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Chêne Saint-Etienne, forêt de St Palais, Méry-ès-Bois (Cher)

Gilles vient de rentrer de vacances avec sa besace remplie de belles découvertes arboricoles, commençons par un groupe de chênes forestiers découverts sur la commune de Méry-ès-Bois dans le département du Cher.

“J’aimerais débuter la liste des arbres du département du Cher par un chêne Roi disparu mais dont l’héritage orne encore de nos jours la forêt de Saint Palais située le long de la D940 menant de Bourges à Gien . Ce chêne de 435 ans fut abattu en 1995 suite à un impact de foudre datant de 1993.
Je ne vous conterais pas ici sa magnifique histoire. Pour la connaître, il suffit d’aller consulter ce site [1] ; afin de le contempler, visitez donc le site du vigneron qui a acheté son bois [2]. Mais intéressons nous plutôt aux arbres bien vivants.”

“Pour trouver le lieu, c’est facile car le chêne Saint-Étienne figure aussi bien sur les cartes Michelin et IGN. Et quand on se rend sur place on découvre au bord de la parcelle dont la régénération est tout juste terminée un bouquet de chênes forestiers magnifiques de plus de 30 mètres de haut.” (clic les photos pour agrandir)

“Le premier au tronc courbé est le plus imposant. Son tronc mesure 5m30 de circonférence à 1m30 et possède des contreforts racinaires très prononcés. Le long de son fût, on observe de nombreux rejets sortis suite à l’exploitation de la parcelle ce qui semble avoir eut pour effet de dégarnir quelque peu son houppier.”

“Quand bien même, son allure en impose et le rend très reconnaissable.”
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“A ses côtés, au bord du chemin forestier, se dresse un autre beau spécimen bien charpenté affichant une circonférence de 4 mètres à 1m30. (photo des deux chênes ensemble ici)”

“Il suffit alors de s’enfoncer perpendiculairement au chemin derrière ce chêne pour en découvrir un second possédant lui aussi un tour de tronc de 4 mètres (chêne C) puis un plus jeune de seulement 3 mètres (chêne D) mais dont le fut magnifique se dresse droit comme un I au milieu des jeunes baliveaux.”

“C’est derrière le plus gros chêne que l’on découvre au sol la souche du défunt chêne Saint Étienne dans laquelle on devine encore gravée à la tronçonneuse la date d’abattage (1995). J’ai mesuré la circonférence au sol de cette souche pour trouver à peu près 9m.”

“A titre de comparaison, le plus gros chêne mesure environ 7m au sol. Cela donne une bonne idée de la taille de cet arbre historique que je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de contempler car, sans connaître ses déboires, c’est à la fin de l’été 1995 lorsque j’étais adolescent que je partis en quête de ce chêne pour ne pas même trouver la souche car la parcelle n’était que broussaille. Maintenant, les jeunes chênes ont poussé et c’est sous leur couvert que la souche a réapparu.”

“La proximité de l’ancien et du nouveau doyen des lieux me pousse à clamer la chose suivante « Le chêne Saint Étienne est mort, vive le chêne Saint Étienne !». Car même si mes tentatives pour contacter l’ONF afin de glaner des renseignements sur les spécimens en place se sont révélées infructueuses, il me plaît à penser que le chêne de 5m30 est un digne successeur, qu’il mérite de prendre la place de son glorieux aîné et de se faire à son tour nommer « chêne Saint Étienne ». Les 3 autres arbres qui l’accompagnent ne seront vraisemblablement pas coupés avant l’exploitation de la parcelle, ce qui leur laisse donc environ 150 ans de répit. Le nom de Saint Étienne continuera donc à n’en pas douter de résonner pendant fort longtemps dans la forêt de Saint Palais et c’est tout ce qu’on lui souhaite.”

Un chouette reportage Gilles, avec cette chaleur qu’il est bon de te suivre dans les bois à la recherche de cet ancêtre disparu. Le gros chêne découvert est un digne successeur de l’ancien, un très beau fût recouvert de mousse avec de puissants contreforts, merci pour la découverte ! Et comme toi, j’ai envie de clamer : « Le chêne Saint Étienne est mort, vive le chêne Saint Étienne !». Je souhaite que tu aies raison sur le cycle d’exploitation de la parcelle, ainsi les autres chênes découverts pourraient s’épanouir et devenir de fiers gaillards dans l’avenir…

Catégories :Chênes de futaie
  1. Sisley
    29 août 2009 à 21:12

    Ah ! ces fameux chênes de futaies, que de plaisir quand leurs cimes se dessinent au lointain et que le tronc massif arrive dans le champ de vision.

  2. Francis
    10 septembre 2009 à 16:33

    Quel joie à chaque fois de pouvoir croiser ce genre de spécimens!
    J’aimerais en avoir un comme sa dans mon jardin!

  1. 7 juin 2010 à 22:26
  2. 9 juin 2010 à 04:17
  3. 10 juin 2010 à 14:12
  4. 3 juillet 2010 à 16:54

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