Accueil > Bible, Mésopotamie > Le chêne de Sherdanu

Le chêne de Sherdanu

Après avoir présenté le chêne de Mambré et le chêne de Moréh, continuons la relecture des Textes de façon ‘arboricole’. Trouvé un passage intéressant dans le Vetus Testamentum, l’auteur nous conte quelques chênes légendaires de la Bible, puis nous emmène sur la trace du chêne de Sherdanu, que la Tradition ougaritique ramènerait à des temps encore plus anciens ; un peu technique, mais pertinent.

.

.

Élément caractéristique de la religion  “patriarcale” [1] –  autant plus caractéristique qu’il  pourrait remonter  à une  stratification ancienne, antérieure à la réinterprétation iahwiste des  rédacteurs –  est  le  rôle de  ces  grands  arbres dont  le  nom  ‘elôn est  peut-être  générique mais certes  à rapprocher de celui du chêne  ‘allôn  [2]. Ces grands arbres, qui se  levaient  isolés  (ou en groupes  isolés)  dans un paysage à pâtures et maquis [3], étaient  en gré à  attirer  l’attention  des pasteurs  (qui bien volontiers  se reposaient sous  leur ombrage), et  à stimuler  la fantaisie et  les  contes populaires. Ce  n’est pas  par  hasard  qu’ils  portent des noms qui les individualisent  en rappelant des histoires  ou des personnages  légendaires  qui  pour nous  sont  désormais  en grande  partie perdus.

.

Chez Hébron  il y avait  le groupe  des  « chênes  de Mamré » (‘elônê mamré)  [4],

Abram transporta sa tente et vint habiter aux chênes de Mambré qui sont à Hebron. Il y bâtit un autel à Iahvé. (Genèse, XIII, 21)

qui était  un personnage  légendaire,  “l’Amorite Mamré, frère d’Eshkol  et d’Aner,  les alliés d’Abram” [5].

Un fuyard vint l’annoncer la chose à Abram, l’Hébreu. Celui-ci demeurait aux chênes de Mambré, l’Amorhéen, frère d’eshkol et d’Anér. Ceux-ci étaient des alliés d’Abram. (Génèse, XIV, 13)

Chez Sichem il y avait  le  chêne  ou  les  chênes  de  Moréh  (‘elôn/’elônê  môreh)  [6],

Abram traversa le pays jusqu’à la localité de Sichem, jusqu’au chêne de Moréh. Le Cananéen était alors dans le pays. (Génèse, XII,6)

Ne sont-ils pas au delà du Jourdain, derrière la route du couchant, au pays du Cananéen qui habite dans la Arabah, face au Guilgal, à côté des chênes de Moréh ? (Deutéronome, XI, 30)

c’est-a-dire  de  l’instructeur  ou  semblable,  identique  peut-être au “chêne  des  évocateurs (d’esprits)”  (‘elôn mê’ônênîm)  [7] ;

Gaal, recommença alors à parler et il dit : « Voici un peuple qui descendent du côté du nombril de la terre et un corps qui arrive par la route du chêne des Augures ! » (Juges, IX, 37)

et  il  y  avait aussi le  “chêne  du (poste  de) garde” (‘elôn mussâb)  [8].

Tous les bourgeois de Sichem et toute la Maison du Terre-plein se rassemblèrent et ils allèrent proclamer comme roi Abimélech près du chêne de la Pierre Dressée qui est à Sichem. (Juges, IX, 6)

Chez Béthel  il y avait le  “chêne  des pleurs”  (‘allôn bâkût)  [9] ;

Alors mourut Débora, la nourrice de Rébecca, et elle fut mise au tombeau au-dessous de Béthel, sous le chêne qu’on appela du nom de Bakouth (Pleur). (Génèse, XXXV, 8]

entre Béthel  et Gaba’a  le ‘elôn tabôr [10],

De là tu iras plus loin, et tu arriveras au chêne de Thabor, où tu seras rencontré par trois hommes montant vers Dieu à Béthel, et portant l’un trois chevreaux, l’autre trois gâteaux de pain, et l’autre une outre de vin.

chez  Qadès  le  ‘elôn bêsa’ânannîm  [11].

Or Hébér, le Quénite, s’était séparé de Qayin, des fils de Hobab, le beau-frère de Moïse, et il avait tendu sa tente jusqu’au chêne de Sannaïm. (Juges, IV, 11)

Leur  caractérisation religieuse  [12] est  bien  connue : justement  par leur  taille exceptionnelle ils  sont  considérés  convenables  pour servir de  passage  vertical  du  niveau  humain  du  monde  aux  deux  autres niveaux : celui  inférieur,  des morts,  et  celui supérieur, des  dieux.  Le passage  supérieur est  révélé par le  fait que la  divinité  choisit  les endroits  de  ces arbres pour se manifester :  c’est aux chênes  de Moréh que Dieu apparaît à Abram pour lui promettre la possession du pays par sa postérité ; c’est au chêne de Mamré qu’il lui apparaît pour confirmer la descendance  prochaine [13]. En mémoire  de  ces  théophanies Abram y bâtit  des  autels [14],  qui aux époques  historiques restaient  à faire de ces endroits des lieux de culte et à stimuler des contes  étiologiques  qui  expliquaient  l’origine  de  leur présence.  Quant  au passage inférieur,  il  est  révélé  soit par la présence  de  tombeaux  célèbres  et anciens  (le  tombeau  de  Sara, d’Abram  et  de  leurs  descendants  était “en  face”  à Mamré [15], le  tombeau  de  Rachel  était  chez  le  chêne  de Tabor,  le  tombeau  de Débora  nourrice de Rébécca était sous  le chêne des pleurs), soit par la possibilité  d’y  évoquer les esprits  qui est implicite dans  le  nom  du  ‘elôn mê’ônênîm.

Ce complexe mythique et cultuel doit  être “daté”  à partir au moins de l’époque des Juges  (Abimelek  est proclamé roi  au  “chêne  de  la garde”), et  se poursuit encore  dans  les  siècles  suivants  (Hosee condamne  le  culte non-iahwiste  qui  s’y  déroule [16].

Ils sacrifient sur le sommet des montagnes, Ils brûlent de l’encens sur les collines, Sous les chênes, les peupliers, les térébinthes, Dont l’ombrage est agréable. (Osee, IV, 13)

Les  contes  étiologiques, relatifs aux autels et tombeaux,  et les personnages  légendaires qui donnent  leur  nom  aux  chênes  sont renvoyés à l’époque d’Abram  et des  autres Patriarches ce qui  signifie tout simplement  qu’il  s’agit d’histoires “anciennes”,  de  traditions  légendaires.

Bien que le complexe  qu’on  vient  de  résumer  soit  bien  connu  (et très répandu dans  ses lignes  générales), on  n’a jamais cité  –  si je ne me trompe –  des  parallèles précis tires  du milieu historique le plus proche. C’est  ce qu’on  peut  essayer  de  faire  en  se  basant  sur  deux textes juridiques  d’Ugarit,  qui décrivent  des propriétés  agricoles. Le premier,  de  l’époque de Niqmepa  (c. 1300  av. J.-C.) nomme  “les champs du  chêne  de  Sheridanu,  dans  le village d’Ilishtam’i”  (A.SA. MES  al-la-an se-ri-da-ni i-na URU AN-is-tam-i)  [17] ; l’autre, de l’époque de Ammistamru  II (c. 1250  av. J.-C.) nomme  “les  champs du  chêne de  Shertannu,  avec  vigne, dans  le village de Mati-Ilu” (A.SA.MES al-la-an se-er-ta-an-ni qa-du GIG GESTIN  i-na URUma-ti-AN)  [18]. La graphie  quelque  peu  différente,  et  en particulier la position du cuneus  vertical  déterminatif  de  nom personnel  (dans  un  cas  avant al-la-an, dans l’autre avant  le nom personnel) ont  empêché  à l’éditeur de rapprocher les  deux  textes,  avec  le  résultat d’une  traduction  différente des deux passages (”les terres de Allanseridanu” et “la chênaie de Sertannu” respectivement) [19]. La  reconstruction  d’un toponyme  “le chêne  de Ser(i)d/tdnu” me parait au contraire assez plausible, surtout d’après les toponymes  bibliques avec  ‘elôn/’allôn +  nom personnel. Du personnage en particulier nous ne pouvons évidemment  rien savoir; il pourrait même s’agir d’un nom  commun  “le Sherdanu”, un type de soldat mercenaire bien  connu d’après des  textes  de même époque  [20].

Mais ce qui surtout  invite  a rapprocher ce toponyme  ugaritique aux toponymes  bibliques est  le  fait que les champs  qui sont  nommes d’après ces deux  “chênes  de Sherdanu” sont  localisés dans deux villages au nom théophore : URUAN-is-tam-i et URUma-ti-AN  sont parmi les peu  de  toponymes  théophores du  royaume  d’Ugarit, et  en particulier les  seuls (si  je ne me trompe) avec  le  nom  du  dieu  El [21]. En  concret,  le signifié  du  premier  toponyme  (ug.  ilstm’)  “El  a écouté” implique une théophanie avec  exaucement  de  quelque  désir (et fait entrevoir une histoire  semblable à celle d’Abram) ; le deuxième toponyme, si on doit  l’entendre  comme mt’-‘l  (sur la base de  l’anthroponyme bien  connu  du  roi d’Arpad dans  la  stèle  de Sefire) [22] doit signifier  “le protégé  d’El”,  et se situe dans le même ordre conceptuel.

Les deux  localités  (ou la localité,  s’il s’agit d’un  seul chêne)  [23] étaient donc  considérées  comme  l’endroit  d’intervention  du  dieu  El,  intervention que la tradition plaçait sans doute  chez  le grand arbre qui se levait  dans  leur  territoire,  au  bénéfice  d’un  légendaire  Sherdanu, duquel peut-être  (mais celle-ci  est une simple hypothèse) on montrait encore  le  tombeau  ou  l’autel.

Le chêne de Sherdanu – Mario Liverani
Source : Vetus Testamentum, Vol. 27, Fasc. 2 (Avril 1977), pp. 212-216

(rajouté les citations de la Bible dans le texte original, traduction Edouard D’Horme)

J’ai retranscrit au mieux les caractères des autres alphabets, mais pour plus de lisibilité, consultez les pages originales de l’article : [1] [2] [3] [4] [5]

_____

[1]  Sur ce concept  incertain (et à mon  sens inexistant) je me  limite à renvoyer   la présentation traditionnelle de R. de Vaux, Histoire  ancienne  d’Israël  I  (Paris, 971), pp. 255-273.
[2] Cf.  en  accadien aussi alldnu/eldnu  (CAD  A1, pp.  354-355; AHw,  p.  37a). Du point de vue de la comparaison  sémitique cf. P. Fronzaroli,  ,,Studi sul lessico omune  semitico.  V.  La natura selvatica”, RANL,  serie VIII,  23  (1968), pp. 77  e  290  (avec note  5.33  a  la p.  300);  pour  le  passage possible dans le  hittite isallantaru  (dans  lequel  taru est  hitt.  “arbre”)  cf.  la  bibliographie  indiquée ans  J.  Friedrich  – A.  Kammenhuber, Hethitisches  Worterbuch,  Lief.  1  (Heidel- erg,  1975), p.  56.  Pour  l’hébreu cf.  en  particulier  la  discussion de G.  Greiff, Was war ein  elon?”,  ZDPV  76  (1960), pp.  161-170  (duquel on  ne  partagera as  la  solution).  Aussi  le  ,,térébinthe”  ‘elah/’allah,  apparente mais diffèrent (ils coexistent dans Hos.  iv  13), a une fonction cultuelle semblable.
[3] C’est le  type de paysage décrit par D.  Zohary, ,,The  Progenitors of Wheat nd Barley”, dans P. Ucko – C. W. Dimbleby, The Domestication  and  Exploitation f Plants  and  Animals  (London, 1969), p. 56.
[4] Gen. xiii 18, xiv  13, xviii  1.
[5]  Gen. xiv  13; cf. aussi Gen. xiv 24.
[6]Gen. xii 6; Deut. xi 30. Mdreh  est part. hifil deyrh.
[7]  Jug. ix 37. Part.  pual de Cnn  ,,faire  paraître,  évoquer (des esprits)”. L’identification de ces deux chênes est possible aussi par le nom,  si  l’,,instruction” deyrh pouvait  venir  d’un procédé oraculaire: cf.  entre autres les  opinions  différentes e  E.  Nielsen,  Shechem.  A  Traditio-Historical  Investigation  (Copenhagen,  1955),. 217 et de G. E. Wright, Shechem.  The  Biography  of a Biblical  City  (London, 1965), .  133 avec note 18 a la p. 256.
[8]  Jug. ix 6. L’interprétation  de mussab  comme  “poste de garde” est seulement possible  (la racine nsb  a un camp sémantique assez diversifie) ; mais la correction fréquemment proposée  en massebah  est banale. Le problème n’intéresse pas  ici.
[9]  Gen.  xxxv  8.
[10] 1 Sam. x 3 (correction en tamar  fréquemment  proposée).
[11]  Jos.  xix  33;  Jug.  iv  11.
12) Cf. en général M.  Eliade, Traite  d’histoire  des  religions  (Paris, 1964), pp. 229- 37,  255,  avec  bibliographie pp.  276-279. Pour  l’identification de  ce  complexe
Sychar”,  ZDPV  84 (1968), pp. 159-184. ans la religion patriarcale  on  a beaucoup etudie  surtout le  cas de  Sichem; cf.récemment G. R. H. Wright, ,,The Mythology of Pre-Israelite  Shechem”, VT 20 1970),  pp.  75-82;  id.,  ,,Joseph’s  Grave under  the  Tree  by  the  Omphalos  at Shechem”, VT  22  (1972), pp. 476-486. Sur la topographie historique et actuelle u site cf. J. A.  Soggin,  ,,Zur alttestamentlichen  Topographie Sichems”, ZDPV 3  (1967),  pp.  185-198,  sur les traditions post-bibliques  aussi H.  M.  Schenke, Jacobsbrunnen- Josephsgrab-
[13] Cf. Gen. xii 6-7 et Gen. xviii  1 suivv.
[14] Gen. xii 7 (m6reh),  Gen. xiii 18 (mamr’).
[15] Gen. xxiii 17-19, xxv 9, xxxv 27, xlix 30, 113.
[16]  Hos.  iv  13.
[17] J. Nougayrol, Le palais royal  d’Ugarit  III  (Paris, 1955), p.  109  (RS  16.251 -6). 18)  Ibid., p. 131 (RS 15.118, 4-6).
[19] Aussi dans l’index des noms propres  les deux textes ne sont pas rapproches CAD  A1, p. 354 cite le deuxième texte en omettant  toutefois le nom 1!e-er-ta-an t  traduisant donc  ,,a  terrain (planted with)  oaks”  (cf.  aussi CAD  E,  p.  250 ,grove of oak trees”); mais  le parallélisme  avec les autres  textes du même archiv demande que dans cette position  on  trouve  le  nom  du  champ. Les deux noms ont  rapproches  par F. Grondahl, Die Personennamen  der Texte aus Ugarit  (Roma 1967),  pp. 152  et  320,  qui  propose  toutefois  une interprétation  par  le  hourrite (p.211:  ,,Die  Herrin  ist  den  Tag  machend”?).
[20] Cf.  a  Ugarit  meme  J.  Nougayrol,  Le palais  royal d’Ugarit  IV  (Paris,  1956), p.  234  (RS 17.112, 6);  aussi EA  81,  16;  122, 35;  123,  15. Plus nombreuses les attestations  dans  l’Egypte ramesside,  cf. A. H. Gardiner,  Ancient  Egyptian  Onoma- stica  I  (Oxford, 1947), pp. *194-*195.
[21] La connexion precise des lieux sacres avec chêne et du dieu El  (‘El  Sadday a Hebron,  ‘El  Berit  ‘a  Sichem; cf.  surtout F. M. Cross, ,,Yahweh and the Gods of  the  Patriarchs”, HTR  55  (1962),  pp.  225-259)  se  pose  aussi  sous  l’aspectetymologique  (‘el/’len):  ont  peut  penser que  le  nom  du  chêne dérive du nom d’El,  ou bien que les deux noms dérivent de  la même racine ‘wl/ yl  ,,être fort”,,,être puissant” (cf. M. J. Dahood  dans Le antiche  divinitai  semitiche  (Roma, 1958), p.  74; M. Pope,  El  in the Ugaritic  Texts, SVT  2  (Leiden, 1955), pp.  16-21 avec bibliographie), ou encore (et mieux) que le nom du chêne (*’allin) ait été réinterprété sur celui de El,  et altéré en conséquence dans sa vocalisation. 1967), p. 25).
[22] Tandis  que  Ilishtamca est  une  localité  ugaritique souvent  citee  dans  les textes  administratifs (soit  accadiens soit  ugaritiques), Mati-Ilu ne  se  rencontre que  dans notre  texte:  s’agirait-il donc  d’un  toponyme  dans  le  territoire même d’Ilishtamca,  et  le  chêne serait-il donc un  seul? Sur Ilishtamca  cf. M. C. Astour, ,,Place  Names”,  in  L. R. Fisher  (ed.),  Ras  Shamra  Parallels 2  (Roma,  1975),pp. 264-5

_____

Le chêne de Sherdanu – Mario Liverani
Source: Vetus Testamentum, Vol. 27, Fasc. 2 (Apr., 1977), pp. 212-216

“Vetus Testamentum is a leading journal covering all aspects of Old Testament study. It includes articles on history, literature, religion and theology, text, versions, language, and the bearing on the Old Testament of archaeology and the study of the Ancient Near East. Since 1951 the journals has been generally recognized to be indispensable for scholarly work on the Old Testament. Issues contain fascinating articles in English, French and German, a detailed book review section as well as extensive review articles.”

.

Catégories :Bible, Mésopotamie
  1. Ren'
    20 juin 2009 à 11:01

    Beau boulot ! Gilles vient de me faire découvrir ce site, bravo !
    …Je le découvre malheureusement un peu trop tard ; nous avions un vieux chêne dans mon village, nous venions d’emménager, pas eu le temps de faire des photos : Chêne St Jean

  2. 20 juin 2009 à 11:18

    Bonjour et bienvenue Ren’

    merci à Gilles d’avoir guidé tes pas jusqu’ici…
    J’ai été voir les articles liés au chêne Saint-Jean et à son abattage,
    mais je suis sûr que ce coin de France recèle encore d’autres vieux chênes…

  3. gilougarou
    21 juin 2009 à 10:08

    Oh oui, il y a de quoi faire dans cette région.
    J’ai déjà 2 ou 3 spécimens à aller voir quand j’irai rendre visite à Ren’.
    Alors à suivre…

  4. 22 juin 2009 à 12:33

    à bientôt pour de nouvelles aventures !

  1. 9 juin 2010 à 13:36
  2. 15 juin 2010 à 13:53
  3. 16 juin 2010 à 10:16
  4. 13 avril 2014 à 22:46

Laissez vos mots...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s