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Duo de cognassiers, Neufgrange & Remelfing (Moselle)

Pour la fin de la saison fruitière, Sisley nous emmène découvrir  des cognassiers, une espèce quasiment tombée en désuétude dans nos campagne ; et pourtant  le « Poirier de Cydonie » est cultivé depuis plus de 4000 ans.

“Tout débuta le jour où empruntant une route si familière, j’ai eu la chance d’être passager et de remarquer un individu jusqu’à là fondu dans la masse (parcelle à gauche au début de la D 919 Neufgrange-Siltzheim), mais le hasard a voulu que je m’attarde sur un détail du tronc, en effet, une écorce en squame et une torsade si particulière [1]. Plus de doute, ici se tenait un beau cognassier commun. (clic les photos)

“Malheureusement pas de mesures à fournir, car un grillage et un berger allemand le garde farouchement, j’ai bien essayé de voir le propriétaire, mais personne à l’appel. Donc on se contentera d’estimations que voici, un tour compris entre 1 m et 1,25 m, une taille d’environ 6 m et à mon avis plus de 80 ans. Malgré une casse estivale y a deux ans, il se porte plutôt bien.”

“Il arrive régulièrement, que le cognassier soit greffé sur du poirier franc, d’autres rosacées apparentés voire même sur du cognassier, ceci afin d’adapter au mieux l’arbre à son sol, car selon les variétés il peut se montrer un peu difficile. Celui-ci a très bien pu être greffé sur un autre, mais je ne saurai l’affirmer.”

“Reprenons la route et rendons nous dans un autre verger, cette fois plus accessible du fait qu’il se trouve à coté du terrain d’une ancienne cliente à Remelfing. J’ai eu la chance de pouvoir le découvrir en mai, alors que les fleurs s’épanouissaient dans sa ramure. Il est un poil moins gros, 0,94 m de circonférence, plus de 6 m et dans les 50-60 ans, car malgré une croissance peu rapide, le sol lourd lui a permis d’acquérir une certaine vigueur.”

“Sa silhouette est moins horizontale que le précédent et il pousse avec une droiture plus prononcé du fait de son exposition abritée.”

“Je ne peux pas dire qu’il est rare d’en observer en Moselle, mais il faut toutefois préciser que comme les autres fruitiers anciens, il à tendance à disparaître des terrains. C’est donc les vieux spécimens qui finissent leur cycle, qui représentent la dernière lignée. On en plante ça et là, mais bien souvent ce sont des cultivars peu longévifs. Mais les éléments qui ont fait qu’il perde de l’intérêt sont principalement, la spécificité de ses fruits qui se cueillent blet et se prépare avec plus de temps puis la prise de vitesse des fruits plus vendeurs sur le marché (variétés de pomme, poire…).”

“Alors, tout comme le cormier que vous avez déjà pu voir dans divers articles du blog et les variétés rustiques et rares de fruits tombés en désuétude, il devient important d’établir des conservatoires où ces végétaux pourront subsister face à la monoculture prenant de l’ampleur. De plus la période de plantation se rapproche, le cognassier n’est pas très imposant alors pourquoi pas songer à une variété rustique qui égaiera votre jardin de par sa somptueuse floraison, ses branches noueuses au teint ambrée et ses fruits pyriformes d’un jaune délicat et soyeux.”

Quelques sites référents à visiter [2] [3] [4] [5]

Alors là, chapeau Sisley ! Il s’agit de deux beaux spécimens, pas si vieux que ça, (mais à la fois je ne connais pas du tout la longévité de cette espèce). Le premier possède un tronc avec une belle couleur, et surtout cette croissance en hélice qui lui confère un certain charme. Et puis tu as raison de le rappeler, certaines variétés anciennes de fruitiers sont en train de disparaitre, et il nous appartient d’en replanter et de d’entretenir ainsi la biodiversité dans nos campagnes.

Catégories :Z'autres...
  1. Francis
    20 octobre 2009 à 13:34

    Joli travail Sisley !
    Et oui malheureusement bon nombre d’espce fruitire comme le cognassier tombent dans l’oubli de la mmoire collective. Par chez moi dans les vergers on ne trouve gnralement plus que du pommier, du poirier, du cerisier, de la quetsche et de la mirabelle. Adieu cormiers, adieu nfliers et autres cognassiers. La richesse varitale fruitire est en srieux danger, et cela principalement cause de l’urbanisation, du changement de notre mode de vie qui induit une forte perte de tout ce savoir faire ancestral… Replantons des fruitiers et crons des conservatoires dans nos propre jardin cela fera avancer le Schmilblik.

  2. Sisley
    20 octobre 2009 à 21:09

    Merci !

    Quelques complments : le cognassier vit gnralement entre 50 et 70 ans quand il est issu d’un semis et un peu moins moiti moins pour des greffons peu vigoureux. Quand tout se porte au mieux il atteindra le sicle, mais au del de ce stade a devient une raret.
    Les diamtres de tronc sont compris entre 30 et 50 cm pour des arbres en phase de snescence, donc galement considrs comme remarquables partir de ces dimensions.
    Je n’ai pas de critres plus dtaills, le seul mentionn dans le registre belge de dendrologie, fait part d’un individu de C: 1,17 m et 4 m de haut.

    Voici une vision vraiment explicite de son tronc torse :

  1. 7 juin 2010 à 21:59

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