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Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, vert comme les prairies,
— Et d’autres corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion de choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.
____

Charles Baudelaire – Les fleurs du mal.

Catégories :De la poèsie
  1. 25 juin 2009 à 18:52

    ah baudelaire !….😀
    Je l’aime !

  2. 25 juin 2009 à 18:56

    As-tu vu son regard sur la photo ? (clic pour agrandir)

  3. Sisley
    25 juin 2009 à 21:34

    J’avoue n’avoir pas toujours saisi ou bien interpréter ses poèmes, mais qu’est-qu’il sait bien mettre des phrases à ses pensées, qui ne devaient pas être évidentes parfois.

  4. 25 juin 2009 à 21:52

    Quel poète fantastique !

    Dans les forêts de symboles de Baudelaire, les « vivants piliers » observent l’observateur d’un regard « familier », car ces forêts symboliques, quelles qu’elles soient, sont les gardiennes de relations originelles, aussi éloignées, aussi oubliées soient-elles…

  5. 25 juin 2009 à 23:06

    à sisley :

    As tu analysé Rimbaud ??? Moi non ! je me suis laissé emporté par ses mots . Ce sont aussi ses tournures de phrases qui m’ont plu.

     » Il aimait la prairie amoureuse où des houles, lumineuses, parfums sains, pubescences d’or font des remuements calmes et prennent leur essor. Et comme il savourait surtout les sombres choses quand dans la chambre nue aux persiennes closes… etc… etc…  »

    Ah tout ces poètes, je les aime !🙄
    ( euh … je ne connais pas la tête de Baudelaire, est-ce sa vraie tête ? )

  6. 26 juin 2009 à 17:34

    Oui, c’est bien lui en photo…

    Rimbaud a laissé ses mots sur le blog…
    https://krapooarboricole.wordpress.com/2008/03/22/sensation-rimbaud-1870/

  7. 29 juin 2009 à 00:01

    Merci pour Rimbaud pas assez cité pour ma part … hummmmmm je réfléchis …
    Peut -être parce qu’on l’appelait le  » maudit » ???

  8. 29 juin 2009 à 01:08

    Coucou,

    « Je regrette les temps où la sève du monde,
    L’eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
    Dans les veines de Pan mettaient un univers ! » (Rimbaud)

  9. 29 juin 2009 à 11:39

    Un de mes poèmes préférés de Baudelaire, riche et énigmatique, qui laisse en bouche une sensation d’ailleurs et de familier en même temps…

  10. 29 juin 2009 à 13:18

    Bonjour Lucie,

    la poésie t’a fait revenir dans la forêt ?
    Ah, Baudelaire… beau, envoutant presque à fleur de peau…

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