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Chênes et pommier sauvage, forêt de Sarre-union (Bas-Rhin)

Nouveau reportage de Sisley, encore une fois dans l’est de la France, quasiment à la frontière allemande, de belles découvertes forestières.

“Une petite intrusion dans la forêt domaniale de Sarre-union entre Oermingen et Sarre-union, on emprunte un chemin où l’on peut voir de drôles de plantations d’espèces tous genre (peuplier, thuya, chêne rouge, et un gros pin weymouth par là). Cette parcelle date de 30-40 ans et est à des fins expérimentales, elle semble aujourd’hui retournée à l’état sauvage, des sureaux, ronces et bouleaux la colonisent de toute part.”
“On continue, un beau vieux chêne à notre droite un autre un peu plus loin et quelques minutes plus tard nous sommes face-à-face à une très belle futaie d’anciens chênes et malgré les traces récentes d’un fort débroussaillage des traverses, on ne peut qu’admirer ces nobles seigneurs, deux attirent particulièrement mon regard. Il s’agit de deux gaillards tout à fait matures, l’un non loin de l’autre, ils atteignent des hauteurs supérieures à 25 m, des circonférences de plus de 3,65 et 3,70 m pour un âge qui pourrait avoir dépassé les deux siècles.” (clic les photos)

“Arborant des silhouettes robustes et à la fois gracieuses, ces deux spécimens méritent notre attention. M’aventurant quelques centaines de pas plus en profondeur dans ce peuplement, je débouche vers une lisère et décide d’explorer les alentours, à ma grande surprise, là dans un fourré se tient un magnifique pommier sauvage bien développé, de petits fruits verts y sont accroché, encore un peu acides !” (clic pour agrandir)

“Déjà plutôt singulier d’en trouver un adulte épanouit mais alors avec des dimensions pareilles (C: 1,79 m à 0,5 m/ H: > 10,5/ âge > 65 ans) D’après la lecture des cernes d’une branche morte de 22 ans, on peut estimer l’âge entre 65 et 80 ans.”

“De plus c’est toujours difficile d’être catégorique quand aux nombres de troncs le composant en base, pour celui-ci ça à l’air d’être un sujet avec un pied. Mais laissons une place pour le doute…”

De belles découvertes forestières… Merci Sisley, c’est bien agréable de te suivre dans tes excursions en forêt, en te lisant, j’avais l’impression de marcher dans tes pas… Les chênes forestiers sont beaux et bien droits, deux fiers “gaillards”, mais surtout c’est la découverte du pommier qui a le plus retenu mon attention. Un très bel arbre sauvage, avec un port plutôt intéressant. Il y a quelques années, j’en avais découvert un, au-dessus de Nantes, perdu dans une haie-roncier, les branches effleuraient le sol tellement il était chargé en fruits. Nous avions passé l’après midi à le libérer des ronces, à retirer le bois mort, ainsi qu’une petite taille toute douce…

Catégories :Chênes de futaie, Pommiers
  1. 10 février 2009 à 20:59

    un pommier sauvage .. ou une vieille variété .. perdue ???

    le patrimoine génétique de toutes ces espèces « sauvages » est on ne plus précieux !

  2. 10 février 2009 à 21:16

    Bonsoir elfe noir,

    comme pour tous les autres vieux fruitiers que nous a présenté Sisley,
    un vieux patrimoine génétique surgit de temps anciens, ça mériterait bien quelques boutures et récolte de fruits… Après on file en forêt et on replante avec cormiers, sorbiers, poiriers sauvages, néfliers…

    merci de ta visite, à bientôt

  3. 11 février 2009 à 12:05

    C’est vrai que ces anciennes variétés sont à préserver, alors l’idée de récupérer des fruits quand on en croise pour replanter les graines me plaît bien…
    En plus, ce sont par définition des essences adaptées, robustes, qui souvent se débrouillent très bien seules (sauf erreur de ma part, je suis novice quand même, alors je raconte peut-être des « carabistouilles » ?).
    Bien sûr, il ne faut pas exiger d’elles des rendements époustouflants ! Mais on est pas comme ça, nous, n’est-ce pas ?

  4. 11 février 2009 à 15:18

    Bonjour Lucie,

    en balade comme un écureuil ou un geai…. ramasser les graines et les fruits, puis disséminer dans des haies ou sous-bois pour aider les arbres et favoriser la diversité… Quel bonheur de trouver un vieux pommier, cognassier ou néflier ; ça devient rare dans nos campagnes, alors je récupère les fruits et je les dépose ailleurs, bien loin…. Qui sait ? Un jour ils deviendront grands et nourriront la campagne…

    à bientôt

  1. 7 juin 2010 à 21:55
  2. 10 juin 2010 à 14:13

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