Zéro déforestation…

Greenpeace appelle à « zéro déforestation d’ici 2020 » !

La déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports au niveau mondial.

Pour sauver le climat, il faut sauver les forêts !

Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit environ un quart de la superficie de la France. Les forêts abritent la moitié de la biodiversité mondiale et constituent le cadre de vie de centaines de millions de personnes. (vidéo 3 minutes)


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Cette année sera cruciale pour le climat et les forêts. Le sommet des Nations Unies sur les changements climatiques, qui aura lieu à Copenhague en décembre 2009, devra donner une suite au protocole de Kyoto. La question de la déforestation y occupera une place importante et des décisions doivent être prises pour STOPPER la déforestation, protéger les forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

En parallèle, une loi sur le bois est en discussion au sein de l’U.E. L’Union Européenne contribue à la déforestation au niveau mondial, en tant que principal importateur de bois tropical, dont une grande partie est issue de l’exploitation illégale des forêts…

La France a un rôle important à jouer pour influencer la position de l’Union Européenne dans le cadre des négociations sur le climat. La France, en tant que pays forestier et premier importateur de bois dans l’Union Européenne, joue aussi un rôle prépondérant dans les négociations autour de la future règlementation européenne sur le bois.

J’appelle à ce que les dirigeants français soutiennent au niveau européen :

– L’adoption d’un fond multilatéral pour la protection des forêts tropicales, de leur biodiversité et de leurs habitants, doté d’au moins 30 milliards d’euros pas an, lors du sommet de Copenhague. Ce fonds, alimenté par les pays industrialisés, devra permettre aux pays en développement de sauver les dernières forêts tropicales anciennes de la planète.

– L’adoption d’une réglementation européenne du commerce de produits bois et produits dérivés du bois ambitieuse, qui impose la mise en place d’une chaîne de traçabilité des forêts de production au consommateur final pour tous les produits bois vendus en Europe. C’est une première étape indispensable pour mettre un terme au scandale du commerce de bois illégal, initier une politique d’achat de bois responsable à faible impact environnemental et garantir que les consommateurs européens ne sont pas, malgré eux, complices de crimes forestiers.

– La définition de nouvelles politiques publiques visant à réduire l’empreinte écologique de l’Europe sur les forêts tropicales. La consommation massive de denrées importées de régions forestières sensibles alimente les moteurs de la déforestation que sont l’huile de palme indonésienne, le soja ou les produits de l’élevage bovin au Brésil, le bois issus des forêts intactes du bassin du Congo ou de Papouasie, ou encore les agrocarburants.

Soutenez l’appel « ZERO DEFORESTATION »

Life wanted – Forêt Teghut (Arménie)

Considérant les problèmes écologiques en Arménie, en particulier la déforestation notamment de la forêt Teghut, deux jeunes en Service Volontaire Européen, Laura Valauskaita (Lituanie) et Sébastien L’hermitte (France), ont réalisé un court métrage d’animation (5’29 ») en collaboration avec quelques étudiants de l’Université de Yerevan (eux aussi militants).

Ce film est dédié et soutenu par le mouvement « Save Teghut Forest ». [1][2]

Non à la déforestation

Un court métrage d’animation produit par le WWF.

Maillons essentiels de la chaîne de la vie, les forêts jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau et la régulation des climats. Elles comptent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus utiles de la planète, abritant plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Pourtant, leur dégradation se poursuit à un rythme effréné. Chaque semaine, c’est près de 250 000 hectares de forêts tropicales qui se volatilisent. Or, on estime que 20% des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère proviennent de la déforestation. Et c’est à une exploitation forestière peu respectueuse de la nature et de l’homme, souvent illégale, ainsi qu’à des coupes sauvages pour installer des plantations industrielles, telles que le palmier à huile et le soja, qu’il faut imputer l’hémorragie des forêts et des milliers d’espèces qu’elles hébergent.

Si en France les forêts augmentent en surface depuis la fin du 19è siècle, à l’heure actuelle, seul 1% de ces écosystèmes est suffisamment protégé au nom de l’inestimable biodiversité qu’il abrite. En métropole française, plus de 200 espèces forestières sont menacées de disparition ou fortement fragilisées. Une situation préoccupante qui s’explique par l’application obstinée d’un modèle de gestion ayant tendance à uniformiser les milieux au détriment de la variété faunistique et floristique.. Par ailleurs, les besoins croissants de l’homme vis-à-vis de produits en bois papier, mais aussi en produits contenant de l’huile de palme ou en viandes nourries au soja, lorsqu’ils n’ont pas de garanties environnementales, contribuent également à la disparition accélérée de la biodiversité et à la déstabilisation du climat.