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La lutte contre la déforestation éclipsée au sommet de Durban

Les représentants de 190 pays se sont entendus à Durban, en vue d’un accord global en 2015 sur la réduction des gaz à effet de serre, ainsi que sur la poursuite, au-delà de 2012, du protocole de Kyoto, traité emblématique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L’entente vise aussi la mise en place d’un Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique.
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Où en est-on..?

Revue de presse choisie.
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« COP 17 enregistre un accord à minima, y’aurait il un manque d’ambition politique ? » © Jean-Charles Batenbaum, Actualité News Environnement 14 décembre 2011.

Après deux semaines de négociation dont une session nocturne, COP17, la 17ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et la réunion des parties du protocole de Kyoto se sont achevées ce dimanche 11 décembre 2011 au matin, à Durban.

Pour les participants, cette conférence s’achève sur une note assez positive, avec un succès garantissant l’avenir du protocole de Kyoto. Bien que ceci n’est pas au gout de tout le monde.

COP17 a débouché sur des résultats quantifiables : une deuxième phase d’engagement au protocole de Kyoto est quasi-décidée, et un nouvel accord complet doit voir le jour d’ici 2015. C’est bien, mais c’est hélas trop peu face au défi climatique.

COP 17 enregistre un accord à minima, y’aurait il un manque d’ambition politique ?

Les parties se sont accordées sur un jeu de quatre textes qui consolident le système multilatéral et ouvrent la voie à un accord global réunissant l’ensemble des États, à savoir :

· Une décision de la conférence prévoit qu’une deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto s’ouvrira le 1er janvier 2013 pour une durée de 5 ans.
· La Plateforme de Durban adoptée en lien avec cette décision lance un processus pour développer un protocole, un autre instrument juridique ou un texte agréé doté de force juridique dans le cadre de la Convention applicable à toutes ses parties. Elle crée à cette fin un groupe de travail ad hoc dont les travaux engagés avant la mi-2012 devront s’achever au plus tard en 2015, pour prendre effet à compter de 2020. Ce processus ambitieux aura pour but de renforcer les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter efficacement l’augmentation de la température moyenne de notre planète. Il s’inspirera, entre autres, du prochain rapport du GIEC et des résultats de la revue de 2013-2015.
· L’accord atteint à Durban permet également la mise en œuvre des décisions prises à Cancun.
· En particulier, la conférence a donné le coup d’envoi de la mise en place du fonds vert pour le climat. Celui-ci contribuera d’ici 2020 à la mobilisation des 100 milliards de dollars par an promis par les pays développés pour aider les pays en développement dans leur action contre le changement climatique et ses effets.

La 17ème COP s’est conclu par un accord relativement peu ambitieux qui crée un Fond Vert pour le climat faiblement doté financièrement. D’autre part, les représentants des États ont reporté à plus tard toutes les décisions principales portant sur le Protocole de Kyoto ; pour finir un engagement ambigu a été pris afin de trouver en 2015 un accord juridiquement contraignant afin de limiter le réchauffement de la planète, peut on lire dans un communiqué de presse.

Samantha Smith, en charge de l’initiative mondiale « Climat & Énergie » du WWF, déclare à cet effet : « les représentants des États ont beaucoup brassé de vent alors que leur rôle était de protéger leurs concitoyens. En ce domaine, ils ont échoué. Les analyses scientifiques confirment qu’il faut agir maintenant et vite alors que les phénomènes climatiques extrêmes, les canicules et les inondations, sont en train d’empirer. Il apparaît clairement que les intérêts politiques de quelques uns ont pesé plus lourd dans la balance que les intérêts de centaines de millions d’individus. Cette conférence se termine laissant la planète dans une situation à risques dramatique. On peut parler de catastrophe à venir quand on sait ce qui nous attend avec un climat à 4 degrés de plus. On a pu constater ici à Durban, que des pays comme les États-Unis n’étaient pas venus pour permettre d’obtenir un résultat ambitieux. Pour des raisons de politique intérieure, les États-Unis se sont arcboutés sur quelques mots alors qu’ils ont échoué sur l’essentiel : prendre les mesures nécessaires pour juguler le péril climatique. On gardera donc en mémoire qu’une poignée de gouvernements comme les États-Unis, la Russie, le Japon et le Canada ont fait obstruction empêchant ainsi un accord ambitieux mais avant tout réaliste face au drame qui se profile devant nous. A l’inverse, nous avons pu constater avec bonheur qu’un groupe croissant d’États partagent une ambition toute autre, en particulier parmi les Etats les plus vulnérables, les Etats insulaires ou africains. Nous savons tous que le changement climatique est un problème planétaire qui nécessite une solution globale. La conférence de Durban n’a pas été en mesure de nous la donner mais cela ne veut pas dire que nous devons baisser les bras. Le combat contre le changement climatique est une urgence pour tous qui devra être gérée dans ce processus ou à l’extérieur. Ce qui est certain, en revanche, c’est que nous ne pouvons continuer comme cela car à terme nous n’aurons pas assez de ressources pour tous »

De son côté, Jim Leape, Directeur général du WWF International, estime que : « les hommes politiques à Durban ont fait preuve d’une incapacité alarmante à affronter avec courage le défi du changement climatique. Les appels à trouver des solutions ne se sont soldés que par des paroles en l’air.»
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« La lutte contre la déforestation éclipsée au sommet de Durban » © AFP, 14 octobre 2011.

La conférence sur le climat de l’ONU à Durban (Afrique du Sud) n’a pas apporté les réponses nécessaires pour freiner la déforestation, selon des analystes qui insistent pour que les grandes forêts de la planète deviennent le cœur de la lutte contre le réchauffement climatique.

« Durban n’a pas apporté les progrès nécessaires sur des questions fondamentales, que sont des règles strictes pour s’assurer que la déforestation diminuera sur la planète », a estimé Lars Lovold, directeur de la fondation Rainforest, en Norvège.

L’une des principales décisions de la conférence sur le climat de Cancun (Mexique) en 2010 avait été d’intégrer les forêts dans la lutte contre le réchauffement climatique via le mécanisme REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts – en anglais), destiné à fournir un appui financier et technique aux pays concernés pour combattre la déforestation.

La destruction de forêts, qui libère de grandes quantités de CO2, représente 17% des émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique, soit plus que les émissions dues aux transports sur toute la planète.

La conférence de Durban, qui s’est terminée dimanche à l’issue de 14 jours de négociations pour tenter de trouver un prolongement au protocole de Kyoto, a permis d’obtenir quelques avancées pour le mécanisme REDD+, mais à pas de tortue. Et sans aucune concrétisation.

« Il n’y a pas eu d’avancées concernant la définition des ressources financières à long terme, et sans ça, nous ne pouvons pas parler de la durabilité du REDD », a regretté mercredi Louis Verchot, scientifique au Centre international de recherche forestière (Cifor).

Les négociateurs de 194 pays se sont concentrés à Durban sur l’obtention d’un accord pour créer un cadre légal qui impliquent tous les pays dans la lutte contre le réchauffement à partir de 2020.

« Le REDD a été éclipsé à Durban par des questions plus larges », a jugé Bruce Cabarle, responsable de la campagne Forêt et climat au WWF, demandant aux négociateurs de se dépêcher.

« Toutes les analyses disent qu’il faut réduire le plus rapidement possible les émissions dues à la déforestation pour limiter le réchauffement climatique à 2°C (sur le siècle), et pour cela, le REDD est fondamental », a-t-il insisté.

La version REDD+ élargit le concept initial en prenant en compte le rôle de stockage de CO2 des forêts.

« Pour nos pays largement couverts de forêts, le REDD est essentiel pour apporter notre contribution à la réduction des émissions. Ceci exige un appui technique et des ressources, qui sont une responsabilité mondiale que nous n’avons pas vue » à Durban, a dit à l’AFP Maria Fernanda Espinosa, ministre du Patrimoine de l’Équateur.

« C’est un pêché mondial que n’ayons pas encore (mis en place) le REDD. Combattre la déforestation est l’option qui offre le plus de résultats à court terme dans la réduction des émissions atmosphériques, et ceci sans compter l’importance des forêts pour la pluie, la préservation de la biodiversité ou de l’eau », a renchéri Franz Tattenbach, président de l’Institut du Développement durable (Canada), qui dans les années 90 a initié le premier programme de paiements pour services environnementaux, au Costa Rica.

Mais alors que les scientifiques dénoncent l’accélération de la déforestation en Afrique, la vice-présidente en charge du Développement durable à la Banque mondiale, Rachel Kyte, a été claire: « Les forêts ne peuvent pas être préservées si les gens ont faim ».

La déforestation détruit 7 millions d’hectares par an sur la planète, dans des zones où vivent un milliard de personnes.
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« La conférence du Durban succombe dans l’apartheid climatique » © Daniel Mathieu, Tela Botanica, 14 décembre 2011.

Ce sont les termes employés pour qualifier le résultat de la conférence de Durban sur les changements climatique, par Climate Justice Now !, une alliance mondiale de 160 organisations, née à Bali en 2007 qui considère qu’il est impossible de dissocier enjeux climatiques et enjeux sociaux et qu’il faut sortir de notre modèle de développement productiviste.

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un « crime contre l’humanité », selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d’apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l’Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l’apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu’il était acceptable d’en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l’État plurinational de Bolivie, « il est faux d’affirmer qu’une deuxième période d’engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d’émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d’étendre les marchés du carbone pourtant en train de s’effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d’enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l’inaction est en fait une démonstration de l’échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l’Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d’importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s’en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l’on parle d’une « feuille de route » proposée par l’Union Européenne, l’échec de Durban montre que c’est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu’un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L’accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu’il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.
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« REDD : un mécanisme vivement critiqué par les ONG » © Magali Reinert, Novethic 13 décembre 2011.

Alors qu’à Durban, les négociations se sont poursuivies sur le programme REDD (programme de réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts), un rapport d’ONG critique vivement ce mécanisme de marché qui s’apparente selon elles à un nouvel outil d’accaparement des terres dans les pays du Sud.

Au nom de la lutte contre le changement climatique, des communautés autochtones se voient confisquer leur accès à la forêt. C’est ce qu’affirme No REDD, un réseau international d’associations indigénistes et de justice environnementale, qui a publié en novembre 2011 une critique sans appel sur les effets de la mise en place d’un marché du carbone associé à la protection des forêts. Comme son nom l’indique, No Redd s’attaque plus particulièrement aux projets REDD, « Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation », la dernière étape de l’intégration de la déforestation dans les négociations sur le changement climatique. Depuis 2006, la lutte contre la déforestation est en effet présentée comme le moyen le moins coûteux et le plus efficace pour baisser les émissions de gaz à effet de serre (GES.) La déforestation représenterait entre 12 et 20% des émissions mondiales de CO2, avec 8 pays responsables de 70% de ces rejets.

Accaparement des terres pour le carbone

No REDD liste des projets au Pérou, au Kenya, au Congo, en Indonésie,…portés par des compagnies privées qui négocient avec les États des concessions sur de larges surfaces de forêts protégées. Au nom de la protection ou de la restauration de ces forêts, elles en prendraient le contrôle au détriment des populations locales. « On assiste en effet à un durcissement de la conservation et à une criminalisation des populations qui exploitent des zones protégées », analyse Alain Karsenty, économiste au Cirad. Mis à part au Brésil, la forêt est une affaire d’État dans tout le monde tropical : la terre est un bien public et environ un quart des forêts tropicales sont protégées. « Depuis plusieurs années, on observait un transfert des droits de gestion et de responsabilité de l’État vers les peuples autochtones. Ce qui inquiète aujourd’hui les mouvements sociaux, c’est que cette tendance s’inverse», explique le chercheur. La nouvelle valeur que le marché du carbone donne à la forêt pousse l’État à reprendre ses prérogatives et prive les gens de leurs droits d’usage. Ce transfert de pouvoir peut se faire au profit de compagnies privées, lorsque l’État choisit de leur allouer des concessions pour la conservation ou le reboisement. « Pour la première fois, un rapport international identifie le carbone dans les causes qui concourent à la course à la terre », poursuit Alain Karsenty en faisant référence à une nouvelle étude qui sort mi-décembre de l’International Land Coalition sur l’accaparement des terres dans le monde.

En donnant une valeur carbone aux forêts, « le résultat de Redd sera nécessairement un élargissement des formes d’appropriation par l’élite des terres indigènes », dénonce Tom B.K. Goldtooth du Indigenous Environmental Network. C’est à l’État, à l’organisation ou à la compagnie qui pourra revendiquer être le garant de la conservation d’une forêt, afin de s’en voir attribuer le crédit moral, le crédit financier, voire le crédit à polluer. Aujourd’hui, il n’existe cependant pas de crédits carbone forestier sur le marché du carbone, autrement dit il n’est pas possible d’acheter des crédits d’émissions gagnés sur des projets de lutte contre la déforestation. Si le mécanisme REDD a été pensé pour un tel marché, cette logique fait face à une forte opposition. Des États comme le Brésil, la Bolivie et des ONG internationales ont dès le départ épinglé la volonté des pays industrialisés de vouloir repousser leurs propres réductions d’émissions de GES en finançant des projets de conservation forestière au Sud.

Le mécanisme REDD n’est pas opérationnel, mais les projets se multiplient

Aujourd’hui, à l’image de l’ensemble des négociations sur le changement climatique, les discussions sur REDD piétinent. Mais la conférence qui vient de se terminer à Durban a entériné le fait que des financements privés et des mécanismes de marchés pourront financer ces programmes. Le calcul des références de chaque pays pour mesurer l’amélioration de l’état des forêts est un autre sujet de discorde, avec l’effet pervers de voir la menace de déforestation augmenter pour pouvoir justifier, par la suite, d’efforts de protection plus importants. Si les négociations semblent enlisées pour un moment, les projets REDD, eux, se développent. En 2006, les négociations à Bali ont ouvert la voie à des projets de démonstration financés par la Banque mondiale, qui achète des crédits carbone forestiers, anticipant ainsi le mécanisme de marché. La dynamique créée pousse aussi le développement de projets portés par des investisseurs, dans le cadre de compensations carbone sur un marché volontaire.

« REDD est un label accolé aux projets de développement », confirme Catherine Aubertin, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au Brésil. Ce pays s’est engagé à réduire ses émissions de GES en luttant contre la déforestation. Les projets brésiliens se multiplient, impliquant des acteurs privés, publics, des communautés indigènes, et toute une variété de sources de financements. « Ici, on est vraiment sur des financements de bonnes pratiques, à l’instar d’autres services environnementaux. Des communautés autochtones savent en tirer parti », explique Catherine Aubertin. Par exemple, les indiens Surui, soutenus par Google et des grosses ONG brésiliennes, ont fait reconnaître leurs droits sur le carbone contenu dans les 284 000 ha de leur terre indigène. Si REDD n’est pas porteur de spoliation au Brésil, la chercheuse rejoint No REDD car selon elle « ce type de mécanisme est un nouvel avatar du colonialisme, qui apporte son modèle de développement basé sur le mareché et son opposition homme/nature. » Une idée portée dans les négociations internationales par la Bolivie, qui dénonce une « marchandisation de la nature » au détriment d’autres représentations.

Catégories :Revue de presse
  1. 21 décembre 2011 à 16:07
  2. 23 décembre 2011 à 13:08

    Les forêts de montagne menacées

    L’intégrité et la résilience des forêts de montagne est menacée par la hausse des températures et des feux de brousse, la croissance démographique et l’insécurité alimentaire et énergétique, selon une nouvelle publication de la FAO parue aujourd’hui. Les pressions démographiques et l’essor de l’agriculture intensive ont forcé les petits agriculteurs à se déplacer vers les zones marginales et les pentes abruptes en défrichant les forêts, met en garde la publication Mountain Forests in a Changing World. L’ouvrage fait également remarquer que le changement climatique pourrait accélérer l’expansion des organismes nuisibles, susceptibles de causer des dommages aux forêts de montagne.

    http://www.goodplanet.info/Contenu/Points-de-vues/Les-forets-de-montagne-menacees/%28theme%29/298

  3. 5 janvier 2012 à 15:27

    afrik.com – 5 janvier 2012

    La partie nord du Bénin est actuellement en proie à une déforestation sauvage. Des milliers de bois sont abattus puis envoyés vers l’étranger. Les autorités forestières semblent avoir trouvé une solution à ce problème environnemental.

    http://www.afrik.com/article24463.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+afrikfr+%28Afrik+VF%29&utm_content=Google+Feedfetcher

  4. Yanick
    12 septembre 2012 à 08:25

    Un journaliste cambodgien dénonçant le trafic de bois retrouvé mort

    PHNOM PENH – Un journaliste cambodgien qui militait contre le trafic de bois et avait écrit des articles mettant en cause des personnalités influentes du pays a été retrouvé mort dans le coffre de sa voiture, a indiqué la police mercredi.

    Hang Serei Oudom, journaliste de 44 ans au bi-hebdomadaire Vorakchun Khmer, était porté disparu depuis dimanche soir, date à laquelle il avait quitté son domicile de la province de Ratanakiri, frontalière avec le Vietnam (nord-est).

    « Ce n’est pas une affaire de vol, c’est un meurtre », a indiqué à l’AFP le chef de la police criminelle de la province, Song Bunthanorm, précisant que sa voiture avait été retrouvée dans une plantation de noix de cajou et que la victime avait été touchée plusieurs fois à la tête par une arme blanche.

    Rin Ratanak, rédacteur-en-chef du magazine, a expliqué que le journaliste s’en était pris à des personnalités riches et influentes du pays. « Il a écrit des articles sur les atteintes contre la forêt impliquant des hommes d’affaires et des responsables influents de la province », a-t-il expliqué.

    « La plupart de ses papiers concernaient le trafic illégal de bois de luxe ».

    Ce dossier devient de plus en plus sensible au Cambodge, où les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent des violences de plus en plus fréquentes contre les militants.

    En avril dernier, Chhut Vuthy, président d’un groupe pour la protection des ressources naturelles, avait été abattu dans une forêt par un agent de la police militaire.

    L’exploitation illégale de la forêt a provoqué l’effondrement des espaces forestiers dans le pays, de 73% du territoire national en 1990 à 57% en 2010, selon les Nations unies.
    Par AFP

    source:
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/un-journaliste-cambodgien-denoncant-le-trafic-de-bois-retrouve-mort_1159916.html

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