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L’arbre, des racines à la cime – Jacques Brosse

Tout au bout de cette évolution qui, au cours de centaines de millions d’années, a multiplié les innovations, se dresse, solitaire dans sa majesté, l’arbre, l’arbre véritable, porteur de fleurs et de fruits, l’arbre dont on ne peut comparer la situation de pointe qu’à celle de l’homme, ultime — tout au moins à titre provisoire — réalisation de tout le courant évolutif; à moins que cette vue conçue par l’homme lui-même ne soit récusable pour cause d’anthropomorphisme. C’est donc la vie de l’arbre qui, légitimement, doit illustrer le fonctionnement du végétal parvenu à son apogée.

Si ses débuts sont semblables à ceux de toutes les autres plantes, sa vie très longue, sa rectitude, sa haute taille et son volume sont dus aux structures additionnelles, supplémentaires, qu’il possède en propre. Ces tissus sont qualifiés de secondaires, car ils naissent de zones de croissance, les cambiums, qui produisent autour de la petite plante verte originelle des cercles concentriques se superposant chaque année. Grâce à eux, l’arbre constitue un organisme complet, se suffisant à lui-même et clos, comme le corps humain, mais capable, lui, de croître en hauteur et en épaisseur durant toute son existence. D’ailleurs, le squelette n’est point ici central, mais périphérique ; quant à la rigidité de l’arbre, elle est assurée par des tissus morts, durcis, sclérifiés et en quelque sorte momifiés. Ils forment ce que l’on appelle, bien à tort, le cœur de l’arbre. C’est là ce qui explique qu’un tronc puisse s’ouvrir, se creuser, se vider, sans que cela entraîne la mort de l’arbre, la circulation, donc la vie, se trouvant localisée à la périphérie, immédiatement sous l’écorce.

Pour s’en rendre compte, il suffit d’en arracher un lambeau, mettant ainsi au jour la mince pellicule, verdâtre et poisseuse de sève, qui est le liber. C’est là que les tubes criblés se chargent de la conduction de la sève élaborée venant des feuilles et portant aux racines les produits vitaux nés de la photosynthèse. Si donc on porte atteinte à cette couche vivante, ce n’est point tant le feuillage qui pâtira que les racines, lesquelles, privées des glucides nutritifs, perdront la faculté de croître et donc d’exploiter le sol.

La sève brute passe, elle, par les vaisseaux qui traversent les couches les plus extérieures du bois formant le jeune bois, de couleur claire, presque blanche, d’où le nom d’aubier qu’on lui donne, tandis que l’on réserve le nom de duramen au vieux bois, ou bois de cœur, d’où la vie s’est retirée et auquel les tanins et les résines qui s’y sont alors accumulés donnent au contraire une teinte plus foncée. La sève brute n’est autre que l’eau chargée de sels minéraux, puisée dans les profondeurs du sol par les poils absorbants qui entourent l’extrémité des radicelles, et attirée vers le haut par le vide que crée la transpiration des feuilles.

La circulation est donc protégée par l’écorce, laquelle comprend, du dehors vers le dedans : l’épiderme, défendu par une pellicule de cutine ; puis le liège, formé de cellules mortes et imperméables, mais interrompu par de petites déchirures, les lenticelles, qui permettent à la tige de respirer ; enfin le phelloderme, lequel est, lui, un tissu vivant issu directement du cambium externe, car l’écorce possède sa propre zone de croissance. Cette assise génératrice se déplace vers l’intérieur, au fur et à mesure du développement circulaire du tronc, tandis que s’épaissit l’écorce.

Par ailleurs, l’ensemble des tissus qui constituent cette dernière est soumis à une forte poussée venue du dedans, d’où les craquelures, les fentes plus ou moins profondes qu’elle présente en vieillissant. C’est là un effet de la croissance du cylindre central, composé successivement de liber et de bois, tous deux engendrés par un second cambium, interne, et encore plus actif puisque de lui proviennent presque tous les tissus de l’arbre. La tige ligneuse est donc faite de deux cylindres emboîtés l’un dans l’autre, nés chacun d’une assise génératrice qui produit sans cesse de nouvelles cellules.

L’arbre cependant n’est point vraiment clos, puisqu’il vit d’échanges avec le monde extérieur. Non seulement il y prend sa nourriture, mais il doit y rejeter ses surplus. L’arbre respire, mais aussi il transpire. Telle est la double fonction, non seulement des lenticelles du tronc, mais plus encore des stomates, orifices microscopiques placés à la face inférieure des feuilles. Si la transpiration est relativement faible chez les conifères (gymnospermes) — lesquels, ainsi que nous l’avons vu, sont équipés pour vivre en climat et en terrain secs — elle est au contraire fort abondante chez les feuillus, ou arbres à feuilles caduques qui sont des angiospermes. Un chêne dégage pendant la bonne saison plus de 100 tonnes d’eau, ce qui représente 225 fois son propre poids, un érable de taille égale diffuse dans le même temps l’équivalent de 455 fois son poids, un hectare de futaie de hêtres renvoie chaque jour dans l’atmosphère entre 3500 et 5 000 tonnes de vapeur d’eau, d’où les brumes qui s’élèvent des bois, les nuages qui les couvrent. Si donc les feuillus ont besoin de davantage d’eau que les résineux, ils accroissent considérablement l’humidité atmosphérique, exerçant de ce fait sur le climat une influence régulatrice profonde. Aussi les coupes excessives de massifs de feuillus entraînent-elles automatiquement des perturbations climatiques de très longue durée, toujours défavorables.

Avec l’ascension du soleil vers le zénith et le réchauffement printanier, l’arbre peu à peu sort de son long sommeil. Partout s’ouvrent les bourgeons, dont l’hiver avait comprimé, resserré sur elles-mêmes les écailles feutrées, partout en sortent les feuilles qui se déplissent et tout aussitôt absorbent avidement la lumière du nouveau soleil, tandis que dans les tréfonds bouillonne la sève et que les radicelles pompent dans la terre attiédie et ameublie par les averses l’eau nourricière. Bientôt, dans un somptueux déploiement orgiaque, l’arbre fleurira, pris lui aussi, le sage, du désir vertigineux de se reproduire. Il se couvrira de riches couleurs, répandra au loin les parfums du pollen et du nectar, qui attireront par milliers les insectes butineurs chargés de porter ailleurs sa poudreuse semence.

Mais cette apothéose de l’arbre épanoui est brève. Que viennent les fortes chaleurs, les longues sécheresses de l’été et déjà les feuilles montreront les premiers symptômes d’épuisement. Leur couleur verte, d’abord translucide, puis éclatante, s’opacifie, se ternit, tourne au grisâtre. Avec les nuits froides de l’automne, les échanges internes se ralentissent et les sucres, s’accumulant dans les limbes, feront s’y développer un pigment rouge, tandis que la chlorophylle en se décomposant jaunira. Les belles couleurs des feuilles d’automne sont, comme celles qui parent les ailes des papillons, le résultats d’une intoxication. Cette flambée qui ensoleille les bois, qui les empourpre, annonce la chute des feuilles qui, ayant cessé de fonctionner, sont maintenant inutiles. Mais avant qu’elles tombent s’est formée, là où le pétiole rattache la feuille au rameau, une mince cloison de liège étanche ; au-dessus de la blessure déjà cicatrisée, apparaît déjà le bourgeon qui, au printemps suivant, s’ouvrira.

Avec la venue du mauvais temps, l’arbre se referme, il se dépouille ; bientôt, il n’est plus qu’une grande charpente dressée contre le ciel, soumis aux tempêtes de l’hiver qui fracasseront ses branches mortes. Mais, au printemps et en été, l’arbre a crû ; à la fin des beaux jours, il a accumulé au sein de ses cellules des réserves sur lesquelles non seulement il pourra vivre, mais qui, remises en circulation dès l’arrivée du printemps, déclencheront son réveil. Ces zones de croissance alternées — bois de printemps et bois d’été — se marquent dans les cernes annuels que l’on voit lorsque l’on coupe l’arbre, et qui permettent de déterminer son âge. Pour l’instant, l’arbre hiberne, comme en son terrier la marmotte ; mais ce terrier, c’est lui-même au fond duquel rougeoie le feu qui jamais ne s’éteint.

Un arbre est à lui seul un monde, en réduction mais complet. Isolons dans la forêt un chêne, examinons jour après jour la vie qui l’anime et qu’il entretient. Non seulement il offre un abri à des milliers de créatures animales, mais il fournit à chacune sa nourriture suivant ses besoins, grâce à une surproduction d’une folle générosité : quelques dizaines de milliers de glands qui ne germeront jamais, bien plus encore de feuilles en surnombre et qui, mortes, ne seront pas perdues pour la microfaune du sol, des brindilles, des branches qui tombent, sans compter l’écorce, les couches superficielles du bois, la sève elle-même que sait bien pomper à la cime le gui. Un lierre l’escalade, montant vers la lumière, des fougères profitent des débris qui s’accumulent entre ses racines ou à la jointure de ses branches. Sur ses plus hautes branches, un écureuil a tissé la boule de son nid, les glands sont ici en telle abondance qu’il les stocke dans les fissures du tronc, sans quitter l’arbre ; il pourra d’ailleurs varier son menu, en arrachant les mousses et les lichens qui s’agrippent à la rude écorce, ou en pillant les nids des innombrables oiseaux qui ont établi là leur foyer. Il n’osera pas cependant affronter les hulottes qui ne quittent pas de la journée l’abri qu’elles se sont aménagé dans une cavité du tronc et qui, le soir venu, partent de leur vol silencieux pour traquer les mulots. Non loin d’elles, d’autres crépusculaires, les oreillards, hôtes de l’été, feront entendre leurs cris stridents, avant d’aller en vol attraper, au passage, les noctuelles.

Dans la foule innombrable des insectes, tous les ordres sont représentés : longs cortèges de chenilles, comme celles des processionnaires du chêne ; cotons soyeux attachés aux feuilles, d’où sortiront les chenilles urticantes du bombyx ; intrépides punaises si promptes à émettre leur puante senteur pour se défendre ; gales aplaties des cynips au revers des feuilles; larves des tenthrèdes qui en dévorent le limbe ; charançons qui pondent dans les glands, dont se nourriront leurs vers ; longicornes géants aux énormes antennes, dont les larves dessinent à l’intérieur du bois d’étranges labyrinthes ; sans compter les araignées tueuses, les fourmis, téteuses de pucerons, qui font provision de brindilles pour leur proche mégapole, et les parasites de tous ces insectes qui vivent au-dedans de leurs corps et tranquillement y chrysalident ; et aussi, brochant sur le tout, le pic épeiche tambourinant pour faire sortir ces larves dont il se repaît. Il faudrait plusieurs années d’une vie d’homme pour dénombrer tout ce menu monde, pour connaître les goûts des uns, les habitudes des autres, les us et coutumes de cette société multiforme, dont la plus grande part demeure invisible sous terre, blottie entre les racines, menant là, cachée, sa petite tâche vitale.

Encore tout cela n’est-il que fort peu de chose si l’on compare la vie d’un chêne à celle d’un géant des forêts tropicales. Les naturalistes qui tentent d’évoquer la vie protéiforme qui y bruit, ou même seulement de la suivre en son agitation incessante, très vite perdent pied, sont saisis de vertige et se raccrochent là où ils peuvent, aux comparaisons les plus extravagantes. Ainsi William Beebe, entreprenant de décrire le « mystère du manglier », arbre qui croît dans la jungle de Guyane où il séjourna longtemps, ne peut-il donner d’autre équivalence aux sensations éprouvées par le spectacle qu’il lui offrait que celle que lui procura, quand il était tout petit, une représentation du célèbre cirque Barnum :

« Au-dessus et autour de moi, note-t-il, des trapèzes s’entrelaçaient, des anneaux oscillaient, des échelles de corde, puis des filets de liane se tendaient, des poteaux surgissaient, peints de couleurs vives, des bannières d’émeraude ondulaient, tendues le long des poutres et, tout au-dessus, très haut, comme une toile le ciel recouvrait tout. De toutes parts les personnages, acrobates et sauteurs, accomplissaient des miracles d’équilibre et de force ; des odeurs m’arrivaient de créatures étranges et inconnues ; je tressaillais aux premiers grincements et aux rythmes nègres issus d’orchestres cachés, prêts à déchaîner soudain toute la puissance d’une musique émouvante. De temps en temps, un animal passait lentement près de moi (probablement en route pour une longue revue sur quelque arène invisible) et sa forme et son aspect, agrandis à la taille humaine, eussent sans doute suffi pour constituer à eux seuls un numéro de cirque.  Mais, malgré la confusion du premier abord, le manglier se détachait intense et net. On eut dit un dieu, un Atlas plantant fermement ses pieds sur la terre, indifférent aux courants d’air ou d’eau qui tourbillonnaient à l’entour de ses genoux, étendant vers le ciel ses bras immenses, épanouis, sur lesquels trouvaient asile des milliers d’êtres plus faibles. Certains s’y posaient un instant pour délasser leurs ailes, d’autres pour plus longtemps ; demi-pensionnaires qui prendraient un repas, ou hôtes d’une saison qui bâtiraient leur demeure dans ces racines vibrantes, qui élèveraient leurs petits. C’étaient enfin ceux qui ignoraient tout autre univers, tout autre horizon, qui, nés sur le manglier, y adhéraient jusqu’à ce que la mort vienne les en détacher. » (William Beebe, Dans la jungle de Guyane)

C’est là, en effet, dans la forêt amazonienne, que les jeux de la vie éphémère et de la mort nécessaire sont peut-être le plus saisissants, tant étroitement ils se mêlent. A l’activité fébrile des couvées répond la lente action des milliers de fossoyeurs, animaux et végétaux, qui décomposent tout ce qui meurt. Dans le feuillage épais passent les singes furtifs et inquiets que menacent les harpies, brille le bec énorme des toucans ou les yeux hagards d’une créature invisible, inconnue, dont on se demande même si elle existe; tandis que, suspendu à une branche, se tient immobile comme un hamac un paresseux sorti très lentement de quelque mythique préhistoire. Monde totalement inhumain, où le témoin ne peut être qu’un visiteur de passage, s’il ne veut succomber à ses monotones et vénéneuses délices, qui amèneraient rapidement son irrémédiable déchéance, monde en somme qui n’est comparable qu’à celui de la drogue, tout aussi prometteur, tout aussi périlleux et finalement tout aussi nostalgique. Et que l’on ne croie pas qu’il s’agisse ici des produits baroques d’une imagination littéraire, mais tout simplement de souvenirs de voyages.
____

Jacques Brosse, La magie des plantes, pp.37-45.

L’illustration choisie est l’Arbre Cathédrale, un cliché de Guyane française prêté par Alain, un infirmier anesthésiste globe-trotter rencontré cet été à la terrasse d’un café, il m’avait alors fait cadeau de toute une série de photos prises dans la jungle (à suivre…)

Catégories :Dendrologie...?
  1. Yanick
    14 septembre 2010 à 18:14

    Quel texte !
    J’en suis encore sur le cul, c’est superbe, on y est, on vit dans et avec l’arbre.
    Un rêve éveillé, grandiose, dont je me relèverait difficilement, mais avec un sourire béat.

    Il me faut ce bouquin.

  2. 14 septembre 2010 à 19:15

    🙂

    • Yanick
      14 septembre 2010 à 19:53

      Oui, allo, j’écoute !!!
      C’est quoi #2 ???

  3. François Lannes
    14 septembre 2010 à 19:25

    Oui, quel texte ! ! !

    Vraiment je me suis régalé à lire tous ces paragraphes, racontant l’arbre, ce qu’il est, comment il est…
    Merci Krapo de nous faire lire tout ceci.

  4. 14 septembre 2010 à 19:56

    C’est un vrai plaisir de vous faire découvrir de tels livres, Jacques Brosse était vraiment un grand monsieur, grand connaisseur des arbres et des végétaux.

    Jacques Brosse (1922-2008). “Naturaliste, moine Zen, historien du Christianisme et philosophe, il n’était pas seulement un esprit merveilleux, mais aussi une présence. Enfant du siècle, il côtoya les plus grands tout en sachant mettre une juste distance entre lui et le monde. Dès les années 50, il se forge une attention extrême à la solidarité animale, à l’amitié et la connivence entre les espèces. Ce regard philosophique et naturaliste forme la matière de son premier ouvrage, L’Ordre des choses, pour lequel Gaston Bachelard s’enthousiasme publié chez Plon en 1958, il reçoit les éloges de Claude Lévi-Strauss, qui croit y déceler, déjà, un esprit zen. Il écrit dans la foulée L’Éphémère (1960) et Exhumations (1962), cependant que L’Homme dans les bois (1976) et Le Chant du loriot ou l’Eternel Instant (1990) prolongeront l’exploration naturaliste, toujours mâtinée d’anthropologie religieuse (La Magie des plantes, 1990). L’arbre, en particulier, sera le sujet de nombreux ouvrages, tels que Mythologie des arbres (1989), L’Arbre et l’Éveil (1997), le Larousse des arbres et des arbustes (2000).”

    « On ne sentait pas chez lui de différence entre le savant, le maître et l’homme, et il donnait l’impression d’avoir atteint son âge respectable – et la sagesse qui l’accompagnait authentiquement – sans avoir eu à renoncer à l’enthousiasme de sa jeunesse. C’est ainsi un éternel jeune homme qui nous a quitté, sans bruit, pour l’au-delà de la parole et du silence. »
    (Jean Mouttapa)

    A lire également sur le blog :
    L’arbre sacré – Jacques Brosse ;
    Je puise ma force dans les arbres – Jacques Brosse ;

  5. vincent
    15 septembre 2010 à 14:42

    C’est vrai quel texte!Et quel arbre !
    Je n’avais encore jamais vu d’arbre comme ça.
    D’ailleurs quelle est l’espèce ?
    Et une dernière question ,votre boite mail fonctione-t-elle ?

  6. 15 septembre 2010 à 15:16

    Bonjour Vincent,

    je ne sais exactement de quelle espèce d’arbre il s’agit (Chimarrhis turbinata ?), mais je peux te dire qu’il dépasse allégrement les 70 mètres de haut – et c’est un arbre « musical », en frappant sur les contreforts de son tronc, un son puissant s’échappe et résonne à plusieurs kilomètres…



  7. vincent
    15 septembre 2010 à 15:31

    Bonjour,
    Vraiment étrange cette arbre.
    70 mètres de haut,c’est énorme
    Moi ça me fait penser à un bras géant avec
    les veines très apparentes.
    Au fait dimanche je retourne à vérignon, cette
    foie si pour explorer la forêt.
    Enfin une partie…

  8. 15 septembre 2010 à 19:09

    Les bras de ce troll peut-être ?

    je te souhaite une bonne exploration de la forêt de Vérignon, à bientôt !

  9. vincent
    16 septembre 2010 à 18:54

    Merci pour le lien,
    On dirait les arbres qui marchent dans le seigneur des anneaux.

  10. Patrice
    17 avril 2012 à 23:43

    Le texte est très poétique, mais attention aux chiffres.
    Concernant la quantité de vapeur d’eau émise par un hectare de hêtres, la valeur donnée dans le texte est fausse. Elle est environ 100 fois trop forte.
    Essai de démonstration :
    Le hêtre se plait bien dans des secteurs ou la pluviométrie est forte. 1200 mm par an lui conviennent très bien, cela fait 1200 kg d’eau par m2. Supposons que toute cette eau soit disponible pour les arbres et que la saison de végétation soit de 180 jours (6 mois). La quantité moyenne évaporée par jour et par m2 est de : 1200/180 = 6,7 kg.
    Pour un hectare cela fait donc 67000 kg soit 67 tonnes. Pour un kilomètre carré soit 100 ha on trouve alors 6700 tonnes.
    J’en deduis que la valeur donnée dans le texte, 3500 à 5000 tonnes, est celle qu’un kilomètre carré de futaie de hêtres évapore chaque jour.

  11. Armand Martel
    24 août 2014 à 21:46

    L’Homme n’est pas un être nouveau.Tout ce que l’on trouve chez l’homme se retrouve également chez l’arbre, le végétal, soit comme tel ou pour le moins en ébauche. c’est ce que déclare l’auteur de « Le Livre » ISBN 9782981057600 .

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