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Chêne isolé, Prudemanche (Eure-et-Loir)

Des nouvelles d’un arbre remarquable en commentaire : « Nous possédons sur la commune de Prudemanche (28270) un chêne qui pourrait avoir près de 500 ans et qui mesure 6,85 m à un mètre du sol de circonférence et près de 40 mètres de haut. Cet arbre n’étant pas classé, il risque d’être rasé d’ici peu… ».

Je prend contact par mail avec Jean pour plus de précisions sur ce gros chêne qui semble menacé ; et il me fait parvenir cette série de photos de ce géant vénérable :

Il me fait peur en parlant de tronçonneuse… J’aime bien la force de ce chêne isolé, il doit rester debout, fièrement et longtemps ! Mais j’apprends aussi que Jean a bientôt rendez-vous avec la presse locale ; pour faire connaître ce chêne et tenter de le protéger. Si vous habitez dans le coin, allez donc faire une balade auprès de ce chêne remarquable, il a fière allure, non ?

Un mail du 6 août : « Merci pour l’aide et les conseils que vous m’avez prodigués. La propriétaire du champ renonce a abattre le gros chêne pour le moment suite aux différentes pressions qu’elle à reçues. Un article paraîtra demain dans l’écho républicain je ne manquerais pas de vous le faire parvenir ».

Article de presse 7 août 2008 - chêne de prudemanche

Bravo pour cette réussite Jean, un arbre sauvé de la folie des hommes, longue vie au chêne !
____

Mise à jour août 2011.

« Une triste nouvelle que la mort annoncée de cet arbre pourtant sauvé il y a quelques années… Voici en guise de dernier hommage quelques photos de ce vénérable, que je n’aurais pu voir qu’à la toute fin de sa longue existence. »

« L’arbre est quasiment mort, seuls quelques maigres bouquets de feuilles témoignent dans un baroud d’honneur de sa volonté de vivre… »

« Circonférence de 6m67 à 1m30 & de 7m à 1m de hauteur. »

« Son ombre protectrice s’étend encore dans les champs à l’heure où je rédige ces lignes, mais pour combien de temps encore ? »

« J’ai ramassé quelques bouts d’écorce, quelques feuilles et fait une brève accolade à ce chêne, car peut-être serais-je le dernier à l’avoir vu debout… Adieu beau chêne ! »

Quel tristesse de découvrir ce chêne tout sec, il était un monument, un véritable quercus d’exception ! J’imagine sans peine ta déception lorsque tu t’es rendu auprès de lui, merci tout de même pour cette mise à jour Damien.

  1. 9 août 2008 à 17:15

    et que le chêne se déchaîne….

  2. 10 août 2008 à 00:44

    Et oui, au moins un de sauvé… et pas le moindre, un des 2 plus vieux du département d’Eure et Loire.

    Et si les gens se décidaient plutôt à lancer de grand chantier de repeuplement, à la place des tronçonneuses ?
    Car on dit que la forêt grandit en France, mais il s’agit seulement des surfaces de sylviculture ; la « vraie » forêt, elle, disparait peu-à-peu…

    Bises Tikayu

  3. marie16
    17 octobre 2008 à 22:30

    Magnifique ce chêne !! j’espère qu’il est vraiment sauvé….
    Je suis tombé amoureuse des arbres centenaires cela me touche… témoignage du temps qui passe tous ces arbres inspire le respect…

    Marie

  4. 18 octobre 2008 à 03:37

    Bonjour et bienvenue dans la forêt Marie16,

    oui-oui , il est sauvé !
    Il est beau, dressé comme ça, seul au milieu du champ,
    quelle force et quelle vigueur, il est dans la pleine fleur de l’âge…
    ça aurait été un sacré gâchis de le faire tomber à terre,
    il pourra offrir de l’ombre encore pour quelques siècles….

    Ton amour pour les centenaires est partagé par ici,

    à bientôt dans la forêt

  5. 14 février 2009 à 00:36

    Bravo pour cette sauvegarde du chêne…500 ans ! Celui de Marie Antoinette au château de Versailles n’a hélas pas échappé à la tempête :  » Le mécène du Petit Trianon fut lésé Montres Breguet. La nouvelle « Marie-Antoinette » dans son écrin a été réalisée avec le bois d’un chêne de 324 ans ( le chêne de Marie Antoinette mort après la tempête de 1999 et la sécheresse de 2003, qui a dû être coupé ). « 

  6. Rockwell
    24 août 2009 à 00:11

    Quel bonheur de le retrouver sur un site pareil! C’est l’arbre que j’aime le plus. J’ai maintes fois posé ma joue contre son tronc, sa puissance me revigore. C’est un arbre roi dont j’ai fait la connaissance il y a trente ans à l’occasion de recherches généalogiques. Depuis, j’ai la faiblesse de penser que mes ancêtres l’ont vu grandir. Un grand merci à Jean qui a su le mettre à l’abri des convoitises…

  7. 25 août 2009 à 16:58

    Bonjour Didier,

    la lecture de tes mots me procure un vif plaisir : « J’ai maintes fois posé ma joue contre son tronc, sa puissance me revigore », et tu as raison de le qualifier d’arbre roi ; un tronc puissant, solidement enraciné il veille fièrement telle une vigie sur cette campagne.
    Oui, bravo à Jean qui a su sensibiliser les gens pour la protection de ce véritable monument, un fier gardien qui a d’ailleurs donné son nom à la route qui borde le champ… en lui souhaitant longue vie…

    au plaisir de te relire par ici…

  8. Rockwell
    17 septembre 2009 à 00:37

    Revenant dimanche dernier d’une escapade en Anjou, j’ai ramené un ami au pied du vieux géant. J ‘avais envie de savoir si les superlatifs dont j’avais usé à son égard étaient appropriés, au fil du temps les souvenirs sont parfois d’une traîtrise impitoyable…Quelle ne fut pas ma joie de constater qu’il n’en était rien et ce, à la plus grande satisfaction du copain qui n’en revenait pas d’être si petit et s’extasiait à la vue des charpentières aussi grosses que des arbres eux mêmes centenaires ! Par ses mensurations colossales, cet arbre nous rappelle que notre bonne vieille planète a d’abord été peuplée de géants.

    Pour la petite histoire, il est situé à la limite d’une frontière désormais virtuelle entre Aulerques et Carnutes. La vallée d’Avre pas loin regorge de vieux arbres séculaires : Alisier aux Bouviers, belles cépées de chêne le long de l’ancien chemin d’Alencon et puis un peu plus loin à Saint Lubin des Joncherets dans le parc du château des platanes plantés au dix huitième siècle. Ils sont le long de la rivière donc forcément énormes. Il y a aussi un gros taxodium (cyprès chauve, comme en Louisiane). Cordialement.

  9. 17 septembre 2009 à 14:07

    Bonjour Didier,

    merci de nous avoir donné des nouvelles du chêne de Prudemanche, bien content d’apprendre qu’il se porte à merveille et qu’il impressionne toujours autant les visiteurs.

    Merci aussi pour les détails concernant l’ancienne frontière gauloise.

    Si jamais tu veux nous faire découvrir en photo ce riche patrimoine arboricole, c’est avec plaisir que je publierais photos & mesures…

    alors, à bientôt !

  10. rockwell27
    5 avril 2011 à 11:22

    Un grand bonjour au Krapo Arboricole!
    Aprés de longs mois d’absence je reviens pour vous donner des nouvelles du seul végétal qui hante mes rêves. Le seul au pied duquel je souhaite être enseveli pour que ses racines me rendent les caresses que je lui fis jadis…Cela dit…le plus tard possible. Autrement, c’est par un bel aprés midi d’automne que je me suis rendu auprés du vieux roi afin de lui présenter mon fils. Petite entorse au protocole, mon fiston ne s’est pas décoiffé devant le monarque car il faisait un peu frais malgré un beau soleil. Sur la photographie, on peut constater que le houppier perd peu à peu de sa superbe, le feuillage s’étiole et les branches mortes s’accumulent. J’ai également remarqué des signes de faiblesse qui ne trompent pas (présence de polypores).

  11. Damien
    31 juillet 2011 à 16:40

    je suis aux cotés de l arbre tout de suite et les nouvelles sont mauvaises… Le vieux chêne n a plus de houppier du tout et est sur le point de mourir… J enverrai une mise à jour posthume bientot les amis…

  12. Damien
    31 juillet 2011 à 18:29

    Me voici rentré, je confirme pour les reporters : l’arbre est très sévèrement atteint et ne passera surement pas l’hiver😦

    • 4 août 2011 à 12:30

      Salut Damien,

      quel dommage que ce chêne dépérisse… enfin c’est la vie…

      (on fera une mise à jour de l’article avec tes photos)

      • Damien
        4 août 2011 à 17:27

        Salut Krapo,

        oui au moins il décède de sa belle mort…
        ça me console que ça soit la nature qui ai décrétée son heure venue, et non la propriétaire du champ qui voulait l’abattre il y a quelques temps.
        L’arbre sera certainement bientôt rasé du coup.
        J’ai ramassé quelques morceaux d’écorce et des feuilles en guise de reliquat de cet arbre magnifique que je n’ai pu voir qu’au terme de sa longue existence.

        Les moult mails que je t’écris en ce moment respectent un certain ordre chronologique, le chêne de Prudemanche viendra d’ici peu de temps malheureusement…

  13. julien
    31 juillet 2011 à 20:02

    Dommage, je l’appréciais bien ce quercus

  14. Damien
    6 août 2011 à 21:18

    ça n’est pas tant la déception d’avoir été voir un arbre mourant, ça n’est rien cela…
    Ce qui est réellement dommage c’est que sa vie s’achève tout d’un coup, presque sans raison apparente. Mais il est mort debout, comme un chêne !

  15. 6 août 2011 à 21:21

    Je n’ai malheureusement pas les preuves à l’appuie, mais que pensez-vous de la thèse de l’empoisonnement ?!!

    ça peut paraître un peu gros, mais je me dis qu’après des années et les retombées de l’affaire dissipées, un produit aurait pu être introduit dans le sol, car pour qu’il arrive en mort subite en seulement quelques années, ça me paraît bizarre..

    Je serai curieux de savoir si on peut constater des traces sur l’écorce, de champignons ou d’un autre pathogène, y a t-il de la sciure au pied, des galeries d’insectes,…… ?

    Je n’accuse bien sûr personne, mais j’essaye de trouver une explication.

    En tout cas j’espère qu’une partie de l’arbre sera conservée sur pied ! quoi de mieux pour le gîte.

  16. 6 août 2011 à 21:23

    J’y ai pensé aussi, c’est tellement étrange la rapidité de sa mort ?

    Didier (rockwell27) avait écrit en avril :

    « J’ai également remarqué des signes de faiblesse qui ne trompent pas (présence de polypores). »

    • Damien
      6 août 2011 à 21:34

      Salut Sisley,
      J’y ai pensé moi aussi et j’ai bien regardé si rien ne pouvait trahir un acte criminel.
      Aucun objet ou traces suspectes, et l’arbre semble s’être desséché en fait…
      Le bois sonne « creux », l’écorce se détache, les branches sèchent les unes après les autres…

      Pour ma part je pense que c’est sa station en plein champ qui lui a porté préjudice, il a dû perdre beaucoup plus d’eau qu’il n’était capable d’en absorber et qu’il a plu, et les récentes averses n’ont pas dû suffire à le sauver.
      Peut-être la nappe d’eau où il puisait s’est t’elle trop asséchée pour lui permettre de vivre davantage ?

  17. 6 août 2011 à 21:46

    Un gros stress hydrique à pu lui être fatal. Il ne faut pas oublié malgré les pluies des derniers jours que depuis l’été dernier les précipitations ont été très faibles. Même dans mon secteur dénommé « le château d’eau des Deux-Sèvres » les chênes de hautes tiges ont beaucoup souffert. De nombreux jeunes rameaux sont desséchés. Cet arbre au milieu d’une culture a aussi du avoir ses racines caressées trop souvent par le soc des charrues.
    Pas d’eau, moins de racines et voilà le résultat. A mon avis il n’en fallait pas plus.

    • Damien
      6 août 2011 à 21:56

      Tout à fait d’accord avec toi Yanick,
      Je pense qu’il a eu soif ces dernières années et que malgré une solide santé apparente le mal était déjà là, sous nos pieds…
      En plein champ son évapo-transpiration devait être énorme, bien plus importante qu’un chêne de forêt.
      Un gros coup de chaud, des pluies très faibles, des températures en hausse, des labours répétitifs à son pied et le résultat est sans doute devant nous…
      Un aïeul dont on a pas pris soin et qui est mort d’indifférence.

  18. 7 août 2011 à 14:10

    Une chose est sûre, c’est que les labours répétés, ont ouvert des brèches pour l’entrée de champignons lignivores et si une sorte de polypore était déjà installé, c’est que le mal était présent depuis un petit moment.

    Le manque d’eau et sa situation n’ont de ce fait qu’apporté le coup de grâce.
    Peut-être aussi une baisse du niveau de la nappe où il puisait.

    Ce n’est pas le seul arbre concerné par ces pratiques agricoles, je suis consterné qu’on ne prenne pas plus en considération ces arbres remarquables, éléments forts du patrimoine et du paysage.
    Certes il a été sauvé de la coupe, mais on n’oublie des fois que ce sont des êtres vivants avec des besoins et qui ont des seuils de tolérance allant à la baisse, surtout après des siècles d’existence.
    Donc les racines sur la largeur du houppier laissées tranquilles et un bon brf sur 6-8 cm d’épaisseur étalé sous sa frondaison.

  19. Damien
    7 août 2011 à 14:19

    On ne peut mieux résumer Sisley.
    C’est pour cela que ta thèse de l’empoisonnement me paraît fausse…
    Ce pauvre chêne n’est pas mort d’un seul et pareil acte, mais de plusieurs, répétitifs dans la durée et les conséquences.
    Ce sont des coups bas réitérés année après année, l’affaiblissant un peu plus chaque fois ; et couplés à des conditions météo qu’il n’avait sans doute pas l’habitude de vivre, qui lui ont (certainement) donné ce coup de grâce.

  20. Didier Cap
    28 mars 2012 à 17:41

    Bonjour Krapo…
    Hier soir, je regardais des photographies de mon fils au pieds du Gros Chêne que j’avais prises à l’automne 2010. Je les comparais avec celles réalisées en avril 2012 afin de déceler ou d’invalider le signe de dépérissement que j’avais évoqué pudiquement dans les « commentaires » d’avril 2011. Je ne sais quelle mouche m’a piqué ou plutôt quel pressentiment mais j’ai voulu consulter le « KRAPO » et là, le ciel m’est tombé sur la tête… C’est comme apprendre le déçès d’un vieil ami qu’on a pas revu depuis. c’est avec beaucoup de tristesse et d’apréhension que je me suis rendu à Prudemanche ce matin. Il était toujours là, mort au milieu du blé tendre et vert. Il sera sans doute débité aprés la moisson. Damien, Yanick et Sisley ont sûrement raison. Aprés m’être appuyé une dernière fois contre son tronc et caressé ce grand squelette, je suis reparti le coeur lourd en trainant les pieds, je ne voulais pas me retourner. Un couple d’épervier s’est mit soudainement à glapir dans la ramure morte de mon vieil ami, surpris j’ai tourné la tête. Il me disait « adieu » à sa façon.

  21. 31 mars 2012 à 22:30

    Bonsoir Didier. C’est vrai qu’il est toujours difficile d’accepter la mort de tels géants. Je me souviens d’un gros chêne en face de chez mes parents qui était le plus fringant de la région ( feuillage abondant d’un vert profond…). Et en à peine un hiver, il a dépéri. Il ne reste de lui maintenant qu’un vieux tronc ébranché, quelques photos et mes souvenirs. Ce qui est ironique ici, c’est qu’il venait à peine d’être sauvé de l’abattage…

  22. martine
    1 avril 2012 à 15:21

    Oui, la mort des arbres rend triste, tout comme celle d´un blog unique qui leur était dédié.

  23. roure
    2 avril 2012 à 13:06

    Bonjour
    je suis très touchée par vos témloignages …
    Et justement, un ami Quercus de plus de 500 ans est en train de montrer des signes de grave faiblesse.
    Il se trouve isolé, majestueux, au mileu du plateau agricole Plan d’Aups-Sainte Baume dans le Var (83).
    On le surnomme Héraclès …
    Mais du haut de son grand âge, il se fatigue et il faut absolument trouver un moyen de l’aider dans sa vieillesse !
    Que préconiseriez-vous svp ? Un systême d’irrigation spécifique ? Une protection type barrière, autour de son système racinaire (anti piétinement et agression des engins agricoles) ? Produits agricoles bio ?
    Merci pour vos conseils.
    PS : l’ONF en a la gestion …
    Céline

  24. François Lannes
    4 avril 2012 à 07:16

    Bonjour Céline,

    Je n’ai pas de solution à proposer pour aider ce chêne du Plan d’Aups – Ste Baume…
    Mais on peut quand même voir cet arbre sur le blog :

    https://krapooarboricole.wordpress.com/2008/05/25/la-foret-de-sainte-baume-var/

    Est-ce bien celui-là ??

  25. Damien
    4 avril 2012 à 14:45

    C’est en effet très triste, le témoignage de Didier est plein d’amour pour ce vieux compagnon qu’était ce beau chêne…
    En ce qui concerne le blog, si Christophe est « en pause » un signe de vie de sa part, un seul ; me rassurerait beaucoup… Je ne sais plus trop quoi penser depuis cet arrêt brutal de janvier et parfois le pessimisme l’emporte…

  26. martine
    7 avril 2012 à 16:46

    Oui, un signe de vie de Christophe ou bien une nouvelle rassurante de l´un de ces copains, même une toute toute petite, cela suffirait.
    « Les arbres pleurent aussi ».

  27. martine
    7 avril 2012 à 16:47

    …de l´un de ses copains…
    Pardon, c´est l´émotion !

    • Damien
      8 avril 2012 à 20:26

      Les arbres se parent de fleurs, de bourgeons verdoyants et explosent de vie… le blog ne peut manquer cela !
      Christophe, ou un de ses amis comme le dit si bien Martine ; un article, un commentaire, une phrase, même un mot rassurant (…)
      Ce silence au sein de la forêt est assourdissant, et tellement inquiétant…
      A bon entendeur […]

  28. du Chêne Simon...
    19 août 2012 à 19:59

    Il est mort notre beau chêne que j’allais visiter chaque fois que je revenais de voyage, et c’est triste, vraiment. C’était un point de repère en balade, on m’a dit qu’il abritait des cérémonies sans doute ancestrales, 500ans, il a dû en voir…il était majestueux, seul dans le grand champ.

Comment pages
  1. 8 juin 2010 à 14:32
  2. 10 juin 2010 à 17:03

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