Les tilleuls de Montandon (Doubs)

Les tilleuls sont historiquement bien souvent les compagnons des églises [1][2][3][4][5][6]. Retrouvons François et laissons-le nous conter sa rencontre avec deux nouveaux monuments végétaux du Doubs [7]. (clic les photos)

« A Montandon, dans le matin calme et ensoleillé, deux tilleuls aussi impressionnants que discrets attendent derrière l’église. Pour le plus gros et aussi manifestement le plus vieux, j’ai mesuré 830 cm de pourtour à 130 cm du sol, et 20-22 mètres de hauteur. Comme c’est presque toujours le cas pour les très vieux tilleuls, son tronc est partiellement évidé à sa base. Mais il est encore vigoureux, lançant presque à la verticale des branches relativement jeunes et très fortes. »

« Son jeune frère se fait remarquer surtout par sa hauteur (33-35 mètres selon ma mesure) et sa prestance générale. Il affiche 643 cm de pourtour du tronc à 130 cm du sol. Deux très beaux sujets formant avec l’église un ensemble qui vaut le détour. » Lire la suite

Tilleul de Schœnenbourg (Bas-Rhin)

Lorsque Sisley a découvert les ormes de Walbourg [1], ses pas l’avaient mené jusqu’à un bon vieux tilleul de village qu’il nous dévoile aujourd’hui.

« Et c’est dans un printemps en plein cours d’installation que je sillonnais sur les petites routes alsaciennes, j’arrivais à destination sous les 12 coups de midi dans le charmant petit village de Schœnenbourg. Un doux soleil éclairait à merveille les maisons à colombages, si typiques par ici et je me frayais un chemin, jusqu’à l’église que je devinais sur les hauteurs. Quel bonheur d’évoluer tranquillement dans les rues désertes et s’attendre à voir apparaître un individu pas comme les autres. » (clic les photos)

« Quelle surprise quand je vis enfin cette relique de tilleul, si bien situé et ainsi mis en valeur, pour la contemplation de tous. Une forte impression de pouvoir l’admirer enfin dans ce cadre rural et ce calme propre à cette période de la prise du repas. Un arbre qui à première vue n’est plus tout à fait d’origine, en effet mis à part le bas tronc sur environ un peu plus de 2 m, le reste résulte d’une ancienne taille, puis d’une coupe plus récente qui a provoqué avec quelques décennies une formation d’un houppier de substitution. Si on l’observe de plus près, on constate qu’il n’est pas aisé d’y voir très clair : un enchevêtrement de rejets anciens, une partie d’un tronc noueux plus vieux et le tout unit dans un amas de bois qui avec les siècles s’est creusé dans une sculpture difforme. »

« Il fait l’objet d’une attention bienveillante, car on lui a légèrement élagué des branches sollicitant son équilibre et l’endroit est relativement bien conservé. Quelques 8,07 m de tour à 0,6 m de hauteur et plus de 14 m de hauteur, son âge peut s’estimer entre 350 et 500 ans. Car bien qu’il paraisse peut-être plus vieux, le tilleul à une croissance rapide et une capacité à se régénérer qui va de paire, de plus beaucoup d’exemples situent ces dimensions dans cette tranche d’âge et il y a très bien pu avoir un autre à la place avant celui-là. Les arbres subissent l’histoire et des fois sont remplacés. »

« Le tilleul de Schœnenbourg est millénaire : du moins c’est la légende que l’on raconte au village. Aucune analyse scientifique n’a jamais été faite sur cet arbre qui fait partie des arbres remarquables de France et qui est classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les spécialistes pensent qu’il a entre 800 et 900 ans. Il est majestueux et impressionne le visiteur. »

L’histoire de Schœnenbourg commence certainement avant le 13è siècle ; mais la première mention écrite du village ne date que de 1277.

« Une des histoires que l’on aime raconter est la suivante : le Seigneur de Schœnenbourg partit pour les croisades. Un tilleul fut planté à l’occasion de ce départ. Sa dulcinée ne supporta pas cette séparation et arrosa de ses larmes ce petit arbre en souvenir de son bien-aimé. Cette fiancée éplorée ne fut jamais consolée et ses larmes permirent au tilleul de prendre la vigueur qu’il montre encore aujourd’hui. » Lire la suite

Tilleul de Paramelle, Saint-Cirgues (Lot)

Une belle découverte au nord du Lot sur la commune de Saint Cirgues. Un copain a retrouvé un vieux tilleul dans ce coin perdu (tout près du Cantal), par hasard tombé sur un panneau « tilleul centenaire » sur une petite route, forcément il suit les indications, et à l’arrivée…

Malheureusement pas de mesures car François se baladait sans décamètre, néanmoins en se fiant à son estimation, on peut estimer sa circonférence à environ 8,50 mètres ; mais le plus remarquable reste la hauteur du tronc vraiment inhabituelle. (clic les photos)

Localisation Tilleul de Paramelle - clic pour agrandir

Merci pour cette découverte François, c’est chouette de retrouver un tilleul de Sully, en plus c’est un coin du Lot où je ne vais que très rarement. Il faudrait réussir à faire des clichés en feuilles ou en fleurs histoire d’avoir un portrait complet de ce centenaire.

(Saint Cirgues se trouve à 20km au nord-est de Figeac)

Mise à jour 08/10/09 : Julien a rendu visite à ce tilleul formidable. Lire la suite

Vénérable tilleul, Marchissy (Suisse)

Petite excursion en Suisse pour le lundi de Pâques. Agnès m’a fait parvenir des photos du tilleul à petites feuilles qui se trouve sur la commune de Marchissy, pas loin de chez elle… Un des plus gros arbres suisses (voir la plaque, ici).

“C’est un arbre remarquable avec de belles dimensions (circonférence de 10,45) ; et son âge est probablement identique à la tour de l’église qui fut construite en 1380 !”

“J’ai eu la surprise de découvrir une sorte de visage dans un ‘médaillon’ et une sorte de ‘dragon volant’ dans cette arbre magnifique, c’est vraiment surprenant, En effet, avec les feuilles ces phénomènes sont plus difficiles à observer.”

Merci pour la découverte de cet ancêtre Suisse, assurément un arbre remarquable ! Tes photos dans la neige sont superbes, et le petit dragon trouvé dans les branches lui donne un petit côté mystérieux, qui me plait bien… A bientôt pour la découverte des gogants suisses.

le 7 juillet 2005, par Elisabeth Chardon : Lire la suite

Tilleul de Grange Sauvaget, dit tilleul d’Ivory, Bracon (Jura)

Voici sans nul doute, un des plus vieux tilleuls de France ; c’est un arbre historique qui nous ramène à une époque où la Bourgogne n’était pas encore la France. Ce tilleul a été planté à Bracon en 1477 pour célébrer le mariage de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, avec l’empereur Maximilien d’Autriche.

L’arbre a été mesuré par Gaël en août 2009 : 12,9m à 1m – 13,2m à 1,30m  – diamètre au sol environ 4,90m sur sa plus grande largeur… on est bien loin des 17 mètres annoncés [1] !

De près, vue de cette vieille souche impressionnante…

Tilleul Grange Sauvaget Bracon

Avec quelqu’un à ses côtés, on se rend mieux compte de la taille !

Le premier cliché m’a été envoyée par André Courtois infatigable randonneur jurassien, plein des fiches randos à consulter sur son excellent site par ici.

La deuxième photo m’a été prêtée par Sébastien Beaucourt, visitez son site et découvrez plein d’autres photos d’arbres et de nature, c’est par ici.

Le troisième cliché est prêté par Serge qui nous avait déjà fait parvenir des photos du fameux « chêne avaleur de Vierges » de Bresilley.