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Notre poison quotidien

Une enquête de Marie-Monique Robin (113 minutes)
Coproduction d’Arte France et INA – France 2010.

Après «Le monde selon Monsanto» [1], la journaliste Marie-Monique Robin présente un film sur les produits chimiques présents dans nos aliments…

Elle n’hésite pas à utiliser le mot «poison» pour désigner les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui traînent dans nos assiettes. Le nouveau reportage de Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice en 2008 du documentaire Le monde selon Monsanto, sera diffusé sur Arte le 15 mars. Pour Notre poison quotidien, elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies neuro-dégénératives,…) ? La réglementation protège-t-elle efficacement les consommateurs ?

Des effets collatéraux au nom du progrès

De la Mutualité sociale agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. Et les a mis face à leurs contradictions: les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques, les listes de produits cancérigènes du Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

« La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie », dénonce Marie-Monique Robin. Et lorsque les autorités, Efsa ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, « doses journalières admissibles » ou « limites maximales de résidus », la complexité de la tâche les transforme en « acrobates des limites »: « Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès », analyse Marie-Monique Robin.

Un effet cocktail encore mal connu

Si « la dose fait le poison », il semble qu’aujourd’hui nous ne sachions même plus quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs « font de leur mieux », comme l’avoue une experte de la FAO (organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations unies) mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés. L’« effet cocktail » des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

Alors que l’OMS a qualifié d’« épidémie » l’augmentation du nombre de cancers dans les pays développés depuis une trentaine d’années, Marie-Monique Robin veut démontrer qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation n’y sont pas liés. En prenant notamment pour preuve les agriculteurs, victimes « à la source » des produits phytosanitaires, qui sont de plus en plus nombreux à affirmer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides.

(Audrey Chauvet – 20 minutes.fr)
____

Le blog de Marie-Monique Robin à découvrir ici.

Le livre enquête publié aux éditions La découverte sera lancé au salon du livre le 20 et 21 mars 2011, quelques extraits à lire sur le site de l’Express par ici.

Vous pouvez réserver et commander le livre dès à présent par ici.

Le DVD sortira le 23 mars 2011 (15€) commandez-le dès maintenant par ici.

Catégories :Docs militants
  1. 7 mars 2011 à 12:13

    Pas mal de trucs à faire cet après-midi, en plus il fait soleil !
    Je ne publierai donc que ce soir en rentrant de la campagne.

  2. 7 mars 2011 à 20:18

    Zéro commentaires, on dirait que c’est les vacances ?

  3. Yanick
    7 mars 2011 à 20:38

    Non, non ….🙂

  4. 7 mars 2011 à 20:42

    Hé coucou Yanick, bon je suis à la bourre.
    J’ai aidé ma chérie à décaper deux vieilles tables en bois,
    demain ce sera fini et parfait pour mettre dans notre futur chez nous.

    par contre j’ai encore rien préparé pour le blog…

  5. martine
    7 mars 2011 à 21:05

    Merci pour cet article.
    Comme dit Pierre Rabhi, c´est « Bonne chance » qu´il faut se souhaiter avant le repas et non plus « Bon appétit »!

    • 9 mars 2011 à 12:53

      Salut Martine,

      une phrase qui pourrait presque faire rire…
      mais finalement ça fait vraiment froid dans le dos !

  6. tyty la ficelle
    9 mars 2011 à 11:04

    Merci pour cet article encore une fois, il y a de quoi avoir peur de se nourrir .. En campagne, il est encore possible de faire très attention mais, les gens des villes qui n’ont pas forcément choisi d’y vivre comment vont ils pouvoir réagir ?
    Il faut aussi parfois les moyens financiers d’acheter mieux et à l’heure actuelle, ce n’est pas facile pour tout le monde d’y arriver..
    A plus Krapo.

    • 9 mars 2011 à 12:58

      Salut Tyty,

      même à la campagne ce n’est pas évident de trouver des produits sains, exempts de tout produit phytosanitaire (insecticide, pesticide, fongicide, cyanure…)

      L’idéal est vraiment de lancer un potager, d’avoir trois poules, un réseaux d’amis pour de la viande saine, et de bonnes adresses pour de l’épicerie de qualité. Ce n’est pas évident pour tous, et il faut déployer de vrais efforts pour trouver de la nourriture de qualité. Mais ça vaut le coup !

      D’ailleurs on file à la campagne mettre en place le potager !

  7. Sisley
    9 mars 2011 à 12:15

    Les trognes, le retour :

    http://www.tela-botanica.org/actu/article4273.html

    et l’année de la forêt et non du bois :

    http://www.onf.fr/presse_medias/@@display_press.html?oid=IN000000124e

    Ce mois ci est sorti un hors-série de Terre sauvage ‘Arbres et forêts’ sur la forêt en métropole. (Tronçais, Fontainebleau, …..)

  8. 9 mars 2011 à 12:51

    Salut Sisley,

    merci pour ce nouveau livre sur les trognes, je vais tâcher de me le procurer.
    Ce serait vraiment génial si cette tradition perdurait dans notre siècle !

    et merci pour l’info Terre Sauvage, je m’en vais le trouver.

  9. 10 décembre 2011 à 21:24

    La ronde des logos

    Bio, non bio, vrai bio, faux bio… Aujourd’hui l’agriculture biologique est devenue tellement un phénomène de mode que l’on ne sait même plus quels produits nous assurent une alimentation saine. Tout le monde cherche le profit et qu’importe la méthode, pourvu que celle-ci rapporte de l’argent.
    Je voudrais tenter ici d’aider les consommateurs à mieux comprendre ce « bio » que l’on construit en masse et que l’on veut absolument voir sur toutes nos tables en vous racontant mon histoire. C’est en tant que producteur, mais aussi comme technicien arbo, que je vais essayer de vous éclairer…

    Installé depuis 2003 comme Arboriculteur Biologique sur un verger déjà en bio depuis plus de 10 ans, seul producteur de fruits bio de la région, j’avais le sentiment d’être au départ un peu « le phénomène écolo » que les autres arboriculteurs regardaient en rigolant.

    Aujourd’hui, ces derniers reconvertissent une partie de leur verger en bio ou plantent de nouveaux vergers. Quand cela a commencé, j’étais plutôt satisfait, c’était pour moi la clef de la réussite : un message enfin compris.

    Erreur ou naïveté de ma part : ces arboriculteurs convertis en partie n’ont que faire de la bio, seule la niche commerciale les intéresse. Pour cela, ils se regroupent auprès de centres techniques de productions et plantent des hectares de vergers bio intensifs. Ces vergers bio comptent entre 2.000 et 3.000 arbres par hectare dans le but d’obtenir des rendements 3 fois plus élevés (60 t/ha) qu’un verger bio traditionnel (20 t/ha) : le symbole même de la spéculation et du business financier ! Qu’importe l’éthique, le principal est de faire du bio à n’importe quel prix, quelles que soient les méthodes employées. Ces vergers subiront 60 à 80 interventions phytosanitaires (autorisées au cahier des charges bio), soit en moyenne 2 traitements par semaine. Sachez également que, malgré leur autorisation, de nombreux produits sont nocifs pour la santé humaine et font mourir un grand nombre d’auxiliaires utiles aux cultures, notamment nos abeilles. Il est évident qu’en densifiant les populations, les arbres seront plus sensibles aux facteurs extérieurs et, comme la production de fruits est très technique, ces traitements sont quasi obligatoires.

    Ma question est alors la suivante : avec de telles méthodes et de telles autorisations, la production de fruits biologique ne serait-t-elle pas plus dangereuse pour l’homme et notre environnement que la production fruitière du conventionnel qui utilise des insecticides spécifiques (acaricides, aphicides…) et avec un cahier des charges relativement homogène entre tous les pays, contrairement à celui de la bio ? Il est quand même triste qu’en tant que producteur bio, je puisse me poser une telle question. Ainsi, vous verrez donc des vergers palissés avec de grands poteaux, des filets nylon au-dessus des pommiers pour lutter contre la grêle, des systèmes d’arrosage très performants et intempestifs comme dans les vergers conventionnels.

    Mais je ne jette pas la pierre à ces producteurs qui subissent aujourd’hui une crise très grave et pour qui le bio est une vraie opportunité et un bel échappatoire. On leur tend la perche, alors ne les accusons pas de s’engouffrer dans la brèche. Où allons-nous ? Quel est ce bio « chimique » que l’on nous impose ? Est-ce vraiment la bio que l’on souhaite ? Production intensive, diminution de nos ressources en eau… Avons-nous perdu notre éthique et nos convictions en l’agriculture biologique ? AB ne veut plus dire agriculture biologique mais plutôt Agro-business, non ?

    Heureusement, depuis le 1er juillet, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique a sorti un nouveau logo : « Bio Cohérence ». Sans cette nouvelle appellation, je pense que je ne serais pas resté en AB et me serais orienté vers la « Biodynamie » afin de me différencier de ces arboriculteurs bios intensifs. Je veux croire que ce nouvel agrément nous aidera, les vrais arbos bio, à nous défendre et surtout à garder notre image, notre philosophie et notre éthique. Mon seul regret est juste de devoir une nouvelle fois me justifier en payant pour simplement dire « je suis plus bio que le bio ».

    Les consommateurs vont peut-être encore une nouvelle fois être perdus avec ce nouveau label, mais ils doivent comprendre que je ne peux vendre mes fruits sous la même étiquette que les producteurs intensifs. Nous ne produisons pas les mêmes fruits, et nous n’avons surtout pas la même approche de l’agriculture biologique…

    Choisir « Biocoherence » c’est aujourd’hui être certain d’avoir un produit 100% BIO.

    Benoît Piron, EARL Les Vergers de Pirouette, 79310 St Pardoux.
    http://monsite.wanadoo.fr/vergersdepirouette
    http://arbo-bio-conseils.e-monsite.com

  10. 10 décembre 2011 à 21:26

    Agriculture Biologique ou Agro Business en Arboriculture

    Devant les pressions économiques, politiques, industrielles, écologiques, l’arboriculture fruitière biologique d’aujourd’hui se tourne vers une bio à 2 vitesses : une bio dite « classique » produite par des producteurs locaux sur de petites exploitations et une bio dite « industrielle » produite sur de grosses exploitations qui ont souvent une double activité : bio et chimique.
    Il est important d’informer les consommateurs que le bio « pas cher » sera obligatoirement produit de façon intensive. Une pomme bio d’un verger bio « classique », c’est 500 à 1000 arbres/ha pour 15 à 30 tonnes/ha de production. Un verger bio « industriel », c’est 2000 à 3000 arbres/ha pour 60 à 80 tonnes/ha produites. Les prix à la vente n’ont plus alors qu’à parler !
    Alors que nous parlons de la loi sur l’eau et de la protection de nos nappes, ces vergers, par leur forte densité arbres/ha, demandent des arrosages très importants. Et que dire des traitements effectués sur ces pommes bio « industrielles », qui peuvent avoisiner les 90 passages/an ! Certes les produits utilisés sont en règle puisqu’ils sont autorisés au cahier des charges bio, mais est-ce vraiment cette agriculture biologique-là que nous souhaitons voir demain ? C’est à mon sens une catastrophe écologique (traitements massifs, pesticides utilisés, etc.) et économique puisqu’elle va à l’encontre des producteurs bio normaux, des petits producteurs locaux conventionnels et des producteurs en agriculture raisonnée.
    Aujourd’hui le bio est devenu une niche commerciale et certains producteurs conventionnels l’ont bien compris. Ces derniers étaient les premiers à critiquer la bio en disant que c’était l’arnaque du siècle, et maintenant ce sont les mêmes qui produisent des fruits bio à pas cher, en prenant nos consommateurs pour des imbéciles. Il y a 3 ou 4 ans, on pensait que les producteurs ne pouvaient pas s’installer en verger bio faute de moyens techniques suffisants et maintenant voilà que nous pourrions presque tous être agriculteur bio ? Que nous cache-t-on ? Serions-nous plus laxistes sur les exigences et la réglementation bio ? Qu’importe l’éthique et l’âme de paysan, la méthode est simplement financière pour atteindre les 20% de bio d’ici 2012. Ces fruits bio seront essentiellement destinés aux grandes surfaces et aux collectivités locales (cantines scolaires, centres aérés, résidences pour personnes âgées…). A quand sur nos étals des pommes bio calibrées, de la même coloration, avec un sticker/fruits, filmées sous plastique et en barquette 6 fruits ! Pour berner le client, rien de plus facile que de se donner une belle image en utilisant la naïveté et l’innocence de l’enfance ; je pense notamment à une pomme qui utilise comme logo une « petite fille ». Le marketing et le manque de transparence à l’égard des consommateurs sur nos méthodes de productions nous fait perdre leur confiance. Ainsi pour ne pas perdre la face, nous nous cachons derrière des logos, des labels, des noms chocs comme « fermier », « naturel », « paysan », etc. et des images comme celle d’une coccinelle, d’une fleur, d’une main tendue, etc. Mais la confiance entre producteurs et consommateurs ne se gagne pas seulement par le « paraître », c’est avant tout affaire de sincérité et de vérité.
    L’ensemble de nos organismes certificateurs comme Ecocert, Qualité France… profitent de cette ascension bio pour gagner plus d’argent puisqu’ils sont rémunérés à la surface bio ou en conversion. En contribuant à l’augmentation de ces productions de fruits bio industriels, ces organismes collaborent directement avec cette agriculture du Biobusiness. Mais, plus grave encore, sur ces vergers les contrôles sont surtout administratifs et les analyses de résidus de pesticides sont rarement effectués. Tout ceci est encore une fois un problème financier car ce type d’analyse est très coûteuse pour l’état et va à l’encontre des objectifs du Grenelle de l’environnement. Aujourd’hui, si nous devions faire des analyses sérieuses sur ces exploitations, et surtout sur celles à double activité, nous aurions certainement de belles surprises ! Pour être AB, ces exploitations devraient subir chaque année des analyses de pesticides et des analyses de sols. Enfin et pour sauver la véritable Arboriculture Biologique, j’appelle AgroBio Poitou-Charentes et nos associations bio (Biosèvres, Gab17, Mab16 et Vienne Agrobio) à soutenir et défendre la vraie agriculture biologique : l’agriculture paysanne que l’on pratiquait autrefois et non cette agriculture du bio business. En cautionnant ce type d’AB, nous détruirons ce que l’on a construit et discréditerons notre éthique. Est-ce sincèrement ces entreprises qui représenteront l’Agriculture Biologique de demain ? Je ne l’espère pas. Soyons responsable par le cœur et non par intérêt…
    En conclusion, pour guider au mieux nos consommateurs, je leur conseille d’abord de se tourner vers des productions locales comme la vente directe à la ferme, les marchés de producteurs, les AMAP, etc. Ensuite, et pour ne pas se tromper sur la bio de demain, il faut savoir que certains labels sont de qualité et assure une alimentation de producteur 100% Bio, comme les labels « Biocohérence », Nature&Progrès et Déméter en Biodynamie, qui ont des cahiers des charges très stricts, avec un volet éthique et social. Pour finir, je les invite surtout à visiter les fermes ; c’est de cette façon que la confiance s’installera entre eux et producteurs et qu’ils s’apprivoiseront comme le Petit Prince et le renard.

    Benoît Piron, Technicien et Consultant en Arboriculture Biologique : Arbo-Bio-Conseils

  11. 10 décembre 2011 à 23:12

    Salut Benoît,
    J’ai bien reçu tes documents et les ai transmis à Christophe (administrateur du blog) en lui demandant de les faire figurer en bonne place. Tu as bien fait d’utiliser les commentaires comme tribune à ton combat, il le mérite. Merci de nous éclairer sur l’usurpation et le détournement vénal des logos BIO.
    Prends soin de ton chêne.

  12. 19 décembre 2011 à 21:28

    Un documentaire québecois de 2008 : Homo toxicus

    Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l’environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d’entre elles s’infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd’hui à nos enfants notre patrimoine toxique.

    Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances toxiques et l’augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l’hyperactivité. Les conclusions sont troublantes…

    la suite sur youtube…

  13. 18 janvier 2012 à 20:34

    ce message ne m’était pas adressé directement, mais j’ai jugé important de faire suivre.

    Bonne année!
    Comme convenu lors de notre dernière rencontre, je t’informe que mon reportage sur l’ALENA, l’Accord de libre échange nord américain, intitulé « Les déportés du libre échange » sera diffusé sur ARTE, le 4 février à 18 heures 50.
    Ce serait super si tu pouvais faire circuler le lien vers mon blog où j’ai mis la bande annonce du reportage.
    http://robin.blog.arte.tv/2012/01/12/bonne-annee-tous-sur-arte-le-4-fevrier-a-18-heures-50/

    Bises,
    Marie-Monique Robin

  14. yanick
    11 avril 2012 à 11:08

    Pour info:
    « La mort est dans le Pré »
    INFRAROUGE
    Mardi 17 avril 2012 à 22h40
    sur france2

    Résumé:

    Ils vivent au grand air, loin de la pollution.
    Ils mangent chaque jour cinq fruits et légumes, « purs » produits de leurs potagers.
    Ils fument peu, sinon moins que leurs voisins citadins.
    Pourtant, forts d’une hygiène de vie quasi exemplaire, nos agriculteurs français sont toujours plus nombreux et de plus en plus jeunes, à être touchés par des maladies graves, invalidantes, ou mortelles. Le monde agricole français serait-il rongé par une épidémie après 50 ans d’usage intensif de pesticides ?
    Pour la première fois, des agriculteurs malades, brisent la loi du silence. Ils ont acceptés d’être suivis pendant un an pour témoigner dans ce film des conséquences tragiques de ces usages. Une année qui fera date, puisque l’un d’entre eux, Paul François, gagnait en première audience le 15 février 2012, un procès historique qui l’opposait à la société Monsanto.

    Un agriculteur de 47 ans, atteint d’un cancer, s’exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d’agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires, jusqu’à récemment présentés comme «anodins». Ils les ont utilisés pendant des années, jusqu’au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l’hôpital. Une épidémie de cancers et autre maladie de Parkinson liés aux pesticides apparaît au grand jour. Ce documentaire est une immersion auprès d’agriculteurs atteints de maladies mortelles.

    Un film inédit écrit et réalisé par Eric Guéret

  15. Yanick
    7 septembre 2012 à 08:59

    Ecofestival les 29 et 30 septembre 2012 à PARTHENAY (79)

    samedi 29
    Palais des Congrès
    à 20H30
    entrée 5€ / gratuit pour moins de 15 ans / 1€ pour chômeurs-euses

    Conférence / film / débat
    « Les moissons du futur »
    en avant-première nationale

    avec la participation de Marie-Monique ROBIN,
    auteure du documentaire,
    autour du thème « Comment l’agroécologie peut nourrir le monde »

    http://eco-festival-ca-marche-2012.eklablog.com/

  16. Yanick
    25 septembre 2012 à 08:52

    Deux-Sèvres – Parthenay – Environnement
    Le troisième Eco-festival veut moissonner le futur .

    La 3 e édition de l’Eco-festival Ça marche ! se tiendra samedi et dimanche prochains, au palais des congrès. Objectif : conjuguer au futur propre.

    Pour le Collectif Marie-Monique Robin, organisateur de l’Eco-festival Ça marche !, un monde meilleur n’est possible que s’il prend en compte à égalité, dès aujourd’hui, les problématiques de l’environnement, du social et de l’économie.

    Evénement phare des activités de ce collectif qui organise plusieurs fois par an des projections et des débats, l’Eco-festival semble avoir trouvé son rythme de croisière.
    Cette année, le programme est, une fois de plus, bien rempli. Samedi, dès 14 h, le palais des congrès et le théâtre accueilleront dans trois salles en simultané des films qui mettent en avant des parcours, des réussites concrètes en matière d’économie, de solidarité et de protection de l’environnement. Un autre monde est sans nul doute possible, un monde plus équitable et plus heureux, à en croire « la Révolution des sols vivants », par Yan Grill et Perrine Bertrand (solutions concrètes applicables de l’agriculture au jardin amateur) ; « Un Climat d’espoir », de Scott Ludlam et José Garcia (solutions contre le dérèglement climatique) et « Ma Petite Planète chérie », de Jacques-Rémy Girerd (neuf histoires écologiques amusantes et poétiques). Le samedi soir, un dîner bio est organisé sur place avec le concours de la ferme de la Roseraie de Vausseroux.
    Enfin, après dîner, Marie-Monique Robin présentera en avant-première nationale son dernier film documentaire, « Les Moissons du futur » (projeté sur Arte mardi 16 octobre, à 20 h 50). Un débat avec l’auteur suivra et une séance de dédicaces du livre est prévue dans l’après-midi.
    Dimanche, sur l’esplanade et au palais des congrès, un marché bio et un forum des associations ou entreprises permettront de se nourrir dans tous les sens du terme. Des animations seront proposées (inscriptions sur place) : maraîchage en permaculture et agroforesterie, jardinage en bio-dynamie, fabrication de produits pour bébés, de produits d’entretien et de cosmétiques naturels et bio (2 € par produit réalisé), pôle bien-être dans une yourte installée sur l’esplanade… D’autres animations ne nécessiteront même pas d’inscriptions : construction de fours solaires et d’éoliennes domestiques, découverte de logiciels libres par l’association Gebull, sensibilité de l’eau (phénomènes et expérimentations), sans oublier quelques surprises…
    Le festival des « Films des possibles » se déroulera dimanche à partir de 11 h, au palais des congrès et au théâtre (15 séances au total) : à 17 h, conférence-débat et projection de « Vivre vieux c’est bien, vieillir bien c’est mieux ! » avec les Babayagas de Montreuil. A midi, un déjeuner bio sera proposé sur place.

    Renseignements et programme complet sur le site http://eco-festival-ca-marche.fr. « Les Moissons du futur », samedi à 20 h 30, au palais des congrès. Entrée 5 €, gratuit pour les moins de 15 ans, 1 € pour les demandeurs d’emploi.

    source: La Nouvelle République:
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2012/09/25/Le-troisieme-Eco-festival-veut-moissonner-le-futur

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