Wandering

19 décembre 2014 Laisser un commentaire

Projet de fin de deuxième année à l’ICAN en Animation Numérique durant l’année 2013-2014.

Hoon Kwon : Scénario, Modélisation, Textures, Animation, Compositing.
Noémie Six : Scénario, Modélisation, Textures, Animation, Montage, Mixage.

Remerciements : Raphaël Kuntz, Jérôme Larnou, Gilles Juan, Amel El Kamel, Émilie Sandoval, Isabelle Rifaux.

Un enfant se réveille seul et perdu dans une forêt merveilleuse. Guidé par des petites lumières, il va parcourir cette forêt afin de trouver la sortie et prendre conscience de sa situation.

Le film se déroule dans une forêt merveilleuse pendant une période inconnue, mais il y a quelques indices dissimulés au fur et à mesure de l’histoire. L’ambiance du film joue sur le calme, le mystère mais aussi sur l’aspect fantastique de cette forêt où on ne sait pas ce qui est naturel et ce qui ne l’est pas.

Pour le style graphique, nous avons opté pour une type de tracé de type abstrait à l’aquarelle et de volumes à l’apparence plane. Nous sommes partis dans des compositions abstraites et pastel pour mettre en avant le calme et la contemplation du décor.
Les textures sont faites manuellement, à l’encre aquarelle et à la peinture acrylique. Ensuite, elles sont retouchées sur Photoshop. Les formes des arbres et de la végétation en amorce sont dessinées à la tablette graphique et sont fusionnées avec la texture peinte. Le travail se fait sur des plans où on applique les formes et textures. Par ailleurs, les rochers et les plantes (sauf celle de l’amorce) sont modélisés en 3D.

Plus d’infos disponibles sur le site internet du Studio ICAN, c’est ici.

(note : wandering : errance, vagabondage)

Catégories:Images de synthèse

Dossier : Les pièges verts de la biomasse

18 décembre 2014 1 commentaire

La baleine 178Un dossier sur la biomasse réalisé par Reporterre en partenariat avec Les Amis de la Terre. Il est publié dans Le Courrier de la baleine n°178.

  • Bon est le bois, mais à juste échelle – Hervé Kempf
  • Aspiré par des centrales géantes, le bois n’est plus écologique – Barnabé Binctin
  • La forêt n’est pas inépuisable – Sylvain Angerand
  • La méthanisation, une bonne solution menacée par le gigantisme
  • Jardiner la forêt plutôt que l’exploiter, pour arriver au bois bio

J’ai choisi de diffuser les trois premiers articles, la suite du numéro est disponible sur leur site internet et/ou en téléchargement en fin d’article.

Bon est le bois, mais à juste échelle

Ah, qu’il est difficile d’être écologiste ! A peine avancez-vous une solution pour répondre à la crise écologique que le capitalisme s’en empare, et la détourne au service de son système, aggravant encore le problème. La biomasse, qui désigne l’ensemble des matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique pouvant devenir source d’énergie par combustion, après méthanisation ou transformation chimique en est un bon exemple. Aujourd’hui l’une des principales énergies renouvelables, pourra-t-elle le rester longtemps si la pression qu’elle fait peser sur le bois-énergie se maintient ? Depuis longtemps, face à l’impasse énergétique, et parce que le vent et le soleil ne peuvent suffire à répondre à celle-ci, les écologistes rappellent l’importance du bois : il a été la source d’énergie essentielle de l’histoire de l’humanité, il pourrait le redevenir après la longue parenthèse des fossiles.

Mais à peine le message commençait-il à être entendu qu’il était transformé en un savant dispositif qui, à coup d’aides publiques, conduit à l’industrialisation des forêts, et à la mise en place d’immenses centrales de production d’électricité. Bilan en gaz à effet de serre : nul. Bilan en dividendes pour les grandes entreprises : excellent.

Quant à prendre en compte la forêt comme écosystème, jouant un rôle dans l’équilibre de la biosphère, quant à sentir la magie qu’exprime en silence cette compagne de toujours de l’humanité, il ne faut pas y penser. Elle est mise en coupe réglée, transformée en mètres cubes, en tonnes de CO2, en kilowatt, en euros.
Le même constat peut être fait pour la méthanisation, bonne idée transformée en monstre destructeur de l’agriculture paysanne, et pourrait être poursuivi pour toutes les énergies renouvelables.

Peut-on résister à cette folie ? Oui, bien sûr. Le point de départ est de se rappeler que la question écologique ne peut pas avoir une réponse seulement technique : elle appelle une analyse systémique, prenant en compte l’humain, la biosphère, l’ensemble des relations entre vivants dont l’économie n’est qu’un filtre réducteur. Et ce qui ressort du dossier réalisé en commun par les Amis de la Terre et Reporterre, c’est que nous pouvons nous chauffer de bon bois et de bonne biomasse, à condition d’être dans une logique de petite échelle et de relocalisation.

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Aspiré par des centrales géantes, le bois n’est plus écologique

Le développement de la filière bois-énergie sonnera-t-il la fin du bois comme énergie écologique ? Méga-unités de production, valorisation en électricité seule, agrocarburants, concentration industrielle et accaparement de terres, Reporterre présente les risques qui pèsent sur la filière.

La foret de demain  © Tommy - Les amis de la terre

De 14 % aujourd’hui à 32 % en 2030 : la loi de Transition énergétique veut donner aux énergies renouvelables une part importante dans le mix énergétique français. La première d’entre elles est le bois, qui a fourni en 2012 dix millions de tonnes équivalent pétrole sur les 22,4 de production primaire d’énergie renouvelable en France – soit le double de l’hydraulique, qui devance elle-même de loin le vent et le soleil.

L’enjeu du bois-énergie est donc majeur. Et depuis 2005, la Commission de régulation de l’énergie a mené quatre appels d’offre de projets de centrale de cogénération, valorisant simultanément le bois en chaleur et en électricité. En 2011, le dernier appel d’offre, dit « CRE 4 », a retenu quinze projets pour un total de 420 mégawatts (MW), marquant un changement d’échelle de la filière bois énergie, désormais orientée vers de plus grandes unités de production. Surtout, il ouvre la porte à des centrales uniquement électriques.

Prévue pour entrer en opération en 2015, la centrale de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, symbolise cette croissance industrielle. Ancienne centrale thermique à charbon, elle est reconvertie en plus grosse centrale biomasse de France, avec une puissance de 150 MW d’électricité, sans cogénération. Ce développement massif de la filière bois-énergie remet pourtant en cause les fondements-mêmes qui la justifiaient : le bois peut-il encore être considéré comme une énergie écologique ?

« Une forêt n’est pas un puits de pétrole »

Le postulat de départ est que, non seulement la ressource est renouvelable, mais qu’elle est abondante. Le dernier inventaire forestier réalisé par l’Institut géographique national estime ainsi que 30 % du territoire métropolitain est recouvert de forêt. Et la ressource croît : « La production biologique des forêts a augmenté depuis qu’on l’évalue », reconnaît Richard Fay, du collectif SOS Forêt.

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Catégories:Revue de presse

Tant de forêts

26 octobre 2014 5 commentaires

Un film réalisé par Burcu Sankur & Geoffrey Godet, 2014.
Producteur : Tant Mieux Prod, Bayard Jeunesse Animation.

Le film a reçu le Cristal de la production télé au Festival du film d’animation d’Annecy 2014.

Dans ce poème, Jacques Prévert fustige la destruction des forêts pour fabriquer de la pâte à papier, papier qui sert à alerter les gens sur les dangers de la déforestation.
Ce court-métrage fait partie de la collection « En sortant de l’école » qui rend hommage à l’esprit libertaire et explorateur du poète.

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Tant de forêts…

Tant de forêts arrachées à la terre
et massacrées
achevées
rotativées

Tant de forêts sacrifiées pour la pâte à papier des milliards de journaux attirant annuellement l’attention des lecteurs sur les dangers du déboisement des bois et des forêts.
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Jacques Prévert, La Pluie et le Beau Temps, 1955.

If de l’Église Notre-Dame-de-l’Assomption, Montgardon (Manche)

26 septembre 2014 10 commentaires

L’If du cimetière, plus que millénaire, sera abattu © Ouest France 24 septembre 2014.

If de Montgardon - Han van Meegeren

C’est un bel if qui fait partie des remarquables sur le répertoire du conseil général, qui va disparaître très prochainement. Avant l’hiver, il ne restera de l’If plus que millénaire, dans le cimetière, que le souvenir et les photos. Le vénérable arbre est devenu dangereux.

Une grande peine pour la municipalité. L’if, placé auprès des tombes, très près de l’église, a vu les générations de paroissiens, années après années, défiler auprès de ses ramures. Que lui est-t-il arrivé ? « Nous l’avons fait expertiser le 19 août, précise le maire Pierre Pitrey, par un cabinet spécialisé en arboriculture ornementale et forestière urbaine. Et cet if remarquable montre de graves défauts mécaniques, de son collet et de son tronc. »

En langage simplifié : l’if est creux « et de multiples fissures sur la hauteur du tronc et de sa circonférence, menacent l’environnement direct de l’arbre. » Verdict : il doit être abattu, pour sécuriser les personnes et les biens. Des devis sont en cours d’élaboration pour son abattage, par des élagueurs professionnels, car ce ne sera pas simple. L’arbre millénaire est vraiment placé très près de l’église et du cimetière. Cette opération sera coûteuse pour la municipalité, environ 3 500 euros, entre le diagnostic et l’abattage : et sa belle ramure et son tronc finiront à la déchetterie.

Plus de 9 m de circonférence.

On estime la plantation de l’if du cimetière, un if commun taxus baccata, entre l’an 1000 et 1200. Il a été distingué en 2005 en qualité d’arbre remarquable de la Manche, et répertorié comme tel par le conseil général. Sa circonférence est de 9 à 10 m, sa hauteur de 9 m et sa couronne de 11 m. Son tronc puissant est largement penché, mais semble retenu dans sa chute par une pierre tombale, glissée sous le renflement du tronc, qui paraît aider à tenir l’arbre en équilibre.

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Des photos de cet if millénaire par Han van Meegeren sur le site Monumental Trees, c’est ici.
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Yew Montgardon - Jos van Wunnik

Un dessin de l’if par Jos van Wunnik publié sur flickr.

Mobilisation pour sauver la forêt publique

24 septembre 2014 6 commentaires

Rassemblement le jeudi 25 septembre à 9 h 00 au siège de l’ONF à Paris.

2, Avenue de St Mandé, Paris 12e, à l’occasion du Conseil d’administration de l’établissement.

aux arbres citoyens - Mirabel-lne

Le coup de grâce porté à la forêt publique française ?

La loi d’avenir sur l’agriculture et la forêt (LAAF) vient juste d’être adoptée et le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne répond pas à nos attentes.

Certes, la loi affiche une volonté de gestion durable qui théoriquement concilie production de bois, protection de la biodiversité des milieux forestiers et fonctions pédagogique et sociale mais elle ne précise pas suffisamment le cadre et les moyens techniques et financiers susceptibles d’y contribuer.

Plus grave, elle ne met pas en place les garde-fous qui écarteraient les démarches ou projets contraires à sa volonté affichée. Pire, dans les régions, l’Etat se fait même le défenseur de projets écologiquement insoutenables pour la forêt française et l’environnement (lutte contre les changements climatiques et stockage du carbone, en particulier, pollutions..).

Un exemple frappant, parmi tant d’autres…

E.ON à Gardanne : Le groupe allemand de distribution d’énergie E.On veut convertir à la biomasse la centrale thermique Provence 4. Le monstre industriel dévorerait près d’un million de tonnes de bois par an, en provenance pour moitié des forêts du sud de la France, le reste étant importé notamment des forêts anciennes des Etats-Unis et du Canada. Une aberration écologique grassement subventionnée par l’État français à hauteur de 70 millions d’€ par an pendant vingt ans, soit 1 ,4 milliards d’€ !

Et pendant ce temps, une attaque sans précédent contre l’ONF et les communes forestières !

La forêt publique couvre en France métropolitaine 4,2 millions d’hectares soit 25 % de notre surface boisée totale. Elle produit 40 % du volume de bois national et génère plus de 400 000 emplois au sein de la filière bois – forêt. Les forêts communales en font partie et y contribuent.

Qu’à cela ne tienne, le projet de loi de finances prévoit d’amputer de 50 millions d’€ la subvention versée à l’Office national des forêts pour compenser les frais de gestion des forêts des collectivités et de reporter cette charge sur les communes forestières.

En clair, pour elles, les frais dits « de garderie » assis sur les produits de la forêt passeraient de 12 % à 18 % en plaine et de 10 à 15 % en zone de montagne. Dans le même temps, la taxe à l’hectare introduite en 2012 passerait de 2 € à 14 €. Au grand dam des collectivités forestières qui menacent de réduire le volume des travaux sylvicoles, des équipements pour le public, des mesures écologiques voire de ne plus faire appel à l’ONF en privatisant la gestion de leurs forêts.

Vers la fin des forêts publiques ?

Le Code forestier est encore actuellement le meilleur garant d’une gestion publique durable des forêts face à la pression toujours plus forte des grands groupes industriels et financiers internationaux et les communes sont des entités proches du terrain et attachées à leur forêt. Lire la suite…

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