimation tiennent à la vitesse de croissance qui n’est constante que pendant une durée limitée de la vie. Par ailleurs, elle est éminemment tributaire des conditions de l’environnement : lumière, richesse du sol, humidité du climat. On constate ainsi que, en futaie plus ou moins dense, le tronc d’un chêne s’élève en hauteur au détriment de sa croissance en épaisseur, mais qu’il en va tout autrement pour le chêne isolé dans une prairie ou au carrefour des routes. »

« Un catalogue des chênes dont on connaît avec une certaine précision l’âge montre que ceux qui vivent de 300 ans à plus de 500 ans (chêne rouvre ou chêne pédonculé) ont un accroissement moyen de 1,2 à 1,3 centimètre par an lorsque l’arbre est en futaie et de 1,5 centimètre lorsqu’il est isolé. Plus l’arbre est jeune, plus la croissance est rapide et, bien entendu, plus les accroissements annuels moyens sont élevés… On peut ainsi évaluer approximativement l’âge des très vieux arbres. Mais la difficulté est évidente lorsque la circonférence n’a plus de sens tant les troncs sont déformés ou scindés par l’âge, comme ceux des très vieux châtaigniers, tout creux, ou des chênes en ruine du Nord du Danemark. »

Robert Bourdu, Arbres souverains, p-195.

Catégories :Dendrologie...?
  1. 7 avril 2009 à 15:44

    Cet article est largement visité…
    et pourtant toujours aucun commentaires…

    Juste pour savoir si cela vous aide, et répond à vos questions ?

  2. ouhib
    17 avril 2009 à 09:59

    Est ce que cette méthode de déterminer l’age des arbres est fiable, et à quel pourcentage d’erreurs ?

    Cordialement

  3. 17 avril 2009 à 11:08

    Bonjour ouhib,

    oui la méthode d’Alan Mitchell est fiable et donne de bons résultats.

    Cependant le résultat obtenu devra être corrigé en fonction du milieu (ensoleillement, pluviométrie, qualité du sol…) et il faut savoir déterminer à quel stade de vie se trouve l’arbre étudié. Ce n’est pas une mince affaire !

  4. devergranne
    20 octobre 2010 à 09:21

    merci pour cet article détaillé et circonstancié .

    Robert

  5. 20 octobre 2010 à 12:24

    Bien content que ça te soit utile !

  6. François
    25 février 2011 à 18:48

    Normalement la mesure des professionnels pour mesurer la circonférence d’un arbre se fait à 1,30 m du sol.

    Bonne mesure

    Cordialement.

  7. Sisley
    26 février 2011 à 05:45

    Tu as raison, en France on mesure à 1,30 m du sol, mais je me suis habitué au système belge et allemand qui considère qu’une circonférence se fait à 1,50 m du sol, choix que j’ai fait par plusieurs constats où les arbres sont la plupart du temps évasés et du coup bien que ça ne soit que 20 cm de différence, le résultat global me semble plus approprié.

  8. 26 février 2011 à 13:49

    Pour ma part, je me conforme à la circonférence la plus petite située entre le sol et 1m30 , mais ce n’est pas le plus important.
    Je ne m’inscris pas dans une logique type « concours » donc peu importe si tel arbre est mesuré à 1m30 et tel autre à 1m50. Le plus important est la combinaison « hauteur de mesure, circonférence, date de mesure » qui sert de photo à l’instant « t ». Ainsi, si d’autres personnes viennent mesurer plus tard l’arbre à cette même hauteur, obtient on une réelle information sur son rythme de croissance, sur son évolution.

    • Sisley
      26 février 2011 à 19:25

      En fait, pour ma part 1,50 m sera la hauteur maximale de mesure et tout comme toi j’essaye toujours de saisir le diamètre à l’endroit le plus étroit.
      La date est effectivement très utile, car bien des fois on perd les données dans les inventaires peu détaillés et du coup des décennies passent et l’on sait même plus comment à été faite la mesure.

  9. François Lannes
    10 mars 2011 à 05:23

    Je profite de ce thème d’article sur l’âge des arbres pour « rapatrier » un lien que Sisley nous a fourni (encore un), lien qui est particulièrement intéressant. Merci Sisley !

    http://www.unitus.it/dipartimenti/daf/dendro/pubblicazioni/ActaBotanicaGallica.pdf

    Oui, franchement merci, car pour le néophyte que je suis, cette lecture a été très instructive (bref et soit dit en passant, si tu en as d’autres, des articles comme ça, n’hésite pas à nous les faire suivre !).

    Entre autre information, j’ai été frappé de voir l’un de ces graphiques : celui qui donne le taux de croissance radiale des hêtres, sur la durée, depuis 1550 jusqu’à 2000. Et l’on y voit que dans les années 1550-1650 cette croissance était d’environ 60 mm/100, alors que dans la période 1900-2000 cette même croissance était de environ 120 mm/100. J’en tire la conclusion (et corrige-moi Sisley si cette conclusion est erronée) que les arbres poussent 2 fois plus (en volume) maintenant que d’antan. Cette conclusion m’avait déjà été annoncée, lors d’une discussion récente, mais j’avais eu du mal à y croire d’emblée car mon impression à-priori me laissait penser que les arbres ont (avaient) toujours eu la même façon de croître : ni plus vite ni plus lentement.
    Et donc avec cet article, preuve est fournie que les arbres (les hêtres en tout cas) grandissent en diamètre plus vite aujourd’hui que dans le temps.
    Es-tu d’accord avec cela, Sisley ??
    Etes-vous d’accord avec cela ??

    • Sisley
      10 mars 2011 à 11:08

      Content que ça te fasse découvrir des choses, a vrai dire je n’ai pas fait le constat sur le graph du doc, mais récemment encore j’ai lu que pour ce qui concerne la forêt française, les arbres ont des degrés de croissance qui ont évolués, et cela depuis la révolution industrielle, en effet avant cette dernière, la teneur en CO2 de l’air était moins élevée et depuis ces années où les émissions se font de plus fortes,les dépôts azotés sont par endroits plus importants et les saisons de végétations sont plus longues, les végétaux et plus particulièrement les arbres, en profitent pour se refaire une santé. Cela peut paraître contradictoire, mais les données forestières sur des décennies parlent d’elles mêmes !

      http://www-old.cemagref.fr/informations/Presse/InfMedia/im45/croissance-arbres.pdf

      http://www.phenoalp.eu/fr/File/poster_phenoalp_a3.pdf

  10. François Lannes
    29 mars 2011 à 19:31

    L’âge des branches

    Souvent je me suis posé la question de savoir quel âge pouvaient avoir les branches, sur les arbres que je voyais. Et mon sentiment était que cet âge-là était proportionnel à leur taille, en l’occurrence à leur diamètre. Par une espèce d’intuition, je concluais que cet âge était celui du tronc mais proportionnellement au rapport de leurs diamètres : branche / tronc.
    Il m’arrivait de compter les cernes sur une branche sciée, de trouver 50 ans, de voir la branche moitié moins grosse que le tronc, et d’en conclure que ce tronc avait 100 ans (rapport du simple au double dans cet exemple). J’en étais là de cette méthode on ne peut plus simplificatrice.

    C’est alors que j’ai eu l’occasion d’en savoir plus. Lors d’un « démontage » de cèdre du Liban, j’ai pu collecter les données suivantes sur un ensemble (tronc + branches) constituant un seul arbre :

    Tronc principal à 1.50 mètre du sol circonférence 6.00 mètres 148 cernes
    Branche n°1 à 3 mètres du sol circonférence 2.50 mètres 130 cernes
    Branche n°2 à 5 mètres du sol circonférence 3.00 mètres 135 cernes
    Tronc jumeau D à 7 mètres du sol circonférence 3.50 mètres 131 cernes
    Tronc jumeau G à 7 mètres du sol circonférence 3.20 mètres 127 cernes

    Remarque 1 : le terme « tronc jumeau » veut décrire une situation assez typique sur des cèdres du Liban pour lesquels, à partir de quelques mètres en hauteur, le tronc principal se partage en plusieurs troncs secondaires (2, voire 3) distincts, parallèles et montant droit vers le ciel. C’était le cas ici. Ces 2 troncs finissaient par s’écarter plus largement l’un de l’autre au-delà de 10 mètres de haut.
    Remarque 2 : les branches 1 et 2 avaient une implantation « plus habituelle » par rapport au tronc principal, c’est-à-dire un angle de 60° et 20° environ.
    Remarque 3 : si les 5 comptages des cernes ont été faits aussi précisément que possible, j’admets que les circonférences et les hauteurs, (sauf celles du tronc principal) sont approximatives. Je n’avais pas pensé au fait que ces mesures-là pourraient m’être utiles plus tard et ne les avais donc pas prises sur le moment (on ne fait jamais assez de mesures quand on est sur le terrain… !).

    Je n’ai pas réalisé tout de suite la chose mais, ensuite, il a bien fallu prendre en compte cette réalité : les branches sont bien plus petites que le tronc (en terme de circonférence), mais elles sont presque aussi âgé que lui. 13 ans et 18 ans de moins ne représentent que 8% et 12% de moins que l’âge total de l’arbre alors que les circonférences, elles, sont plus de 50% plus faibles. Il n’y a donc pas proportionnalité, et de loin.

    Cette constatation n’est valable que pour un seul arbre, bien sûr. Mais je suis maintenant tenté de penser que cela est vrai pour d’autres. Et je veillerai, dans le futur, à confirmer (ou non) cette remarque. D’ailleurs, je suis sûr que les forestiers et arboricoles professionnels ont toutes les données voulues sur ce sujet. Mais faute de les avoir trouvées, j’en suis réduit à faire mes mesures et constatations personnelles, ce qui est en fait particulièrement intéressant je le reconnais.

    A suivre…
    Et ne vous privez pas de fournir aussi votre lot de mesures, si vous en avez.

  11. Sisley
    29 mars 2011 à 22:57

    Intéressant en effet !

    Ne serais-ce pas le gros cèdre près de résidences abattu il y a quelques semaines ?!
    Tout à fait remarquable cet arbre, fort navrant d’en être arrivé là.

    Mais au moins il aura servit de terrain d’étude pour les personnes en formation et pour tes lectures et mesures.

    Personnellement j’avais récupéré une tranche de charpentière sur un pommier de 3,20 de tour, elle faisait environ 1,50 de tour et donnait 100 cernes, je n’ai jamais eu la confirmation de l’âge réel de l’arbre mais je doute fort qu’il avait plus de 115 ans, ce qui en soit est déjà pas mal pour un pommier.

    Même chose avec un cormier forestier, la circonférence est de 2 m, la section de branches provient d’une, tombée, qui se trouvait à 8-9 m du sol, son tour était de 0,57 m est la lecture donna 80-85 ans, l’arbre quand à lui doit se situer dans les 140 à 170 ans.

    Deux exemples pour montrer que selon les espèces et les environnements, ce rapport change du tout au tout. Pour le cas d’un fruitier de plein champ, les premières branches sont souvent assez basses, de plus elles proviennent souvent d’une greffe et celle-ci se fait sur un plant de 7-8 ans à 1,80 m pour les hautes-tiges, donc le greffon qui lui a 2-3 ans, aura toujours 5-6 ans de moins, un cas assez simple.

    Pour le cormier, issu d’une graine, l’arbre à donc parcouru toute sa vie en forêt, pour la pousse de départ faut bonne, il a dut poussé dans une clairière, parcelle en régénération,.. en un laps de temps assez court car il devient compétitif uniquement après s’être bien installé et en pleine lumière ou du moins avec un certain dégagement.Donc il a grandit, grandit, perdu au fur et à mesure ses branches par auto-élagage quand la concurrence latérale s’est remis en place et donc aujourd’hui ses premières branches qui sont à 8-9 m du sol n’ont guère plus d’une centaine d’années si ce n’est l’axe principal et les axes accompagnateurs, la branche en question poussait à l’horizontale et était peut-être moins fournie en lumière, ce qui expliquerait sa croissance plus lente, le fait qu’elle soit venu plus tard expliquerait aussi ce retard.Comme c’est un héliophile, le houppier qui a pu être un peu plus large au départ s’est ç terme érigé pour partir en flèche.

    Enfin, tout ça pour dire que d’un arbre à un arbre, il faut d’abord retracer en gros l’histoire de son développement, son schéma d’architecture, son milieu (concurrence, évolution de l’espace au cours des siècles,..).

    https://krapooarboricole.wordpress.com/2008/11/30/pommier-domestique-blies-schweyen-moselle/
    https://krapooarboricole.wordpress.com/2009/01/06/cormiers-de-foret/

    Enfin une partie n’est qu’hypothèse, difficile de jongler avec autant de paramètres.

    J’essayerai de collecter des données si j’en ai l’occasion.

  12. François Lannes
    3 avril 2011 à 19:03

    Oui Sisley,
    c’est bien du même arbre dont il s’agit.
    Je n’avais pas vu que tu avais mis les vidéos en ligne dans le fil « Loin du blog… », mais comme j’avais envie de mettre noir sur blanc les constatations faites, j’ai pris quelques jours pour faire tous mes comptages, et cela explique que mon intervention soit arrivée plus tard que la tienne.

  13. 9 avril 2011 à 11:06

    Merci pour ces infos les amis,

    en entretenant un sous-bois, j’ai scié un genévrier cade mort sur le causse.
    une circonférence de 40 cm pour 110 cernes (mesure prise à 50 cm de haut)

    • François Lannes
      10 avril 2011 à 18:19

      La recherche des arbres remarquables est en train de nous emmener sur une voie bien inattendue : le « tout petit »!

      J’enchaîne donc sur la mesure de Krapo.
      J’ai récupéré un morceau de bois mort, à flanc de Chartreuse, qui pourrait bien être du genévrier, mais faute d’avoir pu en voir les feuilles je ne peux pas l’affirmer. Partons donc sur cette hypothèse de genévrier (au vu de la surface externe, pourquoi pas??).

      J’en ai fait une coupe dont voilà les données :
      17.5 centimètres de circonférence
      6.1 centimètres de grande longueur
      139 cernes (ce chiffre est à prendre avec quelques précautions car, vu ces très petites dimensions, le comptage est bien délicat à faire).

      En fait, ces données ne suffisent pas à décrire correctement la situation, car la coupe du « tronc » n’était pas complète : le « point zéro » (le centre) se trouvait excentré dans cette section. Ce qui signifie que les 139 cernes ont été comptées sur un rayon de 4.7 centimètres. Et si le bois avait été complet, et donc bien rond, on aurait alors eu 139 cernes pour un diamètre de 9.4 cm, soit environ 30 cm de circonférence.

      Cela se traduit par une moyenne de 3 cernes au millimètre. Et comme certains cernes sont plus petits que cette moyenne, je vous laisse imaginer…

  14. Sisley
    9 avril 2011 à 16:16

    ça confirme bien des choses, sur les falaises il aurait certainement eut 200 ans de plus ou davantage !!

  15. gael56
    10 avril 2011 à 00:19

    slt,

    Merci pour les infos sur la dendrologie. Sinon la video du cedre s’est fou, 150-200 ans, je ne commente pas car le mal est fait. Sinon, debut mai je retourne a notre dame des landes pr selectionner des arbres qui st « peut etre voué au meme sors que celui de la video sauf que c’est pr construire un aeroport, c’est sur que 1 500 ha de zones bocageres sa doit bien caché des merveilles. Les fois precedentes au je m’y suis rendu j’avais reperé un chene de 6,2m fut de 2-3m qui se serparait en 6 charpentieres. Le but ce n’est pas de faire une petition mais de faire prendre connaissance et conscience car la terre va mal aujourd’hui alors comment elle sera demain.

  16. 10 avril 2011 à 18:14

    Salut Gaël,

    bonne idée de réaliser un article sur ce chêne menacé afin de faire prendre conscience des dommages que l’on occasionne sans cesse à la nature, si ça peut faire évoluer les mentalités, ne serait-ce que de quelques uns, c’est déjà un début… A bientôt.

  17. Yannick Morhan
    10 mai 2011 à 22:25

    Concernant la datation des arbres par les branches, il faut faire attention aux anciens têtards.
    Dernièrement j’ai toiletté un vieux chêne têtard d’environ 6,8m de tour.
    Son tronc court, porte plusieurs axes secondaires issus de rejets donc plus jeune que le tronc.
    A 6m de haut, sur l’un de ces axes il y avait une branche horizontale morte d’environ 300 ans, on peu rajouter 15 ans de plus pour l’axe qui la porte.
    On a donc un tronc secondaire d’au moins 315 ans.
    Maintenant il faut définir l’age du tronc, pas évident tout ça, un indice me fait penser que le tronc était déjà très gros lors de l’arrêt des tailles, en effet, les axes secondaires sont bien distincts dès leurs bases. Le tronc formait déjà un gros plateau à son sommet quand les rejets sont apparus sinon ils seraient soudées entre eux.
    Un age de 200 ans pour former un tel tronc ne me semble pas exagéré, sachant qu’un arbre taillé à un accroissement bien plus faible…
    Donc ce chêne aurait au moins cinq cents ans…
    Des mesures précises de l’implantation des axes secondaires permettrait d’affiner l’estimation des dimensions du tronc lors de la dernière mise en têtard.
    Autrement, j’ai mesuré un chêne de prairie, abattu, ayant deux cents ans mesurant six mètres de circonférence, vers GUERROUET (44), cela peut t’intéresser Gaêl, pour l’estimation de ton gros chêne. Cela fait 3cm/ans, ce qui est pas mal!

    Voilà les quelques éléments que je pouvais apporter.

    Yannick

  18. 28 août 2012 à 22:02

    J’ai eu la chance de rencontrer de vénérables châtaigniers, en plein milieu du champ de bataille de Waterloo… ils sont énormes… deux sont morts, nus, sans écorce, impressionnants, mais solidement debout et le troisième disons au 2/3 vivant…
    Tour de taille à 1m50 : 5m78 pour le mort et 6m28 pour le vivant…
    Quel pourrait-être l’âge de ces vénérables ?
    Voici quelques clichés : http://richardunord6.skynetblogs.be/archive/2012/08/27/sur-le-champs-de-bataille-waterloo-araignees.html
    D’avance merci
    Richard
    blog arachnides : http://richardunord6.skynetblogs.be/

  19. LE FUR
    9 septembre 2012 à 12:19

    Voici une réponse claire et précise.Radicalement bien.

  20. Yvon
    26 octobre 2012 à 19:09

    Selon votre clef de calcul de l’âge approximatif des arbres, circonférence à 1m.50 divisé par le facteur de croissance 2.5 cm par an, voici l’âge du saule de notre enfance.
    Environ 6 pieds de diamètre i.e. 2m X 2.1416=4.2832m divisé par 2.5=171.328 années.
    Il avait surgit dans une forêt où on croyait qu’il avait vécu sans doute quelque 75 ans qu’il faut doubler, soit 150 ans. Après, le quartier se développa, il fut légèrement entouré de bâtiments pendant, croyons-nous, 96 ans auquel il faut ajouter le tiers, soit 96+32=128 ans. Ainsi, l’âge supputé de notre saule pouvait être: 150+128= 278 ans. De fait, d’instinct, nous avions toujours estimé l’âge de notre gigantesque saule à quelque trois cents ans. Je crois que nous n’étions pas loin de la vérité.

    Nous avions près de chez-nous, un saule pleureur atypique. Il ne pleurait guère mais retombait de toutes ses branches. Nous l’avons crû longtemps, avec sont tronc de quelque 6 pieds de diamètre (2 mètres) bicentenaire et davantage… L’évaluation de l’âge moyen des saules à 120 ans me déçoit. Avec un tronc d’une telle envergure, l’arbre n’aurait-il pas pu avoir un âge beaucoup plus respectable?Les nouveaux calculs selon votre méthode nous ramène à 278 ans. Cela est beaucoup plus raisonnable, il nous semble.
    Nous étions une jeune famille québécoise de 15 enfants, et cet arbre avait vu arriver nos parents jeunes-mariés dans le faubourg Saint-Sauveur encore jeune, à Québec. L’air de rien, l’arbre était là et connaissait tout de nous. Il avait vu la démolition de la vieille maison et la reconstruction du nouvel immeuble. Il nous avait vu naître; il nous avait vu grandir. Nos joies et nos peines il les avait toutes apprises ou surprises dans nos conversations bruyantes. Nos jours de mariage ou nos jours de deuils, nos notables événements comme nos plus secrètes poursuites, il les avait notées. Cet arbre était vivant. Il avait accompagné nos exultations les plus secrètes comme les amours naissantes. Mais il n’en savait pas moins de nos deuils tragiques et effroyables.
    Il avait poussé dans la cours de la voisine; désinvolte, large, haut et envahissant. Au cours des jours, il avait fini par envelopper l’immeuble jusqu’au toit. Bien plus! Nous avions une plate-forme sur le toit de la boulangerie familiale, une sorte de vaste terrasse qu’il s’était plu à envahir entre la maison et le hangar. Nos chants d’enfants sans fin perpétués dans nos vies d’adultes, les longs après-midis de soleil, nos soirées tardives pendant la nuit, et nos conversations après minuit… il les avait toutes entendues et notées. Il était, sans que nous n’en ayions jamais pris conscience, devenu l’un des nôtres. C’était un témoin!
    Pourtant, on crut qu’il avait décomposé le mortier du mur de brique de l’immeuble dont une partie s’était écroulée. On s’en plaignit à la voisine qu’on dût indemniser pour un garage écrasé par l’accident. Elle résista, dénia, refusa de toucher à l’arbre sacré. C’était le vent du nord qui avait fait l’ouvrage. L’arbre n’y était pour rien ou pour bien peu. Et je crois, en rétrospective, qu’elle avait raison, en tout ou en partie. Mais les pressions réitérées sur vingts ans finirent par avoir raison d’elle. La femme avait vieilli. Elle consentit à satisfaire le vœux de notre mère qui n’avait pas digéré la réclamation en dommages qui s’était élevée à quelques milliers de dollars. Nous n’étions pas riches.
    On commença par mutiler le pauvres arbre, d’abord timidement, et à la périphérie. Pour calmer les pressions entre voisins, on estima raisonnable de s’en tenir là pour encore quelque cinq ans. Puis on revint à la charge pour encore cinq ans. Enfin, un triste jour de printemps, en avril, avant l’éclatement des bourgeons, on vint dramatiquement couper toutes les branches de l’arbre immense. Il ne resta plus bientôt que son énorme tronc d’un mètre cinquante qui se dressait à quelque vingt pieds de hauteur (sept mètres)
    Tout le monde était sûr que c’en était fini de l’ami et du témoin de toute notre vie. Il n’en était rien! Notre mère s’était réjouie trop vite. À notre contentement secret, l’arbre, en plein mois de mais, fit prestement des rameaux vermeils en grands nombres qui couvrirent bientôt tout son vieux tronc brun pathétique. Nous, les quatre derniers des enfants, nous convainquîmes que l’arbre renaîtrait discrètement, sans s’étendre, et qu’ainsi on allait lui donner une seconde chance. Il nous semblait, sans le savoir, que quelqu’un d’important ne devait pas nous quitter complètement. L’arbre bourgeonna encore quelque cinq ans, en s’amenuisant chaque année. Nous comprîmes enfin qu’il allait nous quitter pour jamais. Les deux ados de la voisine, ses petits-enfants, furent visiblement requis, un été, pour user le tronc pourrissant du vieux saule mourant. Ils s’installèrent à deux, debouts, à demis rentrés dans le dessus du tronc, avec des pics et des pelles. Nous espérions toujours en secret que l’arbre allait survivre. Il était immense avec ses racines qui poussaient jusqu’à l’autre bord de la rue. Des experts en avaient témoigné pour rassurer le voisinage. Mais l’arbre mourut, sans bruit, un printemps tragique…Il avait cessé de reverdir.

  21. 27 octobre 2012 à 10:29

    Quelle histoire…..
    J’en ai les larmes aux yeux. Merci Yvon de nous faire partager tout ça. Un instant je m’y voyait, dans ce grand pays de nos cousins avec un décor à la « magasin général » et puis ce vieux saule au milieu d’un jardinet….
    Un témoignage merveilleux du temps qui passe, de la beauté de notre monde et de la bêtise des hommes. Pour tout ça merci Yvon.

    Même si nous n’avons plus de nouveaux articles depuis fort longtemps, quel plaisir de découvrir une si belle histoire dans les commentaires. Espérons qu’un jour cette histoire devienne un bel article avec photo, illustration et tous la mise en lumière qu’elle mérite.

    Arboricolement bien le bonjour à tous.

    • Yvon
      27 octobre 2012 à 16:22

      J’ai bien reçu votre réponse. Excusez les quelques fautes; j’ai écris rapidement.
      Salutations cordiales à tous, et merci!

  22. 28 octobre 2012 à 19:05

    Salut,

    Une belle et triste histoire que celle d’un arbre ayant grandi loin de tous et qui fut rattrapé par la civilisation pour finir têtard, mais hélas bien trop tard !

    Pour ce qui de l’âge moyen des espèces de saules pouvant dépasser le siècle, je sais que les plus vieux recensés avoisinent rarement les 150 à 200 ans, ce qui est déjà beaucoup pour un saule. Par contre des saules taillés tout au long de leurs vies en têtard, trogne ou autres, je n’ai pas de synonyme en québécois, il devient difficile d’en estimer l’âge, mais les très vieux individus pourraient atteindre plusieurs centaines d’années, mais étant donné qu’il existe peu de données à ce sujet, les questions planent.

    Bien à vous.

    • Yvon
      2 novembre 2012 à 15:14

      Je tiens compte de votre réponse et vous en remercie. J’en profite pour rajouter quelques éclaircissements au sujet du vieux saule en question.
      Quand on parle d’arbres en ville, il faut introduire, surtout ici en Amérique, les notions de bon voisinage. Un arbre fait de l’ombrage, il déborde, il empiète. Il ne tient pas compte des frontières de bornage. Il nécessite donc une attention particulière annuelle, notamment par l’émondage et l’élagage annuel. Mais les inquiétudes qu’il suscite sont bien compensées par les services inestimables qu’il rend à toute la population. C’est le poumon de l’arrondissement avec l’oxygène qu’il dégage. C’est le parasol qui protège des grosses chaleurs d’été en gardant sous son ombre la fraîche du sol. Dans les tempêtes d’hiver et les blizzards il protège du froid mordant et pénétrant en créant un écran entre le vent extérieur et les maisons. Quelqu’un qui plante un arbre en ville doit tenir compte de toutes ces choses et plus encore. J’habite la banlieue et j’ai littéralement ceinturé le lopin, d’arbres de toutes sortes, parsemés de conifères et de caducs. Les voisins immédiats sont heureusement loin ou ont aussi des arbres.

      Notre saule vénérable enveloppait littéralement notre propriété. Comme en un geste d’amour incongrue, il avait étendu ses branches qui nous embrassaient de partout, comme une main caressante. Voilà pourquoi aussi, la compagnie d’assurance qui indemnisa tous les dommages de la chute du mur, introduisit la notion de responsabilité possible au sujet de la décomposition du mortier par la lente, subtile et imperceptible action naturelle des feuilles du saule caressant le mur de brique, sous le contact direct et l’action des vents les plus légers. De tout cela, des experts pourraient en parler beaucoup mieux que moi. Mais on soupçonne que les avocats des assureurs servirent une mise en garde à tous les intervenants. Peut-être même dirent-ils: Nous payons cette fois. Mais si cela devait se reproduire dans les même conditions, il pourrait y avoir poursuite et contestation en justice. Tous cela explique le contentieux très secret au sujet du saule, entre ma courageuse mère et la voisine, elle aussi admirable, et bien ennuyée à son corps défendant par toute cette affaire.

  23. Lugue
    15 juillet 2013 à 12:38

    bonjour, il y a un magnifique chêne dans mon jardin, il fait plus de 4 mètres de circonférence à la base, puis se sépare en 3 énormes branches, et ainsi de suite.
    Je me demandais comment dater l’âge de cet arbre ?
    Avez-vous une idée ?
    Merci beaucoup.

  24. Yvon
    15 juillet 2013 à 16:19

    Vous avez votre réponse tout en haut, sous le titre: comment estimer l’âge d’un arbre. Si j’ai bien compris, votre chêne de 4 m de circonférence devrait avoir quelque 80 ans. Si vous voulez calculer dans le détail on considère un facteur de croissance de 4 à 5 cm par an pour les 60 à 80 premières années dans de bonnes conditions de croissance. Après, le facteur de croissance est de 2.5 cm.
    Toutefois, selon que l’arbre est en forêt ou en milieu urbain, cela peut varier. Votre chêne a donc 400cm de circonférence. Les 80 premières années la circonférence a cru de 80×5=400cm. Ainsi votre chêne aurait approximativement de 80 à cent ans si on considère les variations possible du facteur de croissance. C’est une approximation.

  25. alice
    7 septembre 2013 à 21:22

    Bonjour, merci pour cet article !
    J’ai à l’arrière de mon immeuble un cyprès de Monterey qui fait environ 20 m de haut et 4,2 m de circonférence. Si je prends l’estimation haute de croissance annuelle (7,5 cm), cet arbre aurait au moins 56 ans. L’enjeu est fort pour nous, les voisins veulent que nous l’abattions. S’il existait avant la construction des habitations (années 1970), nous avons peut-être une chance de le conserver.
    Si vous disposez d’avantage de références bibliographiques sur la croissance de ces arbres, afin d’affiner un peu le calcul, je vous remercie par avance de me les communiquer.

  26. Yvon
    9 septembre 2013 à 16:18

    Il faut demander à Y@nick ou a Sisley!
    Bonne chance et bon courage!

  27. rodda
    9 novembre 2013 à 20:12

    Bonjour; voila je vous expose brievement mon probleme j ai des pins parasol à moins de 2 metres de la cloture commune avec mon voisin celui ci m a demande de les elaguer ce qui a ete fait mais à ce jour il exige l abattage de ceux ci .ma question est la suivante comment savoir l age exact de mes pins et etant sur une presqu ile protegée ai je une solution afin d en arriver à l’abattag?Merci de votre réponse.

    • Angèle
      8 novembre 2016 à 15:22

      Bonjour, avez-vous pu sauver votre pin? Si oui, comment?

  28. rodda
    9 novembre 2013 à 20:15

    A partir de 30 ans d ‘age pouvons nous protéger un pin parasol de l’abattage demande par un voisin sachant que celui ci a été élagué.Merci de votre réponse.

    • Yvon
      9 novembre 2013 à 22:43

      VOUS TROUVEREZ SANS DOUTE DES ÉLÉMENTS DE RÉPONSE DANS LE CC (CODE CIVIL DE FRANCE). QUESTIONNEZ LE WEB SOUS LES RUBRIQUES ARBRES ET BON VOISINAGE, OU DES TITRES SEMBLABLES. AVEC L’INTERNET VOUS AVEZ PEUT-ÊTRE VOTRE RÉPONSE AU BOUT DES DOIGTS. BONNE CHANCE!

  29. rodda
    9 novembre 2013 à 20:17

    Apartir de 30 ans d’age un pin parasol est il protégé par la loi de l abatage demandé par un voisin.

  30. 8 mars 2014 à 09:22

    bravo pour ce site très intéressant. j’ai un saule têtard dont la circonférence est de 4,2 m à 1 m du sol. quel peut-être son âge?

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