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Archive for the ‘Culte des arbres’ Category

Le culte du chêne 2/2 ~ Le dieu Aryen du chêne et du Tonnerre

30 mai 2010 4 commentaires

Avant-propos : Frazer emploie le terme Aryen pour désigner les peuples indo-européens, il a écrit ce texte en 1911-1915, bien avant la montée du nazisme et loin des thèses racistes de la prétendue supériorité de la race Aryenne. (Article scindé en deux, le début est ici).
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« D’après ce qui précède nous pouvons conclure que les Aryens primitifs d’Europe vivaient dans les bois de chênes, se servaient de branches de chêne pour alimenter leurs feux, de bois de chêne pour construire leurs maisons, leurs routes, leurs canots et que les glands formaient la nourriture de leurs porcs et, en partie, de la leur. Quoi d’étonnant donc, que cet arbre dont ils recevaient tant de bienfaits jouât un rôle important dans leur religion, et fût investi d’un caractère sacré ?
Nous avons vu que le culte des arbres a été universel et que, n’étant au commencement que respect et crainte de l’arbre, animé lui-même par un esprit puissant, il s’est transformé peu à peu en un culte des dieux et des déesses des arbres. Et aussi que ceux-ci, suivant les progrès de la pensée, se sont de plus en plus détachés de leur ancienne demeure dans les arbres, pour revêtir le caractère de divinités des bois et de puissances de la fertilité en général, de qui l’agriculteur attend non seulement la prospérité de ses récoltes, mais la fécondité de ses animaux et de ses femmes. Partout où cette évolution s’est produite, elle s’est développée avec une extrême lenteur. »

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« Bien qu’il soit commode de distinguer, en théorie, le culte des arbres de celui des dieux des arbres, il est impossible d’établir, dans la pratique, une ligne de démarcation très nette entre les deux et de dire : « Voici où commence l’un, et où l’autre finit ». Précieuses pour l’étude et la classification, ces distinctions échappent cependant en général à l’esprit plus lourd de l’adorateur des arbres. Nous ne pouvons donc espérer mettre le doigt sur le point précis de l’histoire des Aryens où ils cessèrent d’adorer l’arbre pour lui-même, et se mirent à adorer un dieu du chêne. S’il était possible de l’indiquer théoriquement, ce moment avait dû certainement être dépassé depuis longtemps, par les plus intelligents de nos ancêtres, du moins avant qu’ils émergent à la lueur de l’histoire. Il faut nous contenter, le plus souvent, de trouver parmi eux des dieux pour qui le chêne était un attribut et un accessoire sacré plutôt que le principe. Si nous voulons trouver l’origine du culte de l’arbre lui-même, nous devons l’aller chercher chez le paysan ignorant de nos jours et non chez les écrivains éclairés de l’antiquité. Il faut se souvenir en outre que, tandis que tous les chênes étaient probablement l’objet d’une crainte superstitieuse, au point qu’avant d’abattre un arbre pour le brûler ou pour l’utiliser à la construction, il fallait accomplir des cérémonies afin d’apaiser l’esprit offensé de l’arbre, seuls certains bosquets particuliers, ou certains arbres, recevaient cette sorte d’hommages que nous qualifierons de culte. Très diverses pouvaient être les raisons qui poussaient les hommes à vénérer certains arbres plutôt que d’autres. L’âge vénérable et les dimensions imposantes d’un chêne géant devaient compter pour beaucoup. Et tout autre signe frappant qui distinguait un arbre des autres devait attirer l’attention et concentrer sur lui la terreur vague et superstitieuse du sauvage. Nous savons par exemple que pour les druides le gui sur un chêne marquait l’arbre comme particulièrement sacré ; et la rareté de ce fait – car le gui ne croît pas sur les chênes en général – devait augmenter le caractère sacré et mystérieux de l’arbre. Car c’est ce qui est étrange, merveilleux, rare, et non pas ordinaire et familier, qui excite les émotions religieuses de l’humanité. » Lire la suite…

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Catégories :Culte des arbres

Le culte du chêne 1/2 ~ La répartition des forêts de chênes en Europe

30 mai 2010 4 commentaires

Le chêne était un arbre vénéré dans toute l’Europe et le bassin méditerranéen, un ancien culte qui a laissé quelques traces : à Dodone les Dieux s’exprimaient par l’intermédiaire d’un chêne sacré [1] ; c’est sous l’ombrage d’un chêne qu’Abraham s’entretint avec Iahvé [2], les scribes des envahisseurs romains rapportèrent que les druides des Gaules se réunissaient dans des drunemetons, des bois de chênes…

Et il n’y a qu’à regarder la proportion de chênes présents sur le blog (environ 40%) pour se convaincre sans peine que ce robuste arbre nourricier – à la grande longévité et présent sur tous les terroirs – fut autrefois désigné comme étant un don des Dieux.

Encore une fois [3][4][5], je citerai le Rameau d’Or de James Frazer, car c’est un des premiers auteurs à s’être vraiment penché sur ce culte, avec une approche ethnologique, anthropologique & religieuse (un livre écrit il y a maintenant un siècle, et si certaines analyses et théories sont désormais dépassées ; tout ce qui concerne le culte des arbres reste valide, ou en tout cas pose une bonne base pour en discuter). Comme d’habitude c’est un peu long, mais nécessaire si vous voulez approfondir vos connaissances sur le chêne, et découvrir pourquoi de nombreux peuples du continent lui ont voué un culte.


« Il y a certaines raisons de croire que les premiers rois latins se posaient en représentants de Jupiter, dieu du chêne, du ciel, de la pluie et du tonnerre, et qu’en cette qualité ils s’efforçaient d’exercer les fonctions fertilisantes attribuées à ce dieu. La vraisemblance de cette opinion se trouvera renforcée si l’on peut prouver que ce même dieu était adoré en Europe, sous d’autres noms, par d’autres branches de la famille aryenne, et que les rois latins n’étaient pas seuls à s’arroger ses pouvoirs et ses attributs. Je me propose dans ce chapitre d’exposer brièvement quelques-uns des principaux faits qui suggèrent cette opinion. »

« Dès le début, une difficulté se présente. A nos yeux, le chêne, le ciel, la pluie et le tonnerre semblent être des choses tout à fait différentes l’une de l’autre. Comment nos ancêtres sont-ils arrivés à les grouper ensemble comme attributs d’un seul et même dieu ? On peut voir un rapport entre le ciel, la pluie et le tonnerre ; mais qu’ont-ils à faire avec le chêne ? Cependant un de ces éléments, disparates en apparence, fut probablement le noyau primordial, autour duquel, avec le temps, les autres se groupèrent et se cristallisèrent en cette conception composite de Jupiter. Aussi faut-il se demander lequel d’entre eux a été le centre primitif d’attraction. Si les hommes sont partis de l’idée d’un dieu du chêne, comment sont-ils arrivés à agrandir son royaume en annexant la région du ciel, de la pluie et du tonnerre ? Si, d’autre part, ils ont commencé par la notion d’un dieu du ciel, de la pluie et du tonnerre, ou de n’importe lequel d’entre eux, pourquoi auraient-ils ajouté le chêne à ses attributs ? Le chêne est du domaine terrestre ; le ciel, le tonnerre et la pluie du domaine céleste ou aérien. Quel est le trait d’union entre les deux ? »

« Nous allons essayer, dans ce qui suivra, de montrer que d’après le principe de la pensée primitive il est plus facile de concevoir qu’un dieu du chêne se soit transformé en dieu du ciel, que d’envisager l’évolution contraire. Si nous y parvenons, il deviendra vraisemblable que dans le personnage composite de Jupiter le chêne soit l’origine, le principe, et le ciel, la pluie et le tonnerre ne sont que secondaires et dérivés.
Nous avons vu que, longtemps avant l’aube de l’histoire, l’Europe était couverte de vastes forêts primitives, et ceci doit avoir exercé une profonde influence sur la pensée ainsi que sur la vie de nos rudes ancêtres qui vivaient dispersés dans la morne obscurité de la forêt ou dans les clairières ou les endroits défrichés. Or, de tous les arbres qui composaient ces bois, le chêne paraît avoir été le plus commun et le plus utile. La preuve en est fournie en partie par les écrits des auteurs classiques, en partie par les vestiges d’anciens villages construits sur pilotis sur les lacs et les marais, et en partie par les forêts de chênes qu’on a trouvées ensevelies dans les tourbières. » Lire la suite…

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De mère au singulier à féminin au pluriel « L’arbre de Vie »

25 janvier 2010 3 commentaires

« Pour nous les racines de la vie sont dans la parole, c’est elle qui nous aide à élever nos enfants, de mère en fille, tout se transmet comme ça. C’est le souffle, c’est ce qui fait vivre, et transporte tous nos rêves, notre passé. Pour les nomades c’est aussi leurs racines, ils les transportent avec eux. C’est pourquoi garder notre langue, c’est important pour nous. »

« Le culte de la vie, c’est le culte de tout ce qui pousse et surtout des arbres. Le travail au jardin, le travail de la terre, tout est lié à la fécondité. La mère, c’est la terre. En Kabylie, chez moi, on voit souvent des arbres qui portent des fils de laine noués, provenant de la ceinture des femmes, de la frange de leur foulard, ou des morceaux d’étoffe de leur vêtement. »

« Les jeunes filles en difficulté de mariage et par suite condamnées à la stérilité offrent en nouant sur une branche du frêne un brin de leur ceinture en chantant : « Je te rends la friche », comme le ventre de la femme qui n’est pas fertile et ressemble à une terre laissée à l’abandon (en jachère). « Chez nous, c’est à une branche de caroubier que les jeunes filles, impatientes de se marier, attachent un morceau de ruban ou de fil à cet arbre sacré, et si un homme détache l’un de ces liens, il épousera la jeune fille qui l’a déposé. « 

« Les femmes s’adressent à l’arbre sacré, un frêne ou un olivier, nouent leur difficulté d’être mère, et s’en remettent à son génie gardien. Souvent, au pied de cet arbre, s’amoncellent des poteries dans lesquelles des malades ont mangé quelque chose pour se guérir, avec des préparations traditionnelles. Ce qui apparaît clairement, c’est qu’en nouant leur stérilité aux hanches de l’arbre sacré, les femmes sont en relation directe avec la terre qui a capacité de donner la vie. C’est aussi pour ça que, après la naissance, le placenta est enterré à l’abri de tout regard au pied d’un olivier, d’un chêne ou d’un frêne, pour que l’enfant grandisse, fasse racine et descendance. C’est un rituel important pour sa santé à venir mais aussi pour celle de sa mère et de sa fécondité. »

S’il arrivait que quelqu’un sache où c’est enfoui avant la septième lune, l’enfant risque d’être atteint par la maladie ou de repartir dans l’autre monde. Sa mère peut perdre son lait, sa fécondité et même son esprit. Ensuite, l’enfant peut venir parler à cet arbre s’il a un problème et repartir en paix avec lui-même. Mais si une femme ne veut plus avoir d’enfant, elle l’enterrera à la limite d’un champ cultivé. Ce lien entre la femme mère et la terre mère se poursuivant au travers de la végétation dans le culte des arbres, affirme le lien entre la vie humaine et la totalité cosmique. »

« Le mystère de l’inépuisable apparition de la vie est solidaire du renouvellement rythmique du cosmos. Pour cette raison, le cosmos a été imaginé sous la forme d’un arbre géant : le mode d’être du cosmos et, en premier lien, sa capacité de se régénérer sans fin sont exprimés symboliquement par la vie de l’arbre. » (Eliade, Le sacré et le profane)

Les fruits représentent ainsi les générations qui se succèdent au gré des saisons.
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C-J Delpy, De mère au singulier à féminin au pluriel « L’arbre de Vie », Revue Spirale, n°22-2002/2, pp.121-122. Article récupéré sur Cairn.info, lire l’original ici.

Catherine-Juliet Delpy, psychopédagogue, formatrice au CEFISEM de l’académie de Créteil (Centre d’études, de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants), tisse pour chaque numéro des dialogues nomades entre sociétés traditionnelles et monde occidental, ici et là-bas, migrants et société d’accueil.

Photo : vieil arbre dans le cimetière, Beni Ouacif, Tikidount © Jacques Godeau, 1973

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Symbolique des arbres en Iran

16 janvier 2010 7 commentaires

“Les arbres sont estimés par les Iraniens depuis fort longtemps, en raison de la place qu’ils ont occupée dans leurs vies au cours des siècles passés. Que les Dieux aient insufflé leurs âmes dans les arbres ou que leurs esprits ne fassent qu’un avec l’arbre, ces croyances ont fortement influencé les premiers hommes, poussant ces derniers à adorer les arbres et à leur demander santé et vie éternelle.”

“La foi en la puissance divine des arbres a eu d’autres conséquences. Jadis, l’homme croyait que les arbres avaient le pouvoir de faire pleuvoir, d’obliger le soleil à briller, d’augmenter les troupeaux, de rendre les femmes fertiles et de les aider à accoucher. Un vestige de cette croyance a perduré en Iran sous forme de petits morceaux de tissu accrochés aux branches des arbres par ceux qui demandent une grâce. Dans les légendes iraniennes, les vieux arbres sont sacrés. Zarathoustra a dit que quiconque abattrait un arbre verrait mourir un de ses proches. Dans l’Avesta, endommager un arbre est un grand péché. Amardad était l’ange gardien des plantes et les anciens croyaient que les gens bons et généreux se transformaient en arbres après leur mort pour accéder à la vie éternelle. Cette croyance perdure diversement chez de nombreux peuples.”

 Platane âgé de 1400 ans, village de Targhroud, Ispahan photo : Hossein Jafarkhah

“Parmi les arbres les plus sacrés des Iraniens, on peut citer le platane. Des imamzadehs et des mosquées ont aujourd’hui remplacé en beaucoup d’endroits les temples zoroastriens et les églises qui s’élançaient voici des siècles vers le ciel aux côtés d’imposants platanes, mais ces arbres sont toujours là. Dans bon nombre de villes et villages, les gens accrochent des bouts de tissu à ces arbres et en attendent des miracles. Des miracles simples tels qu’avoir des enfants, guérir d’une maladie, voir ses affaires prospérer, avoir une bonne récolte, etc. Ces platanes accordent abondance et prospérité. Selon les recherches d’Henri Massé, l’orme et le buis sont également des arbres sacrés dans certaines régions, alors que le cyprès et l’olivier, toujours verts, sont des arbres du paradis.”

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“On peut également citer d’autres arbres sacrés tels que le dattier, le grenadier et le figuier. Le dattier est considéré depuis des temps immémoriaux comme une source absolue de bienfaits pour l’homme, en ce que rien de cette précieuse plante ne se perd. Les traces de sa culture en Mésopotamie remontent au IVe siècle avant Jésus-Christ. L’importance du dattier dans cette région est aujourd’hui encore telle qu’il symbolise l’arbre de la vie. Sadegh Hedayat, dans son ouvrage Neyrangestân, cite d’autres arbres et autant de croyances populaires : il ne faut pas abattre un sapin ou un mûrier persan, ou plus généralement un vieil arbre, ou alors, il ne faut pas arracher les plantes des échalotes, ce qui entraînerait la mort. Parmi ces arbres symboliquement signifiants, le cyprès occupe une place très particulière. Ainsi, le cyprès du Cachemire, terme poétique récurrent de la littérature persane ressemble à son cousin le cyprès de la littérature chinoise, qui joue un rôle important dans les rituels religieux.”

“Il est dit dans le Livre des Rois de Ferdowsi que Zarathoustra amena de la région du Cachemire un cyprès fabuleux, d’une taille impressionnante et provenant du paradis, et qu’il le déposa devant la porte du temple zoroastrien de “Barzin Mehr”. Ces cyprès, les “thuyas”, sont encore considérés comme des arbres à vœux, notamment dans l’ouest du pays, en particulier dans le Kurdistan.” Lire la suite…

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Le culte des arbres en France

17 octobre 2009 3 commentaires

Des trois grands cultes naturalistes qui existaient en Gaule avant le christianisme, celui des arbres était peut-être le plus populaire dans ce pays où les forêts étaient si nombreuses et si respectées.

« Elles étaient même adorées : la forêt Noire était la DEA ABNOBA, l’Ardenne la DEA ARDVINNA ; les inscriptions SEX ARBORIBUS et FATIS DERVONIBUS « aux génies des chênes » en témoignent encore. Les indigènes, qui laissaient, sans trop de regrets, démolir les temples consacrés aux divinités de Rome et aux dieux gaulois romanisés, semblent s’être résignés moins facilement aux actes qui s’attaquaient directement à des dévotions plus anciennes et plus nationales. »

« Un épisode de la vie de saint Martin fournit un exemple typique de ces résistances : il venait de détruire, sans éprouver de difficulté, un temple très antique, lorsqu’il eut l’idée de faire arracher un pin consacré au diable, c’est-à-dire à une divinité locale. Les païens s’y opposèrent, et l’un d’eux lui dit : « Si tu as confiance dans ton Dieu, mets-toi sous cet arbre pendant que nous le couperons. » Le saint accepta et on le lia sous le pin du côté où il penchait ; lorsqu’il fut prêt de tomber, il fit le signe de la croix et l’arbre, se redressant, se renversa de l’autre côté et faillit écraser les gentils. »

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« Les conciles se sont maintes fois élevés contre les offrandes faites aux arbres et les pratiques qui avaient lieu près d’eux, de même qu’ils condamnaient les hommages rendus aux pierres et aux fontaines ; cependant ces deux derniers cultes sont encore très vivants et facilement reconnaissables sous le vernis chrétien, souvent assez transparent, qui les recouvre. Les traces de la dendrolâtrie sont bien moins apparentes, et il semble, au premier abord, que le christianisme soit à peu près parvenu à la détruire. Il a trouvé un puissant auxiliaire dans les défrichements qui ont fait disparaître les arbres pour les remplacer par des moissons, et cette transformation, purement d’ordre économique, a été plus efficace que les anathèmes des évêques et les prédications des missionnaires. On peut ajouter que la vie des arbres est limitée et qu’il est plus aisé de déraciner un chêne que de combler une source ou de faire sauter des blocs de rochers un peu considérables. »

« Des croix ou des images chrétiennes furent probablement fixées, de bonne heure, au tronc des arbres qui étaient l’objet de la vénération populaire, pour christianiser peu à peu l’ancien culte; maintenant encore on en voit dans les forêts, surtout sur les arbres des carrefours. En dehors des milieux sylvestres, on en plaça sur des arbres, qui en raison de leur grosseur, ou de certaines particularités, étaient vénérés, auxquels on accordait des vertus guérissantes ou une influence sur le bonheur ou la destinée. Des croix ont pu s’élever près d’eux ou même remplacer, par la substitution d’un arbre mort à un arbre vivant, des arbres autrefois en honneur ; dans les hymnes chrétiens, arbor désigne assez souvent la croix, et dans les Cantiques spirituels, bois est synonyme de croix. Il est vraisemblable que beaucoup des croix primitives étaient des troncs auxquels on donnait cette forme. Plusieurs reçurent des offrandes d’épingles, de clous ou d’objets divers, comme les arbres vivants auxquels ils avaient succédé. » Lire la suite…

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