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Le Gui, une lumière sylvestre

Au plus profond de l’hiver,  lorsque l’automne a réalisé son œuvre et que la quasi-totalité des feuilles est tombée ; on peut alors apercevoir sur les branches des arbres, ces petites touffes vertes auxquelles s’accrochent de petites boules blanches. Le Gui est une plante étrange, chargée de symboles depuis l’Antiquité, si chères aux druides de la Gaule, et aujourd’hui symbole de lumière à la Saint Sylvestre…

Gui botanique

Une curiosité botanique
« Le Gui fonctionne totalement à contre rythme ; à l’inverse de la plupart des plantes, les forces de l’été n’ont pas de pouvoir sur ses fruits, c’est le gel de l’hiver qui va nourrir sa fructification (baies à maturité au moment du solstice) et sa floraison (février). La famille du Gui est répandue sur toute la terre. On en trouve dans l’hémisphère sud, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Afrique du Sud, en Amérique du Sud et chose curieuse, tous fleurissent et fructifient au même moment. La différence est que pour les uns, c’est l’été et pour les autres, c’est l’hiver. Subissant l’action de forces différentes ils semblent tous unis par une mémoire ancestrale. »
« Autre fait singulier chez le Gui, il ne change pas d’apparence. Mis à part la formation des fleurs et des baies, le Gui ne jaunit pas, ne flétrit pas, ne fane pas. Tout au long de l’année il verdoie dans toutes ses parties, de ce vert doré qui lui est propre. Le temps parait glisser sur lui, il reste étranger au rythme des saisons. Il perd bien ses feuilles tous les deux ans mais encore, feuille par feuille, si bien que cela ne se voit même pas… »
« Il faut également retenir sa physionomie de plantule, comme arrêtée à un stade immature. Chez les plantes ordinaires, la plantule est le point de départ du végétal proprement dit. Embryon formé de deux feuilles indifférenciées appelées cotylédons, il dépend encore pour sa survie des éléments nutritifs contenus dans la graine. Ensuite le végétal quitte cet état de plantule une fois qu’il s’est lié aux substances minérales terrestres. A partir de ce moment il devient une plante à part entière, autonome, adulte manifestant ses caractères spécifiques, reflets des forces terrestres et cosmiques. Chez le Gui, cette insertion dans le terrestre n’a jamais lieu, aussi la forme de plantule se répète t-elle à l’infini. D’une certaine façon, le Gui demeure sa vie durant un embryon. »

Une lumière au cœur de l’hiver
« C’est en hiver que le Gui prend toute sa signification. Alors que dans la nature toute vie semble avoir disparu, c’est aux environs du Solstice d’hiver (22 décembre) que les petites baies sphériques du Gui arrivent à maturité.
L’hiver dans les rythmes de la nature appartient à Saturne, période sombre où la lumière extérieure manque. Bien que les plantes aient disparu de la surface du sol et que les arbres ne portent plus de feuilles, la vie est toujours là mais elle a pris un chemin intérieur, souterrain. L’énergie vitale se prolonge au sein des racines ou des graines dans l’attente du renouveau printanier.
La saison hivernale est un moment d’intériorisation que l’on peut observer dans la nature mais aussi en nous-même. Notre état de conscience change, en nous invitant à nous rapprocher de notre Être profond, à nous plonger au fond de nous-mêmes.
A la différence de l’été où la vie se manifeste avec exubérance, l’hiver nous ramène à l’essentiel. C’est donc à ce moment très particulier du solstice d’hiver que le Gui manifeste toute sa vitalité, contraste étrange dans ce sommeil hivernal. »

Le rameau d’or
Le Gui passait pour avoir une puissance magique : il permet d’ouvrir le monde souterrain, éloigne les démons, confère l’immortalité, et est inattaquable par le feu…
En tant que gage de résurrection, de victoire contre la mort, le gui joue un rôle important dans la descente d’Énée aux Enfers décrite par Virgile. Un extrait de l’Énéide contenant des détails précieux :
« Un rameau, dont la souple baguette et les feuilles sont d’or, se cache dans un arbre touffu, consacré à Junon infernale. Tout un bouquet de bois le protège, et l’obscur vallon l’enveloppe de son ombre. Mais il est impossible de pénétrer sous les profondeurs de la terre avant d’avoir détaché de l’arbre la branche au feuillage d’or… Énéé guidée par deux colombes, se met à la recherche de l’arbre au rameau d’or dans les grands bois et soudain le découvre dans des ravins profonds… Arrivées aux gorges empestées de l’Arverne, les colombes s’élevèrent d’un coup d’aile et, glissant dans l’air limpide, elles se posent toutes deux à l’endroit rêvé, dans l’arbre où le reflet d’or éclate et tranche sur le feuillage… »

Le rameau d’or, illustré par Frazer qui en a fait le leitmotiv central et le titre de sa magistrale étude, est le symbole de la lumière initiatique qui permet de triompher des ombres du royaume de Pluton et d’en ressurgir, donc de ressusciter.
« En hiver, les adorateurs de l’arbre doivent avoir salué la vue de son feuillage frais, parmi les branches dénudées, comme le signe que la vie divine qui avait cessé d’animer les rameaux survivait encore dans le gui, comme le cœur d’une personne endormie bat encore quand le corps est immobile. Aussi, quand il fallait tuer le dieu (quand il fallait brûler l’arbre sacré), il était nécessaire de commencer par arracher le gui. Tant que le gui restait intact, le chêne serait invulnérable. Une fois arraché son cœur sacré (le gui), le chêne penchait vers sa chute. »

Le mythe de Balder
Dans la mythologie germanique, Balder est le fils d’Odin et de la déesse Frigg ; il est le Dieu de la lumière et de la beauté, une grande clarté émane de tout son corps. Alerté en rêve d’une fin funeste, Balder demande alors conseil aux Dieux. Frigg, la mère de Balder, a une idée, elle décide d’entreprendre un voyage à travers toute la terre afin de demander à toutes les créatures terrestres de prêter serment de ne jamais nuire à Balder. Tous les minéraux, les végétaux, les animaux engagent leur promesse. Rassurés, les dieux s’amusent à frapper Balder avec toutes sortes de projectiles, le sachant désormais invulnérable. Et effectivement toutes les armes tombent avant d’atteindre Balder.
Cependant, son ennemi juré, Loki, découvrit de Frigg que « Tous, sauf un petit arbrisseau qui s’appelle Gui. Celui-là m’a paru trop jeune, trop insignifiant pour que j’en exige un serment ». Parti à la recherche du Gui, dont il fit une flèche, Loki réussit à transpercer le cœur de Balder en se jouant du frère aveugle de Balder, Hödr.
Si le gui arrache la vie du corps de Balder, c’est qu’il a lui-même été retranché de l’arbre cosmique dont il est le cœur, le principe de vie, Balder fils d’Odin, représenté par Yggdrasil, est né de la semence du Dieu, du gui de l’arbre.
La disparition de Balder entraînera le Ragnarök, cataclysme qui se produira lorsque le ciel tomberait sur la tête des hommes, c’est-à-dire quand s’écroulerait la colonne qui au centre de la terre soutenait le ciel. Cette colonne était l’Arbre cosmique que représentait le chêne sacré s’élevant au centre de chaque nemeton.

Le Gui, les chênes sacrés et les druides
Le culte du chêne était très ancien chez les celtes, certaines tribus se réunissaient dans un « drunemeton », un bosquet sacré de chêne, en Gaule existaient des chênes que l’on tenait pour oraculaires (bientôt un article  complet sur les chênes sacrés).
Pline nous renseigne sur la relation qu’entretenaient les druides avec le gui : « Il ne faut pas oublier à propos du gui l’admiration que les Gaulois ont pour cette plante. Aux yeux des druides (c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages) rien n’est plus sacré que le gui et l’arbre qui le porte, si toutefois c’est un rouvre. Le rouvre est déjà par lui-même l’arbre dont ils font les bois sacrés; ils n’accomplissent aucune cérémonie religieuse sans le feuillage de cet arbre, à tel point qu’on peut supposer au nom de druide une étymologie grecque (δρῦς, chêne). Tout gui venant sur le rouvre est regardé comme envoyé du ciel: ils pensent que c’est un signe de l’élection que le dieu même a faite de l’arbre Le gui sur le rouvre est extrêmement rare, et quand on en trouve, on le cueille avec un très grand appareil religieux. Avant tout, il faut que ce soit le sixième jour de la lune, jour qui est le commencement de leurs mois. de leurs années et de leurs siècles, qui durent trente ans : jour auquel l’astre, sans être au milieu de son cours, est déjà dans toute sa force. » (livre XVI, XCIII).
Pour les celtes, le gui était un fécondateur universel, pour les femmes comme pour le bétail, il représentait la puissante semence du Dieu, dont il manifestait la présence sur le chêne, ce qui corroborait la consistance visqueuse et blanchâtre de la pulpe du fruit, comparable au sperme. Le gui ne croissait que très rarement sur le chêne, était considéré par les druides, comme “un signe d’élection de l’arbre par le dieu lui-même”. Il était descendu du ciel, telle la foudre, et peut-être avec elle, croyance qui a longtemps persisté dans les campagnes. On savait qu’en fait ses graines étaient déposées sur les branches de l’arbre par les oiseaux, mais cela ne démentait nullement son origine céleste.

Pharmacopée
Les gaulois appelaient le gui « celui qui guérit de tout », cette qualification s’est conservée dans certains dialectes celtiques et gallois : oll-iach, c’est-à-dire panacée. Le gui passait pour un remède universel aux empoisonnements. Pendant longtemps, prescrit contre l’épilepsie, dans plusieurs pays d’Europe. On en trouve même une trace dans la « danse de Saint Guy ». Le gui était un remède à des troubles liés à l’hypertension artérielle, aux troubles de la digestion, pour lutter contre la coqueluche, même pour favoriser les avortements. La phytothérapie en utilise les propriétés hypotensives, vasodilatatrice et tonicardiaque, elle l’emploie en usage externe, contre certaines tumeurs sur lesquelles le gui exerce une action inhibitrice et nécrosante.

Tradition de la Saint Sylvestre
Symbole de renouveau, de régénération, le Gui est associé au début de l’année. La coutume du Gui-l’an-neuf est demeurée vivace dans toutes les provinces de France. Lors de la Saint Sylvestre, on échange des vœux à minuit, au moment précis où commence l’année nouvelle, sous une touffe de Gui bien garnie de fruits.
Le dernier jour de l’année avait lieu l’offrande du Gui par les jeunes, aux aînés, parents ou patrons, qui y répondait en faisant des cadeaux. On prononçait alors la formule : « salut à l’An neuf, donnez-moi du Gui l’An Neuf ».

Selon la tradition catholique, le gui doit être suspendu le 1er dimanche de l’Avent (entre 4 et 3 semaines avant Noël), auparavant décrocher celui de l’an passé sans lui faire toucher le sol et le faire bruler dans la cheminée de la maison..

Curieusement, le nom porté par ce pape du IVe siècle, Sylvestre, semble vraiment approprié pour une fête qui célèbre la survie de l’esprit de la forêt, sous la forme du gui.
___

Sources :

Pline l’ancien, l’Histoire naturelle, livre XVI,
Jacques Brosse, la mythologie des arbres,
James Frazer, le rameau d’or,
Christian Guyonvarc’h, les Druides, p.138-141,
Un portrait du Gui dressé par la mission agrobioscience (ici)
Un excellent dossier sur le Gui réalisé par un bucheron-sylviculteur passionné (ici)

  1. 13 décembre 2008 à 16:48

    Cette chronique sur le gui m’a beaucoup intéressé et a excité ma curiosité. Du coup, j’ai piqué du nez dans ma documentation et retrouvé un vieux numéro (48) de la revue « La hulotte » qui lui est consacré. Les divers stades de développement de la fleur au fruit y sont longuement détaillé. Ce qui m’a le plus amusé, et ce qui vient étayer le fait que cette plante avait une grande importance pour nos ancêtres, c’est le nombre impressionnant de mots que l’on trouve pour le désigner dans les différentes régions de France : cela va de « miura » dans le pays basque à « ouache » dans les Ardennes en passant par végué dans le Nord du Dauphiné (ma « zone ») ou par vivé, guiche, vélin, vik, ghé, besk, fisse, visse, amandouvier, ivéqué, bouak… Une centaine d’appellations pour désigner la même plante ! Incroyable non ?

    Une autre étude, intéressante, dans le même numéro, sur la dissémination des graines. Une grive met environ une demi-heure à digérer une baie de gui. La grive en migration vole à environ 35 – 45 km/h ce qui veut dire que si elle veut jouer au jeu du « qui lance la graine le plus loin », ça peut aller jusqu’à 22 km !

    Sur un même élan j’ai appris aussi qu’il existait trois sortes de gui, difficiles à distinguer : le gui des feuillus, celui du pin et celui du sapin… Difficile à distinguer sauf si.. on identifie l’arbre sur lequel on a aperçu la plante !
    En tout cas, bravo Krapo pour cette chronique instructive…

  2. 14 décembre 2008 à 00:58

    Bonsoir Paul,

    merci pour tes mots enthousiastes !

    en fait, je voulais écrire sur le Gui en raison des fêtes qui approchent, et plus je lisais et plus son histoire était passionnante, j’aime quand les légendes ne sont pas loin, volontairement j’ai choisi de ne pas employer le terme de « parasite », car dans d’autres écrits, il est dit du Gui qu’il ne s’installe que sur des arbres malades, il s’enracine mais ne puise que la sève brute, en fait il consoliderait l’arbre hôte :

    « Le Gui aide et soutient l’arbre. Il a le pouvoir de reconnaitre des structures de cellules non physiologiques, de repérer des dysfonctionnements cellulaires et d’agir en conséquence, grâce notamment aux lectines, substances dont la fonction est de freiner la division cellulaire, la formation de tumeurs et de recréer des connexions quand s’installent des fonctionnements trop autonomes ( ex. pathologies cancéreuses).
    Pour l’arbre comme pour le corps humain, le Gui crée un espace de vie qui ne serait pas possible sans lui. Selon l’arbre sur lequel il pousse, le Gui va développer des qualités différentes. »

    Mais avant d’écrire sur le sujet, je dois croiser les infos et démêler tout ça…

    A ton tour, tu as éveillé ma curiosité et je vais tâcher de trouver ce numéro 48 de la Hulotte !

    Bon dimanche et à bientôt

  3. 5 mars 2009 à 13:13

    Passionnant cet article sur le gui dont j’étais loin de connaitre toute l’histoire mis à part sa tradition de porte bonheur.

    Au plaisir de s’instruire

    EvelyneJ

  4. 1 avril 2009 à 13:52

    Bonjour EvelyneJ,

    je n’avais pas vu ton commentaire (vacances oblige)
    au plaisir de partager toutes ces découvertes avec vous,
    c’est une plante ‘magique’ avec une histoire très ancienne.

  5. Mimie
    2 janvier 2010 à 12:39

    Quand doit-on bruler le gui ?????? selon la coutume.

    Cordialement

    Mimie

  6. 2 janvier 2010 à 12:49

    Bonjour Mimie,

    Selon la tradition catholique, le gui doit être suspendu le 1er dimanche de l’Avent, auparavant décrocher celui de l’an passé (sans lui faire toucher le sol) et le faire bruler dans la cheminée de la maison..

  7. 21 octobre 2010 à 11:36

    Dossier sur le Gui – Revue La Hulotte :



  8. 13 décembre 2010 à 22:24

    Ton article est très intéressant, Krapo !
    Je le découvre deux ans après, à nouveau d’actualité…

  9. Alexis
    14 décembre 2010 à 10:13

    Salut Christophe,

    Très intéressant cet article.

    A ce sujet, j’ai croisé un ami cet été à a qui j’ai montré les photos du tilleul d’Heudreville sur Eure. Il m’a dit que d’après lui les moignons qui forment l’essentiel de sa ramure pouvaient avoir pour origine une tentative d’enveloppement par l’arbre du gui que ses branches auraient porté.
    Je n’ai pas trouvé sur l’arbre d’indice indiquant la présence passée de gui sur ses branches et je n’ai trouvé aucune info sur le sujet mais j’ai trouvé cela intéressant.

    Peut être que toi ou quelqu’un d’autre a déjà entendu parler de pareille chose, auquel cas je serais curieux d’en apprendre plus.
    Sans ça je me permet une remarque, sans toutefois rien affirmer.
    Je suis persuadé que le gui a de grandes propriétés médicinales, et j’ai vu qu’en effet on élabore en phytothérapie des remèdes différents en fonction de la plante qui lui a servi d’hôte. Cela dit je reste sceptique quant à l’action bénéfique qu’il aurait sur les arbre sur lesquels il croit.

    J’ai tendance à voir dans le fait qu’il s’installe sur des individus affaiblis une conduite opportuniste courante dans le monde végétal et animal, et commune à nombre de prédateurs et de parasites.
    Je suis curieux des conclusions que tu apporteras à la question.

    Bonne journée et à bientôt,
    Alexis

  10. Sisley
    14 décembre 2010 à 13:54

    Un très bon paliatif de par ses baies, quand tous les autres arbres et arbustes en sont dépourvus, le gui entre en action et nourrit ainsi une quantité d’animaux.

    Si un arbre en ai envahit, il devient difficile de faire autrement que de laisser faire, on pourrait éventuellement ôter les branches fortement atteintes, mais cela demande de couper parfois de grosses sections, ce qui n’est pas conseillé.

    Donc le gui, hémiparasite, aide la faune, aide à moyen terme l’arbre hôte qui a encore une certaine vigueur et finalement ne tire aucun profit à voir l’arbre mourir car lui à son tour mourrait, c’est un auxiliaire involontaire vers la sénescence..

  11. 14 décembre 2010 à 15:33
    • Sisley
      14 décembre 2010 à 16:00

      Merci, bon doc !!

      Ainsi le gui à encore du chemin devant lui avant qu’on le connaisse sur le bout des doigts.
      C’est vrai qu’on peut trouver dérangeant qu’un arbre en soit infesté, au même titre que le lierre, mais ils cohabitent étroitement avec l’arbre et son milieu, et dans la nature il n’existe pas les notions d’arbre fruitier à rendement et arbre à caractère paysager. Donc faisons ce qu’on peut faire, sans trop en faire, autrement dit, laissons libre cours aux interactions naturelles, car il semble s’acclimater seulement où un problème antérieur est déjà présent.

  12. 14 décembre 2010 à 16:09

    Je vais dans le même sens que toi l’ami,
    dans la mesure du possible laissons la Nature faire son Œuvre…

  13. 10 juin 2011 à 10:43

    Merci Christophe pour tes recherches et ses informations passionnants ! J’ai un peu honte que je les découvre seulement maintenant…

  14. 10 juin 2011 à 15:27

    Avec le plus grand plaisir Agnès !

  1. 8 juin 2010 à 00:12
  2. 9 juin 2010 à 14:11
  3. 9 juin 2010 à 17:59

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