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Épicéa et Douglas, Sturzelbronn (Moselle)

Repartons avec Sisley découvrir le pays de Bitche et ses trésors arboricoles.

“Alors, tout d’abord, Sturzelbronn est un petit village dans les Vosges du nord coté Moselle et proche de l’Allemagne, et sur le sentier près de son étang, on pénètre dans une pinède typique pour monter sur une colline où se trouve un petit peuplement de sapin de Douglas. Mais avant cela, j’ai vraiment eu la chance d’apercevoir à une cinquantaine de mètres du chemin, un épicéa assez singulier.” (clic pour agrandir)

“Je m’y rend pour constater que l’individu en personne est tout simplement spectaculaire, un tour de  4,74 à 0,70 m ; 3,77 à 1,50 m ; 3,27 à 2,2 m. Il atteint allègrement les 30 m et pour un arbre de ce genre, avoisine 140 à 180 ans. Sa particularité se situe dans la forme de son tronc, qui est très prononcée, une base conique et forte en contreforts racinaires.”

“C’est d’ailleurs cette particularité qui à fait que je puisse le distinguer de loin. D’allure générale, il ne se diffère pas trop des épicéas communs, mais dans les dimensions il sort très nettement de l’ordinaire, et même si il résulte d’une ancienne plantation ou d’un semis y étant rapproché, il mérite de figurer par là.”

“Je continue en reprenant le sentier menant au sommet le plus proche et une fois arrivé sur le plat du terrain, je commence à observer les premiers Douglas. Je trotte quelques pieds et me voici dans un petit groupe d’arbres approchant la centaine où l’ayant dépassé. Et parmi eux, un m’intrigue beaucoup.”

“Il s’agit en fait d’un Douglas ayant deux départs en base ou d’un rassemblement de troncs. A 1,30 m il affiche 3,60 m de circonférence et franchit le cap des 25 m. Comme l’espèce est très vigoureuse, ce sujet n’a sans doute pas plus de 100 ans. Mais c’est le caractère général qui interpelle dans ce cas.”

Merci pour ces découvertes Sisley, dis-moi cet inventaire s’étoffe de jours en jours, et les essences répertoriées commencent à être bien variées, beau boulot, bravo ! En tout cas, joli spécimen ce vieil épicéa, j’aime beaucoup la base et les contreforts racinaires (consulté mes fiches, et il s’agit bien d’un digne représentant de l’espèce) ; quand au Douglas, même s’il est peu âgé, il offre  néanmoins un sacré spectacle avec ses deux troncs filant droit au ciel.

Catégories :Epicéas, Sapins Douglas
  1. Sisley
    29 juin 2009 à 13:58

    Le secret réside dans la diversité !!

    C’est vrai que la palette des choix s’élargit, et quoi de mieux que de présenter cette multitude afin de montrer que ce ne sont pas que les gros chênes, tilleuls et châtaigniers qui peuvent être remarquables.

  2. 29 juin 2009 à 15:19

    Je suis bien content que l’inventaire s’élargisse, il est important de présenter toutes ces essences anonymes. Elles ont certes une espérance de vie réduite par rapport aux chênes, châtaigniers et autres tilleuls, mais ces arbres sont tout aussi beaux et certains d’entre eux offrent vraiment un spectacle remarquable ; enfin quelques-uns atteignent des âges plus que respectables et ont parfois – dans d’autres contrées – de forts liens avec les populations.

    Et puis comme ça, on marche dans les pas de F. Lesourd et E. Le Graverend

  3. 29 juin 2009 à 18:03

    Tout à fait, la biodiversité c’est important.

    Il n’empêche que par ici, c’est quand même le chêne qui domine largement. Alors c’est dur de varier. A part quelques platanes, et autres cyprès, il faut vraiment s’employer pour trouver du nouveau. Mais je vais en trouver quand même, c’est promis !

  4. 29 juin 2009 à 20:06

    Petite sélection d’essences variées vers chez toi

    Cormier, La Bourrelière (3,50m circ)
    Orme de Sibérie, jardin des Plantes, Angers (3,85m circ)
    Pins parasols, Beauchêne), Champtocé-sur-Loire
    Ifs, manoir chardonnière, Marigné (3,90m circ) planté au XVIII
    Charme commun, parc du château, le Plessis-Macé (3,40m circ)
    Chêne vert, les Grandines, Cheffes-sur-Sarthe (cépée de 10 troncs)
    Cerisier, chateau du Breil de Foin, Genneteil (2,60m circ)
    Platane, Le Fresne, Savennières (12,30m circ à 1m de haut !!)
    Catalpa chateau de la Lorie, la chapelle sur Oudon (4,60m de circ)
    Allée forestière de hêtres, La Butte, St-George-du-Bois
    Cèdre du Liban, La Bainerie, Tiercé (9m de circ)
    …..

  5. 29 juin 2009 à 20:52

    Ah ! Voilà un Krapo bien informé !
    Super, le planning s’étoffe.
    Pour le cèdre du Liban, j’ai bien du mal à rentrer en contact avec les proprios sinon, je l’aurais déjà. Par contre, le platane je l’ai en photos, je n’ai simplement pas pu vérifier les mesures. Les autres sont sur ma liste maintenant. Il va chauffer l’appareil numérique !

  6. 29 juin 2009 à 22:51

    Je savais bien que ça allait te plaire !

  7. Philippe
    30 juillet 2009 à 08:57

    Bravo pour ce bel article ! des photos superbes ! ayant acheté un terrain en bordure de foret à Stuzelbronn, je suis à la recherche de ce fameux épicéa double-tronc…

    Bonne chance pour votre inventaire !

  8. 1 octobre 2011 à 21:36

    Triste nouvelle à vous annoncer, étant passé dans le secteur, je décidais de rendre une visite à l’ancien, mais une fois arrivé sur place, je découvre un tronc sans vie gisant au sol !

    La base du tronc étant en grande partie creuse, un fort coup de vent le faisant balancer aura alors provoquer cette rupture.

    La zone fragilisé s’étendait entre la souche et environ 3 m de hauteur, il était devenu un colosse au pied d’argile..

    C’est malheureusement le schéma de la vie et si on perd un très beau spécimen, espérons que d’autres prendront la place.

    • 3 octobre 2011 à 17:47

      Quel dommage, encore qui est tombé !

      Merci tout de même pour cette mise à jour,
      espérons que d’autres découvertes en épicéas arriveront…

  9. 2 octobre 2011 à 00:44

    je trouve ça bizarre de constater ainsi la mort d´un ancien arbre. On arrive à en voir de tellement vieux qu on trouverait naturel qu ils nous survivent tous.

    • 2 octobre 2011 à 01:42

      C’est vrai, mais étant donné qu’on est amené à en voir de toutes sortes et dans tous milieux, on est forcément amené à constater des chutes, foudroiements, volis, dommages de pathogènes, etc

      Donc entre un saule marsault pouvant finir sa vie vers 50 ans et un genévrier de Phénicie qui franchit les 2000 ans nous avons une sacrée marge. Mais comme nous nous fixons plus sur les cas d’espèces, il devient presque évident que nous côtoyons des individus immortel, or nous avons souvent à faire à des sujets en apparence sain, mais qui couve déjà un problème plus ou moins dangereux.

      Mais il faut voir toute cette scène avec philosophie, car après tout, ces arbres naissent avant nous et bien souvent meurent après nous !

      Du plus au moins longévif, tous les arbres sont à mon sens, une source d’étrangeté, de sagesse et en même temps d’une force invisible, faisant tourner le monde !

  1. 7 juin 2010 à 21:58

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