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Les gardiens verts de la planète

(With Deaths of Forests, a Loss of Key Climate Protectors © Justin Gillis, The New York Times 1er octobre 2011, la version traduite a été publiée par Le Figaro le 07 octobre 2011)

Sous l’effet du réchauffement, la mort des forêts semble s’accélérer.

Les arbres qui tapissent de nombreux versants des montagne de l’Ouest du Montana se parent de ce rouge orangé lumineux que prennent les forêts de feuillus au début de l’automne. Mais c’est une aberration.
Les feuilles de ces persistants devraient rester vertes – s’ils n’étaient pas victimes des coléoptères qui, autrefois, étaient décimés par les grands froids de l’hiver. Selon les scientifiques, c’est le réchauffement climatique qui empêche cette régulation naturelle.

Outre ces invasion d’insectes, les forêts du monde entier connaissent des sécheresses, des incendies, et autres menaces qui pourraient bien, eux aussi, être liés au changement climatique. Les experts tentent de comprendre la situation, pour mieux anticiper les risques d’aggravation. L’habitabilité future de notre planète, disent-ils, pourrait dépendre de leurs conclusions.
Les données précises que l’on vient d’obtenir montrent que les forêts ont ralenti le réchauffement mondial en absorbant plus d’un quart du dioxyde de carbone renvoyé dans l’air par l’homme. Les arbres sont donc de très bons puits de carbone pour les rejets de la flotte automobile mondiale.
Sans ce système d’élimination, le niveau de CO2 dans l’atmosphère augmenterait à un rythme nettement plus soutenu. Ce gaz emmagasine la chaleur du soleil et les émissions anthropiques provoquent le réchauffement de la planète. Mais certains scientifiques redoutent qu’avec l’accélération du phénomène, les arbres eux-mêmes ne pâtissent profondément des différents effets du changement climatique.
« Alors même que nous reconnaissons l’inestimable valeur potentielle des arbres et des forêts pour nous aider à gérer les excès de CO2 que nous produisons, nos futaies commencent à mourir », déplore Thomas Swetnam, dendrochronologue à l’université d’Arizona.
Si un nombre assez important d’arbres venaient à disparaitre, non seulement les forêts seraient incapables d’absorber le dioxyde de carbone, mais elles pourraient également flamber ou pourrir à un rythme tel qu’elles recracheraient des tonnes de ce gaz. Contribuant ainsi à accélérer le réchauffement climatique et à libérer encore un peu plus de CO2, stocké dans des lieux comme l’Arctique, où il fut un temps, il faisait très froid.

Des forêts en sursis sur une planète en surchauffe.

Les scientifiques ne se prononcent pas sur la probabilité de voir cette réaction en chaîne se produire. Selon Christopher Field, écologiste à la Carnegie Institution for Science, « le monde deviendrait très différent de celui que nous connaissons ».
Le point de non-retour n’a visiblement pas encore été franchi – et il ne le sera peut-être jamais. Malgré les aléas de ces dernières années, les forêts continuent d’absorber d’énormes quantités de CO2, certaines régions comme l’Est des États-Unis jouant un rôle essentiel pour piéger le gaz à l’échelle planétaire.
« Je pense que nous sommes dans une situation où les forces vitales et les forces mortifères sont plus prononcées et c’est le cas depuis un certain temps déjà», décrypte Olivier Phillips, éminent chercheur de l’université de Leeds, en Angleterre, et spécialiste des forêts tropicales. Les secondes sont plus voyantes mais pour l’instant, ce sont les premières qui l’emportent.
Les scientifiques admettent que leurs tentatives de modélisation pour prédire l’avenir des forêts sont encore très grossières. Certains de ces travaux affirment que le changement climatique pourrait entrainer la disparition d’étendues entières, comme l’Amazonie, quand d’autres montrent qu’elles résistent et continueront à servir de puits de carbone tout au long du XXIè siècle.
De nombreux scientifiques considèrent que la préservation de la santé de nos forêts exigera un ralentissement des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des pays se sont engagés dans ce sens dans un traité international signé en 1192, mais 20 ans de négociations n’auront débouché que sur de maigres progrès.
Les experts plaident, à court terme, pour des mesures plus modestes de protection des forêts. L’un des projets appelle les pays riches à donner de l’argent aux pays tropicaux pour arrêter la destruction de leurs immenses forêts, sacrifiées pour l’agriculture et l’abattage.
Mais la crise est passée par là et ce plan semble difficilement réalisable. Et alors que les solutions envisageables patinent, les signes annonciateurs de difficultés s’accumulent.
Bon nombre de scientifiques espéraient que le plus gros des dégâts ne se manifesteraient pas avant le mitan du siècle, pour qu’on ait le temps de savoir maitriser les émissions de gaz à effet de serre. Certains se disent choqués par ce qu’ils observent depuis quelques années.
« La superficie de zones actuellement en feu en Sibérie est tout simplement ahurissante, souligne le Dr Swetnam. Les énormes incendies qui ravagent le Sud-Ouest américain sont d’une gravité exceptionnelle, quand on se place sur une échelle de plusieurs milliers d’années. Si nous continuons à ce rythme jusqu’à la fin du siècle, la moitié, au bas mot, des arbres de la région va disparaitre. »

Le mystère du CO2.

Les arbres absorbent environ un quart des émissions de CO2, résultant des activités humaines, mais il n’est pas certain que cela continue, comme le montre la récente dégradation des forêts.
Alors que toutes les plantes absorbent le dioxyde de carbone, la plupart d’entre elles le renvoient rapidement dans l’atmosphère parce que leur végétation se désintègre, est brulée ou mangée. Ce sont surtout les arbres qui ont la possibilité de s »séquestrer le CO2 pendant de longues périodes : ils le font en fabriquant du bois ou en transférant le gaz dans le sol. Le bois peut rester vivant sous l’écorce pendant des siècles, et même quand l’arbre meurt, il ne pourrit que lentement.
Exception : si une forêt brûle, une grand portion du CO2 qui y était stocké rentrera rapidement dans l’atmosphère.
Être ravagé par les incendies et les insectes fait partie de l’histoire naturelle des forêts et, pris séparément, de tels évènements ne sont pas inquiétants. En effet, malgré les récents dommages, une nouvelle estimation, publiée le 19 août dans la revue Science, suggère que même une fois les émissions provenant de la destruction des forêts soustraite du total du carbone qu’elles absorbent, elles stockent durablement plus de 900 millions de tonnes de CO2 chaque année.
L’une des raisons majeures est que les forêts, comme les autres types de végétations, semblent réagir par une croissance plus vigoureuse à l’augmentation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. C’est après tout leur principale source de nourriture. Les scientifiques ont été surpris ces dernières années d’apprendre que l’augmentation du CO2 dans l’air est à l’origine d’une poussée de croissance, même dans les forêts matures, une constatation qui va à l’encontre de décennies de doctrine écologique.
Les climato-sceptiques ont tendance à se concentrer sur cet effet fertilisant, le présentant comme une aubaine pour les forêts et les ressources alimentaires. Ils affirment que cette réaction pourrait continuer dans l’avenir proche, compensant les conséquences négatives de la hausse des températures sur la croissance des plantes.
Les scientifiques plus consensuels, tout en affirmant que la fertilisation par le CO2 est réelle, sont beaucoup moins certains des effets à long terme, alléguant que le stress thermique et le manque d’eau liés au changement climatique semble rendre les forêts vulnérables aux attaques des insectes, aux incendies et à de nombreux autres aléas.
Werner Kurz, un expert canadien reconnu en carbone forestier rappelle « qu’il faut un siècle à une forêt pour arriver à maturité. Il suffit d’un seul évènement climatique extrême, d’une seule attaque d’insectes, pour interrompre l’absorption de cent ans de carbone ».
Les récents cas de dépérissement forestier pourraient se révéler éphémères – et le fait qu’ils aient tous eu lieu à peu près au même moment ne serait qu’une coïncidence. Mais la possibilité qu’il s’agisse des prémices d’un changement radical est, pour les experts, plus troublante.
« Si le phénomène était circonscrit à quelques endroits, il serait plus facile de le nier et de l’oublier, note D. Cleaves, conseiller principal du service des forêts américain. Mais ce n’est pas le cas. Il se répète un peu partout. Il faut se poser la question quel est l’élément commun ? »

Flux et reflux.

Dans toutes les forêts, quand les arbres et d’autres organismes se développent, ils absorbent complètement le CO2. Puis quand ils entrent en dormance ou meurent, celui-ci est relâché. Ces flux de carbone, comme on les appelle, varient selon le moment de la journée, la saison, les conditions météorologiques et climatiques extrêmes, la santé de la forêt et de nombreux autres paramètres.
Dans certains endroits, des températures plus élevées pourraient favoriser la croissance d’arbres ou entrainer le développement de forêts dans des zones auparavant occupées par des prairies ou de la toundra, ce qui stockerait plus de carbone.
Les futaies repoussent sur d’immenses étendues de terres agricoles abandonnées en Russie et en Europe. La Chine, pour tenter de ralentir la progression d’un désert, a planté près de 40 millions d’hectares d’arbres qui, eux aussi, absorbent du CO2.
Même si c’est une stratégie intéressante de gestion des émissions de dioxyde de carbone, ce n’est pas la panacée. Il n’y a tout simplement pas de place sur notre planète pour tous ces bois. Les étendre de manière significative imposerait de grignoter sur les terres agricoles, une perspective peu probable.
Même dans les forêts actuellement en relative bonne santé, comme celles de la Nouvelle-Angleterre, les risques climatiques commencent à se profiler. Notamment, les insectes envahissants habituellement tués par des hivers froids devraient se répandre plus facilement au Nord.

Insectes et feux de forêt.

Diana Six, entomologiste à l’université du Montana, ôte avec une hachette l’écorce d’un arbre et montre les signes révélateurs d’une infestation par le dendroctone du pin : des canaux que percent les insectes en dévorant la partie pleine de sève de l’arbre.

Ce résineux est déjà mort. Ses aiguilles, qui devraient être vert foncé, arborent ce rouge maladif qui est devenu si courant dans les montagnes de l’Ouest. Les coléoptères ayant privé l’arbre de ses nutriments, la chlorophylle qui rend les aiguilles vertes se dégrade, ne laissant derrière elle que des composés rougeâtres.
Le dendroctone du pin fait naturellement partie du cycle de vie des forêts occidentales, mais cette invasion, qui dure depuis plus de dix ans dans certaines régions, est de loin la plus importante jamais enregistrée. Les scientifiques expliquent que tous les trois ou quatre ans, les températures hivernales descendaient jusqu’à -40 degrés dans les montagnes, tuant de nombreux coléoptères. « Cela n’arrive plus, » observe Steve Running, chercheur en climatologie à l’université du Montana.

Au fur et à mesure que le climat s’est réchauffé, différentes espèces de coléoptères se sont déplacés en Amérique du Nord. C’est en Colombie-Britannique, qui a perdu des millions d’arbres, que la situation est la plus grave.
Au Canada, le dendroctone du pin ponderosa est parvenu plus au Nord que jamais. Il est passé des montagnes Rocheuses en Alberta, et on craint désormais qu’il ne se propage dans tout le continent dans les décennies à venir.
Dans l’Ouest américain, des températures plus chaudes sont à l’origine d’une fonte  précoce du manteau neigeux des montagnes. En été, cela aggrave les déficits hydriques alors même que les plantes auraient besoin de plus d’eau pour survivre. La végétation se dessèche, et les arbres stressés deviennent plus vulnérables aux insectes et aux incendies.
Le climat se réchauffe partout et au Sud-Ouest, l’aridité s’accentue. Cet été, la sécheresse a été telle en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas que de gigantesques incendies explosifs ont ravagé des millions d’hectares de végétation.
Mais le déficit de pluie n’est peut-être pas provoqué par le changement climatique – la cause la plus immédiate est une situation météorologique intermittente appelée La Niña, et on ne sait toujours pas si ce cycle est modifié ou renforcé par le réchauffement planétaire.
En raison du changement climatique, les experts prévoient que certaines zones qui brûlent cette année ne redeviendront jamais des forêts – elles seront remplacées par des graminées résistantes à la chaleur ou des arbustes, qui stockent beaucoup moins de CO2.
« Beaucoup d’écologistes comme moi commencent à penser que tous ces agents, les insectes, les incendies etc., ne sont que la cause immédiate, et que le vrai coupable est le stress hydrique provoqué par le changement climatique, s’inquiète Robert Crabtree, directeur d’un centre qui étudie la région de Yellowstone dans le Montana. L’important n’est pas déterminer ce qui tue les arbres – ils sont déjà presque morts. La grande question est de savoir s’ils repousseront. Si la réponse est non, nous pourrions perdre nos forêts, ce qui serait catastrophique. »

Des efforts au point mort.

Les scientifiques en viennent à une conclusion alarmante : peut-être ne reste-t-il sur Terre plus une seule forêt naturelle. Même si elles semblent sauvage, les futaies les plus perdues d’Amazonie ou les plus reculées de Sibérie réagissent aux influences humaines, notamment à la hausse du niveau de CO2 dans l’air.
Ces dernières années, certaines mesures ont été prises pour veiller sur les forêts : des millions d’hectares de terres forestières publiques et privées sont classées comme réserves protégées, par exemple. Mais d’autres idées sont abandonnées faute d’argent.
Ce qui se passe dans les vastes zones de forêts de pins dans l’Ouest des États-Unis. Les scientifiques considèrent qu’elles ont été mal gérées, en particulier au cours du siècle passé, en partie parce que la pratique des petits feux de surface qui servent à supprimer la broussaille et à limiter la densité a disparu.
En conséquence, ces futaies trop denses sont devenues hautement inflammables et donc la proie potentielle de ces grands incendies qui embrasent jusqu’à la cime des arbres. Le gouvernement estime que de nombreuses forêts de la région ont besoin d’être éclaircies, ce qu’admettent certains groupes écologistes.
Mais les petits arbres et les buissons qui seraient retirés ont une faible valeur commerciale, surtout dans une économie mal en point. Le service des forêts dispose de si peu de moyens pour débroussailler qu’il en est réduit à ne traiter que les petites sections qui menacent directement les populations ou leurs installations alentour.
Le manque d’argent met en outre en danger un programme nettement plus vaste visant à ralentir ou stopper la destruction des forêts tropicales par l’homme. La déforestation, généralement utilisée pour faire de la place à l’agriculture, cause des ravages depuis des décennies, surtout au Brésil et e Indonésie. Brûler des forêts tropicales ne revient pas seulement à les empêcher de servir de puits à carbone, mais libère également immédiatement du CO2 dans l’atmosphère, ce qui en fait l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre.
Ces dernières années, les pays riches sont convenus, en principe, de verser de grosses sommes d’argent aux pays pauvres à condition qu’ils protègent leurs forêts. La somme promise s’élève à près de 5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros), soit assez pour démarrer le programme, mais bien moins que ce qui devait être versé par la suite. Les pays riches s’étaient engagés à trouver des solutions pour facturer à leurs entreprises leurs émissions de CO2, et une partie de cet argent aurait été versé à l’étranger pour protéger les forêts.
La législation sur le climat est au point mort aux États-Unis à cause de l’opposition des parlementaires, inquiets de ses effets économiques. En Europe, certains pays rechignent également à envoyer de l’argent à l’étranger. Tout cela laisse à penser que le programme ne prendra jamais l’ampleur prévue.
« Comme toute autre entreprise visant à améliore la condition humaine, ses grandes ambitions la rendent précaire », avance William Boyd, professeur de droit à l’université du Colorado, qui tente de sauver ce plan.
Mais la Californie, qui a l’intention de combattre le réchauffement climatique, offre peut-être une lueur d’espoir : cet État permet aux industries de se conformer à ses réglementations en partie en finançant des efforts pour ralentir la déforestation tropicale. On espère que d’autres États ou pays finiront par lui emboiter le pas.
Pourtant, les scientifiques soulignent que les programmes destinés à protéger les forêts – ou à les rendre plus résistantes au feu, ou à en planter des nouvelles – ne sont que des mesures partielles. Si nous voulons protéger les forêts pour les générations futures, disent-ils, notre société doit limiter sa consommation de combustibles fossiles qui altèrent le climat de la planète.
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Pour poursuivre plus avant sur le New York Times :

un diaporama en relation avec l’article – et une carte interactive des forêts mondiales.
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Catégories :Revue de presse
  1. 15 décembre 2011 à 20:02

    Merci pour l’article Sisley !

  2. 15 décembre 2011 à 20:04

    Hey vous savez quoi..?

    C’est déjà Noël : internet fonctionne chez moi – merci les amis !!!

    • 15 décembre 2011 à 22:44

      😀

    • Damien
      15 décembre 2011 à 22:49

      De rien, le virement a bien été fait comme je l’avais demandé🙂
      Content qu’il puisse te servir dès à présent Krapo !

  3. François Lannes
    15 décembre 2011 à 20:34

    Et bien en voilà une nouvelle qui est réjouissante ! !
    Je voulais parler de l’Internet, évidemment…

  4. 15 décembre 2011 à 23:19

    Et oui les copains, on a eu la box aujourd’hui !

    Installée en quelques minutes, le net est ultra rapide – trop bien !

  5. 16 décembre 2011 à 15:20

    Longue vie au réseau !!!🙂

    De toute manière je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.. 😉
    Tant qu’il y aura des arbres, j’aurai une raison d’aller de branches en branches.

  6. 16 décembre 2011 à 15:22

    🙂

  7. 10 janvier 2012 à 12:55

    Africa’s rainforests ‘more resilient’ to climate change
    (Mark Kinver Environment reporter, BBC News 6 January 2012)

    Tropical forests in Africa may be more resilient to future climate change than the Amazon and other regions, a gathering of scientists has said.

    http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-16428306

  8. 10 janvier 2012 à 12:59

    Aux Philippines, l’association meurtrière de la tempête et de la déforestation
    (Le Monde.fr 06.01.12)

    http://www.lemonde.fr/planete/infographe/2012/01/06/aux-philippines-l-association-meurtriere-de-la-tempete-et-de-la-deforestation_1626754_3244.html

  9. 10 janvier 2012 à 13:24

    Inde: pas d’usine Michelin dans la forêt des « Intouchables » !

    En Inde, dans l’état de Tamil Nadu, un dur conflit oppose un village d’Intouchables – les personnes les plus méprisées de ce pays de castes – et Michelin, la grande transnationale du pneu française. Celle-ci, pour construire une usine ultramoderne et délocalisée de pneus, est en train de s’accaparer une surface de 456 hectares de pâturages et de forêts dont dépendent directement pour leur subsistance les habitants de Thervoy et de 13 autres villages de la région alentour. Les opposants à ce projet se font sévèrement réprimer : 8 sont emprisonnés, 61 sont en attente de jugement. L’appel à l’aide internationale des villageois, à majorité dalit (mot signifiant « opprimé »), a provoqué une initiative de Madhumita Dutta, de l’organisation indienne The Other Media, et Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri Pézerat de rédiger et diffuser une pétition adressée à la direction de Michelin.

    https://www.sauvonslaforet.org/petitions/818/inde-pas-d-usine-michelin-dans-la-foret-des-intouchables

    • Yanick
      10 janvier 2012 à 15:38

      C signé

  10. Yanick
  11. 12 janvier 2012 à 15:17

    Il y a des fois où je ne peux plus supporter ces « faits divers » autours de la déforestation

    Un enfant indien brûlé vif par les bûcherons en Amazonie (10.01.2012)
    http://www.survivalfrance.org/actu/8010

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