Le gros chêne de Montreuil-sur-Maine (Maine-et-Loire)

Il y a quelques jours, un lecteur me signale un gros chêne isolé qu’il a repéré sur les bords du Maine, un chêne lui rappelant celui du château de Chambiers [1]. Un vieux quercus non répertorié dans le livre des arbres remarquables du Maine-et-Loire [2] et qui certainement ravira notre ami Gilles qui n’a plus le temps d’arpenter son territoire. (clic les photos)

Une circonférence de 6,60 mètres à 1,50 mètres de haut !

Merci pour cette belle découverte Dominique, un très beau chêne avec de beaux contreforts, un tronc puissant, une ramure encore bien équilibrée ; et même si quelques branches ont séché, il a encore belle allure pour son âge avancé.

Facile à retrouver, le chêne se situe à environ 1 km au Nord de Montreuil-sur-Maine.

Chêne des Tesnières, Rouziers-de-Touraine (Indre-et-Loire)

Décidément grâce à Christian, l’Indre-et-Loire se dévoile à grands pas [1][2][3][4][5]…

Ce chêne pédonculé se trouve au hameau des Tesnières au nord de Rouziers-de-Touraine.

Mesuré en 2003 : une circonférence de 6 mètres à 1 m du sol, pour 28 m de hauteur.

Merci pour la découverte de ce vieux chêne Christian, un très beau port pour un âge annoncé de trois siècles, un tronc et une écorce marquée avec de beaux sillons. Sur la deuxième photo, on peut même distinguer une corde, ce qui laisse penser qu’il y a régulièrement du monde dans ses branches, surement le vieux copain des enfants du coin…

Le gros chêne du Pontreau, Mouzillon (Loire-Atlantique)

Bien que Gilles soit complètement accaparé par son nouveau boulot, il trouve quand même le temps de nous faire parvenir de nouveaux reportages ; ce coup-ci suivons-le sur la trace d’un bon gros chêne présenté trop brièvement dans l’ouvrage sur les arbres remarquables de la Loire-Atlantique [1] et comme à son habitude il en a dressé un portrait complet.

« On trouve ce vénérable à Mouzillon, non loin de la quatre voies qui mène de Cholet à Nantes. Il me fût donc aisé d’aller à sa rencontre vers la fin de l’hiver dernier. »

« Un beau bouquet de plusieurs branches maîtresses fichées dans un tronc unique trapu et puissant. Posté au beau milieu d’une esplanade herbeuse, il est vraiment le maître de ce petit hameau typiquement campagnard. » (clic les photos)

« J’ai rencontré la propriétaire du terrain qui habite juste à côté. Cette charmante dame âgée m’a conté  quelques anecdotes le concernant sur le ton bienveillant d’une mère qui parle du fils aimé et qui le voit évoluer au fil des années. »

« Une cavité au creux des racines permet bien souvent aux chiens de l’exploitation voisine d’aller y trouver refuge : une niche trois étoiles pour maman chien ! »

« Il y a quelques années, une grosse branche a dû être coupée. Suite à cette péripétie traumatisante, de nombreux rejets ont jailli du tronc, preuve de la vitalité du pied principal. Ces jeunes branches se développent rapidement d’années en années, et le spectacle est particulièrement magnifique au début du printemps, lorsqu’elles se garnissent bien vite de petites feuilles vert tendre alors que le reste de l’arbre semble encore endormi. »

« J’ai dénombré les cernes de la grosse branche coupée pour trouver à peu près 180 cernes assez larges. Ce chêne connaîtrait donc une croissance rapide et son âge serait donc compris entre 200 et 250 ans. Au vu de sa circonférence de 5m70, cette estimation semble cohérente pour un chêne isolé poussant dans un terroir fertile. »

« Il s’agit en tout cas d’une bien belle découverte dont l’aspect bucolique se trouve accentué par l’ajout d’une vieille charrette à son pied. »

Merci pour ce reportage Gilles, une belle surprise car bien qu’il soit sur l’avis de recherche pour la Loire-Atlantique [2], je n’aurais jamais pensé que ce serait toi qui nous le présenterait. Un très beau chêne campagnard, quelle allure ce bouquet de branches ! Avec tes mesures on se rend bien compte de sa taille, et grâce à ton comptage de cernes on a une bonne estimation de l’âge. Et merci pour l’anecdote, toujours sympa les rencontres avec les anciens.

Le chêne tauzin du Châtelier, Paulmy (Indre-et-Loire)

Retournons explorer la Touraine avec Christian [1][2], cette fois-ci il a retrouvé la trace d’un vieux chêne tauzin, aussi appelé chêne des Pyrénées, ou chêne-brosse (en Anjou). C’est une espèce pionnière présente dans la région atlantique (exigeante en humidité de l’air), des Pyrénées au nord de la Loire, sur sols siliceux (tolère des sols légers acides et pauvres). On le le retrouve dans ce département au nord-ouest de Tours depuis Souvigné jusqu’à la frontière du Maine-et-Loire, ainsi qu’autour de Razines en Richelais dispersé çà et là.

En 2002 : 7m de circonférence à 1m du sol, 20m de hauteur pour 25m d’envergure.

Mesuré en 2006, ce chêne affichait 6,55m de circonférence à 1,50m de hauteur.

Merci pour cette belle découverte Christian, car jusqu’à présent les seuls chênes tauzin dévoilés sur le blog étaient localisés en Espagne [3], et cet individu apparait surement comme l’un des plus vieux de Touraine, et certainement un des plus gros de France recensé à ce jour. De belle stature, avec un bouquet de branches régulières et vigoureuses ; oui c’est un très beau chêne !

Ce chêne se trouve près du château du Châtelier, à l’angle des deux routes à l’ouest de Paulmy. Poursuivez ensuite en remontant la petite route du bois de l’Ange, vous pourrez découvrir d’autres gros quercus disséminés dans la haie (pubescent & sessiles)..

Le chêne de la Jarrie, Moncoutant (Deux-Sèvres)

Lorsque j’ai commencé l’écriture du blog, j’avais appris l’existence d’un DVD présentant une cinquantaine d’arbres remarquables du département des Deux-Sèvres. Mais malgré mes efforts,  il me fut impossible de mettre la main dessus et de découvrir ces merveilles de la nature. C’est alors que la chance me fit rencontrer Yanick qui, en bon ambassadeur de sa région, n’a eu de cesse de nous dévoiler tout ce patrimoine. (clic les photos)

« En 2005 Yann et moi étions allés à la recherche du frêne de Courlay [1]. Sur la route, j’avais repéré un petit chêne trapu qui semblait prometteur. Sur le chemin du retour nous nous étions arrêtés pour voir ça d’un peu plus près. Malheureusement, cet arbre se trouvait au milieu d’une prairie où paissait un troupeau de charolaises. Le lutin étant alors encore petit et un taureau avec une grosse paire de co……rnes acérées qui nous regardait d’un œil défiant m’avait obligé par prudence de me contenter de photos prises au téléobjectif. »

« De retour dans ce petit coin des Deux Sèvres pour un tournoi de tir à l’arc, j’en ai profité pour revoir cet arbre. Par chance la voie était libre, excepté un nid de frelons occupant le tronc creux de ce chêne pédonculé de 5.15m à 1.30 m pour à peine 10 m de hauteur. »

« Félicitation à Gilles qui sur une de mes 1ères photos l’avait estimé à 5m – 5,50m. Moi je le voyais plutôt autour des 6m. Mais il faut dire que je suis d’un naturel optimiste ! »

Merci pour la virée champêtre Yanick, voilà encore un joli chêne  rondelet de plus de 5m, il me rappelle un peu celui de Vuzé [2] que tu nous avais présenté en début d’année. J’ai bien rigolé avec l’évocation des vaches… une fois je n’avais pas bien regardé en entrant dans un pré, et.. j’en étais sorti en courant poursuivi par le troupeau ! Mais j’avais quand même réussi à prendre une mesure et quelques photos. Enfin l’évocation du nid de frelons me rappelle qu’autrefois les chênes creux abritaient les essaims d’abeilles, les filles du soleil Bélénos, habitaient forcément l’arbre des dieux…

Le chêne de L’Orberie, Liré (Maine-et-Loire)

Gilles avait gardé un gros quercus au fond de sa besace de photos…

« Liré est un village du bord de Loire qui semble riche en arbres remarquables. On connaît déjà le châtaignier vénérable de la Beuverie [1] et il y aurait également un cormier de tout premier plan sur la commune (j’ai hâte de partir à sa recherche), mais bien plus près de l’arbre nourricier, de l’autre côté de la route plus précisément, j’ai aperçu une masse sombre qui m’a laissé sur place. N’en croyant pas mes yeux, je me suis approché pour découvrir un tronc de pratiquement 2m50 de diamètre apparent sous un feuillage abondant et plein de vie. »

« Comment un tel monument végétal a-t-il pu passer inaperçu dans les inventaires ? La réponse me fut donnée en contournant le vénérable. Il s’agit d’un arbre à double face : côté pile, force et jeunesse et côté face, mort et poussière. Un demi-chêne, donc, qui n’en reste pas moins imposant. » (clic les photos)

« La partie morte de son tronc s’est détachée du reste et serait tombée au sol si une solide chaîne métallique ne l’avait pas retenue. Du coup, j’ai pris la circonférence à 1m30 car il me semble que cela correspond à peu près à ce que j’aurais trouvé si l’arbre avait possédé un tronc intact. Résultat impressionnant : 6m80 ! »

« Cet arbre aurait donc entre 350 et 450 ans selon les estimations de croissance. Voilà qui pourrait justifier l’âge attribué au châtaignier voisin (600 printemps) car celui-ci, plus vieux de 200 ans environ lui aurait sans cesse volé la vedette ? Ce n’est qu’une hypothèse bien sûr. »

« Cet arbre est étonnant par ses branches très étrangement entrecroisées qui offrent un spectacle presque fantasmagorique. C’est un houppier ébouriffé où les charpentières se soutiennent les unes les autres. C’est un ancien têtard sans aucun doute. C’est la succession des tailles qui a provoqué ces repousses anarchiques d’un côté et le dépérissement de l’autre. Il s’agit en tout cas d’un chêne de tout premier plan dans le département et à qui il convient aujourd’hui de rendre justice en le présentant en pleine lumière. »

Ça alors quelle surprise ! Encore un arbre mis de côté lors de l’inventaire du Maine-et-Loire, et pourtant ce vieux chêne a vraiment de la classe, peut-être ont-ils choisi de ne montrer que des arbres en très bon état ? Ou peut-être limité en nombre de pages pour le bouquin ? Le secteur de Liré semble parfait pour une ballade du dimanche : un châtaignier millénaire, un vieux chêne cabossé, et le cormier… Un arbre qui affiche 3,50m de circonférence, et qui donnerait encore deux barriques de cormé (cidre de cormes) chaque année.

Encore une fois, merci pour l’excursion arboricole Gilles.