David sans frontières – Web reportages

Les explorateurs canadiens David Aimé (environnementaliste & conteur) et David Fabrega (photographe & cameraman) voyagent autour du monde avec une caméra haute définition afin de recueillir des informations les plus actuelles des entrepreneurs locaux, des scientifiques et des communautés sur la biodiversité et les sujets de développement durable.

Ce tour du monde éco-responsable pour rencontrer les héros de la biodiversité est raconté en plusieurs reportages vidéos et/ou des récits avec photos mis sur leur site internet. De tous ces docs, j’en ai choisis deux directement liés aux forêts et à la déforestation.

Les Nav’is de l’Amazonie

En Équateur, nous sommes allés à la rencontre de la communauté de Sarayaku : la seule tribu de l’Amazonie septentrionale qui a résisté à l’intrusion des compagnies pétrolières et minières. Comme dans le film Avatar, ils sont persécutés sans relâche. Les multinationales utilisent toutes sortes de stratégies pour pénétrer sur leur territoire et exploiter leurs ressources naturelles.

Cette histoire poignante, qui se joue sous nos yeux en Amazonie, est similaire à celle du peuple Na’vi d’Avatar excepté que les Kichwas de Sarayaku ne sont pas violents. Découvrez leur “Frontière de Vie” : le nouveau symbole de la protection de l’Amazonie et de ses peuples.
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Sénégal – 100 millions de palétuviers plantés

S’apitoyer sur la dégradation de la mangrove, les villageois sénégalais ne pouvaient l’accepter. Pour rétablir l’équilibre de leur forêt de palétuviers, une vague de reboisement a submergé les deltas du Saloum et de Casamance.

Encadrés par une ONG Sénégalaise, l’Océanium, 100.000 sénégalais ont accompli un exploit : planter 100 millions de palétuviers afin de reconstituer les mangroves.

Quand les consciences sont éveillées, la biodiversité reprend ses droits.
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Découvrez plein d’autres reportages et des liens sur leur site, c’est par ici.

Gilles, l’homme qui plantait des arbres

Un documentaire réalisé par Laurent Cadoret en 2010.
Patly Production / France Télévision, Centre National du Cinéma.

Madagascar est un territoire immense dans l’Océan Indien, au large de l’Afrique Australe. Pays de croyances et de mystères, la cinquième plus grande île du monde offre une grande diversité de paysages et de cultures, mais souffre durement de la déforestation.

Dans la vallée de la Tsaranour, Gilles a décidé de s’installer et de travailler avec la population locale afin de reboiser l’endroit. Autrefois, la forêt était omniprésente mais la culture sur brûlis a eu des conséquences dévastatrices sur l’ensemble du territoire. Cela fait des années que Gilles s’obstine à replanter la vallée, une manière d’être au plus près des villageois et des montagnes où il a choisi de vivre…

Gilles Gautier a créé l’association « Wood en Stock – Pour une planète plus verte », pour en apprendre plus ou si vous avez envie de les aider, faites un tour par ici.
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Son action de reboisement m’a rappelé l’œuvre de Giono et le film d’animation réalisé par Frédéric Back « l’homme qui plantait des arbres », à voir sur le blog par ici.

La forêt pour les communautés

A travers le monde, les gens commencent à réfléchir différemment en ce qui concerne la gestion et la conservation des forêts, et pensent qu’il faut donner aux peuples qui vivent dans les forêts la responsabilité de les gérer et le droit d’en tirer des bénéfices.

La foresterie communautaire peut être un moyen efficace de réduction de la pauvreté et de promotion d’une gestion durable des forêts. Et en devenant un mouvement populaire, la foresterie communautaire a forcé les forestiers à changer leur façon de penser.

Le message est simple : les gens sont la clé du succès plutôt que la cause de l’échec.

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Forests Monitor est en train de promouvoir la foresterie communautaire en RDC (Congo), en partenariat avec le Ministère de l’Environnement ; et de nombreuses ONG locales et internationales. Tropenbos International est en train de travailler pour l’amélioration de la gouvernance et la gestion des forêts en RDC à travers la facilitation des transferts de savoir et d’expériences entre les principales parties prenantes. Pour aider à communiquer le potentiel de la foresterie communautaire aux populations locales en RDC et pour promouvoir le débat, Forests Monitor et Tropenbos International ont produit une série de 3 vidéos qui expliquent ce qu’est la foresterie communautaire, démontrent son efficacité, et examinent les diverses options et les défis liés à sa mise en œuvre. Ces vidéos montrent des études de cas dans 8 pays différents répartis sur 3 continents : l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine.

• Introduction à la foresterie communautaire (14′).

Aperçu de la foresterie communautaire : ce qu’elle est, les procédures et les défis liés à sa mise en œuvre, et les divers avantages qu’elle peut fournir en termes d’amélioration des moyens de subsistance, de réduction de la pauvreté, et de protection des forêts.

• Les aspects économiques de la foresterie communautaire (13′).

Options et les défis concernant l’utilisation des forêts communautaires, tant pour la production des moyens de subsistance, que l’extraction et la vente du bois et des produits forestiers non ligneux, et la génération des revenus financiers à partir des services forestiers.

• La création et la gestion des forêts communautaires (15′).

Cette vidéo présente plus en détail les options et les défis liés à la mise sur pied des forêts communautaires : la création des structures de décision, la distribution des bénéfices, la prévention des conflits, et la recherche des soutiens.
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Forêts communautaires – équité, utilité, pérennité.

Comme nous le savons tous, la conservation des forêts du monde exige l’adoption d’une série de mesures destinées à changer l’actuel modèle destructeur. Parmi ces mesures figure l’acquisition par les communautés locales de l’autonomie nécessaire à la gestion de leurs propres forêts.

Il existe dans la plupart des pays du monde de nombreux exemples d’aménagement forestier approprié, où les forêts sont utilisées de manière durable pour l’environnement et profitable pour les communautés locales.

D’une manière générale, ce type d’aménagement est appelé « gestion communautaire des forêts », bien qu’il adopte des modalités différentes en fonction de la diversité socio-environnementale des endroits où il est mis en œuvre.

Cette publication vise à appuyer et à promouvoir les approches de ce genre. Le livre est partagé en deux sections : la première présente une série d’articles analysant le sujet ; la deuxième est une sélection d’articles portant sur des expériences de gestion communautaire des forêts dans divers pays du monde.

Forêts communautaires – équité, utilité, pérennité (188 pages en .pdf)
© Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales – Juin 2004.

Mein regenwald (J’ai acheté une forêt tropicale)

Un film documentaire suédo-allemand (52 mn)
Réalisation Helena Nygren & Jacob Andrén / production ZDF, 2010.

Comme des milliers d’autres enfants suédois désireux de sauver la forêt tropicale dans les années 1980, Jacob Andrén a organisé des kermesses dans son école et récolté de l’argent pour acheter un morceau de forêt. Ils ont même reçu un acte de propriété à l’époque.

Mais qu’en est-il réellement à présent ?

Sur les indications de la fondatrice de l’organisation suédoise à l’origine du projet, il décide de se rendre au Costa Rica pour voir « son » bout de forêt dont il ne sait s’il existe encore. Sur le chemin, au Honduras, au Nicaragua puis enfin au Costa Rica, il constate les dégâts provoqués par la déforestation et le commerce du bois, rencontre des hommes et des femmes impliqués dans la préservation de la forêt, pour enfin arriver à destination…

Des arbres sauvés de la coupe

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mercredi 10 Novembre 2010 – Ma. Neiss.

Dans le cadre d’un vaste projet de protection de la nature s’étendant sur la forêt palatine du « Bienwald » autour de Kandel, les autorités des deux Landkreise de Germersheim et de la Südliche Weinstrasse ont décidé de sauver un certain nombre d’arbres de la coupe.

« Une belle action, comme on en aimerait aussi en France. » (Sisley)

Sauvegarde des forêts dans le Morvan

Une belle initiative citoyenne que je tenais à mettre en valeur.

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Dans le Morvan, des particuliers alarmés par la destruction de parcelles forestières de feuillus, (au profit de cultures intensives de résineux), créèrent une association en 1989 “Autun Morvan Ecologie” dont le but est de protéger des parcelles de feuillus afin de sauvegarder la biodiversité, et de stopper les coupes rases.

En 2003, création du Groupement Forestier pour la Sauvegarde des Feuillus du Morvan ; depuis lors, uniquement financé par les souscriptions des adhérents, la totalité des parcelles acquises par le groupement s’élève déjà à 100 hectares !

Pour valoriser économiquement les forêts acquises, le groupement applique la méthode dite de futaie irrégulière, qui consiste à identifier les arbres qui seront coupés en laissant un capital sur pied qui s’accroît au fil des ans. Ainsi, le revenu est régulier, avec un passage en général tous les 10 ans sur des peuplements feuillus. Le couvert forestier est permanent avec des arbres de tout âge, des arbres morts, des vieux arbres indispensables à la biodiversité et des essences mélangées.

Le Groupement Forestier pour la Sauvegarde des Feuillus du Morvan (GFSFM) est géré par deux co-gérants bénévoles (Lucienne Haese et Thierry Colin), assistés d’un comité technique et scientifique et d’un expert-forestier. GFSM – Mortaise – 71540 Lucenay l’Evêque (contact). Voir le site de l’association, par ici.

Cela laisse songeur ; et cette action pourrait être transposée en plein de lieux…