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Sapins de montagne, Vallée de Lutour, Cauterets (Hautes Pyrénées)

Gilles s’est rendu en vacances dans les Pyrénnées et nous offre un aperçu des forêts d’altitude qui bordent le pied de ces sommets merveilleux.

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“Les paysages en amont de Cauterets ont un aspect très différent de ceux que l’on découvre habituellement dans les autres parties des hautes Pyrénées. Alors que la plupart des vallées avoisinantes sont utilisées pour l’élevage et donc recouvertes d’alpages à marmottes, celles qui dominent cette station bien connue de thermalisme et de sport d’hiver se trouvent être très boisées jusqu’à des altitudes supérieures à 2000 mètres. Il n’est donc pas étonnant d’y trouver des arbres splendides au milieu de cette végétation irriguée abondamment par les torrents de montagnes dont le débit estival reste très impressionnant et creuse des cascades magnifiques.”

“Direction de la vallée de Lutour pour une promenade qui mène jusqu’au lac d’Estom voire plus loin aux cols d’Araillé ou des Gentianes pour les plus courageux. Après s’être garé au niveau de La Fruitière, il suffit de passer un petit pont sur le Gave et parcourir une centaine de mètres pour apercevoir en surplomb sur la gauche le premier sapin que je vais vous présenter. Son port ramifié est caractéristique des conifères montagnards qui chaque hiver doivent lutter âprement pour leur survie et subissent fréquemment les outrages du climat.”

“Il en résulte une silhouette râblée  présentant plusieurs troncs aux formes tourmentées. Ce sapin a une circonférence d’environ 4m40 à 1m30 pour environ 26m de haut et m’a semblé être le plus gros spécimen de cette vallée (à vérifier car je n’ai parcouru celle-ci que le long du chemin et les flancs de montagnes avoisinantes sont très vaste – quand bien même, celui-ci sortait du lot).”

“Il possède un voisin légèrement plus petit qui se trouve être sensiblement son jumeau [1]. mi-parcours entre la fruitière et le lac d’Estom, au milieu du chemin, une souche sciée de 3m80 de circonférence m’a permis de dénombrer environ 250 cernes. En extrapolant à notre individu à la branche basse si impressionnante, on se retrouve pratiquement à 300 ans. Voilà qui n’est pas rien.”

“Encore un peu plus haut, sur les pentes du ressaut menant au lac, j’ai été conquis par un deuxième sapin qui semble s’être détourné de son talus pour aimablement proposer son ombrage aux randonneurs.”

“Je ne l’ai pas mesuré car c’est uniquement sa tronche qui m’a intéressé. Encore un exemple d’adaptation face aux aléas du climat.”

“Un petit glissement de terrain a dû coucher ce sapin dans sa jeunesse le forçant ainsi à se redresser pour retrouver la verticalité et le chemin du soleil.”

Ah les Pyrénées… quel plaisir de contempler à nouveau cette chaîne de montagne ! Qu’il est bon de s’y promener l’été et de profiter de la fraicheur en altitude. Deux beaux spécimens que tu nous présentes là . Le premier imposant et élevé – avec son port en chandelier et son tronc court et trapu – attire tout de suite le regard (je comprend ton engouement) ; quand au deuxième, sa forme particulière lui confère vraiment un caractère remarquable : j’adore la façon dont il étire ses deux bras au-dessus du chemin. Merci pour les découvertes et le partage Gilles, à bientôt !

Catégories :Sapins
  1. Sisley
    2 septembre 2009 à 20:41

    Tant de beaux sapins !!
    Quel bonheur que de se laisser aller à contempler ces arbres patriotes, si adeptes de la hauteur et des roches.

    4,40 m pour un sapin blanc c’est pas mal du tout. Cette forme est des fois appelée « port en candélabre ».
    Le 2e est tout bonnement atypique et fort réactif.

  2. 2 septembre 2009 à 20:49

    Salut Sisley,

    oui bien sympa de contempler ces montagnards, tous les deux offrent un joli spectacle avec des formes typiques dues au rigueurs de l’hiver en altitude. Bientôt un gros sapin blanc des montagnes suisses à découvrir…

    bonne soirée

  3. 2 septembre 2009 à 22:44

    Salut Gilles,

    voici ce qu’on appelle dans ma région un ‘gogant’. Quel beau spécimen ! Merci pour ce partage qui me réjouis le cœur. En effet, je pensais qu’on en trouvait plus des ‘gogants’ en France ….

  4. gilougarou
    4 septembre 2009 à 17:33

    Alors réjouis-toi Agnès car d’ici quelques temps, je t’en dévoilerai un autre, gogant, tout aussi beau et aussi facile d’accès.

  5. 15 février 2010 à 11:32

    Chez nous se sont des épicéas courbés par le climat rude de montagne on les appelle COVAGNE

  6. 15 février 2010 à 15:00

    Bonjour,

    merci d’être passé sur le blog, et d’y avoir laissé vos mots.
    Le blog est collaboratif, alors si jamais vous souhaitez nous faire découvrir un beau spécimen de « covagne » savoyard, vous êtes les bienvenus (faites-moi parvenir photos, mesures de circonférence & hauteur, localisation assez précise). C’est avec plaisir que je publierais sur ce coin de France, que nous avons peu exploré.

  1. 7 juin 2010 à 22:27
  2. 8 juin 2010 à 01:16
  3. 9 juin 2010 à 04:22

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