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Chênes du domaine de la Chapelle, La Chapelle-Montlinard (Cher)

11 mars 2011 40 commentaires

Peu de données concernant les vieux arbres du Cher, mais c’était sans compter sur Gilles qui y a passé une vingtaine d’années. De ses vacances il nous ramène toujours un reportage sur un arbre d’exception croisé en chemin [1], mais ce coup-ci il a fait une rencontre stupéfiante : un chêne colosse magnifique non répertorié, encore un scoop du krapo arboricole !

« C’est une découverte comme on n’en fait pas tous les jours ! Une véritable révélation. »

« Pour une fois que ce n’était pas moi qui conduisais, j’avais tout loisir la semaine dernière pour observer les alentours. Et c’est alors qu’une grosse silhouette m’est apparue depuis la route qui mène de Bourges à La Charité sur Loire. Je fus très étonné car cela fait 5 mois que j’emprunte cet itinéraire quotidiennement et je n’avais jusqu’alors rien suspecté. »

« Je me suis donc rendu sur place ce vendredi soir. Pour y aller, j’ai tout simplement tourné sur une petite route de La Chapelle-Montlinard vers le lieu dit « Le domaine de La Chapelle », autrement dit le château du village. C’est bon signe, en général c’est aux abords des plus vieilles propriétés que l’on conserve le plus vieux patrimoine arboré. »

« Me rapprochant, je voyais le houppier grossir derrière un corps de ferme. De loin je m’étais dit au moins 6m pour celui-là ! et j’avais hâte de découvrir le tronc de près, mais au franchissement du virage qui contournait le bâtiment, je fus sidéré : c’est beaucoup plus ! »

« En bordure de cette petite route aux allures de chemin goudronné et dominant un petit étang, le spectacle offert par ce chêne séculaire est sublime. On remarque bien vite qu’il possède une silhouette asymétrique qui m’a tout de suite fait penser à d’autres colosses déjà présents sur le blog [2][3]. Comme eux, il présente une moitié bien vivace et très vigoureuse et une autre qui a déjà connu bien des aléas (ruptures de branches, élagages…). À la jonction des deux, on remarque, d’un côté, que le fût est en train de se fendre et de l’autre côté que la croissance plus rapide de la partie vigoureuse provoque comme une sorte de recouvrement de celle-ci sur l’autre moitié de fût fatiguée. Mais à la différence des deux autres chênes, la totalité de se circonférence est tout de même bien vivante. »

« De plus, et c’est ça le «must », la circonférence le rapproche plutôt d’un autre chêne d’exception présenté récemment [4] : 9m60 au plus étroit ! (ce qui revient à mesurer la circonférence assez bas et plutôt en biais). »

« J’ai cherché des occurrences à ce chêne sur le net mais je n’ai rien trouvé. Comment un pied aussi gros a-t-il pu rester anonyme jusqu’ici ? D’autant qu’il n’est absolument pas caché et très facilement accessible. Je n’ai pas encore mené l’enquête sur son histoire, mais – promis ! – sitôt que j’en sais plus, je vous en informerai. »

« Quand je parle d’accès facile, on peut noter un petit écriteau accroché sur son écorce. Il s’agit d’une balise pour les chemins de Saint Jacques de Compostelle [5]. Je pense donc de nombreux pèlerins se sont reposés sous son ombrage bienfaisant et se souviennent de lui. »

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Catégories :Chênes colosses

Saule remarquable de Beffes (Cher)

16 janvier 2011 21 commentaires

Rendons nous avec Gilles à Beffes, à la limite entre les départements du Cher et de la Nièvre.

« Autre terroir, autres arbres. Je n’en avais pas encore rencontré de remarquable lors de mon passage en Anjou même si je suspecte que l’on peut en découvrir quelques-uns. Après tout, celui-ci pousse le long de ce même fleuve sauvage qu’est la Loire. »

« Il s’agit donc ici d’un saule argenté ventripotent. Sa circonférence au plus étroit est de 6m20. Voilà qui en impose. Cependant, malgré sa position bien en vue au bord de la route, il s’agit d’un arbre assez discret qui m’a attiré l’œil uniquement parce que je suis toujours plus ou moins aux aguets. »

« La raison de ce camouflage est qu’il s’agit d’un arbre taillé en têtard de façon visiblement très régulière et vigoureuse. Sa dernière taille ne doit pas remonter à plus de dix ans. Celle-ci a d’ailleurs été réussie car aucune partie du tronc n’est morte. C’est donc un bel exemplaire, fleuron de son espèce posé là au bord du canal latéral à la Loire. »

« Pour l’instant, c’est le deuxième ou troisième plus gros arbre que je connaisse dans ce département, mais je gage qu’il est possible de le reléguer bien plus loin. Et pour moi, c’est une grande première d’avoir ainsi déniché un saule plus que centenaire. »

Superbe saule ! Merci pour la découverte de cet arbre Gilles, un têtard au tronc impressionnant qui, bien que partiellement caché des regards, dévoile une sacrée puissance à son pied. Un saule argenté qui devance largement tous ceux présentés sur le blog, et j’ai beau fouiller mes bouquins, seul F. Lesourd en mentionnait un de 6,61m en 1929.

Catégories :Saules

Un tilleul imposant, Le Noyer (Cher)

8 mars 2010 5 commentaires

Gilles avait commencé de nous faire découvrir le département du Cher, avec un chêne de futaie [1], un chêne isolé dans un pré [2], ou ces fameuses trognes de charme [3]. Continuons dans ses pas pour découvrir un autre arbre singulier.

« Alors que j’avais à faire dans le charmant village du Noyer, je suis passé devant l’atelier d’un potier au style assez particulier. Il n’y avait personne, mais comme un panneau disait en gros : “Ouvert, bienvenue, entrez !”, j’ai donc poussé la grille. Derrière l’habitation trône un tilleul phénoménal ; d’après mes observation, il semblerait que je sois à tombé sur une cépée à 6 troncs, dont certains se ramifient encore dans la foulée. » (clic les photos)

« Une surprise de taille ! 7m30 de tour à 1m30 et une hauteur de 25 à 30 mètres… Cet arbre respire la santé et je ne me lasse pas de contempler mes clichés qui sont assez bon grâce au soleil rasant de cette belle matinée d’hiver. »

« Pour se donner une bonne idée de sa taille, il suffit de se dire que le gaulois en poterie planté juste à côté est à l’échelle 1/1. Voilà un spécimen qui n’est peut-être pas aussi vieux que sa circonférence laisserait augurer. Les bâtiments dateraient du XVIe siècle, mais je doute que le tilleul soit si vieux. Peut-être a-t-il entre 150 et 250 ans. » Lire la suite…

Catégories :Glycines, Tilleuls

Charmes remarquables, Quantilly (Cher)

24 janvier 2010 13 commentaires

(Un article de Gilougarou, l’arpenteur des bois)

Voici une essence absente du blog jusqu’à présent, pourtant le charme commun est bien représenté dans nos campagnes. Certains terroir sont garnis de cet arbre qui fourni un des meilleurs des bois de chauffage (il possède un très haut pouvoir calorifique). Reconnaissable entre mille, le charme commun se distingue grâce aux cannelures hélicoïdales qui parcourent le tronc et les plus grosses branches. (clic les photos)

Le premier sujet du jour, je l’ai pour ainsi dire toujours connu.

Mais quand j’étais petit, j’étais loin de me douter qu’il était tout à fait remarquable : “Bah oui, c’est même pô le plus gros arbre de Quantilly !” C’est vrai qu’une quinzaine de mètre de haut pour autant d’envergure, ça n’a rien d’exceptionnel. Et dans l’absolu, son tour de tronc n’est pas extravagant non plus. Pourtant, relativement à son espèce, il se pose là avec ses 3m90 de circonférence à 1m10 en haut du talus (pas 1m30 cette fois, car une ancienne branche a formé un bourrelet qui aurait faussé la mesure).

Une trogne ou toque de charme magnifique, même pas creusée par les ans et dont les cannelures le long du tronc lui confèrent un aspect bien mystérieux ; limite magique.

Et il ne faut pas aller bien loin pour trouver un autre spécimen intéressant.

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Catégories :Charmes

Le gros chêne de Veslon, Barlieu (Cher)

4 janvier 2010 24 commentaires

(Un article de Gilougarou, l’arpenteur des bois)

Le département du Cher est très largement inexploré, et il ne me semblait pas présenter d’arbres d’une grande remarquabilité. Après y être né et y avoir passé vingt ans de ma vie, je ne connaissais qu’un seul chêne vraiment imposant dans la forêt de Saint-Palais [1].  Alors, je vous laisse imaginer ma surprise incrédule et ma joie lorsque j’ai découvert cet été un individu aux caractéristiques tout bonnement impressionnantes.

Voici un chêne pédonculé qui croit sans entraves au milieu d’un pré qui borde l’amont de la vallée de la Grande Sauldre. Je l’ai aperçu depuis la route en descendant du bourg de Barlieu pour me rendre à l’aire de loisir de Badineau. (clic les photos)

Au retour, j’interroge mes hôtes qui ne semblaient pas le connaître. C’est vraiment étonnant que son existence soit ainsi ignorée de ses propres voisins ! Intrigué, je me rends sur les lieux, et plus je me rapproche, plus je prends conscience qu’il s’agit en fait d’un quercus exceptionnel. Lire la suite…

Catégories :Chênes isolés