The Virgin Of The Dry Tree – La Madone à l’Arbre Sec

« Et tous les arbres des champs sauront que moi, l’Éternel, j’ai abaissé l’arbre qui s’élevait et élevé l’arbre qui était abaissé, que j’ai desséché l’arbre vert et fait verdir l’arbre sec. Moi, l’Éternel, j’ai parlé, et j’agirai. » (Ezéchiel 17:24)

Virgin of the Dry Tree - Petrus Christus

“L’arbre dans lequel Marie porte l’enfant Jésus rappelle l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal qui se dessécha et mourut lors de la chute de l’humanité. Les branches épineuses qui entourent la vierge comme une couronne d’épines rappellent la mort et le sacrifice du Christ et le tronc d’arbre évoque la croix. Marie rend la vie à l’arbre mort.
Les « A » annoncent la parole de l’ange à Marie – Ave – par qui le salut de l’homme commencera. Cette prière à la nouvelle Ève renverse la cause de notre damnation : Eva devient Ave.” (J.C. Gaudron)

Les « A » d’or qui pendent des branches sèches de l’arbre symbolisent 15 Ave Maria (prière dédiée à la Vierge) ; mais sont aussi le symbole de l’Alpha, une partie de l’or spirituel, le début de la Création Divine, Dieu étant à la fois Alpha et Omega.

« Tout est réalisé désormais. Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin.
Moi ; je donnerai gratuitement à celui qui a soif l’eau de la source de vie. »
(Apocalypse 21:6)

En représentant Marie comme un bouton de rose dans un arbre mort, ce tableau se réfère aussi à la Confrérie Notre Dame de l’Arbre Sec. Chaque année au cours d’un banquet, les femmes de la confrérie accueillaient les nouveaux membres en les aspergeant de quelques gouttes d’eau de rose. Le parfum de la rose était un symbole marial. (l’artiste et son épouse ont été les membres de la Confrérie de Notre-Dame de l’Arbre Sec, une société religieuse installée à Bruges, qui était engagée dans la charité et consacrée à l’Immaculée Conception)

Christus Petrus, The Virgin of the Dry Tree (1460) Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid.

9 réflexions sur “The Virgin Of The Dry Tree – La Madone à l’Arbre Sec

  1. Pdero

    Magnifique ! Les A me font penser à la tapisserie de l’Apocalypse (visible au château d’Angers) sur laquelle on peut voir des lettres d’un même stylisme, symbolisant des choses que j’ai oubliées, en rapport avec l’Apocalypse de St Jean…
    Cette tapisserie monumentale (la plus grande du monde et l’une des plus anciennes) me semble de la même époque que cette œuvre….

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  4. Une autre Madone dans un arbre :

    Nuestra Señora de la Salceda, gravure, xviie siècle.

    La fable au service de l’histoire. Les légendes de fondation des sanctuaires mariaux et leurs thèmes récurrents (Europe, xvie-xviie siècles). Nicolas Balzamo p. 141-165
    https://books.openedition.org/larhra/5514

    « Semblable en cela à toutes les grandes thématiques qui scandent le corpus des légendes de fondation, le thème de l’image découverte dans un végétal est présent d’un bout à l’autre de l’Europe et ses occurrences se comptent par dizaines. Certaines ont trait à des pèlerinages de première grandeur comme Foy et Montaigu dans les Flandres, la Madonna della Quercia à Viterbe, Valvanera en Rioja ou encore Chlum Svaté Maří en Bohême. Dans l’espace français, une trentaine de sanctuaires mariaux relèvent de ce légendaire, comme Notre-Dame de l’Épine en Champagne, Notre-Dame de Monflières en Picardie, Notre-Dame de Banelle en Auvergne, Notre-Dame de Pennacorn en Limousin, Notre-Dame de Bon-Encontre en Agenais, Notre-Dame de Peruwelz en Hainaut, Notre-Dame du Chêne en Anjou, Notre-Dame du Roncier en Bretagne. La Catalogne n’est pas moins riche en Vierges arboricoles comme en témoigne l’inventaire de Narcís Camós qui rassemble dix-sept exemples sur ce thème. Quant à l’Atlas Marianus de Wilhelm Gumppenberg, sa version finale recense quarante-neuf légendes de fondation mettant en scène des images trouvées dans des végétaux, des arbres le plus souvent. Nul doute, là encore, qu’un recensement exhaustif ferait émerger un corpus considérable. »

    « Le lien entre la figure mariale et le monde végétal n’a pas échappé à un certain nombre de spécialistes, qui l’ont généralement interprété comme un indice des persistances païennes dans le christianisme médiéval et moderne : pour des populations rurales mal catéchisées, la nature serait restée la source fondamentale du sacré, le culte de la Vierge et de ses images venant ici servir de vernis à des conceptions sinon ouvertement paganisantes, du moins marquées par l’animisme et le panthéisme. Au fond, rien ou presque n’aurait changé depuis l’époque où Césaire d’Arles condamnait ces paysans baptisés qui continuaient à vénérer les arbres et les fontaines. »

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