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Chênes pédonculés, Saarland (Allemagne)

Repartons avec Sisley, l’espace d’un petit moment, dans un endroit de la campagne sarroise, situé à peine à 10 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière française, ce petit coin de paradis, va nous dévoiler quelques curiosités locales.

“Par une belle journée, en juin dernier, nous décidâmes de partir, moi, Francis et son collègue, explorer une petite partie du parc naturel de Saar-Hunsrück, afin d’y faire une randonnée, non loin du fameux méandre de la Sarre, point de vue de Cloef.”(clic les photos)

“Ayant profité de la matinée et d’une partie de l’après-midi pour sillonner, les sentiers forestiers bien frais, sous l’épais couvert des sylves, nous nous mîmes d’accord, pour faire des visites arborées, sitôt, l’endroit voulu, rejoint. Et c’est avec la participation de mon atlas routier, indiquant généreusement des arbres ‘naturdenkmal’, que nous gagnâmes un lieu, tout à fait particulier. C’est en fait, dans les environs proche, du hameau de St Gangolf à 4 km de Mettlach, que se situait le lieu ciblé. De petites routes de campagne nous menèrent tout droit vers un champ bordé de vieilles haies et donnant sur une petite plaine alluviale en contre bas. Le premier spécimen fut un magnifique chêne pédonculé avec d’honorables dimensions, pas moins de 6 m de tour à 1,75 m pour environ 22 m.”

“Un arbre plutôt singulier, car creux sur presque 3 m de hauteur et présentant de larges ouvertures dans le tronc. Ce qui donne à se demander, quelle résistance doit s’appliquer sur le pourtour afin de supporter toute cette masse végétale.”

“En s’en éloignant de quelques pas, je remarquais, un large houppier camouflait dans une haie formant presque un petit bosquet, un instant plus tard, on constata que devant se dressait un autre remarquable, un chêne bien moins visible du coup et pourtant avec un tour de 5,59 m à 0,4 m, un fût haut de 3 m puis se divisant en une fourche à l’angle très aigu, celui-ci se dressait approximativement sur 18-20 m.”

“Pensant ne pas être pas au bout de nos surprises, nous continuâmes, en descendant au centre du près, rien que 100 m pour tomber sur un homologue champêtre par excellence. Une ancienne crevasse aujourd’hui refermée par un pan de briques, s’étire sur 3 m de la base jusqu’aux premières branches. Tout aussi imposant que ses congénères,

l’individu présentait une circonférence de 5,56 m et une taille plus raisonnable de 15-16 m.”

“Et comme la découverte battait son plein, l’exploration continua de plus belle, en descendant toujours plus, jusqu’à franchir une clôture barbelé et débouché sur un sentier ombragé, par un quatrième chêne, n’arrivant pas cette fois à la barre des 5 m,

mais ayant néanmoins, 4,59 m de tour et 14 m de hauteur. Il possédait également une brèche dans la base et une forme plus élancée que le précédent.”

“Donc, quatre chênes, apparemment tous pédonculé, trois ayant de larges ouvertures dans leur tronc et la totalité pouvant être estimé à plus de 175 ans pour les plus jeunes et plus de 250 ans pour le premier cité. Ces estimations peuvent toutefois être un peu erronées, mais avec certaines constatations, des signes montrent que ces arbres ne sont pas non plus de première jeunesse. Les cavités situées pour la plupart dans le tronc et en partie basse, laissent à penser, qu’ils ont pu subir, soit des dégâts par frottements et sur le premier, d’anciens élagages de basses charpentières, qui auraient avec le temps, permis l’altération du bois de coeur.”

“Et pourtant avec, cette découverte groupée, j’ai constaté par la suite, que nous avions loupé deux autres arbres pas très éloignés et peut-être des spécimens non cités, qui comme j’en ai la conviction peuplent les alentours. Un bien bel endroit de nature, où il fait bon vivre pour la végétation ancestrale.”

Un exemple de l’aspect en hiver, avec le chêne muré [1], et le gros sans feuillage [2].

“Selon des sources, Saint Gangolf a été fondé très probablement sous le ‘Patrozinium’  de ce saint ; puisque le 11 mai 760 est considéré comme le jour de sa mort, la fondation doit avoir résulté de cette date. Une partie de l’église à été rebâtie en 1775, cette période pourrait avoir un lien avec l’éventuelle plantation de chênes, ce n’est qu’une hypothèse.”

Merci pour cette virée dans la Sarre Sisley, vous vous êtes offerts un beau circuit en chênes au coeur de ce parc. De beaux individus, creux et tous d’un certain âge…  Ma préférence va naturellement au premier chêne dévoilé, ce vieux tronc est fabuleux. Mais les autres ne sont pas en reste et impressionnent fortement, comme le chêne champêtre. Quelle diversité dans une si petite zone ! Ce doit vraiment être sympa de pouvoir partir randonner en Allemagne, et de profiter ainsi de leurs espaces nature.

Catégories :Chênes isolés, Europe
  1. Francis
    18 février 2010 à 18:22

    Ah l’Allemagne ! Sehr Schöne ! Bien belle journée !
    ça m’avait fait halluciner le nombre de Quercus de cet envergure dans un périmètre aussi restreint. Tous étaient recensés et marqués par une petite pancarte. N’empêche, qu’est-ce que je prends bien la pause !

  2. 19 février 2010 à 10:04

    Salut Francis,

    ça a dû être une chouette balade avec l’ami Sisley,
    impressionnant le nombre de gros chênes rencontrés !

    En tout cas t’as bonne mine sur les photos !

  1. 10 juin 2010 à 16:59

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