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Araucaria, Chili, Mapuche-Pehuenche

L’Araucaria araucana s’appelle araucaria du Chili ou désespoir des singes car les singes ne peuvent pas y monter du fait que ses feuilles sont très rigides et pointues (suite…)

Marrant cet arbre « désespoir de singe », souvent vu dans les jardins en Bretagne étant petit, mais je dois avouer que je les ai toujours regardés avec méfiance à cause de leurs épines on ne pouvait pas monter aux branches… alors je l’ai délaissé… singe désespéré ! Il peut atteindre et dépasser 1000 ans. Je lis « la terre qui nous rêve » de Camila Pascal, sur ses origines chiliennes, son histoire est intimement lié à celle du peuple indien Mapuche

araucariamapuche.jpg

« Les Mapuche changent de nom selon qu’ils sont de la côte, de la vallée, de plus au nord, ou du sud. Ceux qui habitent la Cordillère sont les Pehuenche : les gens du pehuen, ou araucaria, conifère antique, fossile vivant. Certains araucarias ont plus de mille ans de vie sous leur écorce. C’est seulement dans la forêt australe du Chili, au-dessus de 900 mètres d’altitude, que pousse ce pin gigantesque, grand mât témoin des temps qui déploie sa voilure d’épines contre le vent et la neige. »

« L’araucaria est la mère de ces montagnards des Andes. Là où il n’y a pas de cultures, son fruit, le pignon, est l’aliment fondamental. On le mange cru, cuit, en farine, en ragoût : il y a plus de cent façons de le préparer. A la fin de l’été et pendant l’automne, les Pehuenche montent le cueillir sur les hautes pentes de la Cordillère ; l’hiver, ils redescendent près des rivières et des lacs, dans les zones basses. »

Peuple en lutte contre la déforestation (48% des forêts d’Araucaria ont été détruites), en lutte également pour la préservation de sa culture et de sa langue.

« Si tu dis à un Mapuche que la terre bouge et parle, il le comprendra. Cela ressort à une conscience qui vient de bien plus loin et de bien plus profond. C’est pour cela que notre lutte n’est pas seulement terrestre, en termes de réalités concrètes, c’est aussi une lutte spirituelle.
En disant terre, je dis langue. Je ne dis pas seulement le mot mais aussi tout le contenu sacré qu’il implique. Je dis terre et je nomme ainsi les esprits qui l’habitent.
Il ne s’agit pas seulement d’un problème de terres, mais avant tout de ce que la terre n’est pas une marchandise. Il y a en elle une histoire qui ne se réduit pas à l’histoire humaine.
Cet arbre qui t’a vu grandir est une histoire, une vie. »

Pour finir de lire cet article ici, comprendre un peu plus les Mapuche, et puis envie de les aider dans leur lutte. Sinon consultez ce rapport des droits de l’homme au Chili..

Moi qui le délaissais, dorénavant je suis réconcilié avec cet arbre vénérable !

mattoletreefurtheraway.jpgaraucariamapuchemattoletree.jpg

Le vénérable araucaria « Matole Tree » de près…

et quand il s’écarte un peu ! Sans aucun doute un arbre vénérable.
Les photos proviennent de cette page (article en espagnol sur le peuple Mapuche).

Afin d’en apprendre plus sur cet arbre et ce peuple,
je vous conseille la lecture de ce livre :

Pehuenche, Le peuple d’un arbre
de Danièle Ball-Simon, lien Amazon, ici.

C’est Pehuen, l’Araucaria, qui m’a amenée au Chili, dit volontiers Danièle Ball-Simon. Déjà toute petite, elle répondait à l’appel du grand pommier poussant au jardin de ses parents, allant quotidiennement le voir et lui confier ses secrets d’enfant. Partie à l’autre bout du monde à la rencontre de l’Araucaria, elle nous fait découvrir dans ce livre, s’identifiant tour à tour à l’arbre puis au peuple, l’histoire mouvementée et étonnante de ce grand arbre millénaire autrement appelé « désespoir des singes », ainsi que celle de ce peuple Pehuenche non moins étonnant, qui vit en harmonie et en symbiose avec lui, et le considère même comme sa mère.

Envie de faire pousser ce futur millénaire près de chez vous ? des graines ici.

Catégories :Portraits & dossiers
  1. 1 mars 2008 à 23:36

    Mapuche-Pehuenche, hommes de la Terre Mère qui vit, bouge et parle, peuple de Gaïa, mes pensées et mon cœur s’envolent vers toi, ton pays, et ta forêt… Mitakuye Oyasin! Nous sommes tous apparentés !
    Et je salue ce vieux géant l’araucaria!

    Si tous les éléments vitaux qui tissent le réseau sacré de la vie (l’air, l’eau, les arbres) disparaissent, alors nous disparaîtrons aussi. Puisse la conscience des hommes s’élever…
    Marie.

  2. 8 mars 2008 à 15:22

    L’espoir est encore là… il reste des cultures où l’arbre est encore considérée comme la mère des hommes.

    « Go back to the trees» disait oncle Varnia…

  1. 9 juin 2010 à 17:58
  2. 4 décembre 2010 à 15:48

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