Le nom de l’arbre – Actes Sud

Collection publiée par Actes Sud,
petit format – environ 10€ pièce.

Les titres de cette collection – qui compte quarante-trois références, chacune consacrée à une espèce – constituent une encyclopédie originale. Chaque ouvrage présente différentes facettes de l’arbre choisi, détaille son anatomie et ses besoins et donne des conseils de professionnels pour son entretien ; sans oublier les légendes, les mythes et le folklore associé à chacun d’eux. Son petit format est agréable et facile à transporter.

Le ginkgo, Les séquoias, Le prunier, L’abricotier et le pêcher, Le grenadier, le caroubier, le jujubier et l’arbousier, Les petits fruitiers des haies, Le charme, Le cyprès, Le chêne vert, le chêne-liège, Le peuplier , Le frêne, Le sapin, Le micocoulier, Le noisetier, Le Houx, Le noyer, L’érable, Le tilleul, L’olivier, Le bouleau, L’oranger, L’if, Le hêtre, Le pin maritime, Le tamaris et l’olivier de Bohème, Le mélèze, Le mûrier, L’aulne, Le poirier, L’Aubépine, Le figuier, Le robinier faux acacia, L’amandier, L’eucalyptus, Le palmier, Le cerisier et le merisier, Le pin parasol.

Des petits livres très sympa, écrits par des passionnés maitrisant leur sujet. Des informations précieuses sur des arbres parfois méconnus, une  belle collection.

Trees in Indian Art, Mythology and Folklore

Trees in Indian Art Mythology and Folklore

De Bansi Lal Malla, 145 pages, 2002.
Au prix de 25€, lien libraire ici.

Un livre que je viens de recevoir, tout en anglais, il va donc falloir que je me mette à la traduction… Dès que c’est fait, je reviens vers vous avec plein d’histoires  et de mythes !

Ce livre raconte l’histoire complète des arbres dans l’art indien et dans la mythologie. Il s’agit d’une étude globale de tous les aspects du culte de l’arbre en Inde et plus particulièrement l’importance scientifique de l’arbre de culte, les valeurs médicinales des arbres et de leurs richesses pour l’humanité en général. Le livre fait des parallèles intéressants à l’aide d’anciens textes montrant la vision primitive de l’arbre monde. Tout en adoptant une approche interdisciplinaire, une théorie viable pour l’histoire de l’art a été tenté. La fascinante richesse de ce travail réside dans la « mythologie » de l’art qui fournit une explication conceptuelle de la nature de l’art.

Le docteur Malla Bansi Lal est un historien de l’art, actuellement associé à la Janapada Sampada Division de l’Indira Gandhi National Centre for the Arts. Il a obtenu son diplôme de maîtrise en histoire à l’Université du Cachemire, et un doctorat en histoire de l’art à la Banaras Hindu University. Il est l’auteur de “La Sculpture du Cachemire” de “l’art et l’iconographie Vaisnava du Cachemire”. Il a également publié un ouvrage sur la conservation de l’art rupestre, outre un certain nombre d’articles de recherche publiés dans des revues réputées; il a participé à de nombreuses conférences internationales. Actuellement engagé dans l’étude ethno-archéologique de l’art rupestre.

Dictionnaire des arbres de France : Histoires et légendes – Jacques Brosse

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de Jacques Brosse, 2002, 198 pages.
Au prix de 16,50€, lien libraire ici.

Dans ce dictionnaire, Jacques Brosse présente quarante-sept arbres types représentant une centaine d’espèces. Il trace pour chacun d’eux le portrait, l’histoire, les légendes et les propriétés. Au moment où la flore est menacée, tant par les phénomènes naturels que par les massacres humains, il est urgent de redécouvrir ces arbres et de réapprendre à les aimer.

“Les arbres des bois, ceux de nos vergers et de nos parcs ont une très longue histoire ; elle a laissé dans le folklore des traces qui vont bientôt s’effacer, car nous sommes en train de perdre le respect que nos ancêtres avaient pour eux. Si nous voulons éviter le massacre qui menace nos forêts, il nous faudra le retrouver. Ce livre n’est pas né d’une nostalgie, mais d’une nécessité de jour en jour plus pressante. Reconnaitre le rôle essentiel que les arbres jouent dans la vie de la Terre, dans la nôtre et aussi dans notre inconscient, se remémorer leurs légendes, donc leur vertus, voilà peut-être le meilleur moyen de les sauver.”
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Jacques Brosse (1922-2008). “Naturaliste, moine Zen, historien du Christianisme et philosophe, il n’était pas seulement un esprit merveilleux, mais aussi une présence. Enfant du siècle, il côtoya les plus grands tout en sachant mettre une juste distance entre lui et le monde. Dès les années 50, il se forge une attention extrême à la solidarité animale, à l’amitié et la connivence entre les espèces. Ce regard philosophique et naturaliste forme la matière de son premier ouvrage, L’Ordre des choses, pour lequel Gaston Bachelard s’enthousiasme publié chez Plon en 1958, il reçoit les éloges de Claude Lévi-Strauss, qui croit y déceler, déjà, un esprit zen. Il écrit dans la foulée L’Éphémère (1960) et Exhumations (1962), cependant que L’Homme dans les bois (1976) et Le Chant du loriot ou l’Eternel Instant (1990) prolongeront l’exploration naturaliste, toujours mâtinée d’anthropologie religieuse (La Magie des plantes, 1990). L’arbre, en particulier, sera le sujet de nombreux ouvrages, tels que Mythologie des arbres (1989), L’Arbre et l’Éveil (1997), le Larousse des arbres et des arbustes (2000).”

« On ne sentait pas chez lui de différence entre le savant, le maître et l’homme, et il donnait l’impression d’avoir atteint son âge respectable – et la sagesse qui l’accompagnait authentiquement – sans avoir eu à renoncer à l’enthousiasme de sa jeunesse. C’est ainsi un éternel jeune homme qui nous a quitté, sans bruit, pour l’au-delà de la parole et du silence. »

Lire la biographie complète de Jacques Brosse écrite par Jean Mouttapa , voir ici.

Forêts, Essai sur l’imaginaire occidental

harrisson-imaginaire-forêtsRobert Harrison, 400 pages, 1992.
au prix de 7,60€, lien libraire ici.

En mars dernier, je reçois un message dans la mare du krapo, m’invitant à lire cet essai de George Harrison, avec ces mots simples Stéphane m’a intrigué :

“C’est une longue et belle réflexion fleuve sur le rapport de l’homme à la forêt Où Gilgamesh, Artémis, Vico, Dante ou Rousseau, Heidegger et Beckett sont conviés. C’est un ouvrage dense mais poétique qui propulse le lecteur vers un rapport au végétal que je trouve très voisin du vôtre, à savoir Culture et Nature liées des radicelles à la canopée, et de telle sorte que la beauté en soit pour l’homme désarmante.”

Une thématique qui pourrait sembler confuse et loin du réel avec ses urgences, mais en réalité cette lecture nous touche tous car elle parle de chacun de nous ensemble, c’est notre culture humaine commune. Si nous voulons, pour défendre la planète aujourd’hui, communiquer efficacement nous avons besoin de cette dimension poétique.  Parfois déroutant, des références inconnues jusqu’alors… mais qui m’ont mené aux ouvrages de Giambattista Vico, de Fustel de Coulanges ou de Samuel Noah Kramer, un très bon livre !
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Je vous invite à lire l’étude qu’en a faite Barbara Fournier, publiée par l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne : “La forêt… pour que la civilisation se survive”

Robert Harrison, jeune professeur de littérature italienne à Stanford University, a signé un livre passionnant sur les forêts dans l’imaginaire occidental. Il s’interroge sur les raisons qui motivent la prépondérance de la forêt dans la mémoire culturelle à travers les millénaires et sur le risque de voir l’homme d’aujourd’hui, par l’oubli de sa relation à la nature, perdre ses repères et la conscience de sa propre mort. Un oubli philosophique capable de mettre le monde en péril.

Le livre de Harrison ne se contente pas de revisiter les forêts imaginaires qui peuplent les contes, les poèmes, les tableaux et les romans depuis toujours, cette permanence des mythes de la forêt où tout devient possible – l’enchantement et la perdition – parce que le familier cède sa place au fabuleux: l’inanimé se met en mouvement, le dieu se change en bête, le hors-la-loi défend la justice, le preux chevalier redevient homme sauvage, la ligne droite fait un cercle. Lire la suite

Plaidoyer pour l’arbre – Francis Hallé

plaidoyerjpg.jpegDe Francis Hallé, 212 pages.
Au prix de 28€, lien libraire ici.

Un livre fantastique, publié par Actes Sud en 2005, un véritable outil de référence pour tous ceux qui aiment les arbres et veulent en apprendre bien plus… Un livre scientifique, poétique et philosophique ; une mise en page excellente avec beaucoup de schémas et de références.
Divisé en trois parties égales, le livre présente tout d’abord quelques aspects étonnants de physiologie et biologie de l’arbre. Le second chapitre est une galerie de portraits d’arbres. Enfin, la troisième et dernière partie est consacrée aux rapports humains / arbres.

De l’ombre des jardins à la flambée dans l’âtre, de l’aspirine aux pneus d’avion, du bois de lit au papier de ce livre, il y a eu peu de domaines de notre vie où l’arbre n’ait sa place, avec la discrétion qui le caractérise. Et s’il est à ce point notre partenaire dans l’entreprise souvent hasardeuse qu’est la vie sur terre, n’est-ce pas aussi parce que nous partageons avec lui d’impérieux intérêts : lumière et eau, fertilité des sols, espace et chaleur ?
Qu’est donc au fond ce compagnon quotidien ? Comment définir cette forme de vie extraordinairement ancienne, au modèle architectural aussi singulier que rigoureux, et capable de grandes prouesses ? Écartant tout anthropomorphisme, Francis Hallé pose ici les bases d’une analyse structurale et fonctionnelle de ce végétal multiforme.
Des arbres donc. Au long de vivants et minutieux portraits – ceux par exemple du Durian, des Eucalyptus ou de l’Hévéa – l’auteur relate l’intense dialogue de certaines espèces avec l’homme et révèle la profonde et encore mystérieuse ” altérité ” de l’arbre, si différent de l’homme, lui ayant tant apporté et si peu reçu en retour. Plaidoyer pour l’arbre et son altérité, mais également plaidoyer pour l’homme.

« L’immortalité potentielle ajoute encore à la dignité de ces gardiens du temps.
Près d’eux, nous sommes tous des gamins. » (Francis Hallé)

Un extrait du livre concernant les Sapins Dougles, voir ici.

Botaniste et biologiste, Francis Hallé est spécialiste de l’architecture des arbres et de l’écologie des forêts tropicales humides. De 1986 à 2003, il a dirigé les missions scientifiques du « Radeau des cimes » sur les canopées des forêts tropicales. Il a publié notamment Un monde sans hiver, Les tropiques : nature et sociétés (Le Seuil, 1993) ; Eloge de la plante, Pour une nouvelle biologie (Le Seuil, 1999) ; et, avec D. Cleyet-Marrel et G. Ebersolt, Le Radeau des cimes, L’exploration des canopées forestières (Lattès, 2000).

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L’association « Forêts tropicales humides : avenir », présidée par Francis Hallé, s’est donnée pour mission de promouvoir la réalisation du premier grand film consacré aux forêts primaires en voie de disparition.
Dans quelques années, ces forêts, témoins de l’origine et de la puissance de la vie, auront disparu, et avec elles leur biodiversité rare et leur extrême beauté.

Pour découvrir le projet, faites donc un tour sur leur site, c’est ici.

Les plus gros arbres de France

Les plus gros arbres de FranceUne enquête de Félicien Lesourd & Eugène Le Graverend sur les plus gros arbres de France, parue de 1926 à 1933 dans la Revue Horticole. Puis réédité et mis à jour en 1995 sous la direction d’Étienne Lejeune.

Ce livre qui traite des plus gros spécimens toutes espèces confondues sur le territoire français, est en fait, le travail précurseur d’un ingénieur horticole au début du siècle. Des décennies plus tard son travail va être repris par deux autres confrères qui ont décidés de rassembler les études et ainsi les mettent en partie à jour ; et continuent la compilation d’infos à propos des exemplaires remarquables. L’ouvrage est riche en mesures tous genres et cite pour chaque espèce (environ 180) entre 3 et 15 spécimens aux dimensions peu communes.

Félicien Lesourd
Né à La Postolle en 1878, décédé à Paris en 1934. Ingénieur Horticole et Ingénieur Agricole. Rédacteur en chef de La Gazette du Village. Collaborateur et co-rédacteur en chef de La Revue Horticole avec Désiré Bois, puis avec Henry Martinet depuis 1919. Il s’intéressa à de nombreux sujets horticoles, en particulier à la culture des Chrysanthèmes. Son enquête sur les plus gros arbres de France, œuvre de longue haleine est la première du genre que l’on puisse citer en France.

Eugène Le Graverend
Né’à Coutances en 1889, décédé en 1970. Ingénieur Horticole. Directeur des parcs et jardins de la Ville de Rouen en 1921. Il y créa un centre d’apprentissage horticole en 1931, s’attacha à la rénovation du Jardin botanique en 1932 et fut l’un des promoteurs les plus fervents de l’utilisation des Chrysanthèmes dans le fleurissement d’automne. Il fut le créateur de ce qui .deviendra l’Association des Directeurs de Jardins et Espaces Verts Publics, aujourd’hui forte de plus de 400 membres. Il consacra les dernières années de sa vie à 1?actualisation et à l’extension du travail de Félicien Lesourd sur les gros arbres.

Daniel Le Jeune
Né en 1948 à Paris. Ingénieur Horticole diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Horticulture de Versailles. Directeur du service des parcs et jardins de. la Ville de Bourges depuis 1974. Initiateur et responsable du Conservatoire National du Pélargonium. Mène avec son équipe une stratégie originale de diversification des plantes utilisées en aménagement urbain. L’un des principaux auteurs d’une base de données pour la connaissance et l’emploi des végétaux ligneux des régions tempérées du Globe (édition et distribution Institut pour le Développement Forestier).
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03/04 : Je me le suis procuré !!
Un livre excellent, sont référencé plein d’essences, un travail à poursuivre…