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Vénérable chêne du Pouldu, Saint-Jean-Brévelay (Morbihan)

Dans le Morbihan, la commune de Saint-Jean-Brévelay abrite un des derniers chênes sacrés de Bretagne, inscrit aux monuments naturels depuis le 2 décembre 1909 par arrêté ministériel. Surnommé « le patriarche d’Armorique », il est haut de 16 m et avait jusqu’à ces jours derniers une circonférence de 10 à 12 m. Son tronc creux pouvait abriter 10 personnes.

La légende raconte qu’il aurait vu passer les légions romaines, en route vers le Nord au lendemain de sa victoire sur les Vénètes, César se serait reposé sous sa ramure.… Même si la dendrologie le dit plus jeune ; d’autres historiens assurent que pendant la construction du château de Josselin en 1026, les tailleurs de pierres travaillant dans la carrière du Pouldu, laissaient leurs moutons dormir à l’intérieur du tronc. Il servira d’abri pendant la Révolution.

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Lié aux légendes de la côte des mégalithes, il a servi d’abri pendant les troubles de la Révolution. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands l’aménageront en poste d’observation en élaguant de nombreuses branches. Certainement un chêne vénérable dont l’histoire se confond avec celle de la commune.

Ce qui est certain, comme en témoigne un bordereau d’une session du conseil général du Morbihan de 1971, les héritières du comte de Lanjuinais, l’une domiciliée au domaine de Kerguéhennec en Bignan, l’autre en Mayenne, avaient souhaité céder ce chêne, considéré comme un élément du patrimoine culturel du Morbihan, au département. Ceci suite à un acte d’échange de terrains datant du 20 février 1879.

Ce contrat stipulait « de laisser ce chêne en racine jusqu’à ce qu’il tombe de vétusté ou par force majeure ». Quelques arbres sont concernés par la protection des monuments naturels et des sites, tel ce patriarche au tronc creux. (source : Ouest France)

Cet arbre vénérable a subit de lourds dommages cet hiver, et vit ses dernières années…

Plusieurs mètres cubes de son tronc se sont affalés sur la chaussée.

La municipalité de Saint-Jean-Brévelay veille au danger pour le public. « On ne va pas improviser, même si nous nous occupons de sa santé depuis un an. Nous devons nous appuyer sur des diagnostics de spécialistes. La solution serait de ceinturer les deux parties du tronc. Selon un professionnel, ce type d’arbre ancien s’équilibre par ses branches mortes. Il ne faudrait donc pas les couper », explique Guenael Robin, maire de Saint-Jean-Brévelay.

Le chêne séculaire du Pouldu est situé en bordure de la route Saint-Jean-Brévelay – Guéhenno au lieu-dit Kerguen. Alors si vous passez dans le coin cet été, rendez donc visite à ce chêne légendaire qui vit certainement ses dernières années, après une vie bien remplie.

Les photos de juillet 2007 m’avaient été prêtées par Nadine & Peter ; la nouvelle série m’a été envoyée par Christophe qui nous avait fait découvrir le thuya géant de Vitré [1].

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Catégories :Chênes colosses
  1. kikokakuke
    11 octobre 2008 à 17:19

    kerguen et non pas kergen

  2. 13 octobre 2008 à 15:09

    Bonjour kikokakuke,

    merci, j’ai corrigé dans l’article, à plus

  3. 2 juillet 2010 à 15:56

    (article entièrement remanié)

  4. Sisley
    4 juillet 2010 à 14:09

    Bien navrant ces dernières nouvelles !!
    Espérons qu’on le laisse terminer son cycle en paix.

  5. sartor
    4 juillet 2010 à 20:32

    lorsque je l’ai vu, j’ai eu de la peine
    il est tellement attaqué et détruit
    j’espère qu’il ne va pas devenir un arbre sans vie

  6. 5 juillet 2010 à 13:57

    Un très vieux chêne qui semble arriver au bout du chemin…

  7. 16 juillet 2012 à 09:14

    nous avons vu ce magnifique chêne le 15/7/2012 avec un feuillade bien toufu et je pense qu’il a encore de belles années devant lui

    • Yannick
      16 juillet 2012 à 21:17

      En effet, il n’a pas encore donné son dernier gland!
      En fait les parties tombées l’an dernier étaient déjà mortes depuis très longtemps. Son déclin à très certainement commencé avec la modification de son environnement (goudronnage…) . On m’a dit qu’il avait, autrefois, beaucoup d’eau à son pied…

  1. 8 juin 2010 à 14:42
  2. 10 juin 2010 à 14:11

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