L’arbre d’Ôji

15 avril 2014 Laisser un commentaire

« De nuit, sous un ciel étoilé, la veille du Nouvel An, des renards phosphorescents, accompagnés de mystérieuse flammeroles, se rassemblent sous un grand arbre à Ôji, au nord d’Edo, près du sanctuaire shintô d’Inari, la divinité du riz. »

Les feux des renards à la veille du Nouvel An sous l'arbre d'Ôji

« D’après la légende, les renards, messagers d’Inari et gardiens du temple, étaient dotés de pouvoirs surnaturels : bien que traditionnellement regardés au Japon comme des animaux nuisibles, les renards étaient censés se donner rendez-vous la nuit du dernier jour de l’année sous un micocoulier (팽나무 – Celtis sinensis), pour protéger la récolte du riz et conjurer le mauvais sort ; alors émanaient d’eux des feux follets qui brûlaient à leur côté comme autant de flambeaux alimentés par leur haleine. Les paysans formulaient des vœux : du nombre de flammeroles devait dépendre l’abondance de la récolte à venir. Lorsque mourut le grand arbre de l’époque de Hiroshige, les habitants décidèrent d’en planter un nouveau vénéré de nos jours encore. »

Hiroshige – Les « Cent vues d’Edo »
« Les feux des renards à la veille du Nouvel An sous l’arbre d’Ôji »
118e planche de la série (119 planches, 1856-1859), vers 1857, 9e mois de l’année du serpent.
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Jocelyn Bouquillard, conservateur au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, Exposition « L’estampe japonaise, images du monde flottant ».

Catégories:Japon

Le chêne Ogygès

13 avril 2014 2 commentaires

Alors que l’Ancien Testament nous conte l’apparition de Dieu à Abraham au chêne de Mambré, l’historien Josèphe Flavius relate lui qu’Abraham vivait près du chêne d’Ogygès, un endroit proche de la ville des Hébronites (dans la mythologie grecque, Ogygès est le premier roi de Béotie et d’Attique, et le fondateur de Thèbes. Les Béotiens voyaient en lui le créateur de l’humanité. Les auteurs anciens plaçaient sous son règne un déluge antérieur au Déluge du Deucalion).
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Dans les récits bibliques d’épisodes antérieurs à la Royauté, les grands arbres deviennent des points de repère pour les scènes qui se passent en dehors d’une cité mais non loin d’elle. C’est le cas particulièrement pour les traditions concernant les Patriarches, à Sichem, à Hébron et à Béthel. [1]

Wreath of oak leaves and acorns Greek, Late Classical or Early Hellenistic Period, 4th century B.C.

Dans la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, au livre IV, 532-534, il est question de la sépulture de Sara « à six stades d’Hébron ». La Bible, en la circonstance, ne parlait d’arbres qu’en passant. C’est Josèphe qui a donné de l’importance à l’un d’eux, en s’autorisant explicitement d’une légende locale. D’après lui, dans la petite cité, on est fier de montrer deux curiosités : d’abord les magnifiques tombeaux des descendants d’Abraham ; ensuite un térébinthe gigantesque qui serait là, disent les gens, depuis la création du monde. Lorsque Josèphe, quelques années plus tard, aura à reparler d’Hébron (AJ 1, 186-197, à propos de Gen. 18, 1), il mentionnera de nouveau cet arbre, mais cette fois en donnant son nom propre « près du chêne appelé Ogygès ». Rien d’étonnant qu’un arbre à qui l’on attribue une fabuleuse antiquité ait reçu un nom propre, ni que ce nom soit celui d’un personnage mythique.

« Abram habitait près du chêne appelé Ogygès, – c’est un endroit de la Chananée, non loin de la ville des Hébroniens -. Affligé de la stérilité de sa femme, il supplie Dieu de lui accorder la naissance d’un enfant mâle. Dieu l’engage à se rassurer ; c’est pour son bonheur en toute chose qu’il lui a fait quitter la Mésopotamie et, de plus, des enfants lui viendront. Sarra, sur l’ordre de Dieu, lui donne alors pour concubine une de ses servantes, nommée Agar(é), de race égyptienne, afin qu’il en ait des enfants. Devenue enceinte, cette servante osa prendre des airs d’insolence envers Sarra, faisant la reine parce que le pouvoir devait être attribué au rejeton qui naîtrait d’elle. Abram l’ayant remise à Sarra pour la châtier, elle résolut de s’enfuir, incapable d’endurer ses humiliations et pria Dieu de la prendre en pitié. Tandis qu’elle va à travers le désert, un envoyé divin vient à sa rencontre, l’exhorte à retourner chez ses maîtres sa condition sera meilleure, Si elle fait preuve de sagesse, car présentement, c’était son ingratitude et sa présomption à l’égard de sa maîtresse qui l’avaient conduite à ces malheurs. Si elle désobéissait à Dieu en poursuivant son chemin, elle périrait ; mais si elle rebroussait chemin, elle deviendrait mère d’un enfant, futur roi de ce pays. Ces raisons la convainquent, elle rentre chez ses maîtres, et obtient son pardon ; elle met au monde, peu après, Ismaël(os) : ce nom peut se rendre exaucé par Dieu, à cause de la faveur avec laquelle Dieu avait écouté sa prière. »
(Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, Chapitre X, 4.)

Ce qui surprend dans cette appellation, c’est qu’elle n’a rien à voir avec une quelconque divinité sémitique, comme on l’attendrait dans ce contexte, mais qu’elle relève de la mythologie grecque. A la réflexion pourtant, cela aussi se comprend. A l’époque où ils arrivèrent dans la région d’Hébron, les Abrahamides apprirent la légende locale sur la haute antiquité de cet arbre. Mais cette légende lui donnait-elle un nom propre ? Lire la suite…

Catégories:Bible, Grèce antique

Une curiosité de l’enfer musulman : l’arbre Zaqqoum

3 avril 2014 3 commentaires

En découvrant la riche iconographie du Mi’râdj nâmeh [1], la ressemblance entre le Zaqqoum [2] , l’arbre infernal des musulmans, avec deux arbres fabuleux présentés sur le blog : l’arbre Waq Waq [3] et l’arbre du Soleil et de la Lune [4], était évidente. Mais comment aborder ce thème sans s’en tenir au simple lien de parenté stylistique ?

Laissez-vous conter ces trois arbres par Anna Caiozzo (Maître de conférences, Université de Paris), son étude vous mènera des enfers au paradis, sur la trace d’anciennes légendes et de cosmologies primitives, de simples voyageurs jusqu’à Alexandre le Grand ; une plongée à la découverte de ce type d’arbres dans l’imaginaire du monde musulman proche-oriental.

Le Zaqqoum, arbre de l’enfer

En atteignant les tréfonds de l’enfer, Muhammad, porté par al-Burâq et précédé de l’ange Gabriel, arrive devant le Zaqqoum, un arbre à trois grosses branches dotés de très longues épines, où se dressent en guise de fruits des têtes d’animaux sauvages ou fabuleux dont certains sont reconnaissables : dragon, ours, serpent, lion, éléphant, panthère, dromadaire, renard. Un démon à peau bleue et aux yeux rouges, la tête auréolée d’une flamme, à demi vêtu d’un pagne orange, portant un collier, des anneaux aux oreilles et aux poignets, en est le gardien. Au pied de l’arbre se dresse un brasier dans lequel des bourreaux coupent la langue d’hommes agenouillés, des docteurs de la loi dont les crimes furent de tromper le peuple en buvant du vin et en commettant de nombreux péchés.

L’arbre Zaqqoum est donc une créature hybride, un végétal zoomorphe, une sorte de curiosité ou de merveille s’offrant au voyageur de l’au-delà, qui peut s’interroger sur la fonction exacte de son aspect tératomorphe : est-il prodige ou présage, fantaisie de l’artiste ou tourment réel de l’eschatologie musulmane ?

Si par bien des aspects, les représentations de ce voyage relèvent du merveilleux inhérent au texte ou de l’imagination personnelle de l’artiste (forme et couleurs des anges, structure et composition des cieux, types de démons), l’arbre Zaqqoum, lui existe bel et bien, tant dans le Coran que dans la réalité.

Concernant l’arbre, le texte qui accompagne la miniature raconte :

Je vis au milieu de l’enfer un arbre qui embrassait dans ses dimensions un espace de cinq cents ans de route. Ses épines étaient comme des lances et ses fruits ressemblaient à des têtes de div (démons). Gabriel me dit : « Cet arbre est le Zaqqoum dont le fruit est plus amer que le poison. Les habitants de l’enfer le mangent, mais il ne reste pas dans leurs entrailles qu’il ne fait que traverser. »

Mais l’auteur ne précise pas à quelle catégorie de pêcheurs sont destinés les fruits de l’arbre. En revanche, d’autres sources nous éclairent sur ce point : le Coran cite le Zaqqoum comme étant l’arbre maudit, il est ensuite présenté comme un châtiment :

N’est-ce pas un meilleur lieu de séjour que l’arbre de Zaqqoum Nous l’avons placé Comme une épreuve pour les injustes ; C’est un arbre qui sort du fond de la fournaise ; Ses fruits sont semblables à des têtes de démons. Les coupables en mangeront Ils s’en empliront le ventre Puis ils boiront un mélange bouillant Et ils s’en retourneront dans la fournaise.

L’artiste a respecté l’esprit du texte sacré en représentant les fruits comme des têtes d’animaux fabuleux, sans pour autant les dessiner en démons. Serait-ce parce que ces derniers sont les bourreaux officiels de l’enfer ou parce qu’il s’inspire d’un modèle d’arbre en particulier ? L’arbre Zaqqoum dont les fruits brûlent l’estomac et engendrent la soif est un tourment destiné à une catégorie de pêcheurs mal identifiés et dont on ne connaît pas les crimes précis. Ibn ‘Abbâs dans sa relation du Mi’râj donne une information supplémentaire :

Puis je vis des femmes accrochées par leurs cheveux dans l’arbre de zaqqoum, de l’eau chaude se déversant sur elles si bien que leurs chairs se cuisaient, et je dis : « Qui sont celles-là ? Ô mon frère ! Ô Djibrail ! » Il dit : « Ce sont des femmes qui absorbaient des remèdes afin de tuer leurs enfants, par crainte d’avoir à les nourrir et à les élever ».

L’arbre de Zaqqoum aux fruits dangereux aux propriétés abortives serait donc le supplice des femmes infanticides, qui avaient avorté, ou qui étaient susceptibles de l’utiliser pour avorter, ce qui dénote un lien direct entre le crime et le supplice comme c’est le cas des autres supplices de l’enfer musulman.

On pourrait penser à la vue de l’arbre hybride, qu’il relève du registre des animaux fabuleux tourmenteurs (tels les scorpions géants ou les serpents venimeux) appartenant aux temps eschatologiques. or, d’un point de vue naturaliste, au vu de la flore de l’Arabie de l’époque du Prophète et des espèces végétales croissant en milieu semi-désertique, deux espèces végétales au moins correspondent au Zaqqoum. Il s’agit d’une part d’une variété d’euphorbe résineuse cactoïde (euphorbia resinifera) répandue au Maghreb, dont la sève, irritante au contact de la peau, a des propriétés purgatives avérées dans les pharmacopées traditionnelles. L’autre espèce végétale, qui s’en approche davantage par l’aspect extérieur, serait la variété d’acacia capparis spinosa, un câprier à grandes épines lui aussi très répandu dans le monde méditerranéen et dont les fruits oblongs présentent une certaine analogie avec de petites têtes de démons.

On peut remarquer que le Zaqqoum est l’une des rares espèces végétales peuplant les enfers, alors que les arbres abondent comme il se doit au paradis. Le plus notable est, à cet égard, son nom exact contraire, l’arbre de la félicité appelé Thoubaa et décrit comme étant le lotus ou le jujubier de l’extrême limite, le Sidrat al-Muntahâ. Il est l’arbre de vie par excellence apparenté à l’arbre cosmique ou axe du monde décrit entre autres par le mystique Ibn ‘Arabi qui, lui, fait de l’arbre de vie un rameau de l’arbre du monde :

Puis le Lotus de la Limite fut déterminé comme étant l’un des rameaux issus de cet Arbre sous lequel se tient celui qui respecte le service dû à cette branche [...]

Cet arbre au pied duquel coulent les quatre grands fleuves du paradis, dont les branches sont d’émeraude et de perles, porte des fruits exquis réservés aux bienheureux. Il est à la limite du septième ciel et on le représente souvent comme étant inversé et ayant ses racines dans les cieux.

On peut noter que les deux arbres sont disposés en vis-à-vis, aux extrémités des cieux et des terres (c’est-à-dire les enfers), l’un étant l’arbre  des supplices qui punit, affame et assoiffe, l’autre l’arbre de vie et d’éternité.

L’arbre Waq-Waq du royaume des femmes

Le second arbre qui présente une analogie visuelle avec le Zaqqoum est l’arbre Waq-Waq dont, comme le dit fort justement Marthe Bernus-Taylor dans la notice du Catalogue L’étrange et le merveilleux en terre d’Islam, s’inspire visiblement le peintre du Zaqqoum. Lire la suite…

Catégories:Fables..., Islam

Les arbres du Soleil et de la Lune

30 mars 2014 5 commentaires

« Tu verras, roi, qui que tu sois, les deux arbres du soleil et de la lune, qui parlent en indien et en grec ; celui du soleil est mâle, l’autre, celui de la lune, femelle, et tu pourras apprendre d’eux ce qui va t’arriver en fait de bonheurs ou de malheurs. »

Pseudo-Callisthène (entre les IIe-Ie siècles avant J.-C. et les IIe-IIIe siècles après), Le Roman d’Alexandre, II, 39, 11-12, Les Belles Lettres, 1992, Lettre d’Alexandre de Macédoine à Aristote son maître sur son expédition et la description de l’Inde, 48, Appendice I, p. 138.

Les arbres du Soleil et de la Lune - Bruges, 1448-1449 - Jean Wauquelin  - Paris, BNF, Manuscrits, français 9342, f. 164

Les arbres du Soleil et de la Lune – Chroniques d’Alexandre – Bruges, 1448-1449 – Jean Wauquelin (Paris, BNF, Manuscrits, français 9342, f. 164)

Réalisées à la demande du duc de Bourgogne Philippe le Bon et somptueusement enluminées, les Chroniques d’Alexandre offrent une représentation de la célèbre scène de la rencontre du roi avec les arbres du Soleil et de la Lune, lors de ses fabuleuses aventures indiennes. Doués du pouvoir de lui révéler l’avenir, les arbres annoncent au conquérant sa fin prochaine. Si, à l’intérieur du récit, la scène s’inscrit dans la volonté souveraine de domination de l’espace et du temps, elle relève également, de façon plus générale, du genre littéraire foisonnant des merveilles de l’Orient, dont le charme était de révéler à l’Occident un univers onirique.
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L’épopée d’Alexandre fut revue et corrigée dans le monde arabo-persan qui ne conserva du conquérant que le souvenir laissé par deux écrits apocryphes, celui du pseudo-Callisthène et celui de la Lettre d’Aristote à Alexandre. Le Roman d’Alexandre dont l’Occident hérita, est en effet une oeuvre orientale, mais la version arabe égarée n’est connue qu’au travers de versions syriaques ou coptes ; elle inspira cependant les poètes persans du XIIè siècle, tels Nizâmî ou Firdawî qui en firent un véritable roi de Perse, digne de figurer dans l’épopée nationale, Le Shâh NamehLe Livre des rois, aux côté des plus grands souverains de l’Iran ancien.

Firdawî fait le récit de la rencontre entre Alexandre et l’arbre devin :

Il y a ici une merveille telle que personne n’en a jamais vu de pareille en public ou en secret : c’est un arbre composé de deux troncs qui se sont joints en croissant, et une pareille merveille ne doit pas rester inconnue ; un des troncs est femelle et l’autre est mâle, cet arbre parle, a de larges branches et est beau et odorant. La nuit c’est la femme qui parle et émet son parfum, et quand le jour parait c’est le mâle qui parle.

Alexandre le Grand près de l'arbre qui parle - manuscrit Shah Nameh - Firdawsi 1330-1340 AIl-Khanid dynasty

Alexandre le Grand près de l’arbre qui parle – l’arbre du Soleil et de la Lune.
Manuscrit Shah Namêh – Firdawsi 1330-1340 (Iran médiéval)

Catégories:Fables...

L’arbre huluppu

19 février 2014 7 commentaires

L’arbre huluppu n’est pas clairement défini comme un arbre de vie, néanmoins il est une figure centrale de la tablette XII de l’Épopée de Gilgamesh. Un arbre (un saule, un peuplier ?) choisit par Innana, une déesse majeure, puis replanté dans son jardin sacré.

Malgré tous mes efforts, il m’a été impossible de retrouver une représentation de cet arbre, l’article est donc illustré avec trois représentation d’Inanna où la végétation joue un rôle primordial.

« Le texte de Gilgamesh, Enkidu et les Enfers débute par un prologue de vingt-sept lignes dont le contenu n’a rien à voir avec la suite ; les treize première lignes fournissent de très importantes précisions sur l’idée que se faisaient les Sumériens de la création et de l’univers, tandis que les quatorze autres décrivent le combat livré au monstre Kur par le dieu Enki. Vient alors le récit proprement dit : »

« Un petit arbre huluppu croissait au bord de l’Euphrate, qui le nourrissait de ses eaux. Un jour, le vent du sud l’attaqua sauvagement, et le fleuve submergea l’arbuste. Inanna, la déesse, l’emporta en sa ville d’Uruk. Elle le planta dans son jardin sacré et le soigna du mieux qu’elle put, car elle avait l’intention, une fois qu’il aurait grandi, de tirer de son bois un siège et un lit. »

Inanna chevauchant un lion - arbre de vie - sceau cylindre Mésopotamie - 2350 avant notre ére

« Des années passèrent, et il finit par devenir grand. Mais lorsque Inanna voulut l’abattre, elle s’en trouva fort empêchée : le Serpent avait fait son nid au pied de l’arbre, l’oiseau Imdugud avait installé ses petits au sommet, et Lilith avait construit sa maison dans les branches. Ce que voyant, la jeune déesse, d’habitude si gaie, se mit à verser des larmes amères. »

« Le lendemain quand le dieu du soleil Utu, son frère, sortit à l’aube de sa chambre, elle lui raconta en pleurant ce qui était advenu de l’arbre huluppu. Sur ces entrefaites, Gilgamesh, ayant sans doute entendu ses doléances, vint à son secours de chevaleresque façon ; il endossa son armure, qui pesait cinquante mines ; et avec sa hache, qui pesait sept talents et sept mines, il tua le Serpent. Épouvanté, l’oiseau Imdugud s’envole à tire-d’aile vers la montagne avec ses petits ; quand à Lilith, elle s’enfuit dans le désert sans demander son reste. Alors aidé par les hommes d’Uruk qui étaient venus avec lui, Gilgamesh abattit l’arbre et le donna à Inanna, afin que, de son bois, elle tirât un lit et un siège comme elle en avait l’intention. »

« Mais il faut croire que la déesse avait changé d’idée ; elle se servit du tronc de l’arbre pour faire un pukku (sans doute une sorte de tambour) et, avec l’une de ses branches, elle fit un mikku (une baguette de tambour). » Lire la suite…

Catégories:Mésopotamie