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Le micocoulier, Prévert

A Antibes rue de l’hôpital
Où l’herbe à chat
Surgit
Encore indemne entre les pavés
Il y a un grand micocoulier
Il est dans la cour de l’asile des vieillards
Eh oui c’est un micocoulier
Dit un vieillard de l’asile
Assis sur un banc de pierre
Et sa voix
Est doucement bercée par le soleil

Micocoulier
Et ce nom d’arbre
Roucoule
Dans la voix usée

Et il est millénaire
Ajoute le vieil homme
En toute simplicité
Beaucoup plus vieux que moi
Mais tellement plus jeune encore.

Millénaire et toujours vert
Et dans la voix
De l’apprenti centenaire
Il y a un peu d’envie
Beaucoup d’admiration
Une grande détresse
Et une immense fraicheur.

Jacques Prévert, Arbres (1976), lien Amazon ici

Catégories :De la poèsie
  1. 16 avril 2008 à 03:47

    Excellent cet écrit de Prévert sur le micocoulier…
    arbre inconnu ici dans ma forêt boréale.

    @+
    sylvestrement votre😉
    ~Bonsai~

  2. 25 septembre 2008 à 16:37

    Site très intéressant, très instructif ; félicitations !
    Une mine d’or vos recherches! merci

  3. 25 septembre 2008 à 19:37

    Bonjour Rosette,

    merci pour les compliments,
    mon bonheur est que vous trouviez par ici plein d’infos…

    à plus

  4. margot
    16 mars 2011 à 17:23

    J’ai un commentaire a faire sur ce texte et je n’arrive pas a trouvé le sens exact du texte ni meme ce que je pourrais mettre dans mon oommentaire pourriez vous m’aider svp ?

  5. Moulloud
    21 mars 2011 à 22:11

    Bonjour chere margaut,
    Sache d’abord que j’ai etudié ce texte de longues années ( j’enseigne aujourd’hui a la sorbonne).
    Dans ce poeme (qui est plus une these retorique mais c’est mon point de vue), on peut trouver 3 grands axes ( pour tes 3 parties).
    1. Prevert met en scene le caractere stupide et horrible de la metamorphose humaine, puisque si tu regarde bien, le vieillard est en fait l’arbre lui meme). Tu as de quoi developper longueme
    T cette partie.
    2. La race humaine est ici demistifiée, selon J.P il faut tout rebatir (d’ou l’allusion a l’herbe a chats)
    3. Enfin, prevert prevoit aussi la fin du monde dans ce poeme, avec l’allusion au soleil qui laisse penser que celui ci ne va pas continuer a eclairer le destin d’ames sans vie tres longtemps. Prevert a ecrit ce pome dqns une periode tres neo naziste, il est influencée par des pensees politiques qui divergent…
    Pour conclure, tu peux dire que ce texte ne peut pas etre compris tres clairement sans une lecture tres profonde de la bible (parabole du vers 15-18).
    Voila, j’espere t’avoir aidée, bonne chance!

  6. Anne Lise
    22 mars 2011 à 12:50

    Bonjour Mouloud. Ayant été professeur de philiosophie agrégée desormais retraitée, je voudrais vous faire quelques remarques à propos de votre analyse du fameux Micocoulier de feu Prevert.
    Je fus contacté par des collègues exercant encore le métier, qui savent que je suis une experte en ce qui concerne ce texte.
    Tout d’abord, je suis d’accord avec vous, c’est bien une thèse rhétorique. Cependant, il subsiste quelques méprises dans votre interprétation.
    Prevert veut se métamorphoser lui même en herbe à chat pour pouvoir échapper à la vieillesse, et rester éternel sous le climat de la Provence, même dans l’estomac d’un chat( c’est une boutade)
    Je suis totalement d’accord avec votre démystification de la race humaine, et qu’il faut rebatir notre monde, et retourner à l’état de nature de l’homme, d’où l’analyse du chat.
    Je suis aussi totalement d’accord avec votre 3eme partie. Mais à mon avis vous n’avez pas assez élargi sur ce texte en effet, ce texte étant très original il serait de rigueur d’innover et de faire une 4eme partie. Il s’agirait ainsi de faire une étude météorologique du climat méditérannéen car selon les études il ferait plus chaud et plus beau dans le sud de la france qu’au Nord. Or, l’herbe à chats ne pousse que dans le Nord de la France. Il y a ainsi un gros paradoxe dans le texte de Prevert puisqu’il ne cesse de vanter le Soleil et Antibes. Il serait intéressant de creuser ce paradoxe volontaire de Prevert qui a ainsi voulu montrer que l’apparence (le climat dans ce cas-là) était totalement indépendant de l’état l’esprit. Je suis sure que tu approfondira assez ces idées, et je ne peux que conclure , vise l’excellence!!! (avec ce plan là c’est vraiment dans la poche)
    Bonne chance à toi
    Sans rancune cher Mouloud! Au revoir Margaux
    PS : Tu m’informeras de ta note

    • Richard
      22 mars 2011 à 19:03

      Bonjour,
      J’aimerais cependant amener des réflexions sur votre proposition de plan Anne Lise, et par cela, rejoindre ce que a souligné mon collègue Moulloud ( en effet, je suis professeur à l’école des Sciences de la Littérature et des Arts de Montréal). Cet grande oeuvre de Jacques Prévert , malheureusement peu connue du grand public, insiste sur la métaphysique de l’homme. En cela que l’homme et le micocoulier ne forme qu’un, et que même au delà, tout ne forme qu’un, toute chose est à la fois unité et multiplicité. Pour résumer Margot, tu peux, comme première partie, parler de la démystification de l’homme jusqu’à sa métastase (état métaphysique) et conclure en citant cette célèbre phrase de Voltaire : « Tout est Un ».
      Ensuite tu peux enchaîner sur le caractère imprévisible de l’homme, et donc de l’univers, c’est à dire Dieu , comme dit dans le psaume 15 de David, « Dieu crée et est ». Cela se voit au allusions au soleil dans le texte, récit qui se passe dans une région ensoleillée. Tu peux comparer la course du soleil à la vie, et faire un parallèle avec la nuit qui peut être le règne de la mort avant la renaissance. D’où l’allusion, comme le disait Moulloud, à l’herbe à chat, Jacques Prévert étant un humaniste, il veut se réincarner, pour transgresser la nature. Or le chat symbolise l’éternité dans l’Egypte antique, donc se faire avaler par l’éternité, c’est vivre pour l’éternité. Pour faire simple ce texte est un parallèle entre la vie et la mort, et Jacques Prévert essai de s’incarner dans l’humanité ( Attention, Jacques Prévert ne voulait pas vraiment « devenir » de l’herbe à chat pour devenir éternel, ce n’est qu’un comparaison amenant à dire que par ses écrits, il se rend immortelle).
      Ainsi je pense qu’un plan en deux parties feraient tout a fait l’affaire, pour moi, il faut don joindre la première partie de Moulloud a sa deuxième, et apporter quelques modifications à sa troisième, comme fait ci dessus.
      Voilà, je ne sais pas quand tu dois rendre le commentaire, mais si tu a des questions, je suis là, et je serais ravi de t’aider.
      Mes sincères salutations, et j’espère t’avoir aidé.

    • 24 mars 2011 à 17:07

      Note pour Anne-Lise :

      l’herbe à chat pousse aussi bien au Nord qu’au Sud de la France
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cataire

  7. Anne Lise
    22 mars 2011 à 20:52

    Bonsoir à tous,
    Je souhaite pouvoir défendre mon opinion et mon point de vue sur ce Micocoulier, que je regrette comme vous Richard, qu’il soit aussi méconnu de la population française du XXIeme siècle. Pourtant Richard, il y a là un subterfuge, doublé d’un quiproquo en ce qui concerne Voltaire. Que nenni vous dis-je! Voltaire était un des précurseurs que chaque être vivant possède une ame, or Prevert refutait cette thèse, seule l’herbe à chats possèdent une ame, hormis les hommes! De plus, je remarque que vous êtes fortement bien renseigne sur la civilisation égyptienne, mais si vous remarquez, sur le troisième mur est, au sous sol, au troisième verset, le chat est représenté tels un esclave, métamorphosé en herbe à chats. De plus, vous refutez ma thèse, car au Québec, plus de la majorité de la population se nourrit abondamment de sirop d’erable, et a donc tendance à être en surpoids, vous enviez sûrement donc l’allure robuste et fière du micocoulier sous le soleil. Je pense qu’il y a matière à parler à propos de ce sujet, si jamais l’envie eusse vous prendre de venir visiter la capitale parisienne ainsi que cosmopolite(j’ai su lire entre les lignes de votre court paragraphe votre attirance pour l’exotisme), je serai ravie de continuer ces débats brûlants avec vous, je réside rue Pygalle.
    J’espère avoir apporter à Margot plus de lumière dans ton esprit obscurci par ce pourtant si ludique et pleins de couleurs venant de la Provence poème.

    Quand à Moulloud [modéré par krapo]

    Quand à Richard, á bientôt peut être.
    N’oubliez pas de m’informer de votre note Margox!
    Bonne soirée à tous.

    • 24 mars 2011 à 17:19

      Bonsoir Anne-Lise,

      j’ai modéré tes propos,
      tes allusions racistes ne sont pas tolérées.

  8. margot
    22 mars 2011 à 22:19

    super merci beaucoup! Je rends mon commentaire demain avec toutes vos infos!!
    Bonne semaine a tous.

  9. Richard
    22 mars 2011 à 22:25

    Bonsoir
    Excusez moi, je crois qu’il y a méprise, sur le fond comme sur la forme.
    En effet je ne comprends pas bien votre première phrase qui annonce vouloir défendre votre opinion présenté ci dessus, pourtant vous n’apportez point de lumière la dessus, au contraire, par votre esprit obtus et ductile, vous opposez des contraires.
    Ceci étant dit, je reviendrais comme même sur votre phrase:

    « De plus, je remarque que vous êtes fortement bien renseigne sur la civilisation égyptienne, mais si vous remarquez, sur le troisième mur est, au sous sol, au troisième verset, le chat est représenté tels un esclave, métamorphosé en herbe à chats »

    Cette réflexion, particulièrement stupide n’a apparemment pas d’autre but que la confusion dans les esprits. En effet, les versets n’étaient point chose employés, c’est une expression employée la première fois par Jules César pour énoncé les paroles de son dieu Jupiter. Par ailleurs, a moins que vous n’énonciez les pyramides magistrales, ou les tombes somptueuses de l’ancien empire de l’Egypte antique, je vois vois avec difficulté la possibilité , je cite,  » d’un troisième mur est, au sous sol ». En outre, à l’époque, le chat est un animal domestique, et l’esclavage est proscrit. Je pense donc sincèrement que vous vous êtes trompés de chapitre en récitant votre cours, et que cela n’est point dû a votre habituelle gargantuisme.
    Quant à la deuxième partie de votre réponse, bien qu’elle présente un caractère discriminatoire pour les Québéquois, peuple fiers et courageux, je vous répondrais que seul une étude approfondie permettrait de savoir si le sirop d’érable est à l’origine de la prise de poids qu’elle peu conséquente des habitants du Québec, et que ceci n’est qu’un facteur parmis d’autre.
    Enfin dans votre dernière partie vous dénigré le travail de mon très cher et inconnu collègue Moulloud, ceci me déplaisant fort. En effet l’immigration remonte à des centaines d’années, comment pouvez vous dans ce cas la penser donc que Moulloud aurait un problème de papier? Pour pouvoir répondre à cette question, il faut en formuler d’autres en se demandant déjà qu’est ce que l’irrégularité.
    Ceci étant dit, j’espère ne pas avoir trop endommagé votre trop forte conviction périlleuse et instable chère Anne Lise, et vous souhaite une joyeuse nuit de retraitée aigrie!

  10. Zinédina
    22 mars 2011 à 22:41

    Bonjour chers collègues (car je vois que vous êtes vous aussi professeurs, étant moi même professeur de Lettres modernes au Harvard institute of French culture)

    Excusez moi mais vous faites fausse route: Ce poème relate les 2 guerres mondiales, qui l’ont profondément marqué. L’herbe à chats indemne entre les pavés invoque symboliquement la résistance française, par une parabole tournante. Le micocoulier quand à lui symbolise la France, millénaire et encore inébranlable: il est en effet le seul arbre du poème, comme plus important que tout. L’herbe à chat est ici démolie: Petite et infime, elle est importante pour le micocoulier mais tellement plus éphémère et vite oubliée!
    C’est ce regret de l’oubli qui motivait J.P dans ses écritures. Il faut savoir qu’il a été mobilisé durant la première guerre et a collaboré durant la seconde :il a par trop regretté ce passage (Personnellement, je comprends les collabos, j’aurais fait pareil, arrêtons de se voiler la face) et essaie de se racheter.

    Ce texte est aussi une critique profonde de la bible, Prévert étant porté par les valeurs républicaines, il critique ici Saint-Mathieu et Luc (vers, et non lignes 12 à 22).

    Il faut aussi remarquer (TRES IMPORTANT) que si l’on prends la première lettre des lignes 15à19 on forme le mot MERDE, qui est le mot thèse de ce poème.

    M…icocoulier
    E…t ce nom d’arbre
    R…oucoule
    D…ans la voix usée
    E…t il est millénaire

    Bon, je vous laisse cogiter margot, je voulais juste corriger les erreurs de mes collègues.
    Mais il est évident qu’ayant lu la bible vous auriez décripté ce texte aisément. Ainsi, pour réparer cette faute irréparable voici une bible gratuite et virtuelle. J’y ai fait lire la bible à mes 3 enfants, tout en leur apprenant à utiliser internet : http://www.info-bible.org

    PS: [modéré par krapo]

    PPS: Pourrait-t-on s’arranger pour que vous me fassiez visiter Paris ? Je vis à Cambridge (MA, USA) depuis que j’ai 8 ans et rêverais de découvrir la place pigalle.

    • 24 mars 2011 à 17:13

      Bonsoir Zinédina,

      merci pour tes explications concernant ce texte, j’ai modéré tes propos car tes allusions racistes ne sont pas du tout à mon goût… et vu l’adresse email que tu as laissé je doute fort que tu sois professeur à Harvard.

      Enfin selon moi, ne pas avoir lu la Bible n’est pas une faute irréparable…

  11. 23 mars 2011 à 11:06

    Bonjour à tous,

    merci à vous d’être venu éclairer Margot pour son commentaire de texte, avec tous ces arguments, nul doute qu’elle saura en tirer de bons enseignements,

    je suis au regret de modérer certaines parties qui sont selon moi hors de propos, les attaques concernant l’identité, l’origine ou la religion des commentateurs ne sont pas autorisés sur ce blog.

    « Nul n’entre ici
    s’il n’est amoureux des Muses, des mythes et de l’harmonie du monde. »

    Bien cordialement,
    Christophe

    • Yanick
      24 mars 2011 à 18:48

      Salut Christophe,
      Je te trouve très clément dans tes modérations.Et je doute que les explications douteuses et abracadabrantes de Zinedina, Richard, Anne Lise et Mouloud aident beaucoup Margot.
      Tous ces pseudo professeurs n’ont l’air que de grands affabulateurs.
      Prévert ne méritait vraiment pas ce genre de commentaires sous ce magnifique poèmes.Il doit s’en retourner dans sa tombe.
      Les racines d’herbe à chat lui chatouillant le dos.

      • 25 mars 2011 à 20:00

        Salut Yanick,

        je suis en vacances du blog et de l’internet depuis quelques jours maintenant, et j’ai du mal à être réactif.

        J’ai laissé les commentaires (modérés) car je crois à la liberté d’expression et à un possible débat d’idées ; mais aussi pour Margot, si ça peut l’aider pour un commentaire de texte où on décortique les mots jusqu’à en perdre l’essence même. J’avais publié ce poème parce que simplement je le trouvais beau…

        Quand à tous ces abrutis écervellés d’extrême droite, que dire..? En ce temps de crise économique, le parti au pouvoir et les médias ont tout fait pour déculpabiliser le racisme, la xénophobie, la peur de l’autre, la haine de l’étranger… J’ai mal à ma France et aux valeurs qu’Elle est censée porter : liberté, égalité et fraternité.

        Mais il me semble que tout cela est bien loin, les fantômes nauséabonds du passé semblent ressurgir, ressucités par ces affreux zigotos avides de pouvoir et d’argent afin de les aider à mener leur « politique politicienne ».

        L’amour est la solution.

        Quand le comprendront-ils enfin ?

  12. François Lannes
    23 mars 2011 à 12:37

    Voilà bien des façons compliquées de lire un texte…
    Et si l’on en revenait au micocoulier, tout simplement ??

  13. 24 mars 2011 à 17:15

    Tu as tout à fait raison François, revenons au micocoulier !

  14. 25 mars 2011 à 20:10

    Cet amour – Jacques Prévert

    Cet amour
    Si violent
    Si fragile
    Si tendre
    Si désespéré
    Cet amour
    Beau comme le jour
    Et mauvais comme le temps
    Quand le temps est mauvais
    Cet amour si vrai
    Cet amour si beau
    Si heureux
    Si joyeux
    Et si dérisoire
    Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
    Et si sûr de lui
    Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
    Cet amour qu faisait peur aux autres
    Qui les faisait parler
    Qui les faisait blêmir
    Cet amour guetté
    Parce que nous le guettions
    Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
    Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
    Cet amour tout entier
    Si vivant encore
    Et tout ensoleillé
    C’est le tien
    C’est le mien
    Celui qui a été
    Cette chose toujours nouvelle
    Et qui n’a pas changé
    Aussi vrai qu’une plante
    Aussi tremblante qu’un oiseau
    Aussi chaude aussi vivant que l’été
    Nous pouvons tous les deux
    Aller et revenir
    Nous pouvons oublier
    Et puis nous rendormir
    Nous réveiller souffrir vieillir
    Nous endormir encore
    Rêver à la mort,
    Nous éveiller sourire et rire
    Et rajeunir
    Notre amour reste là
    Têtu comme une bourrique
    Vivant comme le désir
    Cruel comme la mémoire
    Bête comme les regrets
    Tendre comme le souvenir
    Froid comme le marble
    Beau comme le jour
    Fragile comme un enfant
    Il nous regarde en souriant
    Et il nous parle sans rien dire
    Et moi je l’écoute en tremblant
    Et je crie
    Je crie pour toi
    Je crie pour moi
    Je te supplie
    Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
    Et qui se sont aimés
    Oui je lui crie
    Pour toi pour moi et pour tous les autres
    Que je ne connais pas
    Reste là
    Lá où tu es
    Lá où tu étais autrefois
    Reste là
    Ne bouge pas
    Ne t’en va pas
    Nous qui sommes aimés
    Nous t’avons oublié
    Toi ne nous oublie pas
    Nous n’avions que toi sur la terre
    Ne nous laisse pas devenir froids
    Beaucoup plus loin toujours
    Et n’importe où
    Donne-nous signe de vie
    Beaucoup plus tard au coin d’un bois
    Dans la forêt de la mémoire
    Surgis soudain
    Tends-nous la main
    Et sauve-nous.

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