L’arbre refuge de Gelugpa, bouddhisme

Ce type de thangka est appelé un guru-parampara, une “lignée des gurus” (guru au sens d’enseignant). Il montre un arbre, pour ainsi dire, et sa fonction est d’indiquer une ligne de descente. L’idée est que la présentation doit être considérée comme un refuge pour les croyants. Il crée une sorte de structure dans le chaos ; certain nombre de divinités et des enseignants, en qui les croyants se réfugient, car ils aideront les croyants au cours de leur développement spirituel. Tous les portraits de personnages ont été rassemblés dans et autour de l’arbre, qui germe dans un plan d’eau.

A l’origine, cette manière de la représentation provient de l’Ordre Nyingma, et y trouve un parallèle dans la façon dont est né Padmasambhava : sur un lotus qui grandit dans un lac.

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L’arbre est un ancien symbole prenant ses racines dans les eaux vivifiantes et primordiales, et qui surgit par voie de terre dans les couches supérieures de l’air, de l’extension de sa couronne dans l’univers. Dans la pensée cosmique, les notions d’arbre et montagne sont interchangeables. La montagne cosmique, le mont Meru, où vivent les dieux, est également situé dans l’océan cosmique.

Situé dans le centre de la représentation, siège Tsongkhapa, il est le gourou du croyant sur le chemin spirituel. Il porte un petit Bouddha sur sa poitrine. De la figure centrale, de Tsongkhapa, deux rayons de lumière émanent et se terminent dans les congrégations de vénérables maîtres qui représentent le Madhyamika et les écoles Yogacara.

Sur la ligne du bas de l’arbre sont rendus les Lokapalas, les gardiens du monde et des points cardinaux. Au-dessus d’eux sont dharmapalas, suivie de dakinis. Les trente-cinq bouddhas confessionnels représentent les deux prochaines lignes. Au-dessus d’eux sont quatre rangées, faites de l’important groupe de divinités provenant des quatre catégories du tantra, qui indiquent le chemin de la libération. Divinités gardiennes qui sont associés à des tantras, à savoir Yamantaka, Guhyasamaja, Chakrasamvara et Hevajra, forment les quatre prochaines lignes.

Au-dessus de la figure centrale de Tsongkhapa, une série de bodhisattvas et tulkus (incarnations de religieux éclairés prédécesseurs) étend dans le ciel où, à droite, se trouve Shakyamuni (”honoré des Skakyas“, le Bouddha). Dans le coin supérieur gauche, dans le ciel Tushita, siège Maitreya, le Bouddha du futur, qui va venir sur terre 5000 ans après le Bouddha, lorsque les enseignements auront chuté à rien ; la faim, la maladie, le meurtre, le chaos l’emporteront partout.

La dimension cosmique est aussi révélé par la présence du dieu Indra, dans la partie inférieure gauche. Indra est le roi du ciel des trente-trois dieux qui vivent sur le mont Meru. En bas à droite, un moine a été décrit pour représenter la relation du croyant à la congrégation “arboricole”. Le moine fait une offre symbolique de l’univers, sous la forme d’un mandala.

Cette présentation n’est pas seulement une collection de dieux et saints, mais elle est également une concentration des aides pour le croyant qui peut s’approcher de la présentation comme un mandala, et à pénétrer l’essence de vénération par le biais de divers groupes de divinités et d’enseignants. Ce type de thangka est souvent utilisé pour donner l’instruction religieuse pour les profanes.

Ce type particulier d’arbre de la présentation rend souvent une tradition religieuse qui débute avec le fondateur d’un ordre monastique, par exemple, un abbé ou d’un gourou, qui dans ce cas particulier est Tsongkhapa. Parce que les croyants se réfugient dans ceux qui sont représentés sur les branches de l’arbre, avec leur professeur ou église mère comme la figure centrale, un portrait de ce type est aussi parfois appelé un arbre de refuge.

Donc chaque gourou transmet le Dharma après avoir reçu les enseignements et une explication de son gourou. Ceci est dépeint comme beaucoup de ramifications sur une branche, et de nombreuses branches sur un tronc, tandis que le tronc finalement remonte à la racine de l’enseignement.

***

J’ai traduit (de l’anglais) un texte expliquant cette peinture, mythologiquement / théologiquement cela semble correct. Néanmoins, n’étant pas bouddhiste, j’ai pu glisser des incohérences : n’hésitez pas à me les signaler en commentaire.

Pour en savoir plus sur le bouddhisme et la nécessité de refuge, j’ai scanné des pages du dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme (pp, 458-460), voir [1] [2] [3].

6 réflexions sur “L’arbre refuge de Gelugpa, bouddhisme

  1. Salut Tikayu,

    je comprend, déjà que c’est pas évident de prononcer les noms de la mythologie indienne, alors avec des termes religieux… dur, dur.
    Je remodèle un peu le texte, et je mets un lien à disposition, pour éclaircir certains points et en apprendre plus (pour les motivés)

    à bientôt, Tikayu

  2. clem

    pour quel raison exactement l’arbre chez les croyants devient un refuge ? Quelles vertus aurait-il ? Est-ce sa représentation symbolisant la transmission du savoir ?

  3. Bonjour Clem,

     » Parce que les croyants se réfugient dans ceux qui sont représentés sur les branches de l’arbre, avec leur professeur ou église mère comme la figure centrale, un portrait de ce type est aussi parfois appelé un arbre de refuge. »

    Des pages du dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme (pp, 458-460)


  4. Ping : Index : symboles, mythes, textes divers – Krapo arboricole

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