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L’homme qui plantait des arbres – Frédéric Back

Un court-métrage magique !

Philippe Noiret comme narrateur sur un conte de Jean Giono.

L’homme qui plantait des arbres est une nouvelle pour « aimer à planter des arbres » selon Jean Giono. Il y raconte la vie d’un homme en Provence, qui redonne vie à une terre aride en y semant des glands de chêne. L’auteur a volontairement mis le texte dans le domaine public à sa création, et a été traduit dans de nombreuses langues. Adapté en film d’animation par Frédéric Back, pour Radio-Canada. Ce film reçu de nombreux prix, notamment l’Oscar 1987 du meilleur film d’animation. Bonne toile !
.

Cela a inspiré plusieurs replantations de forêt, notamment, en Provence, et au Canada. Jean Giono, écrivain et cinéaste, a grandi en Provence, et en décrit les différentes facettes dont la population, les paysages et la vie. Son rapport avec l’environnement, son passé, sa participation en tant qu’appelé durant la Première Guerre mondiale, ainsi que l’exode rural dont il a été témoin dans la Provence, l’on conduit à cette œuvre, et à d’autres œuvres humanistes et écologistes.
  1. 2 juin 2011 à 12:10

    « Tout rien » un autre film de Frédéric Back. Primé dans trois festivals et sélection pour l’Oscar de 1981. Ce film date de l’année 1980.

  2. François Lannes
    21 février 2012 à 00:17

    .
    Depuis quelques semaines,
    Christophe prend du recul…

    Le blog du Krapo, son « bébé », est bien en peine de trouver de l’énergie pour avancer chaque jour un peu plus, maintenant que son créateur ne la lui insuffle plus.
    Le blog du Krapo, notre « matrice » commune à nous tous – les amoureux des arbres remarquables et vénérables – ne nous instille plus cette sève qui, chaque jour un peu plus, nous alimentait en joies et en forces.

    Que faut-il y faire ???

    Rien ??

    Non.

    Non, je crois que cela n’est pas possible !
    Rien, je ne peux pas « rien faire »…

    Alors il m’est venu une idée .
    A vous de voir…

    Il y a 2 jours, j’ai lu Giono.
    Tout le monde connait Giono, n’est ce pas ?
    Et bien moi : pas encore, ou presque pas.
    Et qu’est ce que j’ai lu ??
    Tout simplement cette nouvelle, qui est en titre de cet article :  » L’homme qui plantait des arbres ».
    Si vous n’avez pas encore lu ce texte, et si vous fréquentiez le blog avant, allez vite sur Internet. Le texte s’y trouve de suite, il est en libre accès à chacun. Lisez-le.
    Vous m’en direz des nouvelles !

    Et puis, pour tout vous dire, maintenant que j’ai lu cette belle histoire, je pense que Christophe à fait aussi bien que Elzéard Bouffier, le héros du conte.
    Oui !
    Oui, Christophe lui aussi a planté des graines, plein de graines, pendant 4 ans.
    Et à force de les aider à pousser, à force de les arroser ces graines, ces graines que nous sommes, chacun d’entre nous, nous qui lisions Krapo chaque jour, ou presque, et bien nous sommes la forêt du Krapo, une grande forêt, une belle forêt, forte et magnifique !

    Lisez ce conte, ou relisez-le.
    Vous verrez que cette impression vous pénétrera, vous aussi, de faire partie intégrante de cette forêt du Krapo, comme l’étaient ces chênes du haut-plateau de Elzéard…

    Voilà.

    Voilà ce que je pense.
    Et je crois aussi que, parce que nous partageons chacun cet amour des arbres, parce que nous avons chacun bu à cette fontaine du Krapo, et bien je crois que l’on peut continuer à y écrire nos commentaires, chacun le sien, chacun sur son sujet.
    Ce ne sont pas les sujets et les thèmes qui manquent.

    Voilà.

    A vous de voir.

  3. Anais
    21 février 2012 à 09:39

    Merci, c’est joliment dit… demain une nouvelle lune… alors j’ai envie de planter une graine…  » Enseignements sur l’amour  » de Thich Nhat Hanh…

  4. François Lannes
    21 février 2012 à 19:23

    Depuis quelques semaines,
    Christophe prend du recul…

    C’est vrai que cette coupure du blog a été brutale.
    Oui.

    D’abord cela a provoqué la surprise.
    Puis l’étonnement s’est ajouté, à la file.
    Un brin de patience a permis d’attendre quelques temps, que le flux revienne.
    Mais rien n’a repris.
    Alors il y eu un tout petit agacement, à peine de l’irritation. En fait c’est vrai, comment lui en vouloir ?? Il y a dans son blog une telle dépense d’énergie quotidienne, que l’on ne peut pas réclamer. Non, ça ne se fait pas. Chacun a droit à sa tranquillité. Evidemment.

    Les jours ont encore passé.
    Et alors a commencé à poindre une vague inquiétude : qu’y a t-il donc qui se passe ?? Cela ne semble pas bien normal, tout cela.
    A l’inquiétude s’est finalement ajouté un deuxième cran : il ne serait pas quand même arrivé un …???
    Et là, tout s’enclenche sans que ne le veuille plus. Ce sont les questions qui s’enchaînent les unes derrière les autres. Qu’à t-il bien pu se passer ??? L’anxiété est là ! Tout serait donc possible ? Même le pire ??? Oui, le pire est il possible ???

    Comment faire pour s’informer ?
    Où se place la limite entre s’informer gentiment, en ami, et poser une question qui devient une intrusion dans une vie personnelle ?
    Comment faire pour savoir s’il y a eu le pire ou non, sans donner le sentiment de déranger ??

    Il faut appeler…
    Il faut sortir de cette impasse…

    Ce fut fait.
    Voilà.

    Ouf, tout va bien.
    Enfin maintenant tout peut redevenir plus calme,
    et serein : il est là, normalement, il n’y a pas eu accident.
    Tout est normal.
    Mais il ne parle pas.
    OK. Respect…
    On voulait juste savoir que le pire n’était pas arrivé. Pour le reste, c’est affaire de chacun, et on respecte le choix.

    Par contre, cet amour des arbres remarquables, des forêts, des branches et des feuilles, cet amour que nous avons pu faire grandir par ton blog, et croître chaque fois un peu mieux, comment le stopper là, tout d’un coup, sans rien dire ???
    Sans rien faire ???
    Non, je ne peux pas.

    J’en ai besoin,
    comme beaucoup d’entre nous, je pense.
    Je l’espère.

    Alors je me suis trouvé une place, une petite place,
    qui me plait bien,
    au creux ce cette grande forêt que tu as fait pousser, depuis 4 ans.
    Cette place, ici, dans l’article intitulé : « L’homme qui plantait des arbres »,
    je la trouve « confortable assez » pour pouvoir attendre,
    pour pouvoir faire des signes,
    pour continuer un peu de chemin sous les frondaisons.
    Si tu veux bien…

    Et puis cette place-là,
    comme je l’ai écrit dans les lignes précédentes,
    elle me fait penser à toi, à ce que tu as fait.
    C’est pour ça que je la trouve belle.

    A l’occasion j’y écrirai un petit billet.

    • 23 février 2012 à 13:57

      tu parles magnifiquement bien François. Merci de tes conseils. Je pense qu´ils sont bons et justes. J´ai moi-même fort peu de temps pour intervenir, mais je pense tout de même pouvoir de temps à autre pouvoir glisser çà et là de petites annotations qui, je l´espère seront pertinentes.

  5. François Lannes
    17 avril 2012 à 22:15

    Les arbres vénérables.

    il est des fois
    où un rayon de soleil, inespéré,
    vient tout d’un coup éclairer les sombres espaces,
    sous les branches basses du sapin.

    Alors,
    l’humidité et le froid,
    qui régnaient en ce lieu que le printemps n’avait encore réchauffé,
    s’estompent.

    Une onde de chaleur,
    timide,
    fait vibrer délicatement le tapis des aiguilles,
    posées là depuis les froids jours de l’hiver.

    Est-ce une résurrection,
    due à la Pâques encore proche ??
    N’est-ce, au contraire,
    qu’un feu de paille que l’hiver va à nouveau engloutir ??

    Nul ne sait.
    Nul ne peut savoir…
    Il faut garder l’espoir que ce soleil saura, bientôt,
    à nouveau inonder nos cœurs.

    François

    à Seyssinet,
    mardi 17 avril 2012

  6. martine
    18 avril 2012 à 19:36

    François,

    Aujourd´hui seulement je découvre ce que vous avez écrit. Merci pour ces très belles lignes.
    Et comme je n´ai pas votre talent, je me contenterai de recopier un texte de Jacques Lacarrière. Pour le Krapo et pour tous les amis de sa forêt.

    « Cet été-là, je le passai sous une écorce de platane. Je le sais aujourd´hui : je commençai par le plus difficile, par l´ombre et les insectes. Mais lorsqu´on veut changer de vie, naître à un autre monde, tergiverser ne sert à rien. Religions, philosophies, livres, penseurs, idéologues ne proposaient à mes désirs que de timides voyages dans les banlieues de l´être. Je voulais autre chose, aussi les congédiai-je.

    Je ne m´étendrai pas sur les raisons qui me firent choisir une écorce pour lieu de ma métamorphose. Je n´indiquerai qu´un détail : bien loin de me jeter sur le premier arbre venu, je choisis un platane connu depuis longtemps.

    Il se dressait à proximité de la Loire sur les bords d´un canal où, enfant, j´allais jouer le jeudi. A l´automne, j´aimais soulever ses écorces pour y découvrir tout un monde de bêtes endormies, y sentir la fraîcheur de l´ombre et la sueur de l´arbre. Odeurs comme des embruns de terre que je humais jusqu´au vertige…

    J´approchai l´arbre vers le soir et d´emblée je le reconnus, inchangé malgré les années. Si les arbres vieillissent autrement que les hommes, c´est qu´ils ont autre chose à nous dire. Sur son tronc, la peau s´écaillait par endroits livrant à l´air la chair à vif. Dans le canal, depuis longtemps désaffecté, lentisques et nénuphars, couvaient un monde d´hydromètres, d´araignées d´eau, d´élytres bleus. J´écoutai longtemps ce silence. Puis je fermai les yeux et je me glissai sous l´écorce.

    Au début, je n´éprouvai rien qu´un peu de mal à respirer et un léger picotement par tout le corps, comme en éprouvent les chenilles avant de se chrysalider (l´une d´elles me le raconta par la suite et c´est pourquoi j´en parle ici) : oui, un léger picotement par tout le corps. Et juste après, un fourmillement plus intense, plus ramifié, comme si je m´effritais, m´excoriais, écorché par l´écorce de l´arbre. Mes nerfs apparemment s´enchevêtraient, s´enroulaient sur eux-mêmes et mon sang s´allégeait, ma peau se craquelait. Je percevais encore les bruits de l´air, le silence de l´eau. Je percevais aussi d´infimes présences sous l´écorce. Et l´arbre tout entier, sa sève, ses rumeurs, l´émoi des branches et le désir nocturne des racines. Rien de tragique, en somme. J´étais entre deux mondes et je vivais toujours. »

    Jacques Lacarrière
    Le pays sous l´écorce
    Seuil, 1980

  7. 20 avril 2012 à 19:06

    Merci à vous François et Martine pour ces lignes réconfortantes.
    J’en ai les larmes aux yeux, peut-être la fatigue du déménagement mais je pense qu’il y a une bonne part d’émotion quant à savoir que Christophe va bien ; et d’avoir enfin ma lanterne éclairée d’une faible lueur – mais une lueur d’espoir – .

    Merci et à bientôt les amis, le blog sommeille telle la nature en hiver
    Mais nous les reporters sommes les petites graines qui attendent patiemment le printemps du blog… et qui reverdiront lorsque le signal sera donné par notre Krapo, depuis sa mare.

    Je pourrais écrire autant que François à ce sujet, mais je n’ai pas son talent et de toutes manières il a tout dit à travers son formidable texte.

    Chaque jour ou presque je viens voir s’il y a une reprise ou un indice quant à cette dernière.
    Vivement les premiers mots de Christophe ici ou ailleurs sur ce blog

  1. 9 juin 2010 à 17:23
  2. 21 février 2011 à 14:38

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