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Archive for the ‘Bible’ Category

Le chêne Ogygès

13 avril 2014 2 commentaires

Alors que l’Ancien Testament nous conte l’apparition de Dieu à Abraham au chêne de Mambré, l’historien Josèphe Flavius relate lui qu’Abraham vivait près du chêne d’Ogygès, un endroit proche de la ville des Hébronites (dans la mythologie grecque, Ogygès est le premier roi de Béotie et d’Attique, et le fondateur de Thèbes. Les Béotiens voyaient en lui le créateur de l’humanité. Les auteurs anciens plaçaient sous son règne un déluge antérieur au Déluge du Deucalion).
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Dans les récits bibliques d’épisodes antérieurs à la Royauté, les grands arbres deviennent des points de repère pour les scènes qui se passent en dehors d’une cité mais non loin d’elle. C’est le cas particulièrement pour les traditions concernant les Patriarches, à Sichem, à Hébron et à Béthel. [1]

Wreath of oak leaves and acorns Greek, Late Classical or Early Hellenistic Period, 4th century B.C.

Dans la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, au livre IV, 532-534, il est question de la sépulture de Sara « à six stades d’Hébron ». La Bible, en la circonstance, ne parlait d’arbres qu’en passant. C’est Josèphe qui a donné de l’importance à l’un d’eux, en s’autorisant explicitement d’une légende locale. D’après lui, dans la petite cité, on est fier de montrer deux curiosités : d’abord les magnifiques tombeaux des descendants d’Abraham ; ensuite un térébinthe gigantesque qui serait là, disent les gens, depuis la création du monde. Lorsque Josèphe, quelques années plus tard, aura à reparler d’Hébron (AJ 1, 186-197, à propos de Gen. 18, 1), il mentionnera de nouveau cet arbre, mais cette fois en donnant son nom propre « près du chêne appelé Ogygès ». Rien d’étonnant qu’un arbre à qui l’on attribue une fabuleuse antiquité ait reçu un nom propre, ni que ce nom soit celui d’un personnage mythique.

« Abram habitait près du chêne appelé Ogygès, – c’est un endroit de la Chananée, non loin de la ville des Hébroniens -. Affligé de la stérilité de sa femme, il supplie Dieu de lui accorder la naissance d’un enfant mâle. Dieu l’engage à se rassurer ; c’est pour son bonheur en toute chose qu’il lui a fait quitter la Mésopotamie et, de plus, des enfants lui viendront. Sarra, sur l’ordre de Dieu, lui donne alors pour concubine une de ses servantes, nommée Agar(é), de race égyptienne, afin qu’il en ait des enfants. Devenue enceinte, cette servante osa prendre des airs d’insolence envers Sarra, faisant la reine parce que le pouvoir devait être attribué au rejeton qui naîtrait d’elle. Abram l’ayant remise à Sarra pour la châtier, elle résolut de s’enfuir, incapable d’endurer ses humiliations et pria Dieu de la prendre en pitié. Tandis qu’elle va à travers le désert, un envoyé divin vient à sa rencontre, l’exhorte à retourner chez ses maîtres sa condition sera meilleure, Si elle fait preuve de sagesse, car présentement, c’était son ingratitude et sa présomption à l’égard de sa maîtresse qui l’avaient conduite à ces malheurs. Si elle désobéissait à Dieu en poursuivant son chemin, elle périrait ; mais si elle rebroussait chemin, elle deviendrait mère d’un enfant, futur roi de ce pays. Ces raisons la convainquent, elle rentre chez ses maîtres, et obtient son pardon ; elle met au monde, peu après, Ismaël(os) : ce nom peut se rendre exaucé par Dieu, à cause de la faveur avec laquelle Dieu avait écouté sa prière. »
(Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, Chapitre X, 4.)

Ce qui surprend dans cette appellation, c’est qu’elle n’a rien à voir avec une quelconque divinité sémitique, comme on l’attendrait dans ce contexte, mais qu’elle relève de la mythologie grecque. A la réflexion pourtant, cela aussi se comprend. A l’époque où ils arrivèrent dans la région d’Hébron, les Abrahamides apprirent la légende locale sur la haute antiquité de cet arbre. Mais cette légende lui donnait-elle un nom propre ? Lire la suite…

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Catégories :Bible, Grèce antique

La fin du déluge – Noé, la colombe et la branche d’olivier

23 février 2011 10 commentaires

Élohim se souvint de Noé, de tous les animaux et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l’arche. Élohim fit passer un vent sur la terre et les eaux s’apaisèrent. Alors se fermèrent les fontaines de l’Abîme et les écluses des cieux, l’averse des cieux fut retenue, les eaux revinrent de dessus la terre, allant et revenant, et les eaux décrurent au bout de cent cinquante jours.
Au septième mois, au dix-septième jour du mois, l’arche se reposa sur les monts d’Ararat. Les eaux allèrent en décroissant jusqu’au dixième mois. Au dixième mois, le premier du mois, apparurent les sommets des montagnes. (Genèse VIII, 1-5)

Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait faite et lâcha le corbeau. Celui-ci sortit allant et revenant jusqu’à ce que les eaux fussent séchées de dessus la terre. Puis il lâcha d’auprès de lui la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué de la surface du sol. La colombe ne trouva pas d’endroit où reposer la plante de son pied et elle revint vers lui dans l’arche, car les eaux étaient sur la surface de toute la terre. Il étendit sa main, la prit et la ramena vers lui dans l’arche.
II attendit encore sept autres jours et recommença à lâcher la colombe hors de l’arche. La colombe vint à lui, au temps du soir, et voici qu’en sa bouche il y avait une feuille d’olivier toute fraîche. Alors Noé sut que les eaux avaient diminué de dessus la terre. II attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, mais elle ne revint plus vers lui. (Genèse VIII, 6-12)

En l’an six cent un, au premier mois, au premier jour du mois, il advint que les eaux s’étaient desséchées de dessus la terre. Noé écarta la couverture de l’arche et regarda. Or, voici que la surface du sol était desséchée. Au deuxième mois, au vingt-septième jour du mois, la terre était sèche.
Élohim parla à Noé, en disant : « Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.  » Fais sortir avec toi tous les animaux qui sont avec toi, de toute chair : oiseaux, bestiaux, et tous les reptiles qui rampent sur la terre. Qu’ils foisonnent sur la terre, qu’ils fructifient et se multiplient sur la terre! ». Noé sortit donc, ainsi que ses fils, sa femme et les femmes de ses fils avec lui. Tous les animaux, tous les oiseaux, tous les reptiles qui rampent sur la terre, selon leurs familles, sortirent de l’arche.
Noé bâtit un autel à lahvé, il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, il fit monter des holocaustes sur l’autel. lahvé sentit l’odeur apaisante et lahvé dit en son cœur : « Je ne recommencerai plus à maudire le sol à cause de l’homme, car l’objet du cœur de l’homme est le mal, dès sa jeunesse, et je ne recommencerai plus à frapper tout vivant comme je l’ai fait :
.
0000000000Tous les jours que la terre durera,
0000000000Semailles et moisson, froid et chaud,
0000000000Été et hiver, jour et nuit
0000000000Point ne cesseront. (Genèse VIII, 13-22)

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Catégories :Bible

La fuite en Égypte – le miracle du palmier

2 décembre 2010 7 commentaires

Symbole de la fertilité en Égypte, le palmier dattier constitue l’arbre miracle des régions désertiques. Le palmier-dattier semble être à l’origine de l’iconographie de l’arbre de vie depuis l’époque sumérienne, associé au Phénix l’oiseau légendaire qui renait de ses cendres, le palmier était aussi une représentation du Saint-Esprit.

La fuite en Égypte.

Le roi Hérode Ier, qui tenait le pouvoir en Palestine, ayant appris des mages venus d’Orient la naissance à Bethléem du roi des Juifs, envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans qui se trouvaient dans la ville. Joseph, prévenu par un songe, s’enfuit avec l’enfant Jésus et sa mère en Égypte où ils resteront jusqu’à la mort d’Hérode.

Quand ils se furent retirés, voilà qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu’à ce que je te parle. Car Hérode va chercher l’enfant pour le perdre.
Et lui se leva, prit de nuit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte, et il y fut jusqu’à la mort d’Hérode, pour remplir cette parole du Seigneur qui dit par le prophète : J’ai rappelé d’Égypte mon fils. (Évangile selon Matthieu, II, 13-15)

Comment la palme s’inclina jusqu’aux pieds de Marie.

Mais, deux jours après leur départ, il advint que Marie, dans le désert, souffrit de l’excessive chaleur du soleil, et, voyant un palmier, elle désira se reposer un peu à son ombre. Joseph s’empressa de la conduire près du palmier et la fit descendre de sa monture. Et, après que Marie se fut assise, levant les yeux vers le feuillage du palmier, elle vit qu’il était chargé de fruits, et elle dit : « Oh, s’il était possible que je puisse goûter des fruits de ce palmier. » Et Joseph lui dit : «Je m’étonne que tu dises cela, alors que tu vois combien ce palmier est haut. Toi, tu songes aux fruits du palmier, mais moi je songe à l’eau qui manque déjà dans nos outres, et nous n’avons pas de quoi les remplir et nous désaltérer. »

Alors, le petit enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère la vierge, s’écria et dit au palmier : «Arbre, incline-toi, et restaure ma mère de tes fruits. » Et aussitôt, à cette parole, le palmier inclina sa tête jusqu’aux pieds de Marie, et, après avoir cueilli les fruits qu’il portait, tous se restaurèrent. Mais, après que tous ses fruits eurent été cueillis, l’arbre restait incliné, attendant pour se redresser l’ordre de celui qui lui avait ordonné de s’incliner. Alors, Jésus lui dit : « Redresse-toi, palmier, fortifie-toi et sois le compagnon des arbres que je possède dans le paradis de mon père. Fais jaillir de tes racines les sources cachées et que de l’eau à notre satiété en coule. » Et aussitôt le palmier se redressa et d’entre ses racines des sources d’eau limpide, fraîche et très douce se mirent à couler. Voyant couler ces sources d’eau, ils se réjouirent d’une grande joie, et ils burent avec leurs bêtes et leurs serviteurs en rendant grâces à Dieu.

Ils partirent le lendemain. Au moment où ils se mettaient en route, Jésus se tournant vers le palmier dit : «Je t’accorde ce privilège, palmier, qu’un de tes rameaux soit transporté par mes anges et planté dans le paradis de mon père. Et voici ma bénédiction : à qui aura vaincu dans une lutte quelconque on dira :  » Tu as obtenu la palme.  » » Pendant qu’il parlait ainsi, voici qu’un ange du Seigneur apparut, se tenant debout au-dessus du palmier, et il s’envola emportant un des rameaux du palmier. En voyant cela, tous tombèrent face contre terre et devinrent comme morts. Alors, Jésus leur adressant la parole dit : « Pourquoi la peur s’est-elle emparée de votre cœur ? Ou bien, ignorez-vous que ce palmier que j’ai fait transporter sera à la disposition de tous les saints dans le lieu des délices, comme il a été à votre disposition dans ce désert ? » (Évangile du pseudo-Matthieu, 20-21)

L’épisode est conté dans le Coran.

Pour les musulmans Marie n’a pas accouché dans une étable à Bethléem, mais seule auprès du tronc d’un palmier élevé, dans cet épisode si l’eau jaillit par la volonté du Seigneur, c’est Marie qui fera tomber les dattes de l’arbre (il n’y a plus de miracle).

Nous ferons de lui
un Signe pour les hommes ;
une miséricorde venue de nous.
Le décret est irrévocable. »

Elle devint enceinte de l’enfant
puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné.

Les douleurs la surprirent
auprès du tronc du palmier.

Elle dit :
« Malheur à moi !
Que ne suis-je déjà morte,
totalement oubliée ! »

L’enfant qui se trouvait à ses pieds l’appela :
« Ne t’attriste pas !
Ton Seigneur a fait jaillir un ruisseau à tes pieds.

Secoue vers toi le tronc du palmier ;
il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.
Mange, bois et cesse de pleurer. (Coran, XIX, 21-26)

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Catégories :Bible

Le songe de Nabuchodonosor

18 novembre 2010 11 commentaires

Parmi les songes du roi Nabuchodonosor (Nebucadnetsar) que le prophète Daniel réussit à interpréter, il en est un qui met en scène un arbre d’une hauteur immense : les oiseaux perchent sur ses branches et les animaux terrestres s’abritent sous son ombre ; mais un ange ordonne d’abattre l’arbre, symbole de l’orgueil du roi (Livre de Daniel, chapitre 4).

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1. Nebucadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !

2. Il m’a semblé bon de faire connaître les signes et les prodiges que le Dieu suprême a opérés à mon égard.

3. Que ses signes sont grands ! que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, et sa domination subsiste de génération en génération.

4. Moi, Nebucadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison, et heureux dans mon palais.

5. J’ai eu un songe qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur ma couche et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.

6. J’ordonnai qu’on fît venir devant moi tous les sages de Babylone, afin qu’ils me donnassent l’explication du songe.

7. Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le songe, et ils ne m’en donnèrent point l’explication.

Songe de Nabuchodonosor / 1450-1500 Miroir du salut humain Provence - (Marseille, B.m., ms 0089, f. 024v, 89)

8. En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltschatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le songe :

9. Beltschatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun secret n’est difficile, donne-moi l’explication des visions que j’ai eues en songe.

10. Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur ma couche. Je regardais, et voici, il y avait au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.

11. Cet arbre était devenu grand et fort, sa cime s’élevait jusqu’aux cieux, et on le voyait des extrémités de toute la terre.

12. Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s’abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.

13. Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur ma couche, je regardais, et voici, un de ceux qui veillent et qui sont saints descendit des cieux.

14. Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; secouez le feuillage, et dispersez les fruits ; que les bêtes fuient de dessous, et les oiseaux du milieu de ses branches !

15. Mais laissez en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.

16. Son cœur d’homme lui sera ôté, et un cœur de bête lui sera donné ; et sept temps passeront sur lui.

17. Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, cette résolution est un ordre des saints, afin que les vivants sachent que le Très Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît, et qu’il y élève le plus vil des hommes.

18. Voilà le songe que j’ai eu, moi, le roi Nebucadnetsar. Toi, Beltschatsar, donnes-en l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me la donner ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.

19. Alors Daniel, nommé Beltschatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées le troublaient. Le roi reprit et dit : Beltschatsar, que le songe et l’explication ne te troublent pas ! Et Beltschatsar répondit : Mon seigneur, que le songe soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !

20. L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime s’élevait jusqu’aux cieux, et qu’on voyait de tous les points de la terre ;

21. cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et parmi les branches duquel les oiseaux du ciel faisaient leur demeure,

22. c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et fort, dont la grandeur s’est accrue et s’est élevée jusqu’aux cieux, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.

23. Le roi a vu l’un de ceux qui veillent et qui sont saints descendre des cieux et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez en terre le tronc où se trouvent les racines, et liez-le avec des chaînes de fer et d’airain, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et que son partage soit avec les bêtes des champs, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.

24. Voici l’explication, ô roi,
voici le décret du Très Haut, qui s’accomplira sur mon seigneur le roi.

25. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

26. L’ordre de laisser le tronc où se trouvent les racines de l’arbre signifie que ton royaume te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.

27. C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! mets un terme à tes péchés en pratiquant la justice, et à tes iniquités en usant de compassion envers les malheureux, et ton bonheur pourra se prolonger.

28. Toutes ces choses se sont accomplies sur le roi Nebucadnetsar.

29. Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,

30. le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

31. La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume.

32. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux boeufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît.

33. Au même instant la parole s’accomplit sur Nebucadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux crussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.

34. Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.

35. Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ?

36. En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s’accroître.

37. Maintenant,
moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

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• Livre de Daniel, Ancien Testament, Version Louis Segond – 1910.

• Songe de Nabuchodonosor, 1450-1500, Miroir du salut humain Provence ;
• King Nebuchadnezzar dreams of a tree – The Hague museum (mmw, 10 c 23) ;
• Songe de Nabuchodonosor, arbre f. 28v, Speculum humanae salvationis, France, XVe siècle ;
• Nebuchadnezzar’s Dream of the Tree, Mirror of Human Salvation, France, XVe siècle ;

Catégories :Bible

Illustrations du jardin d’Éden biblique

27 septembre 2010 6 commentaires

Quelques illustrations du Jardin d’Éden biblique [1] et de l’expulsion d’Adam et Ève.

L’arbre de la science du bien et du mal est souvent représenté, parfois d’autres arbres, mais cependant nulle trace de l’Arbre de Vie (mais je fouille encore), cependant sur la carte du jardin d’Éden (en N&B), vous pourrez apercevoir au centre la Source de Vie et l’Arbre de Vie.

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