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Archive for the ‘Symboles’ Category

L’arbre aux phallus

23 janvier 2018 4 commentaires

Le phallus était un motif d’art commun en Europe occidentale à la fin du Moyen-Âge et au début de la Renaissance. La signification concrète de l’arbre aux phallus reste floue, mais il apparaît à plusieurs reprises sur des manuscrits enluminés, en sculpture et en peinture.

Certains y ont vu une illustration de pratiques de sorcellerie. La lecture du Malleus maleficarum nous renseigne sur certaines sorcières qui conservaient des pénis désincarnés comme animaux de compagnie dans des nids et les nourrissaient d’avoine.

« Et ce, alors, faut-il penser de ces sorcières qui de cette manière parfois recueillent des organes mâles en grand nombre, pas moins de vingt ou trente membres ensemble, et les mettent dans un nid d’oiseau, ou les enferment dans une boîte, où ils se déplacent comme des membres vivants, et mangent de l’avoine et du maïs, comme il a été vu par beaucoup […] C’est à dire que tout cela se fait par le travail du diable et de l’illusion, car les sens de ceux qui les voient se trompent dans la façon dont nous l’avons dit. Un homme raconte que, quand il avait perdu son membre, il s’approcha d’une sorcière appelée pour lui demander de la lui rendre. Elle a dit à l’homme affligé de grimper à un arbre donné, et qu’il pourrait prendre celui qui lui plaisait hors du nid dans lequel il y avait plusieurs membres. Et quand il a essayé de prendre un gros, la sorcière a dit: Vous ne devez pas prendre celui-là, ajoutant parce qu’il appartient à un prêtre de la paroisse. »

En regardant attentivement les marges du Roman de la Rose conservé à la Bnf, on decouvre une sorcière menaçant un pénis avec son bâton [1], et on voit clairement à deux reprises des nonnes récolter des pénis sur un arbre [2][3]. Il s’agit ici d’un humour grivois, d’une parodie religieuse.

Ces représentations ne sont pas marginales, d’autres arbres à phallus ont été retrouvés.

En allemagne, un coffret en bois datant du 15ème siècle est décoré avec la représentation d’une dame élégante cueillant les fruits du phallus. Était-ce un arbre de la fertilité, des représentations du péché ou même de sorcellerie ? En fait il est très probable que ce ne soient que des plaisanteries visuelles coquines, faisant peut-être référence aux problèmes d’impuissance. D’après les sources du musée Nordlingen en Allemagne, l’arbre phallique faisait partie d’une procession de carnaval en 1510.

En 1999, en Toscane dans la ville de Massa Marittima, lors de travaux de restauration d’une source communale médiévale nommée Fontaine d’abondance, les ouvriers ont découvert une curieuse peinture murale cachée derrière une couche de chaux. Il représente un arbre lourdement chargé de phallus, sous lesquel huit ou neuf femmes se tiennent dans diverses poses. L’expert pense que la fresque date de 1265, la même année inscrite sur la fontaine elle-même.

Fertility fresco (Massa Marittima) WikipediaDetail Fertility fresco Massa Marittima Wikipedia

Selon George Ferzoco, directeur du Centre d’études toscanes de l’Université de Leicester, la réaction initiale des habitants à la découverte de l’arbre était mitigée.

« Ils l’ont considéré comme dégradant ou érotique. Ceux qui le voyaient comme érotique le considéraient comme un symbole reflétant la réalité de l’eau et du lieu. L’eau donne la vie ; les phallus donnent la vie : n’est-ce pas une façon unique et intéressante de décrire les propriétés vitales de l’eau ? Le camp du porno, si nous pouvons l’appeler ainsi, le considérait comme étant délibérément obscène et ne souhaitait pas que l’on attire l’attention sur lui. »

Plus d’une décennie plus tard, cette ambivalence a totalement disparu et les habitants sont furieusement attachés à leur arbre de la fertilité. En 2008, un programme de restauration a été entrepris pour nettoyer complètement la peinture murale qui avait souffert non seulement de son blanchiment mais aussi des dégâts d’eau et des concrétions [4].

George Ferzoco suppose que la fresque de Massa Marittima, avec ses phallus surdimensionnés, certains érigés, complets avec des testicules, était une propagande de Guelph mettant en garde face à une prise de pouvoir par les Gibelins (ils apporteraient avec eux la perversion sexuelle et la sorcellerie). [5]
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Johan J. Mattelaer a publié un article de référence en 2010 « The Phallus Tree : A Medieval and Renaissance Phenomenon » dans la revue scientifique The Journal of Sexual Medicine. (uniquement disponible à l’achat, au prix prohibitif de 35$)

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L’arbre d’amour

31 janvier 2011 Laisser un commentaire

La France du XIXe siècle connaît une division sexuelle des tâches, des rôles et des espaces fortement marquée. Il serait évidemment imprudent de projeter trop rapidement sur la société pré-industrielle un modèle figé dans un rôle d’opposition aux grilles de lecture contemporaines – la réalité historique est nuancée –, mais la fonction d’autorité au sein du couple échoit globalement aux hommes. Comme la « Dispute de la culotte » et certaines vignettes du « Monde à l’envers » [1], le thème de l’Arbre d’amour constitue une représentation satirique des rapports entre les sexes.

Dans son Histoire des faïences patriotiques sous la Révolution, Champfleury remarque que le motif de l’Arbre d’Amour connaît une vogue importante tant dans le domaine de l’estampe que dans celui de la faïence. Les hommes sont perchés sur les branches d’un arbre au faîte duquel trône l’Amour, les femmes tentent de les en faire descendre par les moyens les plus variés. Elles font parfois appel à la séduction : « Suzon tire par la manche son mari : doux, doux Jacquot… » Les faïences du XVIIIe siècle, dont les figures s’accompagnent de petites phrases en bouts rimés, font régulièrement allusion à des cadeaux. Les saladiers de Nevers portent ainsi la mention « D’agréable manière – Recevés cette tabatière » ou « La charmante Isabeau – Lui présente un beau chapeau ». Dans la plupart des cas cependant la séduction ne suffit pas. Les estampes du XIXe siècle privilégient des méthodes plus directes : une femme se sert d’une échelle pour tenter d’attraper un « guerrier couvert de gloire », une autre tient une gaule en main. Le moyen le plus radical consiste encore à scier le tronc de l’arbre : deux femmes utilisent à cet effet un passe-partout tandis qu’une troisième se prépare à tirer sur une corde pour faire choir l’ensemble. Le motif iconographique, proche de l’Arbre de vie sur le plan formel – et du mât de Cocagne sur le plan du contenu –, apparaît dans la gravure aux XVIe et XVIIe siècles (« L’arbre au beau fruict »). Mais ce sont alors les femmes qui sont dans l’arbre et les hommes qui essayent de les en faire descendre (avec un luth ou avec un arc…) ; l’inversion semble se généraliser au XVIIIe siècle.

Pour Duchartre et Saulnier, « l’Arbre d’Amour signifie que les maris sont des oiseaux difficiles à dénicher, et une moquerie à l’égard des filles à la recherche d’un mari ». En même temps, l’image donne aux femmes l’initiative de la conquête amoureuse. Présenter ainsi, au début du XIXe siècle, les rapports hommes-femmes constitue bien une inversion comique des normes communes, mais nullement une subversion ; comme dans le cas du « Monde à l’envers », l’inversion des rapports s’établit d’une part à l’intérieur d’une structure relationnelle stable qu’il ne s’agit nullement de pervertir ou de contester sur le fond, et, d’autre part, sur un mode humoristique qui tient à distance toute interprétation en termes de revendications.
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Une étude menée par Frédéric Maguet, publiée sur « L’histoire par l’image ». [2]

Illustration « L’arbre d’amour », Georgin François 1ère moitié 19e siècle (Pellerin éditeur à Épinal), conservée au musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Paris. [3]

L’arbre d’amour – ensemble de pièces de céramiques exposées au musée des Beaux Arts et d’archéologie Joseph Déchelette à Roanne – Crédit photo Julien Rambaud / Alpaca / Andia.
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Les arbres de la Laïcité

13 décembre 2010 8 commentaires

Le 19 juin 1960, 25.000 délégués de tous les départements, étaient réunis à Vincennes pour témoigner de la protestation de près de 11 millions de signataires pétitionnaires contre le vote par l’Assemblée Nationale de la loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré.

En décidant de financer sur les fonds publics les établissements privés d’enseignement, la loi ouvrait une brèche dans l’édifice laïque de l’État.

Cinquante ans après, la laïcité de la République est en péril. La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État, pierre angulaire de la République, est quotidiennement bafouée. Elle n’est pas à l’abri de tentations d’en édulcorer la portée.

Alors que l’École Laïque, ciment de l’unité nationale, est sans cesse désorganisée et privée de moyens de fonctionnement, des lois successives ont accumulé les privilèges accordés, avec l’argent de tous les contribuables, à des établissements privés d’enseignement.

Le dernier avatar, la loi Carle [1][2], votée par la majorité du Parlement en septembre 2009, impose aux communes des dépenses supplémentaires au bénéfice de cet enseignement privé. Dans le même moment, les tendances communautaristes se développent.

Le 11 décembre 2010, jour anniversaire de la publication au Journal Officiel de la loi de séparation des Églises et de l’État, du 9 décembre 1905, « clef de voûte de la laïcité » selon l’expression de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, élus et habitants de nombreuses communes de France se sont rassemblés pour planter un Arbre de la Laïcité, comme nos ancêtres plantèrent un arbre de la Liberté pour l’avènement de la 1ère République en 1792 et pour celui de la 2ème République en 1848. Cet arbre de la laïcité sera dans chaque commune le symbole et le témoignage, grandissant au fil des ans, d’une double volonté :

Stopper la destruction de la République & Reconstruire l’unité de la Nation.
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A Gujan-Mestras, enfants & habitants ont planté un magnifique chêne rouvre comme arbre de la Laïcité, en présence de la marraine Marie-Hélène Des Esgaulx, Sénateur Maire de Gujan-Mestras, et du parrain François Deluga, Député Maire du Teich.
Les élèves du CM2 du Teich ont réalisé un beau travail sur le symbolisme de cet arbre, voici les mots qu’ils ont prononcé [3]:

Le symbole de l’arbre, c’est pour se souvenir à chaque fois que l’on passe devant, qu’il est libre, qu’il est fier, qu’il n’a pas besoin de croire au ciel pour s’élever vers lui, mais qu’il a surtout besoin de ses racines pour être solide et vivre.

L’arbre de la laïcité, qu’on plante aujourd’hui, c’est le petit frère des arbres de la cour de notre école ; ils sont très vieux, les platanes qui ont vu jouer et étudier des générations d’élèves. Nous leur devons le respect. Ils protègent nos jeux d’enfants et abritent nos secrets. Nous aimons leur présence.

Cet arbre là, l’arbre de la laïcité, nous ne le connaissions pas avant d’en parler, et nous avons réfléchit à ce qu’il représente aujourd’hui de notre vie.

Ce qui est nouveau pour nous, c’est de réfléchir sur les mots laïcité, démocratie, liberté de conscience, citoyenneté, lois, ce qu’ils représentent, ce qu’ils permettent de faire et ce qu’ils défendent de faire.

Nous avons pris conscience que nous n’étions pas tous d’accord, mais que ça n’était pas grave, l’important c’est d’être libre de pouvoir en parler, libre de penser ce que l’on veut sans obliger son voisin à penser pareil.

Je suis libre de croire ce que je veux.

Je suis libre de ne pas croire ce que toi tu crois.

Je suis libre de ne pas croire du tout.

Nous les enfants de CM2, nous voulons surtout croire qu’il faut que les religions ne se fassent pas la guerre et que les humains prient pour la vie, le bonheur et la nature respectée.

Petit arbre, pousse avec fierté, refuse la soumission aux grands vents et aux tempête, résiste au chaud et au froid, soit libre et fort dans notre ville, enfonce tes racines dans le sol qui t’accueille pour y puiser force et vie, nous grandirons en même temps que toi.

Venir aujourd’hui, avoir parlé hier en classe nous oblige à prendre conscience de ce qui se passe autour de nous, en dehors de l’école, à réfléchir et peut être à progresser vers plus de sagesse. On a trouvé ça bien que l’école soit laïque, nous sommes plus égaux.

Montesquieu a dit : « La Liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ».
La meilleure des lois pour nous est celle qui permet de vivre libre et heureux dans notre pays.

Nous te souhaitons longue vie, arbre de la Laïcité.
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L’illustration « L’Arbre de la Laïcité » est de Aurore Miot.

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L’arbre évolutionnaire

11 octobre 2010 3 commentaires

Bien que la mutabilité des espèces ait pu apparaître dans des tableaux, et si bien avant 1800 des arbres ont été utilisés comme une métaphore à d’autres fins (arbre de Porphyre), la combinaison du concept de l’évolution, et de l’image des branches de l’arbre ne semble pas apparaitre avant 1801. C’est à cette date que le premier arbre de vie a été publié par le botaniste français Augustin Augier. Il montre les relations entre les membres du règne végétal. Mais ce n’était pas véritablement un arbre évolutionnaire car le Créateur était impliqué.

Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) a produit le premier arbre de ramification des animaux dans sa Philosophie Zoologique. C’était un arbre vers le bas à l’envers en commençant par les vers et se terminant avec les mammifères. Aucun Créateur n’est impliqué, c’est donc un arbre de l’évolution. Toutefois, Lamarck ne croyait pas à une origine commune de toute la vie.

• Le géologue américain Edward Hitchcock (1763-1864) a publié en 1840, le premier arbre de vie fondé sur la paléontologie dans sa Géologie élémentaire. Sur l’axe vertical sont représentées des périodes paléontologiques. Hitchcock fait une arborescence distincte pour les plantes (à gauche) et les animaux (à droite). La plante et l’arbre des animaux ne sont pas connectés au bas du tableau. En outre, chaque arbre commence par de multiples origines. Les arbres de Hitchcock sont des arbres avec des ramifications, cependant ils n’étaient pas réellement des arbres évolutionnaires, parce qu’il estimait que la divinité avait été l’agent du changement (c’est là une différence importante avec Darwin).

Charles Darwin (1809-1182) est le premier à avoir illustré et popularisé le concept d’un arbre de la vie, dans son ouvrage L’Origine des espèces, publié le 29 novembre 1859.

« Les affinités de tous les êtres de la même classe ont parfois été représentées sous la forme d’un grand arbre. Je crois que cette comparaison est très juste. Les rameaux verts et bourgeonnants peuvent représenter les espèces existantes; les branches produites les années précédentes peuvent représenter la longue succession des espèces éteintes. A chaque période de croissance tous les rameaux ont essayé de pousser de tous côtés, de surpasser et de tuer les rameaux et les branches environnantes, de la même manière que les espèces et les groupes d’espèces ont de tout temps vaincu d’autres espèces dans la grande bataille de la vie. Les plus grosses branches se sont divisées en grosses branches, et celles-ci en branches de moins en moins grosses, qui n’étaient autrefois, quand l’arbre était jeune, que des petits rameaux bourgeonnants ; et cette relation entre les anciens bourgeons et les plus récents au moyen de branches ramifiées pourrait bien représenter la classification de toutes les espèces éteintes et vivantes en groupes subordonnés à d’autres groupes. Sur les nombreux rameaux qui florissaient alors que l’arbre n’était qu’un arbuste, seulement deux ou trois, maintenant transformés en grosses branches, survivent encore et portent les autres branches; ainsi chez les espèces qui vivaient lors des anciennes périodes géologiques, très peu ont laissé des descendants vivants et modifiés. Dès la première croissance de l’arbre, de nombreuses branches ont péri et sont tombées ; et ces branches tombées, de taille variable, peuvent représenter ces ordres, ces familles et ces genres tout entiers, qui n’ont plus de représentants vivants, et que nous ne connaissons qu’à l’état de fossile. De la même façon que nous voyons ici et là une branche menue et isolée, surgissant d’une bifurcation inférieure, et qui, par chance a été favorisée et est encore vivante au sommet de l’arbre, nous voyons occasionnellement un animal tel que l’ornithorynque ou le lépidosirène, qui par de petits détails, connecte grâce à ses affinités deux grandes branches de la vie, et qui apparemment a été sauvé d’une compétition fatale par le fait qu’il vivait dans un habitat protégé. Tout comme les bourgeons produisent par croissance de nouveaux bourgeons, et que ceux-ci, s’ils sont vigoureux, forment des branches et surpassent de tous côtés les branches plus faibles, je crois qu’il en est de même pour le grand « arbre de la vie », qui remplit l’écorce terrestre avec ses branches mortes et brisées, et couvre sa surface avec ses belles ramifications toujours actives. » (Darwin – The Origin of Species, 1872)

Ernst Haeckel (1834-1919) a construit plusieurs arbres de vie. A gauche, la première esquisse du célèbre arbre de la vie publiée dans les années 1860 qui montre « alalus Pithécanthrope » comme l’ancêtre de l’Homo sapiens. Au milieu se trouve l’Arbre de Vie de Generelle Morphologie der organismen (1866) avec trois royaumes Plantae, Protista et Animalia. Sur la droite se trouve le « Pedigree of Man », publié en 1879 dans The evolution of Man.


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Un article à consulter : Arbre, classement des connaissances, l’arborescence du savoir.

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John Goddard – The Tree of Man’s Life

3 septembre 2010 6 commentaires

John Goddard – Arbre de la vie de l’homme (paternité des textes attribuée à Richard Dey)

Une gravure réalisée en 1639 par John Goddard, une tentative pour résumer toutes les connaissances humaines, ou toute la compréhension humaine du Créateur et de Sa création.

La composition prend la forme d’un arbre massif, sur les racines, sur les branches et sur les feuilles sont inscrits des textes bibliques. A la cime de l’arbre est inscrit le nom du Christ. Le tronc de l’arbre se divise pour accueillir deux scènes en médaillon : Dives et Lazare en dessous ; et la mort avec sa faux, funérailles et la sépulture au dessus. Deux autres scènes sont incrustées, en bas à gauche, une femme avec un bébé sur ses genoux ; et en bas à droite, une femme allaite un enfant emmailloté dans une chambre à coucher. Cette gravure essaie donc d’embrasser l’homme dans la totalité de la Création et à tous les stades de son existence : naissance, vie, mort, enterrement, la résurrection et le Jugement dernier.
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John Goddard – The Tree of Man’s Life, conservée au British Museum, Londres [1].

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