Les caractéristiques des arbres remarquables

L’age et les dimensions
Ce sont surtout les arbres isolés qui peuvent atteindre de grandes dimensions et couvrir une grande surface qu’il conviendra de préciser. En principe on retiendra comme critères, une circonférence de tronc au moins égale à 3m ou une hauteur supérieure à 30m. Pour les espèces de plus petit développement on pourra signaler les sujets dont les dimensions apparaissent exceptionnelles.

En groupe ou en alignement c’est leur hauteur qui sera déterminante.
Toute information relative à la date de plantation ou à l’âge sera prise en compte (carte postale, photo de famille, article de presse, bibliographie). Les vieux sujets peuvent également présenter un lieu d’accueil d’espèces animales et ainsi participer au maintien ou à l’enrichissement biologique de notre environnement.

L’aspect, la forme
L’aspect et la forme des arbres sont propres à chaque espèce, mais peuvent être fortement modifiés par des événements naturels ou artificiels.

Les facteurs naturels
Le vent, la sécheresse, le froid, la foudre, les tempêtes, les conditions édaphiques peuvent modifier de manière spectaculaire l’aspect des arbres tel que le développement de formes rampantes, la nanification, l’obtention de formes tourmentées ou originales.

La taille des arbres peut également modifier l’aspect des arbres et donner des sujets remarquables. Formes “en nuages” caractéristiques des jardins japonais, en cube, en pyramide, taille des platanes “en terrasse”, avec ou non, anastomoses de branches d’un arbre à l’autre etc…

La situation
Un arbre qui ne présente pas en tant que tel de caractéristique particulière peut être remarquable du fait se sa situation.C’est déjà le cas de l’arbre isolé, on ne voit que lui.
L’arbre peut aussi être remarquable du fait de son association avec une chapelle un oratoire, un puits, une source, des ruines, une plaque commémorative.Un arbre banal en forêt, dans un parc ou espace vert tout en ayant de grandes dimensions peut apparaître extraordinaire en situation plus urbaine. Dans ce cas on pourrait dire que c’est la forêt qui cachait l’arbre.

L’histoire, la référence
Comme le château d’if l’arbre peut être le témoin de faits historiques ou d’oeuvres littéraires, picturales, cinématographiques, ceci en tant que tel ou comme dans le cas précédent comme repère géographique. Il peut avoir été planté par ou en l’honneur d’un personnage célèbre ou important ne serait ce que pour une seule personne ou ses descendants. “c’est mon grand-père qui l’a planté.” Il peut être l’un des premiers sujets plantés lors de l’introduction d’une nouvelle espèce ou variété.

La rareté de l’espèce
L’arbre peut au niveau du lieu, de la ville, du département voire au-delà ou au niveau de la zone climatique être le seul exemplaire connu d’une espèce donnée ou assez rare pour être de ce fait riche d’enseignements sur les conditions de son implantation ou sur ses propres caractéristiques.

Comment mesurer un arbre ?

Trois mensurations permettent de restituer la silhouette d’un arbre.

La hauteur dont la simple évaluation reste trop approximative : sujet surestimé à l’état isolé mais sous-estimé dans un boisement. Divers procédés de mesure sont alors envisageables pour estimer la hauteur :

La “croix de bûcheron” :

Fiche croix du bucheron

A l’aide l’ombre de l’arbre :

Si vous possédez une boussole avec un clinomètre vous pouvez mesurer sans peine la hauteur d’un arbre, voici un mode d’emploi :

L’envergure exprime l’ampleur de la ramure soit le diamètre de sa surface projetée au sol et grossièrement circulaire ; en cas d’asymétrie, effectuer plusieurs mesures et en donner la moyenne.

La circonférence du tronc prise à 1 mètre 50 du sol, dont la mesure, beaucoup plus facile que celle du diamètre, n’est pas moins révélatrice de la puissance de l’arbre.

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Prise des mensuration du chêne du Hibou par les reporters arboricoles.